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  • il y a 7 mois
Comédie, film musical (France Italie)
Acteurs principaux
Guy Bedos
Jean-Paul Belmondo
Francis Blanche

Sujet du Film :
Gérard, « jeune homme de bonne famille », rêve de devenir acteur. Pour ce faire, il suit partout sa sœur Frédérique, entichée de cinéma-vérité. Évoluant au milieu d’une faune aussi bizarre que bigarrée, elle braque sur tout un chacun, sur tout et sur rien, sa « caméra stylo ». Tout en suivant les diktats des modes songs & ciné alors en vigueur, elle met à mal tous les snobismes de l’époque du yé-yé aux sciences humaines en passant par la Nouvelle Vague.
Transcription
00:00:00Comment êtes-vous venu au cinéma ?
00:00:09Oh, moi, j'y pensais pas.
00:00:12C'est vrai, au départ, j'y pensais pas.
00:00:14C'est ma sœur qui m'a poussé.
00:00:16On était une bande de copains.
00:00:18Il y a des tas de gens dans le coup pour ce film.
00:00:21Pour monter à la source.
00:00:23C'est complètement dingue.
00:00:30C'est parti.
00:01:00C'est parti.
00:01:30C'est parti.
00:01:32C'est parti.
00:01:34C'est parti.
00:01:36C'est parti.
00:01:38C'est parti.
00:01:40C'est parti.
00:01:42C'est parti.
00:01:44C'est parti.
00:01:46C'est parti.
00:01:48C'est parti.
00:01:50C'est parti.
00:01:52C'est parti.
00:01:54C'est parti.
00:01:56C'est parti.
00:01:58C'est parti.
00:02:00C'est parti.
00:02:01C'est parti.
00:02:02C'est parti.
00:02:03C'est parti.
00:02:04C'est parti.
00:02:05C'est parti.
00:02:06C'est parti.
00:02:07C'est parti.
00:02:08C'est parti.
00:02:09C'est parti.
00:02:10C'est parti.
00:02:11C'est parti.
00:02:12C'est parti.
00:02:13C'est parti.
00:02:14C'est parti.
00:02:15C'est parti.
00:02:16C'est parti.
00:02:17Qu'est-ce que c'est cinéma vérité?
00:02:19Hein?
00:02:20On filme les gens comme ça là-bas coup de toc.
00:02:22On leur dit tout ce que vous pensez et les gens ne le disent pas.
00:02:24La vérité.
00:02:25Qu'est-ce que vous faites avec ça?
00:02:27On leur fait dire ce qu'ils ne voudraient pas dire.
00:02:28Alors ça ils le disent, vous comprenez?
00:02:30Oui, mais nan mais c'est indiscret ça.
00:02:33C'est le regard surtout.
00:02:35Le regard.
00:02:36Ce qu'ils ne voudraient jamais montrer à personne alors là on leur tire avec la caméra.
00:02:40On veut filmer les gens à l'intérieur.
00:02:42Ce qu'ils pensent, ce qu'ils…
00:02:43Ils ont dans la terre.
00:02:44Ils ont dans le ventre.
00:02:45Dans le ventre, oui,
00:02:46Vous voulez ma salle pour filmer ce que les gens ont dans le ventre ?
00:02:50Les culturistes, dans le ventre.
00:02:52Tenez, par exemple, tout de suite.
00:02:56Voyez, comme ça.
00:02:57Quand je questionne un athlète comme ça, je lui demande à quoi vous pensez.
00:03:01Qu'est-ce que vous avez dans le ventre ?
00:03:03Oui, mais qu'est-ce que...
00:03:05Eh bien, vous faites les gens, c'est tout, pas les chiens.
00:03:08Pas les chiens, non.
00:03:09Pas les chiens.
00:03:11Et vous avez besoin de la salle.
00:03:13Il nous faut un grand mur.
00:03:14Vous filmez le mur ?
00:03:16Un grand mur blanc, voilà ce qu'on veut.
00:03:17On cherche un grand mur blanc.
00:03:18Le mur ?
00:03:19Oui.
00:03:20Alors, si c'est le mur, alors là, je vous donne le mur.
00:03:23Pour la vérité, le mur, je vous donne le mur.
00:03:25Ah non.
00:03:26Le mur, c'est la vérité.
00:03:27Oui, je le dis.
00:03:28Voilà.
00:03:29C'est comme du mur, parce que moi, je n'ai pas...
00:03:31C'est comme du mur.
00:03:32Alors.
00:03:33Oui.
00:03:40Moi, je suis comptable.
00:03:44Monsieur, s'il vous plaît.
00:03:46Est-ce que vous pourriez répondre pour le cinéma vérité ?
00:03:49Vous savez ce que c'est, le cinéma vérité ?
00:03:50Non, non, pas du tout, alors.
00:03:51Non.
00:03:52C'est quelque chose qui ne me préoccupe pas.
00:03:53Ah, pas du tout.
00:03:54Vous n'auriez rien à dire.
00:03:55On est dans la banque, alors, vous le savez.
00:03:56Vous n'auriez rien à dire sur la banque, alors.
00:03:57Bah, écoutez, on est toujours sensibles à améliorer sa situation, c'est tout, dans la banque.
00:04:02Monsieur !
00:04:03Oui ?
00:04:04Monsieur.
00:04:05Quels acteurs vous aimez ?
00:04:06Hommes ou femmes ?
00:04:07Femmes.
00:04:08Sophia Lorraine.
00:04:09Sophia Lorraine ?
00:04:10Oui, j'aime bien Michel Morban.
00:04:11Michel Morban.
00:04:12Moi, bien Brigitte Bardot.
00:04:13Bravo.
00:04:14Trop national.
00:04:15Et qu'est-ce que vous pensez du cinéma vérité ?
00:04:17Oh, oh, ouais.
00:04:18Je pense que c'est un bon petit film pour vieux de 85 ans.
00:04:23Eh ben, eh ben.
00:04:24Bouge pas.
00:04:25Bouge pas.
00:04:26Attends, j'ai pas fini ma tartine.
00:04:27Regarde ce que tu fais, y'en a partout maintenant.
00:04:28Je peux pas.
00:04:29Oh, quel bête de monde ! Viens ici.
00:04:30Non.
00:04:31Gérard, viens ici.
00:04:32Non, je veux pas venir ici.
00:04:33Bon, ça suffit.
00:04:34Pas le micro-cravate.
00:04:35Pas le micro-cravate.
00:04:36Pas le micro-cravate.
00:04:37Allez, vas-y.
00:04:38Voilà.
00:04:39Quoi ?
00:04:40Quoi ?
00:04:41Quoi ?
00:04:42Tu vas se poser?
00:04:43Tu vas me poser?
00:04:44Ah, tout.
00:04:45Que ça ?
00:04:46Non.
00:04:47Bon, ça suffit.
00:04:48Pas le micro-cravate.
00:04:49Pas le micro-cravate.
00:04:50Allez.
00:04:51Assez.
00:04:52Regarde-moi.
00:04:53Quoi?
00:04:54Tout.
00:04:55Tout ce que tu as sur le cœur.
00:04:57Vas-y, raconte.
00:04:59Quoi ?
00:05:01Tout !
00:05:03Tout ce que t'as sur le coeur.
00:05:07La vérité.
00:05:09À quoi tu penses ?
00:05:11Raconte des trucs.
00:05:13Des trucs que t'as jamais dit.
00:05:17Des trucs qui te sont arrivés.
00:05:19Qui te sont arrivés à la maison.
00:05:21Quand t'étais petit.
00:05:23Je me souviens plus, moi.
00:05:25J'étais trop petit.
00:05:26Attends.
00:05:28Sur papa.
00:05:30Papa, t'es vraiment pas gentil.
00:05:34Tu m'as piqué, ma paupe petite amie.
00:05:38Lili, Lili Gribouille.
00:05:40Qu'elle est une si bonne bouillollie.
00:05:44Papa, veux-tu être gentil ?
00:05:48Garde-là, papa, pas toute la vie.
00:05:52Lili, Lili Gribouille.
00:05:54Qui me fit tant un bidonné.
00:05:56Né de mon lit.
00:05:58Sonne, sonne.
00:06:00Tate, tate.
00:06:02Petite cloche de banlieue.
00:06:04Le dimanche matin.
00:06:06La main, main dans la main.
00:06:08Nous ne ferons plus le tour de pantin.
00:06:10Le dimanche matin.
00:06:12La main, main dans la main.
00:06:14Nous ne ferons plus le tour de pantin.
00:06:16Là.
00:06:18On va aller.
00:06:20Viens.
00:06:22Je vous demanderai un peu de silence, s'il vous plaît.
00:06:24Notre jour au tennis, vous avez assisté avec moi au match qui m'était aux brises.
00:06:36notre copain Gérard et le vétéran Rakanovski.
00:06:38Or, le véritable duel ne s'est pas déroulé sur le tennis, mais comme d'habitude dans la coulisse.
00:06:42Le match de tennis n'était que le préambule, le hors d'oeuvre du véritable conflit entre la vieille vague et la dernière pluie.
00:06:52Vous allez assister à cette rencontre historique.
00:06:54Service Rakanovski.
00:06:56Gérard, Gérard !
00:06:58Vas-y, finis-là, termine-là, ce vieux salaud !
00:07:00Le match de tennis n'était que le préambule, le vétéran Rakanovski.
00:07:02Et le vétéran Rakanovski.
00:07:04Or, le véritable duel ne s'est pas déroulé sur le tennis, mais comme d'habitude dans la coulisse.
