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  • il y a 5 mois

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00:00Daniel, c'est l'heure de votre portrait sonore qui a été concocté par Jean-Philippe Longo
00:04avec des petits extraits qui devraient vous rappeler de grands moments de votre vie.
00:08S'il n'est plus là, s'il est sorti, c'est pour une bonne raison.
00:11Je crains le pire.
00:13Mais pas du tout. On écoute le premier extrait.
00:15Voici maintenant les prévisions météorologiques pour la journée du 24 octobre.
00:20Le temps sera généralement beau sur la moitié nord du massif central.
00:26Il y aura quelques averses venant de l'ouest.
00:30Le vent du secteur sud se tournera vers le secteur sud-ouest
00:34et aura une vitesse de 60 à 70 km heure.
00:39On est en 1964. Vous êtes candidate au bal des Spikrines pour devenir Spikrines.
00:44Au bal des Spikrines ?
00:45Ça s'appelait le bal des Spikrines.
00:47Vous avez déjà oublié. Ah ben si, si, si. On a toutes nos sources.
00:50Vous savez, tout ce qui est écrit n'est pas forcément vrai.
00:53Non, non, non. On a vérifié.
00:54Non, non, mais c'était pour le concours dont j'ai parlé tout à l'heure.
00:57Oui, mais ça s'appelait le bal des Spikrines.
00:58Ça s'appelait comme ça.
01:00D'où est venu d'ailleurs votre intérêt pour la télévision finalement ?
01:04C'était alimentaire, on le disait tout à l'heure.
01:06C'était juste pour essayer d'être moins timide.
01:09Mais il n'y avait pas un intérêt.
01:10Ah non, la télé, non, non, non.
01:11La télé, ce n'était pas du tout...
01:13Vous ne regardiez pas la télévision quand vous essayiez ?
01:14Mais on n'avait pas à la maison.
01:16Et le jour où je suis passée pour les essais après le bal des Spikrines,
01:21où on a présélectionné, enfin le public a présélectionné six candidates,
01:26sur 44 qui avaient été déjà gardées par la télé et par la direction,
01:32eh bien mes parents sont allés me voir dans une vitrine de magasin avec mon petit frère.
01:36Ils m'ont vu sur le trottoir.
01:38Eux étaient sur le trottoir, pas moi.
01:40Ils regardaient dans une vitrine parce qu'on n'avait pas la télé.
01:42Alors ils m'ont vu, ils ne m'ont pas entendu.
01:44C'est en 1966 que vous passez des essais pour remplacer,
01:47cette fois-ci sur la télévision nationale, la Spikrines et Anne-Marie Pesson,
01:50mais ça ne fonctionne pas, vous n'êtes pas choisi.
01:52Je ne suis pas choisi parce qu'on n'a pas remplacé.
01:54C'est quand même que j'ajoute un petit peu mon grain de sel.
01:57C'est vrai.
01:58Et ce n'est qu'un an plus tard, en 1967,
02:01que Max Favalili, qu'on connaît bien,
02:03vous confie la présentation d'une émission qui a pour titre 7 à 2.
02:07Non, 7 et 2.
02:09Alors comment ça s'est passé ?
02:10Comment il vous a repéré ?
02:12C'est-à-dire qu'à l'époque, il y avait un colonel en retraite
02:16qui s'occupait de toutes les Spikrines.
02:18Il s'appelait Jacques Plancher.
02:19Et il avait sur son bureau la bobine de la centaine d'essais
02:22des filles des stations régionales.
02:25L'essai pour remplacer Anne-Marie Pesson qu'on n'a pas remplacé.
02:28Et quand M. Favalili a cherché une présentatrice,
02:36il lui a dit « Regarde là-dedans, tu vas peut-être trouver quelqu'un ».
02:39Alors ils étaient plusieurs, ils ont regardé les essais.
02:43Puis ils m'ont appelé.
02:43Alors moi je croyais que c'était une blague de mes copains de télé au Verne,
02:47parce que j'en ai quand même eu.
02:49Et puis moi j'ai rappelé, j'ai su que c'était vrai.
02:52Et je suis venue faire un autre essai.
02:55Vous aviez déjà cette coupe de cheveux, pas celle d'aujourd'hui,
02:57mais celle de l'époque qui vous avait fait connaître ?
02:59Pas du tout.
03:00Pas du tout, parce que la coiffure Playmobil,
03:03elle s'est faite un peu toute seule au fur et à mesure des années de l'émission.
03:07Maintenant j'ai des années de vol.
03:08Mais des années d'émission.
03:11Et les gens me disaient « Ah mais on adore votre coiffure et tout ».
03:14Alors du coup je l'ai gardée.
03:16Mais le jour où l'émission s'est arrêtée, j'ai tout fait couper.
03:19Et dites-moi une chose, c'est Mireille Mathieu qui vous a copiée
03:21ou c'est vous qui avez copié Mireille Mathieu sur la...
03:23Eh bien il faudra lui demander.
03:25Allez, deuxième extrait.
03:33Ça vous rappelle quelque chose ou pas Daniel ?
03:36Non, rien du tout.
03:37Non, arrêtez.
03:39Ce générique, c'est l'évolution d'une émission culte de la Piste aux étoiles
03:43qui était animée par Roger Lanzac.
03:45Et en 1983, justement, un an après avoir été remercié de la télévision,
03:51où vous jouez les Madame Loyal dans les cirques de Jean-Richard à Chartres et à Bruxelles.
03:55Comment vous vous retrouvez là-dedans ?
03:56Eh bien c'est parce qu'un jour je vais avec maman et avec mes petits-neveux.
04:03Enfin maintenant ils sont papas.
04:04Il y en a un, il a quatre enfants, l'autre en a deux.
