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00:00Merci d'être avec nous ce matin, 8h13 sur Europe 1, la grande interview Europe 1 avec Adrien Clouet, bonjour.
00:08Bonjour.
00:09Député de la France Insoumise de Haute-Garonne, merci d'être avec nous Adrien Clouet.
00:14On va parler du budget, on va parler de François Bayrou, mais tout d'abord il y a en ce moment des centaines de pompiers
00:20qui luttent contre le plus gros incendie de l'été dans l'Aude.
00:24Il y a eu un bilan dramatique, au moins une personne est morte dans les flammes.
00:29Est-ce que la France est prête pour affronter ces feux de forêt qui semblent particulièrement importants cette année, Adrien Clouet ?
00:35D'abord, je ne vais pas faire de polémique, je pense qu'on est toutes et tous très engagés par nos pensées.
00:40On essaie d'entourer d'affections à la fois les personnes qui sont menacées
00:43et les personnels de l'État, de la sécurité civile et des pompiers qui sont déployés sur place.
00:48Il va falloir faire un bilan après que ce méga-feu aura pu être résorbé,
00:53qui est une catastrophe, vous l'avez dit, humaine et aussi écologique pour le vivant qui est abrité dans la forêt des Corbières.
00:57Moi, ce que je déplore a priori tout de même, et je vais le rappeler,
01:01c'est qu'en février 2024, il y a eu une coupe massive dans les fonds des pompiers.
01:05D'ailleurs, le syndicat des tapeurs-pompiers à l'époque avait fait un recours contre le gouvernement
01:08quand le gouvernement avait coupé 52 millions d'euros de budget,
01:11ce qui revenait à 200 postes de pompiers.
01:13Peut-être que ces postes de pompiers auraient été utiles aujourd'hui.
01:15Et on souhaite beaucoup de courage aux pompiers qui luttent encore.
01:18À l'heure où on se parle, le feu n'est toujours pas maîtrisé.
01:21Adrien Chloé, je voudrais vous donner un chiffre ce matin.
01:232,5 millions.
01:26La dette de la France hier a augmenté de 2,5 millions d'euros en 8 minutes.
01:30Ces 8 minutes, c'est le temps qu'a duré la vidéo du youtubeur François Bayrou.
01:36Le Premier ministre veut nous convaincre que le sur-endettement est le mal de notre pays,
01:41que c'est grave mais que ce n'est pas désespéré.
01:44Combien d'épisodes vous faudra-t-il pour que le Premier ministre vous convainc, Adrien Chloé ?
01:50Franchement, beaucoup plus.
01:51Parce qu'en 8 minutes, il a quand même réussi à mettre deux mensonges qui sont inacceptables.
01:57D'abord, s'il y a une chose dans ce pays qui a creusé des déficits publics,
02:00ce sont les cadeaux fiscaux faits à des ménages très riches, très fortunés,
02:06ou à des grandes entreprises.
02:0745 milliards d'euros par an, c'est énorme.
02:10C'est énorme.
02:10C'est plus que la dette qui est creusée.
02:1145 milliards d'euros par an sont perdus par les réformes fiscales de M. Macron depuis 2017.
02:16Impôts sur la fortune supprimés, contributions à valeur ajoutée des entreprises supprimées,
02:20baisse de l'impôt sur les sociétés, etc.
02:22Deuxième mensonge qui est tout de même important, et on ne peut pas raisonner sans le rappeler,
02:26la charge de la dette.
02:27C'est-à-dire, combien on consacre de nos richesses tous les ans au remboursement ?
02:31Ça baisse depuis 30 ans.
02:32En 1995, il y a 30 ans pile, on consacrait 3% de notre produit intérieur brut,
02:373% des richesses à un par an, à rembourser la dette.
02:39Aujourd'hui, c'est 1,7%.
02:41C'était divisé par deux.
02:42Donc la situation n'est pas insoutenable, mais en revanche, on a fait des cadeaux fiscaux aux très riches.
