- il y a 6 mois
- #hdprosete
Tous les soirs et pendant tout l'été, les invités de #HDProsEte débattent des grands thèmes de l'actualité
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Ravie de vous retrouver dans l'heure des pros avec moi pour m'accompagner ce soir, Sarah Salmane, bonsoir.
00:05Bonsoir Elodie.
00:05Avocat, Jules Torres, bonsoir.
00:07Bonsoir Elodie.
00:07Jules JDD et Olivier Vial, merci, but par Kate Middleton, c'est pour ça que vous faites cette référence.
00:12Et Olivier Vial, bonsoir, directeur du CERU.
00:16On va commencer cette émission avec cette initiative du préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère.
00:21Il est accessoirement ancien directeur de cabinet de Gérald Darmanin et il veut mener une politique contre l'immigration illégale.
00:28Il a déjà réalisé plusieurs centaines d'expulsions, dont 4 récemment de personnes fichées pour radicalisation à caractère terroriste.
00:34Tous sont repartis dans leur pays d'origine.
00:36On voit le profil de ces individus avec Valentin Rouillon.
00:40C'est un signal fort pour le préfet des Hauts-de-Seine.
00:43Rien qu'au mois de juillet, parmi 70 éloignements réalisés, Alexandre Brugère a expulsé 4 individus fichés FSPRT.
00:51Il s'agit du fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste.
00:57Parmi ces 4 hommes, M. Fahem était suspecté de préparer une action violente sur le territoire français.
01:04M. Assou faisait l'objet d'une OQTF et d'une assignation à résidence dont il ne respectait pas les obligations de pointage.
01:11Le troisième concerné est un Syrien.
01:13Inscrit au fichier des personnes recherchées, M. Allemansour a fait l'objet d'un signalement pour des visionnages de vidéos de l'Etat islamique.
01:19Son statut de réfugié lui a été retiré.
01:23Enfin, M. Akroud, lui, est un Marocain.
01:26Soupçonné de tenir des discours anti-français et anti-policiers, il s'entraînait la nuit pour frapper et se préparer à rejoindre une terre de djihad.
01:34Dans son téléphone, plusieurs vidéos de propagande.
01:37À son domicile, un pistolet automatique et plusieurs couteaux avaient été retrouvés.
01:41Tous ont été expulsés du territoire national et renvoyés dans leur pays d'origine.
01:46Une mesure d'éloignement record.
01:48Depuis le début de l'année, dans les Hauts-de-Seine, plus de 370 éloignements d'étrangers en situation irrégulière ont été réalisés.
01:55On voit effectivement la volonté de ce préfet avec sans doute aussi des profils choisis vers des pays où c'est plus facile d'expulser que d'autres.
02:02On ne voit pas d'Algériens dans l'eau pour l'instant.
02:03Non mais effectivement, c'est déjà quand même plutôt pas mal de commencer par le plus facile parce qu'il y en a tellement que commençons déjà par le plus facile.
02:10Ça n'empêche pas qu'effectivement, le problème de l'Algérie se posera.
02:13Après, il y a aussi quelque chose qui est intéressant parce que dans le profil du préfet, on voit qu'Alexandre Bruggeur, ça fait quand même plusieurs fois qu'il prend des initiatives assez musclées.
02:23Et on a beaucoup critiqué souvent les hauts fonctionnaires qui avaient un profil très politique.
02:27Et bien là, c'est la preuve que quelquefois, il vaut mieux quand même des profils politiques qui soient alignés avec les ministres plutôt que des gens qui sont purement issus de la technocratie.
02:35Et c'est une bonne chose d'avoir enfin un préfet politique qui assume et qui comprend aussi l'angoisse des Français sur ces questions-là.
02:42Et puis Geoffroy, le jeune politique, effectivement, comme préfet et qui montre aussi à d'autres, sans doute, que cette voie, elle est possible.
02:48Alors voilà, c'est quatre expulsions, 370 élagnements depuis le début dans le département.
02:52On peut se dire qu'il en faut plus, certes, mais c'est déjà mieux que rien et mieux que les préfets qui attendent que ça se passe.
02:56– Bien sûr, mais vous avez raison, il faut absolument parler de lui, de qui il est, le préfet.
03:01C'est Alexandre Brugère, son prénom, je crois, c'est ça ?
03:02C'est l'ancien chef de cabinet ou directeur de cabinet de Gérard Garnanin.
03:05Directeur de cabinet, pardon.
03:07Il me fait penser que c'est un peu le même genre de profil que Hugues Moutou, qui était dans les actes maritimes,
03:10qui maintenant est secrétaire général du ministère de l'Intérieur.
03:12Ce sont des gens qui, en fait, connaissent parfaitement le sujet.
03:14Ce n'est pas des nominations, ce n'est pas, comment dire, du haut fonctionnaire qui est là par hasard, entre guillemets, dans sa carrière.
03:19C'est des gens qui connaissent le sujet de l'immigration.
03:21Il sait exactement ce qu'il est possible de faire, ce qu'il n'est pas possible de faire.
03:24Et donc, vous comprenez, ça me fait penser d'ailleurs, c'est un peu la logique de Bruno Retailleau et Gérald Darmanin.
03:27Comme ils connaissent bien le sujet et ils connaissent bien les problèmes qu'on va leur opposer,
03:31typiquement le cas de l'Algérie, vous savez que vous n'arriverez à rien, donc vous ne perdez pas votre temps, vous ne le faites pas.
03:35Et vous vous concentrez sur ce où vous pouvez agir et vous obtenez, tout à l'heure, Jules en parlera sûrement,
03:40Gérald Darmanin, quand il vende son bilan, il y a des choses qu'il réussit à faire.
03:42Mais parce qu'il sait exactement sur quel écart il pourrait se briser.
03:44Donc, ça veut dire qu'il faut une volonté politique et beaucoup plus qu'une volonté administrative très forte.
03:49Et il faut des bons connaisseurs du sujet.
03:52Des préfets, il y en a une centaine dans le pays.
03:54C'est-à-dire qu'il faudrait trouver beaucoup de profils comme les deux que j'ai cités.
03:56Oui, effectivement, Jules, on vante aussi les mérites de ce préfet.
03:59On a parlé de ce qu'il y avait fait aussi sur une mosquée dans son département toujours.
04:03Mais ce n'est pas forcément simple d'avoir des préfets, comme le disait Geoffroy à l'instant,
04:06qui ont à la fois ce CV-là, cette volonté et cette bonne connaissance du sujet.
04:10Non, mais puis surtout, les préfets ressemblent finalement aux ministres qui les nomment.
04:13Donc, les préfets de Gérald Darmanin, 4 ans à l'intérieur, et de Bruno Rotaillot depuis le mois de septembre,
04:19ce ne sont pas les mêmes préfets que ceux de M. Castaner quand il était à Beauvau.
04:23Donc, c'est vrai qu'aujourd'hui, les préfets sont beaucoup plus dans les médias.
04:27Ils ressemblent beaucoup plus à la doctrine politique qui est insufflée et par Gérald Darmanin et par Bruno Rotaillot.
04:33En effet, il y a le cas de ce préfet Brugère qui, depuis qu'il est dans les Hauts-de-Seine,
04:37depuis le début de l'année de la saison, est très actif, notamment sur la question de l'islamisme.
04:43Vous l'avez dit, il a demandé la fermeture de la mosquée de Bagneux.
04:47Il a été très actif sur la question de l'islam radical.
04:50D'ailleurs, à l'aune des municipales, on peut vous dire qu'il réunira quasiment tous les maires du département des Hauts-de-Seine
04:57pour faire une grande conférence à la rentrée sur la question de l'antrisme.
05:02Vous savez que le rapport qu'on a beaucoup commenté sur les frères musulmans avait été commandé à l'époque,
05:08quand Gérald Darmanin était à Beauvres, et donc quand Alexandre Brugère était son directeur de cabinet.
05:12Donc c'est vrai que c'est intéressant de voir ces préfets qui montent de plus en plus au front.