00:07:06Le match de tennis n'était que le préambule, le hors d'oeuvre du véritable conflit entre la vieille vague et la dernière pluie.
00:07:10Vous allez assister à cette rencontre historique.
00:07:12Service Rakanovski.
00:07:14Gérard, Gérard !
00:07:18Vas-y, finis-là, termine-là, ce vieux salaud !
00:07:20Vas-y, finis-là, termine-là, ce vieux salaud !
00:07:31Vas-y ! Vas-y !
00:07:33Vas-y !
00:07:34Vous allez voir un homme battu ?
00:07:35Oui.
00:07:42Vous aimeriez être battu ?
00:07:43Oui.
00:07:50Vas-y !
00:07:51Vas-y !
00:07:52Vas-y !
00:07:53Vas-y !
00:07:54Vas-y !
00:07:55Si sain, si sain, si sain !
00:07:58Moi, Rakanovski !
00:08:00Une des meilleures raquettes françaises !
00:08:03Par un jeune !
00:08:04Un galopin !
00:08:06Oh !
00:08:07J'ai honte !
00:08:10Oh ! J'ai honte !
00:08:12Je suis désolé !
00:08:16Mais non, mon petit vieux !
00:08:18C'est normal !
00:08:20Vous souffrez !
00:08:21Oh !
00:08:22Comme une bête !
00:08:24Oh, je regrette !
00:08:25Je regrette !
00:08:26J'aurais jamais dû vous faire ça !
00:08:27Moi qui vous admire tant !
00:08:28Mais c'est plus fort que moi !
00:08:29Je peux pas avoir une balle sans avoir envie de taper dessus !
00:08:31Oui !
00:08:32Vous êtes sportif !
00:08:33Aussi, vous aviez tout contre vous !
00:08:35Le vent !
00:08:36Le public !
00:08:37Oui !
00:08:38Ça a été très dur !
00:08:40Le public, surtout !
00:08:43On a beau dire, mais jouer au tennis devant des centaines de personnes
00:08:46qui vous appellent Passoir !
00:08:49Et Passoir !
00:08:51C'est déprimant !
00:08:53Ils sont moches de vous avoir appelé Passoir !
00:08:56Oui, ouf !
00:08:57Encore ça !
00:08:58Non, c'est la presse demain !
00:09:00La presse que je vais avoir !
00:09:02J'aurais peut-être pas un trop mauvais François parce que ce sont des copains !
00:09:05Mais des autres !
00:09:06Le petit ringard du Figaro qui n'attend que ça !
00:09:09Puis le jour...
00:09:11Il m'a fait des propositions !
00:09:13Je l'ai envoyé au plot !
00:09:15Non, il vous a fait...
00:09:16Oui, oui, ouf !
00:09:18C'est classique, ça !
00:09:20Vous en avez des tas de ces gars-là qui traînent sur les stades !
00:09:23Oui, ouf ! Il va pas me rater !
00:09:26Remarquez ! On joue pas pour les journalistes !
00:09:28Non, mais quand on ira dans tous les canards qu'on m'a appelé Passoir, j'aurai l'air faim, moi !
00:09:32Je pourrais plus aller nulle part sans qu'on m'appelle Passoir !
00:09:34Bonjour, François ! Bonjour, François !
00:09:38C'est effroyable !
00:09:40Dans ma famille, tout ça !
00:09:42Ma mère...
00:09:45La pauvre femme...
00:09:47Allons, voyons, on vous dramatisez !
00:09:49Je suis fini !
00:09:50Mais non, mais non !
00:09:52Mais non !
00:09:53Pas encore !
00:09:54Vous pouvez jouer !
00:09:55Quelques années, vous n'êtes pas si...
00:09:57Alexei !
00:09:58Oh, bon Dieu !
00:09:59Bon Dieu !
00:10:00Allons, voyons, ça sert à rien de se lamenter !
00:10:02Tout s'écroule !
00:10:07Vous pouvez pas comprendre !
00:10:12J'ai tout plaqué pour le tennis !
00:10:15Pour le tennis, j'ai tout plaqué !
00:10:18Mes études...
00:10:20C'était en 1935...
00:10:24Printemps 1935...
00:10:26Il me restait un an pour terminer Science Politique...
00:10:30J'ai tout plaqué !
00:10:36Alors aujourd'hui, me faire battre...
00:10:39Par un joueur de deuxième catégorie...
00:10:42Car, pardonnez-moi mon petit vieux, vous n'êtes pas un merveilleux, merveilleux, merveilleux joueur !
00:10:47Je sais bien !
00:10:48Non, ça, vraiment pas !
00:10:49Je sais bien, mais c'est pas une raison pour me le reprocher !
00:10:51Là, vous avez gagné bon, mais j'avais le public et le vent contre moi !
00:10:54Le public, surtout d'ailleurs !
00:10:55Entre parenthèses, j'aimerais bien vous voir jouer devant des centaines de personnes qui crient pas soir !
00:10:59Pas soir ! Et pas soir !
00:11:01Non, mais j'aimerais voir ça !
00:11:04Faut remettre les choses en place !
00:11:06Vous avez la fraîcheur de votre âge...
00:11:08Vous êtes...
00:11:09Gay !
00:11:10Mais si, vous êtes gay !
00:11:11Mais si, vous êtes sympathique !
00:11:13Mais...
00:11:14Pas à moi !
00:11:15Je ne suis pas dupe !
00:11:17On n'apprend pas à jouer au tennis comme ça du jour au lendemain !
00:11:21Hein ?
00:11:22Vous savez, j'en ai vu des petits girons comme vous t'ayant fait sur les stades !
00:11:39Ça dure un an !
00:11:41Ça dure deux ans !
00:11:43Et puis...
00:11:44Ha !
00:11:45Ha !
00:11:47Ha !
00:11:49Ha !
00:11:50Ha !
00:11:51Ha !
00:11:52Ha !
00:11:53Ha !
00:11:54Ha !
00:11:55Ha !
00:11:56Ha !
00:11:57Ha !
00:11:58Ha !
00:11:59Alors, mettez-vous mon petit vieux !
00:12:01Rien n'est perdu !
00:12:03Vous pouvez encore faire des progrès !
00:12:05Vous pouvez encore faire des progrès !
00:12:07Ha !
00:12:08Ha !
00:12:09J'aimerais tant...
00:12:10Ha !
00:12:11Monsieur Rakanovski !
00:12:12Ha !
00:12:13Ha !
00:12:14C'est...
00:12:15C'est surtout la...
00:12:16La façon que vous avez de tenir votre raquette qui me gêne !
00:12:21Non, c'est vrai, montrez-moi !
00:12:23Allez, faites voir !
00:12:25Allez, allez, montrez-moi !
00:12:27Je vous observais tout à l'heure sur le terrain !
00:12:30Vous m'amusiez !
00:12:31Ah non, mais vous m'amusiez !
00:12:33Non, allez, montrez-moi !
00:12:34Allez, montrez-moi !
00:12:35Et puis, ne reniflez pas comme ça !
00:12:36Allons voyons !
00:12:37C'est agaçant à la longue !
00:12:38Allez, montrez-moi !
00:12:39Comment tenez-vous votre raquette !
00:12:40Allez-y !
00:12:44Oh là là !
00:12:48Oh !
00:12:49La position des doigts est pour le moins curieuse !
00:12:53Hein ?
00:12:54Hein ?
00:12:55L'index !
00:12:56L'index !
00:12:58L'index !
00:12:59L'index !
00:13:00L'index !
00:13:01Ah oui, ah oui !
00:13:02Ah oui !
00:13:03Et ça, ce que c'est ?
00:13:04C'est une tenue, ça ?
00:13:06C'est...
00:13:07C'est mon...
00:13:08C'est mon...
00:13:09C'est mon petit tricot !
00:13:10Petit tricot !
00:13:11Hein ?
00:13:12Et ça, est-ce que c'est ?
00:13:13C'est mon pantalon !
00:13:15Hein ?
00:13:16Des pantalons !
00:13:17Des pantalons comme ça, ouais !
00:13:19Hein ?
00:13:20Sexy !
00:13:21Hein ?
00:13:22Vous avez déjà vu jouer vos retras ?
00:13:24Un traître !
00:13:31Ben oui !
00:13:32La classe !
00:13:33C'est ça, la classe !
00:13:35Il s'agit pas seulement de frapper sur la balle !
00:13:37Comme un sourd !
00:13:38Comment ?
00:13:39Comme un sourd !
00:13:41Et vos services !
00:13:43Vous en êtes contents de vos services ?
00:13:45Non !
00:13:46Oui, ça, évidemment, ils sont secs !
00:13:47Ils arrivent vite !
00:13:48Ça, on va pas passer la balle !
00:13:50Ça, on la voit pas !
00:13:51Mais entre nous, vous trouvez pas un petit peu mesquins de servir comme ça, donc ?
00:13:55Ah oui !
00:13:56Moi, je fais...
00:13:57Le service court !
00:13:58Le service court !
00:13:59Au ras du filet !
00:14:00Au ras du filet !
00:14:03C'est un bon regard !
00:14:09J'aimerais bien travailler avec vous !
00:14:11Pas...
00:14:12Pas pour le service, parce que je...
00:14:13Je suis mon petit truc, mais...
00:14:14Ouais !
00:14:15Pour le style, pour la tenue...
00:14:16Pour tout, quoi !
00:14:17Pour tout, oui !
00:14:18Eh ben...
00:14:19Quand vous voudrez, mon petit vieux !
00:14:20Ben, je sais pas !