02:46Donc ça veut dire qu'on peut continuer à recourir à la dette aujourd'hui ?
02:50Ce n'est pas une facilité ?
02:52D'abord, on peut essayer de récupérer des budgets publics qui soient plus équilibrés,
02:57en faisant contribuer les très riches.
02:58Il y a une marge de manœuvre qui est énorme à cet égard-là.
03:01Et ensuite, le sujet, finalement, c'est toujours moins le volume de la dette,
03:05c'est qui la détient ?
03:06Qui, aujourd'hui, détient notre dette publique ?
03:08Ce sont beaucoup de fonds d'investissement, notamment, qui sont à l'étranger.
03:11Et c'est ça, en fait, qui peut poser problème.
03:13Et là-dessus, les insoumis, on avait déposé, l'année dernière, une proposition de loi
03:16visant à obliger les grands assureurs et les grandes banques françaises
03:20à détenir de la dette française,
03:21pour, en fait, avoir une partie qui soit administrée à un prix très faible de la dette publique.
03:26Et comme ça, on la met sous contrôle.
03:28Alors, vous dénoncez certaines mesures.
03:31La plus récente du gouvernement, c'est celle de Catherine Vautrin,
03:34qui veut serrer la vis sur la fraude sociale.
03:36La ministre du Travail et de la Santé a parlé de trahison à propos des fraudeurs sociaux.
03:42Pourtant, est-ce que ce n'est pas à tout le monde de faire des efforts
03:45quand il faut trouver 43 milliards d'euros ?
03:47Là, cette mesure-là pourrait dégager 13 milliards d'euros d'économie.
03:51Alors, déjà, si elle veut trouver 43 milliards d'euros,
03:54comme je le disais tout à l'heure,
03:55les seules réformes fiscales de M. Macron,
03:57enfin, les annulées, nous rapporteraient plus que ça,
04:00en faisant contribuer uniquement 2 à 3 % des personnes
04:04qui sont parmi les plus aisées.
04:05Mais, je voudrais m'arrêter, effectivement, sur le propos de Mme Vautrin,
04:08vous avez raison.
04:09Pourquoi parle-t-elle uniquement de la fraude sociale ?
04:12Elle estime ça à 13 milliards maximum.
04:14Et puis, je rappelle que dans le rapport sur lequel elle s'appuie,
04:16quand on dit fraude, ça prend aussi les erreurs, les accidents,
04:19les gens qui sont trompés en remplissant un cerfas.
04:21Elle nous parle uniquement de 13 milliards.
04:23C'est pour cacher que derrière tout ça,
04:24il y a 100 milliards d'euros de fraude fiscale.
04:27Et là, à nouveau, elle ne veut pas s'y attaquer
04:29parce que ce sont des personnes beaucoup plus proches du pouvoir qui la pratiquent.
04:32Donc, même si elle essayait de serrer la vis, comme vous dites,
04:36sur les 13 milliards, qu'est-ce qu'on va récupérer ?
04:38Parce que les 13 milliards en question,
04:39c'est aux trois quarts des entreprises qui fraudent l'URSSAF
04:41ou des professionnels de santé.
04:44Donc, en fait, en réalité, les assurés eux-mêmes,
04:46c'est maximum 2-3 milliards.
04:48C'est, allez, 0,2 % des sommes qui sont versées.
04:51Je trouve que c'est dépenser beaucoup d'argent et d'énergie
04:53pour très peu d'argent qu'on pourrait récupérer.
04:55Et en plus, ce qu'elle propose n'a pas de sens.
04:57Pour juste un exemple, elle a dit,
04:58plus d'assurance chômage pour les gens qui ont un compte à l'étranger.
05:00Mais enfin, si vous êtes frontalier, par exemple,
05:02vous vivez en Allemagne et vous travaillez à côté de Strasbourg,
05:05ça veut dire que vous n'aurez plus d'assurance chômage
05:07après 40 ans de carrière.
05:08Vous voyez, tout cela n'a pas beaucoup de sens.