05:16Et ça, pour le coup, c'est une nouveauté.
05:18Geoffroy Lejeune, tout à l'heure, parlait de Hugues Moutou, par exemple.
05:20Aujourd'hui, il est secrétaire général du ministère de l'Intérieur.
05:24Je vous rappelle que c'est quelqu'un dont on a beaucoup entendu parler, par exemple, dans les émeutes,
05:27quand il vous disait que les émeutiers, chez lui, c'était de claque et au lit.
05:30Alors oui, ça n'avait pas fait plaisir à Mediapart, qu'il avait qualifié de préfet bulldozer.
05:36Mais ensuite, il a été nommé dans les Alpes-Maritimes.
05:38Alpes-Maritines, qui est un sujet, évidemment, et un département très important et névralgique sur la question migratoire,
05:45notamment avec le poste de frontière de Menton.
05:47Les chiffres ont été bien meilleurs.
05:49Donc voilà, on constate qu'il y a beaucoup, et pour finir sur la litanie,
05:52puisque moi, j'adore les préfets et la préfectorale.
05:54Il y a le préfet Georges-François Leclerc,
05:56le préfet des Bouches-du-Rhône, par exemple,
05:58dont on a parlé la semaine dernière,
06:00puisqu'il a exclu bien de leurs logements sociaux
06:03toute une famille, plusieurs familles, de mineurs délinquants.
06:07Donc voilà, ça, c'est des choses qu'on ne voyait pas avant.
06:09Donc aujourd'hui, les préfets médiatisent, communiquent là-dessus.
06:12C'est une bonne nouvelle, surtout quand ça suit la politique de fermeté
06:14qui est administrée et demandée au plus haut de l'État.
06:17Il faudrait que les autres fassent d'eux-mêmes.
06:19Oui, mais je pense que ces préfets sont aussi là pour appliquer dans leur département
06:23que leur demande leur ministre.
06:24Certains, on voit bien qu'entre le ministre et le préfet,
06:26soit parce qu'il n'a pas été nommé par la même personne,
06:28ça met un peu plus de temps avant d'arriver.
06:29Oui, mais c'est en fait une question idéologique.
06:31Est-ce que vous avez envie de le faire ou pas envie de le faire ?
06:32Geoffroy disait, Gérald Darmanin a fait beaucoup de choses.
06:35Et on se disait, c'est pas possible de le faire, c'est compliqué.
06:37En réalité, c'est possible.
06:38On l'a vu.
06:39Il avait dit, il y aura des nouvelles prisons sécurisées en juillet.
06:42On les a eues en juillet.
06:43C'est pareil pour les préfets.
06:44Et j'ajouterais, il a aussi effectué, le préfet dont on parle, 98 retraits ou refus de titre de séjour.
06:51Donc, il a quand même fait beaucoup de choses.
06:53Donc, on voit que c'est possible, mais c'est une goutte d'eau dans l'océan.
06:55Ne soyons pas dupes non plus.
06:56Pour aller dans le sens de Jules, c'est qu'en plus, ce qui est intéressant, parce qu'on a souvent critiqué,
07:02on a, par exemple, la nomination de Najat Vallaud-Belkacem à la Cour du Comte, en disant que les politiques ne sont pas les bons.
07:08Sauf que là, effectivement, on a l'impression qu'on a à la fois des politiques, des très bons connaisseurs, comme dit Gége Geoffroy,
07:14puisque Hugues Moutou, par exemple, est docteur en droit.
07:16Il a beau être effectivement dur et volontariste, il n'en est pas moins extrêmement compétent,
07:22mais il a un profil effectivement différent.
07:23Il n'a pas fait l'ENA, il est universitaire, il a été directeur de cabinet de ministres,
07:28et effectivement, c'est un homme de terrain.
07:30Et je pense que si on élargissait un petit peu le recrutement des préfets,
07:34et peut-être à des gens très compétents, mais qui aient une connaissance technique, une connaissance de terrain,
07:40ça pourrait quand même pas mal améliorer les choses.
07:43Il y a, par exemple, certains commissaires de police qui pourraient être le très très bon préfet,
07:46à la fin de leur carrière, par exemple.
07:48Et si on parle de ces préfets, c'est aussi à cause de la situation politique.
07:52Vous savez, quand Bruno Rotaillot est arrivé à Beauvau, il a dit
07:55« Moi, ça va être très dur de passer par la voie légale, c'est-à-dire de faire des lois,
07:58d'avoir un grand projet de loi à mon nom, on sait que ce n'est pas possible,
08:01donc je vais passer par la voie réglementaire. »
08:03Et la voie réglementaire, c'est l'administratif,
08:05et donc ça concerne bien toutes les circulaires que l'on commente, par exemple, de Bruno Rotaillot,
08:09sur les OQTF, celle de Gérald Darmanin, par exemple.
08:12Souvenez-vous, avant le 14 juillet, pour enjoigner les procureurs,
08:16à être beaucoup plus ferme et beaucoup plus dure là-dedans.
08:20Mais pour prendre juste le cas du ministère de l'Intérieur,
08:22la question des naturalisations, des régularisations et des expulsions
08:26et des valeurs de renforcés, c'est la prérogative du ministre, certes,
08:29mais c'est aussi la prérogative des préfets.
08:31Et donc c'est aussi les préfets qui décident de la politique de l'État.
08:33Ils décident s'ils appliquent ou non les circulaires,
08:35puisque les circulaires n'ont pas le cas de voir non plus.
08:36Oui, généralement, ils n'ont pas l'intérêt à les respecter.
08:39Je peux vous citer quelques préfets qui ne l'ont pas fait depuis le mois de septembre
08:42et qui se sont retrouvés dans des départements où ils n'avaient pas envie d'être.
08:45Et on ne donnera pas de nom de département, parce que sinon, avec ces...
08:48J'en ai donné ce matin, je me suis fait rabrouer.
08:50Voilà, c'est bien. Je vous remercie de ne pas le faire.
08:52Non, non, Sarah, ne le poussez pas.
08:53On va changer de sujet.
08:54Pluton va parler d'une nouvelle nuit de tension.
08:56Ça s'est passé à Aulnay-sous-Bois.
08:57C'est une patrouille de la BAC qui a été violemment prise à partie
09:00dans la cité des 3000 avec des barricades en feu, un véhicule de police endommagé.
09:04Deux individus ont été interpellés.
09:06Le récit avec Sarah Fenzari.
09:09Des impacts sur les vitres et des éclats sur la carrosserie.
09:13A Aulnay-sous-Bois, ce véhicule administratif de la BAC
09:16a essuyé une attaque violente en plein milieu de la nuit.
09:23C'est quelque chose qui est récurrent.
09:27C'est alarmant.
09:27On a fait un rassemblement il y a quelques mois devant le commissaire Aulnay-sous-Bois
09:31où on indiquait qu'il y avait énormément de prise à partie sur la cité des 3000
09:36mais également on demandait des renforts d'effectifs.
09:39Une chose est sûre, si un jour il se passe un drame,
09:43chacun devrait prendre ses responsabilités.
09:45Vers minuit 30, les policiers quittent un point de deal
09:48quand ils sont encerclés par des individus.
09:51Les images sont d'une rare violence.
09:53Des tirs de mortier, de parpaings et des poubelles en feu.
10:00Une scène digne d'une guérilla.
10:03Plusieurs individus surgissent et poussent les forces de l'ordre à reculer.
10:09Ce qu'ils veulent, c'est qu'il n'y ait plus du tout de police.
10:11Mais ce qu'ils vont gagner, c'est qu'il y aura encore plus de police présente sur le secteur.
10:15Il y aura encore plus de contrôle.
10:16Le but, c'est de marteler ces secteurs pour que les habitants puissent vivre en toute tranquillité.
10:21Deux suspects ont été interpellés et placés en garde à vue.
10:25Aucun blessé n'est à déclarer.
10:27Plusieurs lignes de bus ont été déviées.