00:14:21Demain matin ?
00:14:22Euh... Demain...
00:14:23Ah non, demain, c'est pas possible !
00:14:25Demain, j'ai des élèves toute la journée, demain !
00:14:27Alors, je...
00:14:28Je vous téléphonerai...
00:14:29Ben, c'est ça !
00:14:30Vous me donnez un petit coup de fil !
00:14:31Vous me direz...
00:14:32Vous me direz...
00:14:33Quand vous pourrez...
00:14:34Quand je pourrais, oui !
00:14:35Ouais, ouais !
00:14:36Bon...
00:14:37Je vais me rhabiller !
00:14:38Eh ben, c'est ça, mon vieux !
00:14:39Allez-vous rhabiller !
00:14:41C'était tout à l'heure, monsieur !
00:14:42Ah, tout à l'heure !
00:14:43Je vous retrouverai au bar !
00:14:45Ciao !
00:14:46Bye, bye !
00:14:52C'est marrant de se voir !
00:14:57Vous pouvez tous en faire autant, vous savez !
00:14:59Avec ceci, vous serez les chevaliers de la caméra !
00:15:03Tiens !
00:15:04Les anciennes méthodes sont périmées !
00:15:07Et l'œil, pour ainsi dire, ne sert plus à rien !
00:15:10Bravo, ça c'est remarquable !
00:15:12Vous regardez bien !
00:15:16Maintenant, on filme par derrière !
00:15:18Par-dessus, par-en-dessous, mais jamais de face !
00:15:26Et surtout, jamais de foie !
00:15:29Maintenant, si vous avez des yeux et des oreilles,
00:15:32Paris vous appartient !
00:15:34Tiens !
00:15:38Tiens ma caméra !
00:15:40T'as ta caméra !
00:15:42T'en sais qu'on aura
00:15:44tous sa caméra !
00:15:46Moi, c'est mon papa
00:15:48qui me la donna !
00:15:51Moi, c'est ma maman
00:15:53qui me la fila !
00:15:55Moi, c'est Tante Emma
00:15:57qui m'a dit « prends-la ! »
00:15:59Depuis que je l'ai là,
00:16:01j'en suis râpe la couleur !
00:16:04On en plairera
00:16:06comme Agnès Varda
00:16:08Et chacun fera
00:16:10son petit s'inattrape !
00:16:17Devant l'Opéra
00:16:19Chacun tournera
00:16:21Le panorama
00:16:23D'usinérera
00:16:25Celui qui cadra
00:16:27Ma face de rat
00:16:29Dans sa caméra
00:16:31Dis-y qu'il y aura
00:16:33Pour moi
00:16:34Attends qu'on voudra
00:16:36Venez donc par là pour nous
00:16:38Truffaut me verra
00:16:40Et m'applaudira
00:16:42J'ai ma caméra
00:16:44À ta caméra
00:16:46Dans ses corneras
00:16:48Dans sa caméra
00:16:50Oh, c'est dommage
00:17:05Papa arrive aujourd'hui
00:17:07Un, deux,
00:17:09Geschäfts-Espuns
00:17:10Ich speis'
00:17:11Ich m'aie
00:17:12M'aie
00:17:13Ich m'aie
00:17:14Ich m'aie
00:17:15Ich m'aie
00:17:16Ich m'aie
00:17:17Paris
00:17:18Such'n
00:17:19Verblatt'n
00:17:20Ich
00:17:21Fluchte'n
00:17:22Sie
00:17:23La Seine
00:17:24Ich
00:17:25Notre-Dame
00:17:26Nun exist'n
00:17:27Berlin
00:17:28Hoi !
00:17:29DY
00:17:31Not
00:17:32Knap
00:17:36Eh
00:17:38Entruth
00:17:39Stevens
00:17:40Excuse-moi
00:17:41J'ai
00:17:42Cherché ma fille
00:17:43Anna Phibik
00:17:44Je suis
00:17:44France, Phibik
00:17:46Elle travaillait ici
00:17:47Pas de pratique
00:17:48Ah oui
00:17:49Ils sont tous partis
00:17:50Ils sont tous partis
00:17:51Ils sont tous partis
00:17:52À la Langarosse
00:17:53À l'aytenys
00:17:54Hop
00:17:54Hum
00:17:55Hum
00:17:57Ah ja
00:17:58Poum, poum, la guerre !
00:18:00Grosse balleure, laisse-moi, monsieur !
00:18:02Non !
00:18:03Tennis.
00:18:05C'est de Roland-Garros. C'est facile.
00:18:07Pour y aller, c'est facile. Tout droit.
00:18:09Se prend tout droit.
00:18:11L'étoile. L'étoile facile.
00:18:14L'art de triomphe, c'est Victor Hugo.
00:18:17Après, premier Michelin Molitor.
00:18:20Et derrière, c'est Roland-Garros.
00:18:23Rien du tout.
00:18:25C'est facile.
00:18:28Oh, le chat !
00:18:32Je te capture d'après-nature dans la verdure
00:18:38Car j'ai du coeur plein mon viseur
00:18:42En trop haut !
00:18:44Oh, il a mangé un oiseau !
00:18:46T'as le chat !
00:18:48Va le tard !
00:18:50Je t'ai pourtant dit de leur foutre la paix !
00:18:52Oh, t'es l'air malin, maintenant !
00:18:54Oh, oh, oh, oh, oh, oh ! Pas moi !
00:18:57Pourquoi ? Vous voulez pas faire du cinéma ?
00:18:59Oh, non ! Moi, je connais du monde !
00:19:01J'ai pas envie de me faire critiquer !
00:19:03Vous voulez pas ?
00:19:04Non, non, non ! Merci !
00:19:05Mais arrangez-vous avec le pépère qui arrive, là !
00:19:09Oh, c'est terrible !
00:19:11Ecoutez-vous !
00:19:15Ecoutez, vous !
00:19:17Ecoutez !
00:19:18Vous êtes inquietinants !
00:19:19C'est absurde de chercher à m'accrocher comme ça exprès !
00:19:21Pourquoi faites-vous ça ?
00:19:23J'ai envie de rigoler, quoi ! Je m'ennuie !
00:19:25Mais fichez-moi la peine !
00:19:27Soyez chic, quoi !
00:19:29Vous voulez pas bavarder un peu avec moi ?
00:19:31Vraiment dormir sans ça !
00:19:33Moi, le petit a pleuré toute la nuit !
00:19:35Mais, monsieur Flutte !
00:19:36Tant pis, je ne vous connais pas !
00:19:42Et encore, tu parlais, toi !
00:19:44Mais non !
00:19:45Un mois !
00:19:46Ça vous dégoûte !
00:19:57Si vous voulez parler, parlez !
00:19:59Oh, merci !
00:20:06Ça s'est drôlement rafraîchi, ces jours-ci, hein ?
00:20:11Dire qu'on est en avril ?
00:20:12Oui !
00:20:16C'est excellent pour les gosses, ce temps, hein ?
00:20:19Ça leur fait un...
00:20:21Un bon bol d'air, hein ?
00:20:24Vous le sortez tous les jours ?
00:20:26Ben, ça dépend du temps !
00:20:30Quel âge il a ?
00:20:32Six mois.
00:20:37Il est menu.
00:20:41Pèse combien ?
00:20:43Une livre.
00:20:46Il est vraiment menu, hein ?
00:20:47Surtout pour un garçon.
00:20:48Un garçon, oui ?
00:20:49Oui.
00:20:50On sait celui-là et...
00:20:51Il faisait 10,5 kg à la naissance, alors...
00:20:52Maintenant, un mois, il doit faire dans les...
00:20:5523,8 kg ou 900...
00:20:56C'est...
00:20:57C'est énorme !
00:20:58Oui !
00:20:59T'as un beau bébé.
00:21:00Vous ne l'allaitez pas ?
00:21:01Non.
00:21:02Nous, on l'allaite.
00:21:03On va arrêter.
00:21:04Ah !
00:21:05Ma femme, elle a les seins...
00:21:06Ah, c'est...
00:21:07Ah, c'est...
00:21:08Ah, c'est...
00:21:09Affreux, affreux !
00:21:10Ah, mais j'ai dit, j'ai dit, arrêtons le massacre !
00:21:12On va mettre le mot au lait de vache comme tout le monde et puis...
00:21:14C'est qu'il est vorace, hein ?
00:21:15On peut très bien les nourrir au biberon.
00:21:16Vous lui donnez aussi du lait de vache ?
00:21:17Ah, non, en poudre !
00:21:18C'est bien, ça ?
00:21:19Épatant !
00:21:20C'est bon !
00:21:21C'est bon !
00:21:22Vous connaissez ?
00:21:23Non !
00:21:24Non !
00:21:25Nous, on l'allaite.
00:21:26On va arrêter.
00:21:27Ah !
00:21:28Ma femme, elle a les seins dures !
00:21:30Oh, c'est...
00:21:31Affreux, affreux !
00:21:32Verrier saut !
00:21:33Ah, mais j'ai dit, j'ai dit, j'ai dit !
00:21:34Arrêtons le massacre !
00:21:35On va mettre le mot au lait de vache comme tout le monde et puis...
00:21:37C'est qu'il est vorace, hein !
00:21:38Oh, on peut très bien les nourrir au biberon !
00:21:40Vous lui donnez aussi du lait de vache ?
00:21:41Oh, non, en poudre !
00:21:43C'est bien, ça.
00:21:44Épatant !
00:21:46Hum...
00:21:47Il m'a dit que ça faisait des grumeaux.
00:21:49Vous savez, Léon dit.