04:07Bon alors on les emmenait, on est allé à la mer de sable.
04:10Et Jean-Richard était là.
04:12Et puis quelqu'un vient me dire, il voudrait bien, il voudrait venir, il voudrait vous dire bonjour.
04:18Alors donc je le rencontre et il me dit Daniel j'ai quelque chose à vous proposer.
04:23Et il m'a proposé d'être Madame Loyal dans le cirque Jean-Richard, Pain d'air Jean-Richard.
04:30Voilà.
04:30C'est génial ça.
04:30Là vous allez vous retrouver, vous vous retrouvez en contact avec ce public, ce public qui vous a chéri, qui vous a aimé, qui vous a regardé.
04:39Vous allez d'ailleurs dans cette traversée un peu du désert, alors vous avez cette activité dans ces cirques.
04:44Et puis vous allez commencer à faire des animations de façon tout à fait décomplexée.
04:49C'est-à-dire que vous vous dites ok, les gens ne peuvent plus me voir à la télévision, je vais aller à leur rencontre finalement.
04:55Oui et puis ça me permettait quand même un peu de gagner ma vie aussi.
04:57Bien sûr.
04:58Parce que c'est assez précaire comme métier.
05:00Enfin c'était précaire.
05:01Moi je n'ai jamais eu de contraintes dans l'émission.
05:04J'avais des cachets à la semaine pendant 13 ans, 13 ans et 3 mois.
05:08Les 3 mois sont très importants.
05:10Donc vous allez à la rencontre finalement de votre public dans les supermarchés, dans les foires.
05:16Pas personnellement, dans les spectacles aussi.
05:17Dans les spectacles, après au théâtre.
05:18J'ai présenté des tournées, Herbert Léonard, Gilbert Montagnier.
05:22Vous n'avez jamais eu une quelconque honte finalement de vous reclasser ?
05:27Non mais je vous pose la question.
05:28Mais il n'y a pas de honte à avoir.
05:29Je sais que les gens disaient, oui c'est faire des ménages, que d'aller par exemple faire des animations.
05:37Vous n'avez pas vécu comme un déclassement, c'est ce que je veux vous dire à la télévision.
05:40Non mais c'est ridicule.
05:42Parce que quand vous allez voir le public, et que le public ne paye pas,
05:46et qu'il vient un peu discuter avec vous tout en faisant ses courses, etc.
05:51Et bien c'est super.
05:53Et puis en plus il ne paye pas.
05:55Donc on est cool.
05:56On est d'accord.
05:57Troisième extrait.
05:58La bouche en cœur, je m'ouvre à toi, comme une fleur.
06:05Porte bonheur.
06:06Non mais franchement, je viens ici.
06:12Alors on demande à Jean-Philippe de revenir dans le studio, bien entendu, pour présenter lui-même son porteur.
06:17On est en 1988, c'est une année un peu sexy pour vous.
06:21Vous avez cette chanson, dont je ne suis pas sûr que vous compreniez tout à fait les paroles, si, quand vous la chantez, parce qu'elle était un peu osée.
06:26C'est agréable.
06:27Daniel, il doute de mon QI, mais il a peut-être raison, mais j'ai un quotient émotionnel très développé.
06:34Mais parce que cette année-là, il faut le dire, on le rappelle, vous posez cette couverture de lui, qui a tellement fait parler d'elle, et que vous assumez parfaitement.
06:42Mais attends, il faut oser, hein ?
06:44Mais oui, je suis d'accord, il faut oser.
06:45Moi je suis très timide et je suis pudique.
06:47Sauf que quand on m'a proposé de poser dans lui, moi j'aime bien les challenges.
06:51Vous n'êtes pas nue, vous êtes très sexy dans la photo.
06:54Oui, enfin j'en sais rien, parce que je ne me regarde pas.
06:57Mais, alors, il y a quand même des anecdotes avec ça.
06:59C'est Daniel Filipaki qui me l'a demandé, parce que, avant, c'est Playboy qui m'a demandé, après avoir fait poser Madame Le Pen.
07:06Alors moi, je dis, bon, je parle avec celui qui était l'interlocuteur, et puis un jour, il m'apporte un contrat,
07:15et il y avait marqué dessus, en lettres majuscules, nue intégrale.
07:19Alors moi, à table, je lui ai carrément déchiré le contrat, j'ai dit, ça ne va pas.
07:23Moi, les photos médicales, ça ne m'intéresse pas, au revoir.
07:26Et puis après, Daniel Filipaki m'a demandé.
07:31Et là, j'ai dit, je veux des habits sur moi.
07:33Et il y a une chose, c'est que j'ai eu une interview par un écrivain qui s'appelle Georges Conchon,
07:40et qui avait fait le sucre, l'état sauvage, etc.
07:44Et c'était quelqu'un qui connaissait bien mon papa.
07:48Ah, quelle émotion !
07:49Oui, oui, parce que il était donc d'Auvergne, et il connaissait mon papa, il l'aimait beaucoup.
07:57Et il m'a fait l'interview, et à un moment, il m'a dit, j'ai pris votre papa, Pierrot, Pierre.
08:04Je l'ai pris comme modèle d'un de mes héros, dans un roman.
08:08Ah !
08:09Quelle ironie du sort, et c'est lui qui fait l'interview.
08:13On va rappeler quand même que c'était la meilleure vente du magazine.
08:16Oui, il paraît, il paraît que ça a été.
08:17Sauf que moi, je ne suis pas une femme d'affaires,
08:19donc je n'ai pas demandé un petit truc sur chaque truc vendu.
08:23Vous ne connaissez pas, on l'empérait jamais.
08:25Il fallait pas au cœur avec moi, là.
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