10:29Le secteur reste sous surveillance.
10:31Une équipe scientifique est venue prélever des éléments sur place.
10:36Sarah Salman, ces images, on les a malheureusement beaucoup vues.
10:39Systématiquement, ce sont des forces de l'ordre prises à partie.
10:41Avec toujours un mode opératoire, maintenant bien connu.
10:44On simule un problème, les policiers se rendent sur place.
10:47Et quand ils arrivent, il y a une bande plus ou moins importante.
10:50Parfois, on voit qu'il peut y avoir une centaine de personnes.
10:52Avec toujours l'usage des mortiers.
10:54Qui malheureusement, pour les délinquants, est une aubaine parfaite.
10:57Ça permet d'attaquer les forces de l'ordre en restant à distance.
10:59En fait, ce qui est très inquiétant, c'est qu'il y a la préméditation.
11:01Il y a la volonté.
11:02On vous appelait la police pour les piéger et peut-être les tuer en réalité.
11:07C'est ça qui aurait pu se passer.
11:08Là, il y a deux personnes qui sont en garde à vue.
11:09Moi, je serais très curieuse de savoir quelles vont être les suites
11:12et quel est le profil de ces individus ?
11:13Est-ce qu'on est avec des multirécidivistes ?
11:15Si oui, est-ce qu'ils ont été condamnés ?
11:17Pourquoi ils sont à l'extérieur ?
11:19Et si jamais ce sont des multirécidivistes, pourquoi on ne fait rien ?
11:22Parce que là, parfois, on a passé des sujets
11:24où parfois, je voyais des personnes qui avaient été condamnées.
11:27Je n'arrive même plus à vous dire dans quelle ville c'est tellement il y a eu de faits.
11:30Je crois que c'était à Clermont-Ferrand
11:31où une personne avait été condamnée pour crime
11:33et était dehors moins de cinq ans après.
11:35Elle nous dit « Oui, mais il était mineur ».
11:36Oui, d'accord.
11:37Mais à un moment, ce n'est pas normal.
11:38Donc, il faut faire quelque chose, apporter son soutien à la police
11:41et qu'il y ait des condamnations à la hauteur
11:43puisque là, ce n'est pas dissuasif.
11:45Dissuasif, pardon, c'est une invitation à recommencer
11:47puisqu'il n'y a pas de sanctions.
11:49Alors après, s'ils ont un casier vierge,
11:51là, il faut effectivement sanctionner également.
11:53Oui, et puis avec la difficulté dans ces cas-là, Geoffroy Lejeune,
11:55c'est aussi pour ça qu'ils utilisent des mortiers.
11:56C'est extrêmement compliqué.
11:58Savoir qui a jeté le mortier à distance,
12:00c'est à chaque fois que les avocats s'en sortent comme cela.
12:02Il faut leur travail.
12:03Il y a beaucoup de monde.
12:04Oui, mais évidemment, ce n'est même pas à la rigueur une critique.
12:06C'est qu'ils arrivent.
12:06Il y a tellement de l'avocat qui parle.
12:08Oui, voilà.
12:08À chaque fois, ça rabondit.
12:10Vous savez ?
12:11Effectivement, c'est facile pour eux.
12:13C'est facile de dire, moi, mon client était peut-être sur place.
12:16Personne n'aura l'approche.
12:17Parce que vous n'avez pas l'approche.
12:18L'élément probatoire de l'identification, vous ne l'avez pas.
12:20Donc, si vous ne l'avez pas, vous n'avez pas qui c'est.
12:22Le fait de participer même à cette action-là de groupe
12:24devrait être répréhensible.
12:26Parce qu'en fait, on voit bien que ce qu'il se pose comme question,
12:29que c'est guet-tapant, il y en a de plus en plus.
12:30Mais pourquoi ils font ça ?
12:31Parce que là, c'est dans des logiques, normalement, de narcotrafic.
12:35Ils n'ont rien à y gagner.
12:36Sauf qu'effectivement, ils le font parce qu'ils sont obligés
12:39de montrer aux autres, y compris aux autres narcotrafiquants,
12:42qui tiennent leur quartier.
12:44Guerre de territoire et guerre de territoire contre la police.
12:46Mais aussi, en fait, qu'ils médiatisent.
12:48Ils savent que c'est un moyen pour eux de montrer leur force vis-à-vis des autres.
12:51Parce que là, les policiers sont instrumentalisés dans cette guerre-là.
12:55En fait, c'est aussi un moyen pour eux de vraiment montrer les choses.
12:58Donc, il faut être extrêmement ferme.
12:59Parce qu'on ne peut pas les laisser gagner à chaque fois.
13:03Et effectivement, on connaît aujourd'hui les failles juridiques
13:07de ces émeutes avec des mortiers.
13:09Il va falloir quand même qu'on corrige le droit
13:11si on veut avoir une chance de mettre fin à ça.
13:14Parce que ce n'est pas parce que quand ils sont 20 avec des mortiers
13:17et qu'ils participent à ça, je pense qu'on devrait,
13:19même si on ne sait pas qui a tiré avec des mortiers,
13:21rien que de participer à cette émeute-là,
13:23à monter un guet-tapant, devrait être répréhensible.
13:25Parce que Geoffroy Lejeune, c'est un peu l'inversion.
13:26C'est-à-dire que comme il y a beaucoup de monde,
13:28personne n'est responsable.
13:29Certains disent qu'il faudrait avoir l'argument inverse.
13:31Il y a beaucoup de monde, donc tout le monde est responsable.
13:33À partir du moment où vous êtes à côté,
13:34même si ce n'est pas vous qui l'avez tiré,
13:36globalement, vous êtes quand même un peu responsable.
13:37Et bien là, les avocats et le Conseil constitutionnel
13:39vous répondront, mais c'est épouvantable.
13:40Vous vous rendez compte, vous vous prenez le risque
13:41de faire une erreur judiciaire ?
13:42Et bien je vais dire à l'avocat qui s'est présente,
13:44je suis pour l'erreur judiciaire.
13:45Mais non, mais vous ne pouvez pas,
13:46je ne peux pas vous laisser dire des choses.
13:47Vous-même, vous avez dit qu'il faut les interpeller,
13:50il faut des condamnations.
13:51Dans ces cas-là, c'est impossible.
13:51Il faut identifier la bonne personne.
13:53Vous n'allez pas mettre un groupe
13:53où vous ne savez pas qui a fait quoi.
13:55Celui qui est à côté de celui qui tient le vendredi.
13:57Non, je ne suis pas d'accord.
13:58La question s'est déjà posée,
13:59notamment pour les rassemblements d'émeutiers,
14:02les rassemblements de Black Bloc, etc.
14:03Moi, il y a absolument rien qui me choque
14:05dans l'idée que quelqu'un qui est dans un attroupement,
14:07même si ce n'est pas lui qui a jeté le cocktail molot,
14:09en fait, Sarah, on va prendre la chose dans l'autre sens.
14:10Il participe de toute façon à cette émeute ?
14:12Non, mais vous dites si vous êtes à côté.
14:13Laissez le terminer, Sarah.
14:15C'est vrai dans les émeutes après les matchs de foot.
14:17C'est vrai dans les émeutes type les guet-apens, etc.
14:20C'est vrai à chaque fois.
14:21Les avocats, en effet, ont trouvé cette parade
14:23qui permet, et nos cours suprêmes,
14:25en tout cas en l'occurrence le conseil constitutionnel,
14:27dit non, parce qu'il faut individualiser la peine.
14:29Mais en fait, non.
14:30Parce qu'à un moment donné, ça, c'est la norme.
14:32Donc, si vous êtes d'accord avec ça
14:33et que vous trouvez que ça doit continuer comme ça,
14:35continuez à être monté sur vos grands chevaux
14:37pour des grands principes qui nous ont conduits
14:39dans la situation dans laquelle on est.