00:21:50Oui, mais fou.
00:21:51Évidemment.
00:21:52Faut remuer.
00:21:53Ah.
00:21:57Combien de tétés par jour?
00:21:58Deux.
00:21:59Au début, on lui en donnait six,
00:22:01et puis, à vrai dire, avec deux...
00:22:03Oh là, il est beau.
00:22:04Lui, ça lui suffirait pas.
00:22:06C'est bien simple et il arrête pas.
00:22:08Il est tout le temps en train de me stiquer.
00:22:12Il tient de moi.
00:22:14Moi, c'est terrible, vous savez.
00:22:16Les pâtes surtout.
00:22:17Mais alors, tout ce qui est pâtes...
00:22:22Ça m'est interdit.
00:22:23Comme les féculents.
00:22:25Là, il se tait, il se tait parce qu'il a une tétine.
00:22:27Mais sans ça, alors, on l'entendrait.
00:22:29Mais...
00:22:30Oui.
00:22:31Il ne dort donc jamais.
00:22:32Mais...
00:22:33Presque pas, là.
00:22:35C'est curieux, vous trouvez pas pour...
00:22:37Pour un bébé d'un mois, il...
00:22:39Il est là, vous regardez, avec ses gros yeux.
00:22:42Oui.
00:22:43C'est un peu peste.
00:22:45Mais vous êtes sûr que c'est un bébé ?
00:22:48J'en arrive à me le demander.
00:22:52Vous devriez consulter un médecin.
00:22:54Ah ben, il est venu.
00:22:55Médecine générale ?
00:22:56Oui.
00:22:57Ah, foutaise.
00:22:58C'est un psychiatre qui doit l'examiner.
00:22:59Là, je suis au courant, d'ailleurs.
00:23:00Pour le mien, j'ai eu des inquiétudes.
00:23:02Lui, ça n'est pas la même chose.
00:23:03C'est même exactement le contraire.
00:23:04Depuis six mois, il ne s'est à peu près pas réveillé.
00:23:06Ah ben, je me disais aussi.
00:23:07Ah oui, mais ça, le docteur Julien m'a affirmé
00:23:09que c'était bel et bien un bébé, lui.
00:23:11Ah ben, alors là...
00:23:12Mais pour lui, vous pensez que...
00:23:18Quand je vais dire ça à ma femme,
00:23:20ça va en faire une maladie.
00:23:22C'est vrai qu'un peu plus, un peu moins.
00:23:24De toute façon, elle est couchée.
00:23:26Ça ne va pas.
00:23:27Elle est patraque depuis la naissance.
00:23:29Au manque de sommeil, cet animal-là,
00:23:31il beugle des nuits entières.
00:23:36Vous le détestez, n'est-ce pas ?
00:23:41Je n'ai prouvé à son égard
00:23:42aucun sentiment violent.
00:23:47Une grande indifférence.
00:23:52Nos deux histoires se ressemblent.
00:23:54Je trouve même notre rencontre assez troublante.
00:23:57Vous avez remarqué au début,
00:23:58comme je vous fuyais,
00:23:59je n'aime pas étaler mes misères,
00:24:00mais peu à peu,
00:24:01je me suis aperçu que nous étions frères.
00:24:03Nous avons engendré...
00:24:04Des monstres.
00:24:19Peut-être eux-mêmes ne survivront-ils pas.
00:24:21Tant pis.
00:24:23Tant pis.
00:24:24Ou tant mieux.
00:24:26Mais oui, tant mieux.
00:24:27Songez-vous, cher monsieur,
00:24:28à toutes les corvées qui nous sont épargnées.
00:24:30L'école maternelle, l'alphabet,
00:24:32table de multiplication,
00:24:33guignoles des Tuileries ou du Luxembourg.
00:24:35Fastidieuses séances de lèche-vitrine à l'époque des fêtes.
00:24:39Communion privée, communion solennelle.
00:24:41Au fond, on profite de nos meilleurs moments, là.
00:24:43C'est vrai qu'il dort bien.
00:24:45Il est rigolo.
00:24:46Il est chaud, mais...
00:24:48Votre femme est peut-être blonde.
00:24:49Oui.
00:24:50Ah ben voilà.
00:24:51Je me disais aussi,
00:24:52il n'a pas un poil.
00:24:53Autant le mien est brun,
00:24:54autant l'autre.
00:24:55Il n'est pas trop couvert, là.
00:24:57Non.
00:24:58Pourquoi dites-vous ça ?
00:24:59Qu'est-ce que vous lui mettez ?
00:25:00Ah.
00:25:11Au cul des filles,
00:25:12sous les charmilles,
00:25:13courent les hommes.
00:25:15Tous ces bons hommes
00:25:16cueillent les pommes d'Aделaïde !
00:25:30Vous avez un petit moment ?
00:25:34Tu l'apportes là ?
00:25:35Vous voulez que m'allez ?
00:25:37Suivez-moi, je vous emmène dans mes appartements.
00:25:39Vous montrez le chemin ?
00:25:41Suivez-le vide.
00:26:00Chante, je les connais.
00:26:02Tu m'as pas vu.
00:26:03Moi, je t'ai vu.
00:26:04Tu crois me voir ?
00:26:05Va te faire voir.
00:26:06Mais gère-toi, si tu te fais voir.
00:26:08Fais gaffe à la baf.
00:26:09Et paf, je t'agrafe.
00:26:12Le travail à l'œil.
00:26:14C'est notre rayon.
00:26:16Et c'est notre encœur.
00:26:19Moi, je bosse du viseur.
00:26:22Nous, on bosse des visus.
00:26:27Il en a un barda, celui-là.
00:26:29Oh, je vous en prie, pas de commentaire.
00:26:32Vous serez gentils ?
00:26:33Bon, alors, sans commentaire.
00:26:37Ça peut me faire marrer.
00:26:39Ça vous gêne pas, ce truc ?
00:26:41Ça y est, on peut y aller.
00:26:44Quand on voit la cuisse, ça compte pour dix.
00:26:45Quand on voit que les mains, ça compte bien moins.
00:26:47Mais gère-toi, si tu te fais voir, fais gaffe à la baf.
00:26:50Et paf, je t'agrafe.
00:26:53Ici Roland Bourgeois, qui vous présente votre jeu quotidien.
00:26:55Quelle est la différence ?
00:26:56Je me trouve aujourd'hui au Bois-de-Boulogne,
00:26:58où j'ai rencontré notre concurrente d'aujourd'hui,
00:27:01une charmante et ravissante promeneuse,
00:27:03qui aura peut-être la chance de gagner les 100 francs.
00:27:0510 000 anciens francs.
00:27:06En liquide ?
00:27:07Non, en chèque.
00:27:07Oh, ben, dis donc, ça m'a rendu pas ça.
00:27:08Comment vous appelez-vous, mademoiselle ?
00:27:11Jackie.
00:27:11Eh bien, mademoiselle Jackie, je vous pose la première question.
00:27:14Quelle est la différence entre une planète et une étoile ?
00:27:18Une planète, c'est comme la Lune.
00:27:21C'est rond.
00:27:23Et une étoile, c'est...
00:27:24C'est ce qui a des branches.
00:27:26Hein ?
00:27:27Oh, puis je sais pas, moi !
00:27:29Enfin, vous voyez.
00:27:31Moi, président de l'Union des Voyeurs Parisiens,
00:27:34je vous demande.
00:27:36Enfin, est-ce que vous voyez ce que je vois ?
00:27:39Le travail à l'œil, c'est notre rayon
00:27:43et c'est notre orgueil.
00:27:46Moi, je bosse du viseur.
00:27:47Attendez, je vous pose la deuxième question.
00:27:49Quelle est la différence entre un sénateur et un député ?
00:27:53Ça, alors, moi, la politique, hein ?
00:27:55Ben, les députés, députés, les députés, ils ont une chambre.
00:27:57Moi, s'il y avait une chambre, ben, je serais pas là, parce que...
00:27:59Non, je suis vraiment désolé, mademoiselle, mais ça ne va pas du tout.
00:28:01Je reviens, c'est impossible.
00:28:02Mais, mais, c'est mille balles !
00:28:04Profiteurs ! Tordus !
00:28:06Voyeurs !
00:28:08Mission !
00:28:11Je n'ai pas envoyé dire, hein ?
00:28:16Oh, ben, bon, moi, vous êtes nature.
00:28:18Ah, moi, je suis comme ça, je suis tout d'une pièce.
00:28:21Oh, il est mignon, lui.
00:28:23C'est votre fiancé ?
00:28:24Non, c'est mon petit frère.
00:28:25Il est mignon.
00:28:27Eh ben, faut pas avoir honte comme ça,
00:28:28vous devez voir la piscine avec les filles, non ?
00:28:30Je sais pas.
00:28:32Il est marrant.
00:28:33Eh, on en aille !
00:28:35Talons, aiguilles, sac de dain noir,
00:28:38salut la fille !
00:28:39Il y a du trottoir, matin et soir,
00:28:42pour le co-hit.
00:28:44Allô, Gisèle, vous êtes libre ?
00:28:53Oui, pour le moment, c'est calme.
00:28:55Monsieur Perrier, rue de la Michaudière, ça vous intéresse ?
00:28:57Oh non, avec tous ces encombrements, j'ai jamais de place par là.
00:29:02Je vous rappelle, dès que j'ai quelque chose.
00:29:04D'accord.
00:29:04Bonjour.
00:29:05Bonjour.
00:29:06On se promène ?
00:29:23Bonjour.
00:29:24On se promène ?
