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  • il y a 7 mois

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Transcription
00:00On va parler de toute autre chose, cette séance de cinéma qui devait se tenir vendredi soir et qui a été annulée à Noisy-le-Sec dans le quartier du Londo, sous, je cite, la pression et les menaces d'un groupe de personnes, selon le maire de la ville.
00:12La mairie avait prévu de projeter le film Barbie, sorti en 2023, qui a fait plus de 6 millions d'entrées, on le rappelle, les précisions d'Alexandra Dibischoff et de Barbara Durand.
00:21Dans cette commune de Seine-Saint-Denis, c'est l'incompréhension la plus totale.
00:25Je trouve ça aberrant, surtout que j'ai dit emmener mes enfants aller le voir, c'est un film assez marrant, donc je ne vois pas pourquoi on interdit cette projection.
00:35Je suis choquée parce que je l'ai trouvé très distrayant ce film, et même plutôt profond aussi. Je ne vois pas pourquoi il est interdit, c'est assez choquant même pour moi.
00:49Je trouve ça bête, bête.
00:50Conséquence de pression et de menaces, le maire de la ville a déprogrammé la projection du film Barbie.
00:56La population avait pourtant été consultée. Dans un communiqué, il s'offusque.
01:01Nos agents du service public ont de nouveau été menacés de violence.
01:04Ces menaces ont été motivées par des arguments fallacieux, traduisant l'obscurantisme et le fondamentalisme instrumentalisés à des fins politiques.
01:12Pour ce conseiller municipal de la ville, le maire n'aurait jamais dû céder face à la pression.
01:17Céder et annuler ce film, cette projection, c'est reculer face à ces personnes qui viennent mettre des pressions sur les élus.
01:26Et pour moi, le fait de déprogrammer ce film était un renoncement et une totale erreur.
01:30Olivier Sarabérous a annoncé portée plainte. Le film au box-office à l'été 2023 n'avait jamais été interdit en France, contrairement au Vietnam, au Koweït ou encore au Liban.
01:41Je voudrais qu'on regarde la réaction d'Aurore Berger, ministre chargée de l'égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations
01:46qui s'est exprimée auprès de CNews à propos de cette annulation.
01:51Les habitants eux-mêmes avaient choisi ce film. Un film populaire, drôle, intelligent, féministe.
01:56Un film qui a réuni plus de 6 millions de spectateurs en France.
01:59Jamais nous ne devons céder face aux menaces, aux tentatives de déstabilisation et à l'intégrisme religieux.
02:04A chaque fois que l'on cède, on leur donne raison. Et dans notre République, c'est inacceptable.
02:08Ne soyons jamais dupes, jamais complices. Et toujours lucide, le maire a décidé de porter plainte.
02:12Il a raison et il a mon soutien. Un petit mot rapide de chacun, Noël Lenoir, là où la ministre a raison,
02:18c'est qu'à chaque fois qu'on doit céder, finalement, la République perd du terrain.
02:22Et que donc, quand on cède, il faut se rendre compte aussi de ce bout de République qu'on abandonne à ses intégristes.
02:28Moi, je me souviens du festival de Spa, je crois, en Belgique, où le chanteur israélien, finalement, a été maintenu parce que le directeur du festival n'a pas cédé.
02:38Et ça s'est très bien passé. Je pense qu'il y a une lâcheté de beaucoup d'élus qui ont peur pour leurs citoyens.
02:43Ce n'est pas une lâcheté personnelle. Ils ont peur pour leurs citoyens.
02:46Et la peur, comme disait Jean-Paul II, maintenant je m'abride systématiquement sur des citations,
02:51comme disait Jean-Paul II, il ne faut pas avoir peur.
02:53Parce que si on a peur, ça veut dire qu'on a déjà perdu.
02:56Et vous avez, au festival de Toronto, non mais je vous promets que ce que je dis est vrai,
03:02au festival de Toronto, le directeur du festival a fait retirer un film qui projette les horreurs du Hamas le 7 octobre.
03:10Et la justification de ce retrait, c'est qu'il faut ménager les droits d'auteur du Hamas.
03:16Ah d'accord, c'est original comme justification.
03:18Elliot Mamann, rapidement, là-dessus.
03:20Ce n'est pas juste anecdotique et c'est pour ça qu'on choisit aussi d'en parler.
03:24C'est parce que c'est autant de renoncements qu'on tolère, si on se rend compte forcément,
03:28du terrain qu'on est en train de donner à ceux qui ne se reconnaissent pas dans nos valeurs.
03:32Oui, absolument. Et ce sont d'ailleurs des renoncements sur une histoire fictive qui n'est pas anodine,
03:37puisqu'elle représente une femme a priori plutôt émancipée.
03:40Il y a aussi dans ce film une importance conférée au corps sexué qui, de toute évidence, a pu gêner un certain nombre de fondamentalismes
03:48qui d'ailleurs ne sont pas précisés dans le message du maire.
03:52Et d'ailleurs, simplement une chose, je l'ai déjà dit hier soir,
03:55mais on est parfois très critique dans une partie de la presse de droite à l'encontre d'une industrie culturelle et cinématographique
04:04qui pourrait produire des films excessivement progressistes, qualifiés de woke.
04:08Et d'ailleurs, il y avait eu un débat autour de Barbie pour déterminer si oui ou non ce film était woke.
04:13Je préfère tout de même, puisque parfois il y a des appels à la censure de fictions qui seraient woke
04:19et qui ne franchiraient pas un certain nombre de critères idéologiques.
04:22Je préfère infiniment un modèle dont les dérives aboutissent à la production de films woke
04:26à un modèle dont les dérives aboutissent à la censure de ces mêmes films.
04:30Et je pense que c'est aussi quelque chose que l'on doit se rappeler,
04:33puisque finalement, on voit qu'ici, il y a une opposition à la liberté tant de voir un film
04:38qui avait été choisi par les habitants de la ville,
04:41mais aussi à la liberté de représenter un certain nombre de choses qui sont mentionnées dans ce film.
04:47Et bien finalement, peut-être que notre modèle, malgré toutes ces dérives, n'est pas si...
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