14:40Et pour terminer sur les avocats,
14:41puisque Olivier a raison de dire que c'est une guerre de territoire
14:43dans le cadre du trafic de drogue,
14:45est-ce que vous êtes à l'aise avec la manière dont ça se passe
14:46pour la plupart des avocats, des gros trafiquants
14:48et des petits trafiquants aussi,
14:49qui sont payés en cash pour faire sauter les procédures
14:52en se servant du maquis juridique
14:54qui est devenu notre droit de la procédure pénale ?
14:55Mes confrères font ce qu'ils veulent.
14:57Moi, personnellement, je ne défends pas des trafiquants de stupé.
15:00Je l'ai fait une fois et je n'ai pas recommencé.
15:02Mais pour des raisons vraiment personnelles
15:04mais évidemment, chacun a le droit d'être défendu.
15:06Et ce n'est pas ce que je dis.
15:07Donc la manière dont ils sont payés,
15:08moi, je n'ai pas à m'en mêler.
15:09Mais vous savez comment ça fonctionne.
15:11Bien sûr.
15:12Mais je n'ai pas vérifié la véracité de ces propos.
15:15Ça a été dit à Marseille, je crois, par des magistrats.
15:18C'est vraiment une lapalisate.
15:20Mais vous ne pouvez pas dire,
15:21prendre le risque d'une erreur judiciaire,
15:23ce n'est juste pas possible.
15:24Donc en fait, oui, on ne va pas mettre tout le monde.
15:26Mais là, il n'y a pas beaucoup de monde
15:27qui doit passer par inadvertance
15:29et se retrouver à côté de quelqu'un.
15:31On pourrait même prendre le débat pour la peine de mort.
15:34Vous non plus.
15:34Moi, je suis contre la peine de mort
15:36parce qu'il y a une probabilité d'erreur judiciaire.
15:37Oui, alors on n'est pas sur la peine de mort.
15:39Là, on pourrait même imaginer quelque chose de très simple.
15:42C'est-à-dire qu'effectivement,
15:43il y a un délit, un crime pour l'utilisation du mot du mortier.
15:47Un crime pour l'utilisation du mortier.
15:49Mais on pourrait très bien imaginer
15:50qu'il y ait quelque chose d'en dessous
15:53pour simplement participer.
15:54Comme ça, au moins, on est sûr qu'il n'y a pas...
15:56Mais on ne peut pas laisser...
15:56Vous n'allez pas réécrire le droit comme ça,
15:58de façon approximative, en disant...
16:00Alors si, alors là, on va réécrire le droit.
16:03Parce que si on réécrivait pas le droit...
16:04Et maintenant...
16:04Non, mais là, vous piétinez l'individualisation des peines.
16:07Vous piétinez...
16:08Vous me dites qu'il y a une erreur judiciaire.
16:09C'est pas bien grave.
16:09C'est l'individualisation des peines qui piétine la France, en fait.
16:12À un moment donné, il faut choisir.
16:13Jean-Torres.
16:15Oui, je veux bien prendre la parole.
16:16Non, mais...
16:17C'est trop calme.
16:18C'est intéressant, c'est qu'en effet, moi,
16:19j'ai absolument, comment dire,
16:21aucune chance de me retrouver
16:22ni dans un guet-apens,
16:24ni dans un guet-apens à Aulnay-sous-Bois.
16:26Vous pourriez faire votre travail de journaliste et être à côté.
16:28Oui, d'accord.
16:29En général, on prend aussi les mortiers.
16:31Ce qui est intéressant, c'est que dimanche dernier,
16:33on a fait, nous, notre couverture sur, vous savez,
16:35ce fléau des violences urbaines dans les villes moyennes.
16:38On parlait de Compiègne, de Toir, de Vendôme.
16:40Plein de villes qui sont normalement épargnées
16:43par ces violences-là et ces guet-apens.
16:45Souvenez-vous, guet-apens, c'est ce qui est arrivé
16:47à des forces de l'ordre à Limoges.
16:48Là, c'est à Aulnay-sous-Bois.
16:49On sait très bien qu'Aulnay-sous-Bois est une banlieue
16:52qui, depuis des années, où l'État n'est absolument plus...
16:56Oui, la cité des 3000 est malheureusement connue.
16:58...aucune autorité, où les racailles, les voyous et les barbares
17:01font absolument ce qu'ils veulent.
17:02Et en effet, moi, je suis plutôt de l'avis d'Olivier et de Geoffroy.
17:05Je pense qu'on n'arrivera pas à restaurer cette autorité-là
17:08juste avec des matraques et des flashballs.
17:10Il faudra y aller en réécrivant complètement notre droit,
17:13en sanctionnant les fauteurs de troubles.
17:15Et en effet, quand vous êtes dans ce genre de guet-apens
17:17avec des personnes qui s'en prennent et des policiers
17:19à des forces de l'ordre, vous êtes autant responsable
17:21que les personnes qui les attaquent.
17:24Vous n'avez pas à être là.
17:25C'est la même question que, par exemple, on pose,
17:27vous savez, sur les couvre-feux.
17:29Un gamin de 13 ans, il n'a pas à être le samedi soir
17:32dans la rue, à minuit, de la même manière
17:34qu'un gamin de 13 ans, de 14 ans ou même de 18 ans,
17:38n'a rien à faire dans un guet-apens qui s'en prend à la BAC.
17:40Moi, je pense que ceux qui sont identifiés en garde à vue,
17:44on sait que c'est eux qui vont être condamnés.
17:45Là, il faut être très ferme.
17:47Là, ils sont deux sur toute la bande.
17:49Pour ces deux personnes, s'ils sont condamnés,
17:51la sanction doit être extrêmement ferme
17:53et ça doit montrer aussi un exemple,
17:55même si ce n'est pas la fonction première de la peine.
17:57Mais pour les autres où on ne sait pas, non,
17:58on ne va pas les condamner.
17:59On peut complètement rentrer dans l'arbitraire
18:00puisque, de toute manière, ces gens-là
18:02n'en ont rien à faire de nos lois.
18:04Eux, ce qui les importe, c'est la suprématie
18:06de la violence sur la loi et le droit.
18:09Donc, ils n'en ont rien à faire.
18:10Donc, puisqu'ils ne respectent pas nos lois,
18:12on va les réécrire de manière beaucoup plus radicale.
18:15Très rapidement, Olivier.
18:16Pour aller dans votre sens,
18:18il y a l'exemple qu'on a eu la semaine dernière
18:20où un délinquant est condamné.
18:23Il a le choix entre soit des travaux
18:25d'intérêt général sur la prison.
18:27Il choisit la prison.
18:27Parce que ceci, je ne veux pas travailler pour rien.
18:30Parce que justement, c'est avec sursis
18:31et il le sait.
18:32Et en fait, ils connaissent tellement le droit,
18:34ils connaissent tellement les failles du droit
18:35qu'en fait, ils savent qu'en choisissant la prison,
18:37ça veut dire impunité totale,
18:38il n'ira pas en prison.
18:39Alors que les tiges,
18:40il aurait été obligé de les faire.
18:41On va parler maintenant de ce qui se passe à Cannes
18:43puisque face à l'usage détourné du protoxyde d'azote,
18:46ce gaz qui est utilisé comme une drogue euphorisante
18:48par de nombreux jeunes,
18:49le maire de la ville hausse le temps.
18:51Il a mis en place une nouvelle interdiction municipale.
18:53On regarde les précisions de Franck Trivio et Inès Alican.
18:55La ville de Cannes vient d'interdire la vente
19:00de bonbonnes de protoxyde d'azote
19:01à tous les particuliers,
19:03majeurs comme mineurs.
19:05Objectif, mettre un coup d'arrêt
19:07à une consommation en forte hausse.
19:09Alors en cours de cet été,
19:10au niveau des verbalisations depuis le début de l'année,
19:12on est à 192 verbalisations
19:14au titre des arrêtés.
19:16On est à 87 verbalisations
19:19uniquement sur le mois de juillet.