00:29:28Ah, tennisman, vous aimez le sport ?
00:29:40Au moins ?
00:29:41Sportif ?
00:29:43Moi aussi, j'aime le sport.
00:29:45C'est le vertard de la pompe, vous prenez ?
00:29:47Non, je suis occupée.
00:29:48Alors, comme ça, on est venu à Paris pour faire du sport.
00:29:53Ya, ya, ya, Maris, ya.
00:29:55Je dis bien, bébé, bois de Boulogne.
00:29:57Arrêtez, tout véhicule se dirigeant vers Bagatette.
00:30:00Mince, il y avait longtemps.
00:30:03Ah, Maris, polize, toujours polize.
00:30:07Pour nous, ça me paraît compromis.
00:30:09Oh, mademoiselle, mademoiselle.
00:30:13Salut, frisé.
00:30:15Mademoiselle, tu ne connais même pas mon trinot ?
00:30:18Allô, Gisèle, vous êtes toujours occupée ?
00:30:26J'ai là mon ambassade manchou qui s'impatiente.
00:30:2928 impasses du général de Gaulle.
00:30:31Général de Gaulle ?
00:30:32Je prends.
00:30:34Parrez toutes les avenues qui mènent au bois.
00:30:36Mettez en place le dispositif de grandes souricières.
00:30:38Des brigades sur toutes les routes secondaires.
00:30:41La cavalerie...
00:30:44Près du Gros Chêne.
00:30:45Je dis bien près du Gros Chêne.
00:30:46Bon, et alors pas d'attendrissement, hein ?
00:30:49Pas d'apitoiement.
00:30:49Je compte sur vous.
00:30:51Toute la police sera là.
00:30:52Jusqu'à la garde.
00:30:53La garde républicaine.
00:30:54Alors, allez-y, hein ?
00:31:11Allez, nettoyez-moi tout ça, hein ?
00:31:13Je voudrais rentrer chez moi, moi.
00:31:14Prendre une tisane.
00:31:16Allez, René, fonce dans le tas, hein ?
00:31:17Comme en 40 !
00:31:18Nous frémissons dans l'ombre verte,
00:31:23Les flics alertent.
00:31:24Dans les buissons, lâchez leur son.
00:31:27De fiquet, qui ?
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00:35:21de la montagne rose mieux que celui de la mer.
00:35:26Regardez mes bras.
00:35:28Enfin, c'est alors quoi ?
00:35:30À la fin, regardez, je suis bloqué, moi, j'ai déjà fait tout le tour de la place.
00:35:36Je n'ai pas de papier.
00:35:38Mon idéal, c'est d'être cover girl, oh, pardon, fille de couverture en couleur,
00:35:44sur papier couché, avec des fonds flous.
00:35:48Les fonds flous, les fonds flous, font valoir les froufrous.
00:36:04Il y a des froufrous pour tous les goûts, des avec trous et des sans trous.
00:36:10Des tissus durs, des tissus mous, des chapeaux pour les chignons roux.
00:36:23Les foulards autour de nos coups, et sous nos robes de peau dessous,
00:36:36pour faire chanter nos genoux.
00:36:42Anna !
00:36:49Anna !
00:36:50Anna !
00:36:54Oh, je...
00:36:56Oh, je demande pardon, mademoiselle.
00:37:00Je... je vous prends pour ma fille.
00:37:03J'ai perdu ma fille, alors je cherche...
00:37:06Vous... vous étudiante ?
00:37:08Oui.
00:37:09Ah, alors vous connaîtes sûrement ma fille, Anna...
00:37:12Anna Phibik ?
00:37:13Non, je ne crois pas.
00:37:14Ah...
00:37:16Paris, très grande, n'est-ce pas ?
00:37:18Et ma fille, toute petite, alors...
00:37:20Pertus, j'ai... j'ai deux... deux enfants.
00:37:24Autour, trois ans, et Anna, vingt ans.
00:37:28Vous... vous étudiez quoi ?
00:37:33Je suis ethnologue.
00:37:35Ethnologue ?
00:37:37Je travaille au Musée de l'Homme.
00:37:39Je... je...
00:37:41Enfin, je m'intéresse à l'Homme.
00:37:44Ah, intéresse à l'Homme !
00:37:47L'Homme, très intéressant !
00:37:50Enfin, à l'âme de l'Homme.
00:37:52À l'âme de l'Homme ?
00:37:54L'âme de l'Homme ?
00:37:56L'Homme.
00:37:58L'Homme.
00:37:59Un corps.
00:38:00Un corps.
00:38:01Et une âme.
00:38:02L'âme.
00:38:03La musique !
00:38:05Ah, musique, musique !
00:38:08Mozart, Wagner, Beethoven...
00:38:11Pum, pum, pum, pum !
00:38:13J'irai en Afrique.
00:38:16Sauvez l'âme des Noirs.
00:38:19Vous savez, en Afrique, les femmes noires, elles portent leurs enfants dans le dos.
00:38:25Ça leur détruit les seins.
00:38:27C'est terrible, la condition des femmes noires, si vous saviez.
00:38:30Ah, femmes noires, femmes noires, Afrique !
00:38:34Ah, ja, Schweitzer, Schweitzer !
00:38:38Dites-moi, j'aimerais vous revoir pour pas farder tout l'été, hein ?
00:38:45T'es l'âme de l'Homme ?
00:38:48L'âme de l'Homme !
00:38:50Ah, les petites femmes !
00:38:55Ah, Paris, Paris !
00:39:04La ville des grands hommes !
00:39:08Et des petites femmes !
00:39:12Je...
00:39:14Hop, hop, hop, hop !
00:39:17Hop là, hop, hop, hop !
00:39:19Oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh.
00:39:39Entrez.
00:39:43Un infibigue, une camarade.
00:39:46Elle travaille avec vous?
00:39:47Oui, oui.
00:39:49Je ne vous plains pas, mon cher Gabriel.
00:39:52Vous permettez-moi de l'aiseur.
00:39:55Alors, voyons la pellicule.
00:39:57Voilà.
00:39:57Vous l'avez qui fait?
00:39:58Non, non, non.
00:39:59Ah, vous avez d'autres?
00:40:01Ah, bien, voyons.
00:40:04Vous savez, c'est magnifique.
00:40:08C'est extraordinaire.
00:40:11Mais ça, c'est d'une coquasserie.
00:40:14Mais comment avez-vous fait?
00:40:15J'étais dans le corbillard.
00:40:15Ah.
00:40:17Ah, les voyous, hein?
00:40:20C'est ravissant.
00:40:21C'est ravissant.
00:40:23C'est magnifique.
00:40:25Mais comment avez-vous pu?
00:40:29J'étais dans l'armoire.
00:40:32Les voyeurs.
00:40:33Ça, c'est le cinéma sur le vide.
00:40:35Le cinéma vérité.
00:40:36Vous savez, à l'Italie, on n'a que ça.
00:40:37Le cinéma véritable.
00:40:39Oui.
00:40:39Je sens qu'il n'y a plus de vie véritable, vous savez.
00:40:41Toutes ces dernières années, on n'est pratiqués que ça.
00:40:44Le cinéma dans la vie, le cinéma dans la rue, le cinéma partout.
00:40:48Donc, la nouvelle chambre des députés, la nouvelle caméra va obliger les gens à vivre sans la caméra.
00:40:53Sans avoir toujours une caméra dans les dos.
00:40:55Une caméra cinématographique, c'est quoi, pour aller dormir, prendre le bain, ou manger des spaghettis.
00:41:06Sans avoir toujours une caméra dans les spaghettis ou une caméra dans votre caméra.
00:41:10Parce que, vous savez, à l'Italie, on appelle aussi la chambre à coucher une caméra.
00:41:13Oui, c'est compliqué.
00:41:14Oh, Inata, à l'Italie, on appelle tout la caméra.
00:41:21Qu'il est beau, ce film.
00:41:23Qu'il est beau.
00:41:24Le matériel est plein, du dos.
00:41:25Mais, mais, où avez-vous découvert cette belle personne, cette belle pente dans les baignoires ?
00:41:31On la boirait dans cette baignoire, n'est-ce pas ?
00:41:32C'était moi dans les baignoires.
00:41:34Oui, ça va, ça va, ça va.
00:41:35Ah, que la belle.
00:41:36Mais c'est moi qui étais dans les baignoires.
00:41:38Ah oui, je comprends, c'est très belle.
00:41:39C'est ça, mon plat, ronde, ronde, ronde.
00:41:42Qu'est-ce que fait-elle ?
00:41:43Elle est sur la motocyclette.
00:41:45C'était moi sur la motocyclette.
00:41:46Oui, oui, oui, quel spectacle.
00:41:48Vous savez, c'est la Dolce Vita.
00:41:50Mais moi, j'étais sur la motocyclette.
00:41:51Ah oui, laissez-moi la regarder, je vous en prie, alors.
00:41:54La motocyclette, qu'est-ce que c'est ?
00:41:56Elle est poursuivie, elle est poursuivie par les carabiniers.
00:41:59Vite, vite, vite, vite.
00:42:01Qu'est-ce que c'est ?
00:42:02Elle a pas dans la motocyclette.
00:42:03Elle est sur la bière.
00:42:05Elle sait des habits.
00:42:05Hum, que belle ragazza.
00:42:07Entre les sales pâques de cette malattre roux.
00:42:10Il y a maintenant la motocyclette, c'est quoi une bière.
00:42:12Oh, quel amour !
00:42:14Oh, quel amour, la fratelle, fratelle.