05:10Bon, vous avez dit, la France Insoumise, en tout cas,
05:11a dit tout le mal qu'elle pensait du budget de François Bayrou.
05:14Toutefois, est-ce qu'il ne faudrait pas négocier
05:16avec le Premier ministre,
05:18comme veulent le faire les socialistes,
05:20pour éviter le blocage, faire avancer vos idées ?
05:22Ou bien vous, vous dites, censure quoi qu'il arrive ?
05:26Mais bien sûr, il faut censurer,
05:27parce que la négociation avec M. Bayrou,
05:29on l'a connue.
05:30C'est ce qui s'est passé à l'hiver dernier.
05:31Vous vous souvenez ?
05:32Certains ont négocié avec lui.
05:33Qu'est-ce qui se passe depuis ?
05:35Eh bien, 40 milliards d'euros d'économie,
05:37soi-disant, sur nos services publics.
05:39Un gel des pensions de retraite qui est annoncé.
05:41Une hausse du prix de l'énergie.
05:43Donc, quand on négocie avec M. Bayrou,
05:44visiblement, il ne tient aucun engagement.
05:46Et à la fin, on se fait rouler dans la farine.
05:47Mais alors, c'est censure.
05:48Il se passe quoi après ?
05:51Eh bien, ce qui se passe après,
05:52c'est que le président de la République
05:53doit nommer un ou une première ministre.
05:55Moi, je pense que ce serait mieux
05:56de le nommer parmi celles et ceux
05:57qui ont gagné les dernières élections législatives,
05:59c'est-à-dire la gauche.
06:00Alors, la gauche est arrivée en tête
06:02en tant qu'alliance.
06:04Mais si on regarde un tiers, en gros,
06:07mais les deux autres tiers,
06:08c'était la droite et l'extrême droite.
06:09Est-ce qu'on peut vraiment considérer
06:10que c'est la gauche qui a été gagnante
06:12de cette élection ?
06:13On peut considérer que la gauche
06:14est en tout cas beaucoup plus gagnante
06:15que M. Bayrou,
06:16dont les amis ont plafonné
06:17à 2-3% des voix.
06:19Mais tout de même,
06:20cette gauche, aujourd'hui,
06:21serait divisée.
06:22On se demande bien
06:24comment est-ce que la gauche
06:25du nouveau Front populaire
06:26pourrait constituer un gouvernement
06:28si Emmanuel Macron
06:29nommait un Premier ministre
06:30parmi vos rangs ?
06:32On a un programme.
06:33Vous savez, c'est ça qui compte.
06:34Ce n'est pas la tête de l'un
06:35ou la tête de l'autre.
06:36Il y a un programme
06:36sur lequel les engagements
06:37ont été pris,
06:38qui a été plébiscité,
06:39qui a gagné,
06:40qui arrive en tête
06:40aux élections législatives.
06:42Ce programme doit s'appliquer.
06:43Donc, vous vous reproposez.
06:45Vous dites que ce n'est pas important
06:46l'incarnation,
06:46mais quand on est Premier ministre,
06:47on désigne bien une personne.
06:48Lucie Casté serait toujours en lice
06:50pour redevenir Premier ministre
06:52en cas de censure à la rentrée ?
06:54Les socialistes ont dit
06:54qu'ils n'en voulaient pas.
06:55Donc, il va falloir
06:56qu'on discute ensemble.
06:57Mais bien sûr que moi,
06:58je souhaite qu'il y ait une discussion
06:59dans le cadre
07:00du nouveau Front populaire
07:01pour pouvoir gouverner ce pays
07:02à la chute de M. Bayrou.
07:03Est-ce que vous croyez
07:03à une mobilisation populaire
07:05contre ce budget à la rentrée ?
07:07Je pense, oui.
07:07Vous avez vu qu'il y a d'abord
07:08des grèves qui sont prévues
07:10au 1er septembre.
07:12Puis, il y a un grand mouvement populaire
07:13qui a été appelé notamment
07:14sur les réseaux sociaux
07:15à partir du 10 septembre.