19:21On trouve aujourd'hui
19:22ce type de produit sur Internet
19:25ou avec la proximité de l'Italie.
19:27En juillet,
19:282800 cartouches ont été ramassées dans les rues.
19:31Un chiffre qui illustre l'ampleur du phénomène.
19:34À une époque,
19:35on avait plutôt ce type de contenant.
19:38Et là, maintenant,
19:39ça fait au moins un an,
19:41on a beaucoup plus de contenants,
19:42encore plus gros comme cela.
19:44Il faut que cette tête soit dévissée,
19:45sinon la déchetterie ne nous accepte pas
19:47les bouteilles de protoxyde d'azote.
19:49Il peut y avoir des risques d'explosion.
19:50À l'origine de cette décision d'interdiction,
19:53un arrêté pris le 25 juillet
19:55par le maire David Lissnard,
19:57qui alerte aussi sur les risques sanitaires.
19:59L'effet d'utilisation du protoxyde d'azote
20:03sur des longues périodes
20:04va atteindre le système nerveux central,
20:06la moelle épinière.
20:07Les patients arrivent avec des fourmillements
20:09dans les mains, dans les jambes,
20:11des paralysies, des déficits moteurs.
20:13Aujourd'hui, ce n'est pas quotidien,
20:14mais on a un à deux cas par semaine
20:17de patients qui se présentent
20:19avec des effets indésirables
20:20dues à cette consommation-là.
20:22Seuls les professionnels de la restauration
20:23et de la santé pourront encore s'en procurer
20:26entre 8h et 20h
20:28dans un cadre strictement réglementé.
20:30Est-ce que vous pensez de cette mesure,
20:31Jules Torres ?
20:32Je la trouve très problématique.
20:34Je ne suis pas cannois,
20:35donc j'ai de la chance.
20:35En revanche, si ça arrivait à Paris,
20:37c'est-à-dire que je ne pourrais pas
20:38acheter de protoxyde d'azote,
20:39par exemple, pour faire de la chantilly.
20:42Figurez-vous qu'il y a peu,
20:43j'ai acheté, j'ai offert à un ami
20:44un siphon pour faire de la chantilly.
20:46C'est un super cadeau, ça.
20:47J'ai acheté deux boîtes de protoxyde d'azote
20:50et d'ailleurs, figurez-vous,
20:51c'est très drôle
20:52parce que c'est dans un magasin
20:54de spécialité de cuisine
20:56et le monsieur m'a dit
20:57« Non, vous ne pouvez pas la prendre. »
20:58Donc j'achète le siphon
20:59et je dis « Vous avez bien
21:00des capsules de protoxyde d'azote ? »
21:01Il me dit « Non, il faut la demander
21:02à la sécurité
21:03parce qu'il y a des jeunes
21:04qui viennent les voler en ce moment. »
21:05Donc vous voyez bien
21:06que ce fléau,
21:06il est dans toute la France,
21:08même à Paris,
21:09mais en revanche,
21:10laissez-nous notre protoxyde d'azote
21:11pour faire de la chantilly.
21:12L'été approche.
21:14Merci Jules
21:14pour ce coup de gueule
21:15qui nous touche tous beaucoup.
21:17Oui, on laisse le consul
21:18à avoir un cadeau de votre part.
21:19Vous avez l'air de prendre ça
21:20un peu à la légère
21:21mais c'est un sujet important.
21:23Dès que vous faites de la cuisine,
21:24en fait, vous en avez besoin.
21:25On voit qu'au JDD,
21:26tout le monde cuisine beaucoup.
21:27J'ai eu trois jours
21:27et du JDD en plateau
21:28à chaque fois,
21:29j'ai eu le coup de la chantilly.
21:30Il y a énormément de gens
21:32qui se servent des siphons
21:32pour faire beaucoup de choses.
21:34C'est quelque chose
21:34de très répandu.
21:36Et en fait,
21:37au-delà de ça,
21:38ce qui est important,
21:38c'est que c'est le détournement
21:40d'un objet, disons,
21:41du quotidien
21:41pour certaines personnes,
21:42pas beaucoup,
21:44par des racailles,
21:45par des gens
21:45qui commettent des incivilités
21:47et qui va donc contraindre
21:48des honnêtes gens
21:49qui en avaient un bon usage.
21:50Et en fait,
21:50vous pouvez étendre ça
21:51à énormément de choses.
21:52Il y a énormément d'objets
21:53du quotidien.
21:53Je veux dire,
21:55le couteau.
21:56Moi, je me suis déjà
21:57promené dans énormément d'endroits
21:58où il y avait des gens armés
21:59de couteaux
21:59parce qu'à la campagne,
22:00etc.
22:00Et où vous ne pensez pas
22:01à un instant
22:01que quelqu'un va le sortir
22:02pour une mauvaise idée.
22:03Et par contre,
22:03on a des débats régulièrement
22:04sur l'interdiction des couteaux.
22:06Aujourd'hui,
22:07feu d'artifice,
22:07le mortier d'artifice,
22:08c'est quelque chose
22:08qui pouvait être utilisé
22:09dans les 14 juillet avant.
22:10Même la seringue,
22:11avec les débats qu'on a eus récemment
22:12sur l'utilisation des seringues
22:13dans les violences
22:13de la fête de la musique,
22:15vous vous rendez compte
22:15qu'aujourd'hui,
22:16les pharmacies vont être obligées
22:18de mettre des coffres
22:18et les hôpitaux vont être obligés
22:19de planquer.
22:20Donc, c'est le pourrissement
22:23de la vie du quotidien
22:24de plein de gens
22:25tout à fait normaux
22:26qui font de mal à personne
22:27par une petite minorité de gens
22:29qui ne respectent rien.
22:30C'est la majorité
22:31qui va devoir respecter ces normes
22:33parce que ceux qui veulent en utiliser
22:34vont continuer d'en utiliser
22:35de ne pas respecter ce qui est dicté.
22:36Oui, parce que malheureusement,
22:37on ne va pas donner d'idée
22:37mais il suffit d'aller sur Internet,
22:39vous en trouverez assez rapidement aussi.
22:40Oui, mais quand on veut vraiment
22:41contourner une interdiction
22:42à la contente,
22:43sauf que ce sont les honnêtes gens
22:44qui respectent l'interdiction
22:45et ce sont ceux qui voulaient
22:46en consommer à un usage détourné
22:48qui ne vont pas respecter.
22:49Donc, en réalité,
22:49c'est toujours les mêmes
22:50qui sont pénalisés.
22:51Oui, puis Olivier Vielle,
22:52c'était en déplacement
22:52de je ne sais plus quel ministre
22:53à Marseille
22:54où quelqu'un ait balancé
22:55un lave-linge par la fenêtre
22:56et où il disait maintenant
22:57on va peut-être interdire
22:58le lave-linge pour éviter
22:58qu'on le jette par la fenêtre.
22:59C'était ironique
23:00mais ça rejoint le débat
23:01qu'on a à l'instant.
23:01Il y a deux choses.
23:02Je suis tout à fait d'accord
23:03avec Geoffroy.
23:05On a très souvent,
23:07parce qu'on n'est pas capable
23:07de prendre des mesures de fermeté
23:09extrêmement ciblées,
23:10on a tendance effectivement
23:11à avoir des mesures générales
23:13parce qu'on a l'impression
23:14que c'est moins stigmatisant.
23:15Sauf qu'il faut effectivement
23:17être très précis.
23:18Et là, sur ce gaz-là,
23:20effectivement,
23:21il est très utilisé en cuisine
23:22mais ce qui aujourd'hui
23:24est problématique,
23:26c'est la consommation,
23:27et notamment la consommation
23:29dans la rue.
23:30Et là, pour le coup,
23:32faire de la chantilly dans la rue,
23:33ça ne pose aucun souci.
23:35C'est sniffer ce produit-là
23:36qui en pose un.
23:37Donc là, on pourrait là aussi
23:38être un peu plus précis
23:39dans ce qu'on interdit
23:41et dans ce qu'on réprime.