00:42:17Ah oui, un peu de discrétion, je vous en prie.
00:42:19Laissez-moi la regarder.
00:42:19Alors, je vais vous voir.
00:42:22Et qui est cette personne ?
00:42:25Ah, pas à la moins, j'ai été pris par les filles.
00:42:27Mais charmant, charmé.
00:42:29J'ai l'impression de vous voir déjà vous, quelque part, peut-être.
00:42:32Bien alors, ça va très bien, les filles, mon enfant.
00:42:34Revenez, revenez me voir, mais avec mademoiselle, je vous en prie.
00:42:38Ça va très bien.
00:42:39Envolez-vous, mes chatons.
00:42:40C'était très bien.
00:42:41Gabi, Gabi, alors, pour fil.
00:42:45Fabi.
00:42:45Quelque part, elle l'avait, l'avait le feu de Dieu.
00:42:53Dans la rue, les messieurs la sifflaient.
00:42:57Pour l'amour de Rosita, il devenait légionnaire.
00:43:01Où se faisait curé, où il se foutait en l'air.
00:43:06Ma petite loussière, ma petite loussière, quand je donne le son de est streptiso, de streptiste, comme vous dites en français, mettez un peu plus de sensualida dans votre toucher, la sensualité.
00:43:20La sensualité, je ne la connais peut-être pas, moi, la sensualité.
00:43:23Je me suis gardée, jeune fille, jusqu'à un âge assez avancé, pour me consacrer entièrement à l'étude de la sensualité.
00:43:30La sensualité théorique, la sensualité scientifique, la sensualité qui ne demande rien à la peau, qui n'attend rien des hommes, qui n'attend rien de l'homme.
00:43:38Sensualité, pureté totale, de la tête à la sandale, sensualité totale, pureté.
00:43:44Qu'est-ce que vous faites ?
00:43:45Ça y est, j'ai une fermeture éclare qui est coincée.
00:43:47Attends, je vais te la ranger.
00:43:48Mais dites l'expression, s'il vous plaît.
00:43:50Non mais, c'est le visage qui compte.
00:43:54C'est pas seulement le popotin.
00:43:55C'est ça, je préfère retourner au bureau.
00:43:57Si tout ça, c'était de la cervelle, hein ?
00:44:00Enfin, oh.
00:44:01Bon, alors maintenant, je vous donne un accessoire quelconque.
00:44:06C'est une test.
00:44:07Une test, bon.
00:44:08Alors, en disant, une parapluie, c'est un parapluie, hein ?
00:44:12C'est un test.
00:44:13Bon, vous prenez, vous prenez.
00:44:15Vous prenez comment ?
00:44:17Comment, comment ?
00:44:17Vous prenez, vous prenez, prenez-le, là.
00:44:20Une, deux, vous marchez.
00:44:23Vous marchez, marchez.
00:44:24C'est un test, hein, mademoiselle.
00:44:26Là.
00:44:27Vous voyez, on voit, c'est ridicule.
00:44:29Ça, on parapluie, ça, non, on parapluie.
00:44:31Alors, regardez.
00:44:32Avant tout, gracieuse, féminine, féminine.
00:44:45Alors, vous entrez, hein, et vous regardez un homme que vous fixez.
00:44:48Alors, vous allez dégâcher votre épaule, mais avec, comme on dit, avec féminité, voyez, avec lacilité, pas platonique, mais frudique, et moi-même, bestialité.
00:45:15Voilà.
00:45:16C'est pas mal.
00:45:18C'est pas mal.
00:45:19C'est pas mal.
00:45:20Bon, mais maintenant, on va faire quelque chose de plus difficile.
00:45:22Les gants.
00:45:23Les gants.
00:45:24Le déshabillage de la main.
00:45:25Hein ?
00:45:26Voilà.
00:45:27C'est pas mal.
00:45:28Ça, c'est roulé, ça.
00:45:30Oui.
00:45:31Mais voyez, chaque geste doit être accompagné de...
00:45:34Sous-entendu ?
00:45:35Non.
00:45:36De...
00:45:37Telle-tune chose ?
00:45:38Non.
00:45:39De...
00:45:40Symbolisme.
00:45:41Moi, j'ai pas de gants.
00:45:42Y'a pas de gants.
00:45:43Alors, tant pis, si y'a pas de gants, alors.
00:45:45Maintenant, mademoiselle, asseyez-vous.
00:45:46Maintenant, cet accessoire, c'est de vos hommes.
00:45:47Ça peut être n'importe quoi.
00:45:48Hein ?
00:45:49Mais ça peut être très important.
00:45:50L'ombre de votre vie.
00:45:51Vous l'aimez, n'est-ce pas ? Le principe masculin.
00:45:52Bon.
00:45:53Alors, vous, vous dansez avec lui.
00:45:55Elle avait un popotin, elle le savait bien, mais jamais au grand jamais, un homme n'y
00:46:10mit la main.
00:46:12C'était un popotin très bien, qui allait à la messe, un popotin chrétien, qui allait
00:46:18ta confesse.
00:46:19Combien de popotins firent la gloire d'une femme.
00:46:24Suite de Cléopâtre, il affola Antoine.
00:46:28Suite de la pompadour, il avait du mordant.
00:46:33La dame aux caméliales n'a pas gardée longtemps.
00:46:38C'est ça, alors.
00:46:39C'est la volupté, ça, hein ? C'est la volupté ?
00:46:42C'est la volupté ?
00:46:44C'est la volupté ?
00:46:45C'est la volupté ?
00:46:46C'est la soupe, ça.
00:46:49Et toi, à quoi tu penses ? C'est un homme, ça ?
00:46:51C'est un homme, ça.
00:46:52Tu n'aimes pas les hommes ?
00:46:54Alors, qu'est-ce que tu aimes ? Le spaghetti ?
00:46:56On pense au spaghetti ?
00:46:57Bon.
00:46:58Et maintenant, suivez-moi bien.
00:47:00Vous avancez vers lui.
00:47:03L'homme que vous n'avez pas quitté un instant des yeux.
00:47:06Alors, les caresses se font plus pressantes.
00:47:09Vous devez regarder devant vous avec profondeur.
00:47:14Vous devez regarder devant vous avec profondeur.
00:47:17Me mettez donc une expression dans votre œil.
00:47:20Alors, bon.
00:47:21Mlle, si vous voulez gagner rapidement votre vie,
00:47:24ne perdez pas un sel de mes gestes.
00:47:26Tout est dans la main.
00:47:29Vous comprenez ce que je veux dire ?
00:47:31Écartez-vous, mademoiselle.
00:47:32Écartez-vous, mademoiselle.
00:47:33Écartez-vous.
00:47:34Maintenant, l'enlève-la du bar couche.
00:47:35Parce que le bar, ce n'est pas seulement le bar.
00:47:36C'est autre chose qu'elle se doit exprimer.
00:47:39Pour l'amour de Rosita, des messieurs, sifflaient des whisky sodas d'un air langoureux.
00:47:46Et toujours au petit matin, elles comptaient leurs cadavres sur les doigts de ses petites mains.
00:48:05Ce qu'elle était adorant.
00:48:09Hé !
00:48:10Oh, petite espionne !
00:48:13Tiens, pour te punir, tu vas me servir de cobay.
00:48:17Tu vas voir les déshabillages.
00:48:19Tu vas voir les déshabillages.
00:48:21Tiens, tu vas voir.
00:48:23Et maintenant, mademoiselle, que vous êtes complètement nue, vous allez danser avec le parapluie.
00:48:38Votre potane rose vitard, un soir il prit froid.
00:48:42Un monsieur très cha-cha-cha, la raccompagna.
00:48:46C'était le prince de Malaga.
00:48:48Ah, l'enchanteresse qui me mit la bague au doigt.
00:48:52Et la voilà, princesse.
00:48:55Maintenant, Rosita, reine de Malaga.
00:48:58Être sa petite principauté, la principale beauté.
00:49:02Pour le roi, c'est belle maintenant.
00:49:05Les fleurs de paillettes, ils eurent beaucoup d'enfants.
00:49:09Dans leur tête à tête, dans leur tête à tête.
00:49:22Il m'a vérifié pour ma soeur.
00:49:34À ce soir.
00:49:35D'accord.
00:49:36Quelle adresse ?
00:49:37Là, vous l'admise.
00:49:38Quel numéro ?
00:49:39Numéro 15 !
00:49:41À trois ou cinq !
00:49:42À trois ou cinq !
00:49:50Qu'est-ce que vous intéresse dans la vie ?
00:49:53Les papettes.
00:49:54C'est tout.
00:49:55Qu'est-ce que vous intéressez à la vie ?
00:49:57Oh, oui.
00:49:58J'aime bien rigoler aussi.
00:50:00Avec mes...
00:50:07Avec mes...
00:50:08Avec mes collègues.
00:50:10Vous n'avez jamais pensé à devenir, je ne sais pas, secrétaire de direction ?
00:50:18Non.
00:50:20Non, ça ne s'est jamais tenté.
00:50:23Non, puis j'aime mieux la vie de plein air.
00:50:26Vous êtes parisienne ?
00:50:27Non, je suis née dans le Cotentin.
00:50:30C'est bien comme région ?
00:50:34C'est pas mal.
00:50:36Il y a des salauds, comme partout.
00:50:40Qu'est-ce qu'ils faisaient avec vos parents ?
00:50:43Mon père, au début...
00:50:46Parce qu'après, il s'est fait virer.
00:50:48Mais au début, il travaillait à la caisse des dépôts et consignations.
00:50:52Et madame, votre mère ?