07:17Ces deux mouvements,
07:18syndical par la grève
07:19et mouvement populaire
07:20en descendant dans la rue,
07:22ont un point commun,
07:22le refus du budget
07:24que nous présente M. Bayrou
07:25qui, je le rappelle,
07:26revient à geler les salaires,
07:28les primes d'activité notamment,
07:30les prestations sociales
07:31et les retraites.
07:32Et ça nous rappelle
07:32la dernière fois
07:33qu'il y a eu un mouvement populaire
07:34parce que le pouvoir d'achat
07:36baissait en France
07:36c'était les Gilets jaunes.
07:37Vous croyez à un retour
07:38des Gilets jaunes en septembre ?
07:39Je le souhaite en tout cas
07:40et je serai en soutien.
07:41L'autre mobilisation
07:43qui a franchi des records
07:45ces derniers temps,
07:45c'est la loi Duplomb.
07:48Cette pétition
07:49contre un texte
07:50qui était censé redonner
07:51un peu d'air aux agriculteurs.
07:53Il va y avoir un débat
07:54sans vote
07:55à l'Assemblée nationale
07:56mais les institutions
07:58avec tous leurs défauts
07:59sont déjà passées par là.
08:01Est-ce que ces pétitions
08:02ça vous semble être
08:03une arme démocratique
08:04ou au contraire
08:05ce serait une menace
08:05contre nos institutions ?
08:07Non, c'est une arme démocratique.
08:09C'est normal que tout le monde
08:09puisse s'emparer des sujets
08:10qui les concernent.
08:11D'autant que vous le savez
08:12il n'y a pas eu de débat
08:13à l'Assemblée nationale.
08:14Il y a eu une motion de rejet
08:15défendue par le Rassemblement national
08:17et les macronistes
08:18pour ne pas se débattre.
08:20Bien sûr,
08:20c'est prévu par les institutions
08:21mais on peut quand même
08:22le critiquer sur le fond
08:23et ne pas être d'accord.
08:24Donc, je pense
08:25que cette loi
08:26elle est dangereuse
08:26parce qu'elle autorise
08:27vous le savez,
08:27vous l'avez dit
08:28des pesticides neurotoxiques
08:29je pense à l'acétamithride
08:30et 22 sociétés
08:32savantes médicales
08:32ont demandé son rejet
08:33notamment celle du cancer
08:34de la pédiatrie
08:35de la neurologie.
08:36Tous ces pesticides dangereux
08:37ils vont finir
08:38dans le cycle de l'eau
08:39et contaminer tout le monde.
08:40Ils vont tuer
08:41des personnes
08:42qui travaillent la terre
08:42des paysannes
08:43des paysans
08:43et ils vont aller empoisonner
08:45jusqu'aux gamins.
08:46Donc, nous avons fait un recours
08:47devant le Conseil postuel.
08:49L'Agence nationale de sécurité
08:51a rendu un avis positif
08:52contre l'acétamipride.
08:54Et 22 sociétés savantes
08:55ont demandé le rejet du texte.
08:57Donc, je vous avoue
08:57que je crois
08:58avant tout
08:59celles et ceux
09:00qui travaillent sur le sujet
09:02qui sont les experts
09:03dans la recherche
09:03et qui sont les lanceurs d'alerte
09:04là-dessus.
09:05Et puis, s'il y a un doute
09:06eh bien, il faut respecter
09:07le doute d'ailleurs
09:08c'est dans la Constitution
09:09le principe de précaution
09:10vous le savez
09:10ainsi que le principe
09:11de non-régression.
09:12Et si ces deux principes
09:13ne sont pas reconnus
09:14eh bien, il faut aller
09:15devant le Conseil constitutionnel
09:16ce que nous avons fait
09:17en déposant un recours
09:18sur lequel il sera statué demain.