23:42Interdit la chantilly.
23:43Oui, alors ça,
23:44on va peut-être aller
23:45en demander à David Hussnard
23:46ce qu'il pense de ce sujet.
23:47Un mot à Geoffroy Lejeune
23:48pour terminer là-dessus
23:49sur David Hussnard.
23:50Effectivement,
23:50il l'a fait parler lui
23:51avec cette proposition
23:52qui dans la semaine
23:52faisait parler lui
23:53sur les aides sociales
23:54pour les dealers.
23:56On voit un maire
23:57qui a envie de montrer
23:57et peut-être pas de manière
23:58anodine d'ailleurs
24:00pour la suite
24:00qu'il prend les choses en main
24:02même si,
24:02là en l'occurrence,
24:03il y a une loi qui doit arriver
24:04qui a déjà été votée
24:05à l'Assemblée sur le gaz hilarant
24:06sur la mesure mise en place
24:07sur les aides sociales.
24:08Ça avait déjà été furnisère.
24:09En tout cas,
24:10il communique autour
24:11de ce qu'il met en place.
24:11Oui, mais pour le coup,
24:13moi je me mets...
24:13Ce n'était pas une leçon
24:14vis-à-vis d'David Hussnard.
24:15C'était plus un regret
24:16sur les réflexions,
24:18les discussions
24:18qu'on est obligés d'avoir
24:19à cause de gens
24:20qui, encore une fois,
24:21sont vraiment très minoritaires.
24:22Écoutez,
24:23dans la situation
24:23dans laquelle il est,
24:24il a raison.
24:24Je crois qu'il est maire
24:25depuis 2014,
24:25David Hussnard.
24:26Il a été réélu
24:26triomphalement en 2020.
24:29C'est pour ce genre de raison
24:30parce qu'en fait,
24:30c'est insupportable.
24:32Moi, la question des capsules,
24:33je l'ai découvert très récemment,
24:34je crois que c'était
24:35pendant la Coupe du Monde 2022.
24:36Il y avait des soirées
24:37sur les Champs-Elysées
24:38quand la France
24:38battait un de ses adversaires
24:40et j'ai découvert
24:41ces amoncellements
24:42de capsules au sol
24:44et je me suis dit
24:44à ce moment-là,
24:44j'ai compris.
24:45Puis en plus,
24:45après,
24:45ça se jette
24:46sur les policiers,
24:47etc.
24:47Bref,
24:48dans la place
24:49de l'élu local
24:49et toutes les mesures
24:50que vous avez citées
24:51sont des mesures
24:52de bon sens
24:52qui sont validées
24:53par une immense partie
24:53de la population.
24:54Il a raison,
24:55il a raison de montrer l'exemple
24:56et je pense que
24:57les élus locaux
24:58doivent s'inspirer de ça.
24:59Ça ne souffre pas
25:00beaucoup de débats
25:00en réalité.
25:01Et on va marquer une pause,
25:03on va se retrouver
25:03dans quelques instants
25:04avec mes invités
25:05et on parlera notamment
25:06de l'interview
25:08de Gérald Darmanin
25:09à nos confrères du JDD.
25:11On vous dira
25:11tout ce qu'il y a dedans,
25:12les idées,
25:12les mesures,
25:13pensent-ils ou pas
25:14à 2027 ?
25:15La réponse juste après la pause.
25:21De retour pour la deuxième partie
25:22de l'heure des proches.
25:23Je vous lisais,
25:24on va parler donc
25:24de cette interview
25:25à retrouver demain
25:27dans le journal du dimanche,
25:28une interview de Gérald Darmanin.
25:30Ça tombe bien,
25:30j'ai deux confrères
25:31du journal du dimanche.
25:32D'abord,
25:32un mot chacun
25:33sur l'esprit de l'interview,
25:35les grands points
25:35de cette interview.
25:36Geoffroy ?
25:37Jules ?
25:37Je commence, ok.
25:39Tout à l'heure,
25:39Jules racontait
25:40que Bruno Retailleau
25:41et Gérald Darmanin,
25:42quand ils ont pris
25:42leur fonction actuelle,
25:44ont tout de suite compris
25:44qu'ils ne pourraient rien faire
25:45sur le plan législatif
25:46et qu'ils ont concentré
25:47tous leurs efforts
25:48sur le réglementaire
25:49qui est de leur ressort,
25:50sur lequel ils peuvent agir
25:52directement.
25:54Et moi,
25:54à l'époque,
25:57un des deux,
25:57et notamment le 28 décembre
25:59avec Gérald Darmanin.
26:00C'était en pleine vacances
26:01de Noël,
26:01il était à la place Vendôme
26:02depuis cinq jours,
26:05personne ne travaillait.
26:06Et je me souviens
26:07qu'on était allé
26:07avec Antonin André,
26:08mon confrère,
26:09et on lui avait dit
26:10comment vous allez faire,
26:11comment vous allez changer
26:12les choses
26:12depuis la place Vendôme
26:13où vous êtes
26:14avec une majorité inexistante,
26:15avec François Bayrou
26:16qui est arrivé
26:17dans un contexte un peu...
26:18Et il avait expliqué
26:19exactement ça.
26:20C'est-à-dire qu'en fait,
26:20l'interview de demain
26:21est déjà dans le Gérald Darmanin
26:23du 28 décembre dernier
26:24où il explique
26:25qu'il a déjà identifié
26:26la construction de prison rapide,
26:28l'isolement des narcotrafiquants,
26:29ce genre de choses.
26:30Et il vous dit...
26:31Il y a une autre partie,
26:32Jules va en parler je pense,
26:33mais c'est sur les deals
26:34avec les pays,
26:35notamment la Roumanie.
26:36Moi j'ai découvert des choses
26:37dans cette interview
26:37absolument passionnante.
26:39Et il dit
26:39on peut faire des choses
26:40et d'ailleurs je vais vous le démontrer.
26:42Donc là on est un peu plus
26:42de six mois après.
26:43C'est évidemment pas
26:44le renversement
26:45que les Français attendent.
26:46C'est évidemment pas
26:47une révolution.
26:48Mais en attendant,
26:49il se passe quelque chose
26:49sur le plan de la justice
26:50et en plus on a des ministres
26:51qui sont alignés.
26:52Oui et puis Jules,
26:52effectivement on voit
26:53que Gérald Darmanin,
26:54pas plus que Bruno Rotaio,
26:55n'a les mains libres
26:55pour tout faire.
26:56En revanche,
26:57comme vous le disiez,
26:57il a bien identifié
26:58les leviers qu'il avait
26:59à sa disposition
26:59et n'hésite pas
27:00à les activer
27:01et à marteler ce qu'il fait.
27:02La première question
27:03qu'on lui a posée,
27:04c'est est-ce que
27:04ce que vous allez proposer
27:05dans les prochaines semaines
27:06et les prochains mois,
27:07ce n'est finalement pas
27:08une rupture politique
27:09avec la politique pénale
27:10macroniste depuis huit ans.
27:12Gérald Darmanin,
27:13je pense que les gens
27:13le connaissent,
27:14ce n'est pas tout à fait
27:15du même acabit
27:15que Nicole Belloubet,
27:16ce n'est pas tout à fait
27:17du même acabit
27:17que Eric Dupont-Moretti
27:18et encore moins
27:19que de Didier Migaud.
27:21Et donc là,
27:21ce qu'il propose,
27:22c'est quasiment,
27:23et je le mets dans sa bouche,
27:24une révolution pénale,
27:25c'est-à-dire qu'il va
27:26remettre tous les tabous
27:28au centre de la table.
27:29On va avoir une remise
27:31en cause du sursis automatique,
27:32on a beaucoup d'affaires
27:33que l'on commente ici ou là
27:35sur les plateaux
27:35avec des personnes
27:36qui ont une dizaine
27:38de condamnations
27:39avec sursis
27:39mais qui ne sont jamais
27:40en prison.
27:40Gérald Darmanin le promet,
27:42ça, c'est terminé.