00:50:54Elle était ménagère.
00:50:56Et vous ?
00:50:59Je m'occupais des petites frères et des petites sœurs.
00:51:02Et vous avez laissé tout ça pour monter à Paris ?
00:51:03Oh, ben, d'abord, il y a plein de trucs qui se sont passés.
00:51:10D'abord, mon père s'est fait virer de la... de la caisse des dépôts.
00:51:15Et puis, il a commencé à écluser pas mal.
00:51:20Déjà que...
00:51:22Il faisait pas que de sucer de la glace, comme on dit.
00:51:26Il a commencé à gueuler un peu trop dans la baraque.
00:51:29J'en ai eu ma claque.
00:51:32Est-ce que vous pensez quelquefois à l'amour ?
00:51:36Je veux dire, à l'amour-cœur.
00:51:39L'amour-cœur ?
00:51:41Je sais pas.
00:51:48Je suis pas contre.
00:51:50Je suis pas contre.
00:51:52Euh...
00:51:54On sait pas.
00:51:55On peut pas dire que j'ai beaucoup de demandes de ce côté-là.
00:52:00Chut.
00:52:02C'est pas ma spécialité.
00:52:04Hein ?
00:52:06À l'amour-cœur.
00:52:08Euh...
00:52:11Non, je sais pas.
00:52:13Je suis pas contre.
00:52:14Je suis pas contre.
00:52:18Je suis appelée à la rencontre à du monde, hein ?
00:52:21Forcément.
00:52:26Vous êtes venue seule à Paris ?
00:52:28Oui, je suis venue seule parce que mon mari travaille.
00:52:31Il travaille beaucoup, vous savez, à Milan, tous les ans, on travaille dans une façon cruelle.
00:52:34Oui.
00:52:35Mais il est pas inquiet de vous avoir seule à Paris ?
00:52:38Pourquoi inquiète ?
00:52:40Je sais pas, il pourrait être jaloux.
00:52:41Oh mon Dieu, jaloux, à mon âge, enfin, j'aurais au moins le droit à un peu de confiance.
00:52:46Non, non, non, il est pas jalouse.
00:52:48Il m'aime, il aimerait peut-être de temps en temps que moi je suis avec lui plus que comme ça.
00:52:53Oui.
00:52:54C'est tout, c'est tout.
00:52:56Et il va pas venir vous rejoindre ici ?
00:52:59J'espère que non.
00:53:01Le cinéma vérité, je ne dis pas, mais vous voyez, le cinéma véritable, c'est autre chose.
00:53:07Vous pensez, chez nous, le cinéma vérité, on le prépare toujours.
00:53:11Toujours.
00:53:12C'est comme.
00:53:13Hum.
00:53:14Rappelle-toi, mon enfant, au cinéma, c'est que tu veux voler une bicyclette, il faut d'abord l'achat.
00:53:20Mais c'est plus du tout pareil.
00:53:21Bonjour Marcouche.
00:53:22C'est du théâtre ?
00:53:23Ah oui.
00:53:28Il m'en coûte de vous faire un aveu.
00:53:30Que voulez-vous ? Je me suis laissé aller.
00:53:32Les leçons de mes parents, le souvenir des anciens, Truffaut, Godard, Chabrol, tous ces bons vieux.
00:53:37Eh bien, moi aussi, je me suis laissé glisser. J'ai fait un vrai film.
00:53:45Dans l'interminable pénombre de l'éternité temporelle, les objets se décomposent pour se recomposer sous la forme de nouveaux objets.
00:53:53Non pas les mêmes, les mêmes toutefois qui répondent au premier dans une similitude qui ne se distingue que par l'apparence,
00:53:59comme le marbre précisément se distingue du marbre ou du sang.
00:54:03Vous avez les mains chaudes.
00:54:07Vous aimez mes mains ?
00:54:08Elles sont chaudes.
00:54:10C'est très important les mains.
00:54:15La peau, c'est très important.
00:54:18Vous aviez disparu ?
00:54:21Je soignais mon mari.
00:54:25Vous l'avez bien soigné ?
00:54:27Et la mort ?
00:54:30J'aimerais vous aider.
00:54:31Vous avez une jolie bouche.
00:54:35Vous aimez ma bouche ?
00:54:37Elle est jolie.
00:54:41Elle est jolie parce qu'elle est grosse.
00:54:47J'aime les grosses bouches.
00:54:48Mon mari avait la bouche mince.
00:54:52Vous êtes courageuse.
00:54:54Ah non, non.
00:54:56C'est... c'est votre première sortie ?
00:54:59À vrai dire, l'habitude, enfin, depuis l'événement que vous savez, je vais plutôt aux bagatelles, dans l'escoir, sur les bordes de l'Oise, avec mon enfant.
00:55:15Avec mon enfant.
00:55:17Vous n'avez qu'un enfant.
00:55:19Oui.
00:55:21Je souhaite en avoir d'autres.
00:55:24J'ai chaud.
00:55:26Vous n'avez pas chaud ?
00:55:28Oui, j'ai chaud.
00:55:29J'aime avoir chaud.
00:55:30J'aime avoir chaud.
00:55:31Bouf.
00:55:32Je suis fruleuse comme une chatte.
00:55:35J'avais disputé souvent avec mon mari à son sujet.
00:55:38Elle avait la manie d'ouvrir toute la fenêtre.
00:55:43Vous aviez... un grand appartement ?
00:55:46Immense.
00:55:47Toute ses fenêtres ouvertes.
00:55:49Il faudrait que c'était plus sain.
00:55:52Il était obsédé par la maladie.
00:55:53De quoi est-il mort ?
00:55:56Congestion poumonaire.
00:55:57Congestion poumonaire.
00:56:14J'aimerais danser avec vous.
00:56:16J'adore danser.
00:56:18Ce serait agréable.
00:56:20Ah oui.
00:56:22Sur ce rythme-là surtout.
00:56:25Parce qu'on peut danser tranquillement.
00:56:28Ce serait très agréable.
00:56:35Mon mari détestait la danse.
00:56:37Il détestait ça.
00:56:43Vous êtes née sous quel signe ?
00:56:45Scorpion.
00:56:47Gémeaux.
00:56:49C'est intéressant.
00:56:51Très intéressant.
00:56:54Vous aimez l'astrologie ?
00:56:56J'ai une passion pour l'astrologie.
00:56:58Je pense que c'est une science divine.
00:57:01Ah oui.
00:57:03C'est divin.
00:57:06Les Gémeaux et les Scorpions s'attirent terriblement.
00:57:10Ça se termine souvent très mal entre eux.
00:57:12J'ai déjà eu des aventures avec les Scorpions.
00:57:17Et alors ?
00:57:22Un désastre.
00:57:24Nous allons nous détruire.
00:57:27C'est probable.
00:57:28C'est probable.
00:57:29Je sens que vous allez être trans avec moi.
00:57:33Je vous le promets.
00:57:34J'ai peur.
00:57:36Je sais.
00:57:37Je voudrais vous échapper.
00:57:38Ça y est ?
00:57:39Nous allons nous amuser tous les deux.
00:57:44Nous n'allons pas nous ennuyer.
00:57:46Je me suis tellement ennuyée avec ces morts.
00:57:49Ce qui me plaît à vous, c'est que vous êtes vivants.
00:57:54Merveilleusement vivants.
00:58:06Dis donc, les tronches.
00:58:09Si vous voulez vous perfectionner dans les langues, approchez.
00:58:12C'est mieux qu'à Berlis.
00:58:13Je vous aime.
00:58:14Je vous aime.
00:58:15Je vous aime.
00:58:16Je vous aime.
00:58:17Je vous aime.
00:58:18Je vous aime.
00:58:19Je vous aime.
00:58:20Je vous aime.
00:58:21Je vous aime.
00:58:22Je vous aime.
00:58:23Merci.
00:58:24Ça tombe bien aujourd'hui.
00:58:25Ça va.
00:58:26C'est un petit garçon, une petite fille.
00:58:27Touche pas à elle.
00:58:28C'est une amie.
00:58:29Oh, touchez pas à ma soeur.
00:58:30Laissez-le.
00:58:31Elle est gentille.
00:58:32Je veux voir ta faussette.
00:58:33Je veux voir ta faussette.
00:58:34Je veux voir ta faussette.
00:58:35Vous êtes une énorme.
00:58:36Vous n'avez pas d'endresseur ici.
00:58:37Il faut demander d'autorisation comme sérieuse police.
00:58:38On va te la faire vecter, ta pellicule.
00:58:39Moi aussi, j'ai une belle caméra.
00:58:40À quoi ça sert ?
00:58:41Qu'est-ce que c'est du petit ?
00:58:42Ça me prend une jolie brosse, tu te trouves pas ?
00:58:43Je veux voir ta faussette.
00:58:44Je veux voir ta faussette.
00:58:45Vous êtes une énorme.
00:58:47Vous n'avez pas d'endresseur ici.
00:58:48Il faut demander d'autorisation comme sérieuse police.
00:58:50On va te la faire vecter, ta pellicule.
00:58:52Moi aussi, j'ai une belle caméra.
00:58:53À quoi ça sert ?
00:58:54Qu'est-ce que c'est du petit ?
00:58:55Ça me prend une jolie brosse, tu te trouves pas ?
00:58:57Tiens, voilà.
00:59:04Encore un qui se fait la valise.
00:59:06Non, Miro.
00:59:08Michelin, je ne peux pas vous recevoir,
00:59:10Monsieur le curé est absent.
00:59:11Comme c'était Mick Leiner.