09:20Effectivement,
09:21on attend la décision
09:22mais revenons sur ce principe
09:23d'une pétition
09:24qui cette fois-ci
09:25la pétition va dans le sens
09:27des valeurs
09:29de la France insoumise
09:30mais si demain
09:30il y a une autre pétition
09:31qui gagne
09:33autant de popularité
09:34plus de 2 millions de personnes
09:35une pétition
09:35contre l'immigration
09:36par exemple
09:37est-ce que là aussi
09:37vous seriez favorable
09:38à ce qu'on revienne
09:39sur une décision
09:40qui a été prise au Parlement ?
09:42S'il s'agit d'abolir
09:44la loi immigration de Retailleau
09:45par ailleurs
09:45oui, je suis d'accord
09:46mais je comprends bien
09:46ce que vous voulez dire
09:47je comprends bien
09:48ce que vous voulez dire
09:48une pétition
09:50elle est prévue
09:50par les institutions
09:51vous savez
09:51il y a des pétitions
09:52sur le site de l'Assemblée
09:53et lorsqu'elles suscitent
09:55un engouement suffisant
09:56qui a cette signature
09:57elles vont dans une commission
09:58parlementaire
09:58où elles sont examinées
09:59et bien
09:59c'est là qu'on va se positionner
10:01c'est-à-dire
10:01lorsqu'une pétition arrive
10:02dans une commission
10:03on se positionne
10:04selon nos valeurs politiques
10:05donc moi
10:06le 8 septembre
10:07je fais partie de celles et ceux
10:08qui vont soutenir
10:09cette pétition
10:09pour demander
10:10une nouvelle délibération
10:11de l'Assemblée nationale
10:12sur la loi du plomb
10:13pour qu'on puisse la rejeter
10:14Adrien Clouet
10:15nous avons appris
10:16qu'hier
10:16Israël allait permettre
10:18le passage
10:19de marchandises privées
10:20pour acheminer
10:21de l'aide
10:22dans la bande
10:22de Gaza
10:23est-ce que
10:24quand vous voyez ça
10:25vous dites que finalement
10:26la pression internationale
10:28fonctionne ?
10:29la pression internationale
10:30elle fonctionne toujours
10:31simplement
10:31elle est très faible aujourd'hui
10:32parce que l'urgence
10:33c'est d'ouvrir
10:34sans condition
10:35l'ensemble de l'accès
10:36par des camions de transport
10:37vous avez vu que
10:38depuis quelques jours
10:38il y a des largages aériens
10:40qui sont faits sur la bande
10:40de Gaza
10:41mais une partie arrive
10:42en territoire israélien
10:43une partie dans la mer
10:44et ça revient à 20 grammes
10:46par habitant
10:46c'est rien du tout
10:47donc les camions doivent rentrer
10:48parce qu'il y a des tonnes
10:49de nourriture
10:50qui doivent arriver
10:50on assiste aujourd'hui
10:52à une campagne cruelle
10:53de famine délibérée
10:54qui tue tous les jours
10:54des enfants
10:55qui meurent de faim
10:56donc la pression
10:58elle fonctionne un peu
10:59il faut l'accentuer
11:00pour empêcher
11:01la catastrophe humanitaire
11:02la plus totale
11:03et le volet final
11:05d'un génocide
11:05qui est prévu
11:06par le gouvernement
11:07d'extrême droite
11:07de M. Netanyahou
11:08pour cela
11:09la pression doit notamment
11:09passer par l'embargo
11:10sur les armes
11:11l'isolement économique
11:13et les sanctions directes
11:14de M. Netanyahou
11:14qui je le rappelle
11:15est poursuivi
11:16par la cour pénale internationale
11:17ne devrait pas pouvoir
11:18survoler la France
11:19mais plutôt être
11:20arrêté et livré
11:21Merci Adrien Clouet
11:23Merci à vous
11:24Député La France Insoumise
11:25de Haute-Garonne
11:26Merci d'être venu
11:27en direct sur Europe
11:28ce matin
11:29Très bonne journée à vous
11:30Bonne journée
11:31Au revoir