27:43Il va également activer,
27:45vous savez,
27:46les courtes peines,
27:46là aussi.
27:47Il va revenir en fait
27:48sur la loi du 23 mai 2019
27:49de Nicole Belloubet
27:50qui interdisait les courtes peines
27:51quand il y avait
27:52une peine de moins d'un an.
27:54Ça, c'est terminé.
27:55Aujourd'hui,
27:55à partir de la rentrée,
27:56si le texte est adopté
27:57par le Deux Chambres,
27:58vous aurez une peine
27:59de prison de trois semaines.
28:00Vous faites trois semaines
28:00en prison.
28:02Il change également une chose,
28:03le juge d'application
28:03des peines ne pourra pas
28:04modifier la peine
28:06avant la mise en détention.
28:08C'est-à-dire qu'il y aura
28:10des peines qui seront effectives.
28:12On ne pourra plus,
28:12par exemple,
28:13aménager les peines
28:14de certains OQTF,
28:17détenus étrangers
28:17qui représentent 25%
28:18de la population carcérale
28:20et qu'on aménage.
28:23Il faut quand même rappeler
28:23que ça, c'est quand même
28:24une dinguerie absolue.
28:25L'aménagement de peines,
28:26c'est pour favoriser
28:27la réinsertion.
28:28Un étranger sous OQTF,
28:31je ne suis pas tout à fait sûr
28:32qu'il faille absolument
28:33le réinsérer.
28:34Il y a beaucoup de choses
28:35et puis on l'a questionné
28:36puisqu'on aime bien
28:37être aussi sur le temps long.
28:38La dernière interview
28:39qu'on avait faite,
28:40Gérald Darmanin,
28:41il avait levé,
28:41vous vous souvenez,
28:42ce tabou des détenus étrangers.
28:44On lui avait demandé
28:44justement s'il ne fallait pas
28:47enfin,
28:48avec la surpopulation carcérale
28:49qu'on a,
28:4985 000 prisonniers
28:52au 1er juillet
28:53et 62 000 places,
28:55expulser les détenus étrangers.
28:58Il vous dit
28:58que ça a commencé.
29:00Alors,
29:00c'est quelques dizaines,
29:01quelques centaines aujourd'hui.
29:02Ça ne représente
29:02pas non plus
29:04la majorité
29:05des détenus étrangers.
29:07mais il nous dit
29:07en effet qu'il y a
29:08des relations bilatérales,
29:09qu'il a avancé
29:10sur les dossiers
29:11notamment de location
29:12de prison,
29:13de place de prison
29:14à l'étranger
29:14comme le fait par exemple
29:15le Danemark
29:15ou comme le fait l'Italie
29:17également.
29:18Et voilà,
29:19il y a des avancées
29:20qui sont extrêmement concrètes
29:21et en effet,
29:22il ne se contente pas seulement
29:23de la voie réglementaire
29:24donc,
29:24mais également de la voie légale.
29:25Oui,
29:25on va regarder...
29:26Je voulais juste ajouter
29:27sur les prisons.
29:27Oui,
29:28on va regarder justement
29:28dans le détail
29:29toutes les mesures.
29:30Alors,
29:30faisons mesure après mesure.
29:31D'abord,
29:32dans l'état d'esprit
29:32de ce nouveau texte,
29:34cette fameuse révolution pénale,
29:35ce que je veux,
29:36c'est une justice plus rapide,
29:37plus lisible
29:37et surtout plus certaine.
29:38Quand la peine tombe,
29:39elle doit être exécutée
29:40telle qu'elle a été prononcée.
29:42Il mise aussi beaucoup
29:43sur son bon sens provincial,
29:45dit-il Sarah Salman.
29:46En fait,
29:46ce bon sens provincial
29:47qui est le bon sens
29:48de tous les Français
29:48parce que là,
29:49ce qu'il dit quand même,
29:49c'est une révolution aujourd'hui
29:50qu'on se dise une peine.
29:52Elle est exécutée
29:53mais en réalité,
29:53c'est vraiment une révolution
29:54parce que c'est plus effet.
29:55C'est incroyable.
29:55C'est-à-dire,
29:55une peine doit être exécutée
29:56et quand vous êtes en prison,
29:57vous n'avez pas votre téléphone
29:59et vous devez être enfermé
30:00et ne pas...
30:01En fait,
30:01c'est juste l'application
30:03des règles classiques.
30:05On en est au stade
30:06où on crée une prison
30:07en disant
30:08c'est une surprison
30:09alors qu'en réalité,
30:10c'est juste une prison normale.
30:11C'est ça moi
30:12qui me choque terriblement.
30:13C'est-à-dire que c'est une prison
30:13où vous dites
30:14vous devrez avoir
30:15des communications
30:20la piscine gonflable,
30:22le téléphone portable.
30:24Vous avez tout.
30:24Vous avez les massages du visage
30:26quand vous en avez besoin.
30:27Je caricature un peu.
30:28Eh bien, ça, c'est fini.
30:29Mais en réalité,
30:29ça ne devrait même pas avoir lieu.
30:31Donc en fait,
30:32il applique juste
30:33ce qui devrait être là partout.
30:35Donc cette surprison,
30:36pour moi,
30:36devrait se généraliser en réalité.
30:38On va revenir
30:38sur ce que vous disiez
30:39sur le sursis.
30:40Je veux revenir à l'esprit initial.
30:42Un sursis,
30:42c'est un seul avertissement
30:43comme un carton jaune au football.
30:45En cas de récidive,
30:46il est révoqué automatiquement
30:47et la personne va en prison.
30:48On en parlait tout à l'heure, Olivier.
30:49Vous donniez un exemple récent
30:50où la personne s'est dit
30:51je préfère la peine de prison
30:53avec sursis que les tiges
30:54parce que la peine de prison
30:55avec sursis,
30:55en fait,
30:55ce n'est pas une peine.
30:56C'est une seconde chance.
30:57C'est un deuxième tour
30:58de manège gratuit.
30:59Et c'est vrai que
30:59dans cette mesure-là,
31:01il y a autre chose
31:02qui est aussi extrêmement importante.
31:03C'est qu'on voit
31:03que les Français
31:04ont une défiance
31:05de plus en plus importante
31:06vis-à-vis de la justice.
31:07Notamment parce que
31:08je pense que
31:08le vocabulaire de la justice
31:10et le vocabulaire des Français
31:11n'est plus le même.
31:12Parce que quand on dit
31:13perpétuité,
31:14pour les Français,
31:15c'est-à-dire perpétuité,
31:16ce n'est pas le cas.
31:17Quand on dit prison
31:17avec sursis
31:18ou même prison ferme,
31:19on s'aperçoit que
31:20dans bien des cas,
31:21en réalité,
31:22il y a des aménagements
31:23et donc il n'y a pas
31:23de prison ferme à la fin.
31:25Si on veut rétablir
31:26la confiance
31:27entre les Français
31:28et la justice,
31:28il faut aussi
31:29que les mots soient les mêmes.
31:30Et donc quand il dit
31:31le sursis,
31:32c'est un seul avertissement
31:33et après c'est la prison,
31:34au moins ça,
31:35c'est compréhensible.
31:36Et je pense que
31:37ce qui est intéressant aussi
31:38dans ce que vous avez dit,
31:39c'est qu'on voit
31:40que c'est la fin
31:41du en même temps.
31:43Là, on a l'impression
31:44que cette révolution-là,
31:46c'est le retour.
31:47C'est quand même
31:47un coup de stylo
31:48sur tout ce qui a été fait avant
31:49et pendant très longtemps,
31:51on a cru que l'équilibre,
31:52c'était d'avoir
31:53un ministre de l'Intérieur
31:54de droite
31:54et un ministre de la Justice
31:56de gauche finalement.
31:57Ça, c'est l'inertie.