00:59:12Claire de Lune à Saint-Tropez ?
00:59:14C'est ma drague.
00:59:15Restes avec moi.
00:59:16Brigitte, tu es allé faire ses cours.
00:59:17Oh non.
00:59:18Viens, on va faire déporter la peignoire.
00:59:42C'est commenter ?
00:59:43Eh bien.
00:59:44Eh bien.
00:59:45Pas lors d'éternue ?
00:59:47Hein ?
00:59:48Oh !
00:59:50Ne t'impatiente pas comme ça, hein ?
00:59:51Eh bien, eh bien.
00:59:52Ne crache pas comme ça, voyons.
00:59:53Oh !
00:59:54Tu sais, je m'y connais, moi.
00:59:55Oh, mais si je m'y connais.
00:59:56ne t'impressionne pas comme ça et ben ben ben ben ne crache pas comme ça voyons
01:00:04tu sais je m'y connais moi mais si je m'y connais et mon 325e mon vieux alors
01:00:10on te fait pas de bille mon coco je suis là il a avalé son clapet tu sais ça pouvait attendre
01:00:17le lavabo hein ah non je m'excuse bien un lavabo ça n'attend pas non mais vous êtes plombier
01:00:23non qu'est-ce que vous fait dire ça je suis plombier mais voyons
01:00:26oui je suis un plombier je suis un plombier si vous voulez oui mais enfin je suis un plombier
01:00:33d'honneur moi un plombier d'amour comme c'est agréable à caresser ou quel épidème
01:00:41et moi qu'est ce que j'ai fait pendant ce temps là tiens
01:00:52les hommes ils aiment les femmes les femmes elles aiment les hommes à forme une femme sans
01:01:00homme elle a pas d'or un homme sans femme il reste en paix mais toujours la femme en
01:01:06rue près d'un marais qui est comme la pluie froide et la plus chaude et des brunes près
01:01:11d'un marais qui est comme la lune près d'un marais cousu de thunes froide et la plus chaude des blondes
01:01:17près d'un mari à tête ronde près d'un mari comme tout le monde la vie s'envole et quand on s'effole et
01:01:25là s'il est trop tard d'agiter son mouchoir c'est quoi j'ai l'air moi avec ça la main tu as l'air de la liberté
01:01:31mais je croyais pas qu'on était monté ici pour réparer les lavabos ce mal a pris un peu de menu j'ai
01:01:37même tout demandé mais ce mur a un drôle de ton on a dû oublier des oreilles à l'intérieur des briques
01:01:46et la raideur la voile est la raideur ah la voilà elle est là et l'eau qui n'arrive plus
01:01:51elle descend oui là elle bifurque remonte oui encore elle redescend oh oh oh la scène a envahi la gare
01:02:03sans hasard elle rêve à la fermeture éclair qu'elle remonte à ta mère si fière elle rêve des vivants
01:02:10profonds entre but dans les garçonnières mon dieu pourquoi fiche des manières la vie s'envole
01:02:16et quand on s'envole et là s'il est trop tard pour tendre son mouchoir les hommes ils aiment les
01:02:23femmes à hommes les femmes elles aiment les hommes à femmes certains curés tombent les dames même
01:02:30parfois les nonnes s'enflamment pour d'abominables hommes des plages qu'ils entraînent à la nage
01:02:35à moins aquatique et sauvage faites la vie dames honnêtes quatre rhinettes et nonnettes brunes ou blondes
01:02:44mazouronde vous êtes sur la mabonde pour faire plaisir à tout le monde la vie s'envole et quand
01:02:52on s'affole et là s'il est trop tard pour montrer son mouchoir les hommes ils aiment les femmes à
01:02:59hommes les femmes elles aiment les hommes à femmes au paradis y'a plus de flammes au paradis sont les
01:03:06hommes alors elle crève dans lui et se rappelle toutes les folies qu'elles auraient pu se payer sur terre
01:03:12oh mais c'est là que ça se passait mais qu'est ce que vous faites vous esquentez la maison
01:03:20vous allez faire avoir des ennuis ah vous ça va faire ça oh oh ah ah ah ah Nicole
01:03:30tu vas me faire le plaisir de rentrer la maison et tout de suite je ne voudrais jamais fais ce
01:03:34du vin c'est ce qu'on verra oh la vie s'envole et quand on s'affole et là s'il est trop tard pour
01:03:44mordre son mouchoir pronto pronto la légion à quelle légion la légion d'honneur quoi
01:04:14je vois la légion à sidi bellabès ah non non écoutez mademoiselle je suis de passage ici je suis
01:04:27sûre que vous allez très très bien vous débrouiller non écoutez je vais vous expliquer je suis dans une
01:04:33situation un peu particulière j'ai alors j'ai un ami qui qui travaille à la légion à la popote et je
01:04:42voudrais le toucher assez rapidement oui à la popote
01:04:47allo la légion étrangère vous voulez vous passer la popote s'il vous plaît
01:05:03ya la popote à la popote je voudrais parler à monsieur je voudrais parler à raymond s'il vous
01:05:13plaît allo allo allo tu vois même à quel sujet j'aurai avance c'est jeune viève ça jeune viève
01:05:41je vois pas là la dame avec la robe d'organza poids bleu il ya trois jours ah oui l'autre soir
01:05:50oui oui oui c'était tellement bourré ça va tu me manques tu sais hein je dis tu me manques
01:06:00et moi je te manque ouais oui vraiment ouais mon légionnaire on a bien rigolé hein tu parles d'une java
01:06:18sauvage ouais ouais ouais c'est d'accord qu'à dit eh merci pour le petit cadeau mais quel petit cadeau
01:06:30le fric que j'ai trouvé l'ambigodasse merci toi bah non c'est chouette si tout le monde était comme
01:06:38nous ça voudrait la peine non je t'appuie tais toi ouais tout de même c'est chouette
01:06:42non parce qu'ils comptent c'est que c'est que je puisse entendre ta voix pardon je dis ce qui compte
01:06:50c'est que je puisse entendre ta voix ça vous dérangerait pas de répéter j'ai pas compris je dis
01:06:58l'important c'est que nous puissions nous entendre sur le prix non pas sur le prix j'ai entendu à la fin
01:07:05il parle tout en argent vraiment vraiment ouais c'est que ça me console un peu de pouvoir de téléphoner
01:07:14parce que enfin je te dérange pas au moins ce qu'il ya je pourrais pas vous parler longtemps j'ai
01:07:21les patates à m'occuper je raccroche dans une seconde je te promets trop proche j'aurais tellement
01:07:27voulu pouvoir te dire au revoir avant de partir vous êtes paris vous l'embrasserait pour moi qui paris
01:07:37c'est tout tout ce que tu as à me dire oui et merci pour le petit cadeau tout ouais j'ai bu 1 jeudi tu as
01:07:55bu ah ouais alors adieu raymond tu sais que on ne se verra plus jamais oui ça a peu de chance de se
01:08:09revoir nous n'étions pas destiné à nous rencontrer par que nous deux c'était plutôt dans le genre brève
01:08:15rencontre je crois quel beau film quel film prêve rencontre par adieu raymond au revoir madame adieu
01:08:28raymond bon eh ben moi je vous patate
01:08:45plus tard vêtue d'un pagne dans un orchestre de dames je tournais les partitions dans un boui
01:08:56boui les baléards les hommes clignaient de l'oeil et m'entrouvraient leur portefeuille enfin
01:09:02hong kong joueuse de gong dans un petit dancing je rythmais le swing et les vieux chinois de leurs
01:09:11maigres doigts me glissait comme ça des dollars contre mon corps jamais plus jamais plus je reverrai
01:09:18la place monge ni la rue mouffetard faut plus que j'y songe j'ai vécu j'ai vécu la vie n'est qu'un
01:09:25mensonge je suis foutu ils m'ont eu les hommes c'est des barbares dans leurs yeux bridés je vois
01:09:32s'allumer les fureuses braises braises singalaises lorsqu'au son du gong ils dansent le swing agitant
01:09:40leurs maigres doigts tout autour de moi je le sais bien je le sais bien que je verrai plus
01:09:45paname ni cinq loups ni nageant ni les bords de la marne tout ça pour des dollars pour de l'or des
01:09:52mensonges je suis foutu ils m'ont eu j'en ai marre j'en ai marre dommage l'enterron était très
01:09:58sympathique sacré marcel j'ai un seul regret c'est de pas avoir dit un petit mot j'aurais dû dire un petit
01:10:04mot un pauvre marcel c'était un chiquet pas très subtil mais une grande délicatesse d'âme il était
01:10:15même parvenu à nous faire oublier son physique c'était l'être le plus laid que j'ai jamais rencontré
01:10:20alors juste après la cérémonie on est allé chez ici je m'en ai ou encore taquillé avec cette histoire de
01:10:28lapin casimir c'était un lapin formidable tu lui donnais une carotte il se la mettait dans le bec
01:10:34pour imiter wiston churchill alors il était très porté sur les plaisirs de la table ce sont
01:10:42vraisemblablement les seuls plaisirs qu'il avait le malheureux avec sa gueule parce qu'il pouvait être
01:10:47laid la vache la vache je doute même qu'il ait jamais eu de rapport avec une femme ou alors par surprise
01:10:58par exemple ce matin quand il a fallu envelopper le corps et même pas un drach
01:11:27moi je voulais un drap je vais à la maison de blanc avec du rose à la maison de blanc je leur disais
01:11:33pas autre chose non qu'ils me disent on n'a que des draps à fleurs des fleurs pour un enterrement alors
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