31:58Ça a été l'inertie
31:59et aujourd'hui,
32:00on a enfin
32:01quelque chose
32:02qui est aligné
32:02et on voit un peu
32:03la différence,
32:03même si on n'a pas
32:04les moyens politiques
32:05qu'on espère,
32:06il y a quand même
32:06des choses qui bougent.
32:07Et sur les courtes peines,
32:08même logique
32:09pour les courtes peines,
32:10dit le ministre de la Justice,
32:10leur aménagement automatique
32:11a en fait aggravé
32:12la surpopulation carcérale.
32:14Désormais,
32:15une peine de prison
32:15même de trois semaines
32:16sera réellement appliquée.
32:18Le but, évidemment,
32:19à Geoffroy Lejeune,
32:19c'est d'éviter l'impunité
32:21parce qu'aujourd'hui,
32:21même les délinquants
32:22savent calculer à peu près
32:23en fonction du quantum de peine
32:24qu'ils récupèrent,
32:25ce qu'ils vont vraiment faire
32:26à la fin
32:26et donc surtout
32:27ce qu'ils ne feront pas.
32:28Moi, ce qui me fait
32:29un peu sursauter
32:31en lisant cette interview,
32:32c'est qu'en fait,
32:34un ministre de la Justice
32:35n'a jamais dit ça.
32:37Non, mais c'est pour ça
32:37qu'on rigole
32:38en tant que c'est une révolution
32:39d'un coup aujourd'hui.
32:40Ça fait quand même
32:40des décennies
32:41qu'on entend même
32:41exactement l'inverse,
32:42en tout cas que l'inverse est fait.
32:43C'est-à-dire que
32:43le fameux couple
32:44intérieur-justice
32:45qu'on connaît,
32:46qu'on commande
32:47quand on est en ex-politique
32:48depuis maintenant 30 ans,
32:49ça a toujours été fait
32:50pour que le ministre de l'Intérieur
32:51vienne consoler les victimes
32:53de l'action ou de l'inaction
32:54du ministre de la Justice.
32:55Le détricotage généralisé
32:56de toutes ces mesures de bon sens,
32:58le fait qu'on soit dans
32:59cette situation
32:59complètement kafkaï,
33:00ubuesque pour être plus précis
33:02et que la politique
33:05du ministre de l'Intérieur
33:06n'ait été en fait que
33:07très souvent d'ailleurs
33:08limitée dans son action
33:09par le fait qu'on avait
33:10une politique pénale
33:11qui ne servait à rien.
33:12Tous les policiers
33:12que vous interrogez
33:13sur ce plateau,
33:13qu'on en entend,
33:14avec qui on discute,
33:15vous disent tous
33:15nous on n'a pas de problème
33:16avec notre boulot
33:17mais par contre la justice
33:17ne suit jamais.
33:19Donc on vit dans cette folie absolue.
33:20Il y a une question d'ailleurs
33:21qui concerne ce tandem
33:22d'Armanin-Retailleau.
33:25Nous au moment où on fait
33:26ce fameux rendez-vous
33:27dont je vous parlais tout à l'heure
33:28avec les deux à quelques jours d'écart,
33:30ils font la une de Libération,
33:31ils se font attaquer par Libération.
33:33Deux flics à Miami.
33:33Voilà.
33:34Deux flics à Miami.
33:35Pour Libération,
33:36c'est épouvantable d'imaginer
33:37tout à coup qu'ils vont être alignés
33:38sur exactement ce que Jules
33:39vient de raconter.
33:40C'est-à-dire quelque chose
33:41de bon sens souhaité
33:41par les Français
33:42et qui va peut-être enfin
33:43advenir en effet
33:44en balayant,
33:45en tournant la page du macronisme
33:46qui pour le coup
33:46a choisi de faire cohabiter
33:48encore il y a quelques mois
33:49Bruno Retailleau
33:50et Didier Migaud.
33:51Et juste une toute petite précision
33:53parce que je sais que vous avez
33:54beaucoup de choses
33:54à développer Elodie.
33:56Pour la première fois
33:57depuis très longtemps,
33:58on a un syndicat de policiers
33:59cette semaine,
34:00Alliance Police Nationale,
34:01qui a fait un communiqué
34:02pour saluer le projet de loi
34:04du ministre de la Justice.
34:05Je ne sais pas si vous imaginez,
34:06là aussi on est sur une révolution.
34:08Une autre mesure,
34:09parce que vous avez raison,
34:09cette interview est très riche
34:10et je rappelle que vous la retrouverez
34:11demain évidemment.
34:14C'était pas simplement
34:14un compliment que je vous ai...
34:16Rassurez-vous,
34:16sur les peines minimales,
34:17je propose des peines minimales.
34:18Il rappelle qu'il y a un maximal
34:19dans le code pénal
34:20dès le premier acte
34:20pour les atteintes
34:21à l'autorité,
34:22policiers,
34:24sapeurs-pompiers,
34:24médecins,
34:25pas besoin d'attendre
34:25une récidive
34:26quand on s'attaque aux policiers.
34:27Il faut une réponse claire
34:28et immédiate,
34:29sinon on alimente l'impunité,
34:30la justice doit réagir vite.
34:31Ça c'est aussi quelque chose
34:32qui a été beaucoup demandé
34:34par une partie
34:35de la classe politique.
34:36C'est tout à fait
34:36des peines planchées.
34:38Parce que c'est vrai
34:38quand vous ouvrez un code pénal,
34:41vous regardez la peine,
34:41vous dites ça c'est beaucoup quand même.
34:42Vous voyez par exemple
34:43trois ans d'emprisonnement,
34:4445 000 euros d'amende,
34:45c'est le maximum
34:46et c'est ce qu'il dit.
34:47En réalité,
34:48aller dans un tribunal,
34:49le maximum n'est quasiment
34:50jamais appliqué.
34:51Quand je dis quasiment,
34:52c'est vraiment pour prendre
34:52la précaution d'usage.
34:53Donc mettre les peines planchées,
34:54c'est bien,
34:55ça avait déjà été fait,
34:56mais dans la pratique,
34:57les magistrats avaient détricoté cela
34:59et ne les appliquaient pas.
34:59Donc là,
35:00il faut quand même
35:00que ce soit contraignant
35:01et qu'effectivement,
35:02il y ait des peines planchées,
35:03ça me semble,
35:03c'est du bon sens.
35:05Je ne sais pas comment
35:05Gérald Darmanin
35:06fait ses projets de loi,
35:08comment il réfléchit
35:09à ses propositions.
35:10Moi, si j'étais lui,
35:11je regarderais les sondages CSA
35:12qu'on fait pour CNews Européens
35:13et les GDD chaque semaine.
35:15En l'occurrence,
35:16pour les peines planchées,
35:16c'est 87% des Français
35:18qui y sont favorables.
35:19Pour les peines minimales,
35:20parce que ce n'est pas
35:21tout à fait la même chose,
35:21ils sont 82%.
35:23Pour le fait de protéger
35:24nos policiers,
35:25c'est 90%.
35:26Donc voilà,
35:27toutes les mesures,
35:27toute la batterie de mesures,
35:28il y en a 10
35:29dans ce projet de loi.
35:32Il a l'opinion
35:33en effet avec lui
35:34et surtout,
35:34il prend l'opinion publique
35:35à témoin
35:36parce qu'a priori,
35:37François Bayrou aimerait
35:38un petit peu temporiser,
35:39vous savez,
35:39sur cette question.
35:42à l'agenda parlementaire
35:43mais Gérald Darmanin
35:45espère qu'il y ait
35:46au moins une des deux chambres
35:47qui le vote
35:47avant la fin de l'année
35:48et c'est un projet de loi
35:49qui fait extrêmement consensus
35:51mais de manière très large
35:52auprès des Français.
35:53Donc on ne comprendrait pas
35:54que François Bayrou
35:55qui cherche quelques points
35:56de popularité en ce moment
35:58ne dise pas oui
35:59et ne donne pas sa faveur
36:00à un projet de loi
36:01qui fait tellement consensus.
36:03Et puis Olivier Vial,
36:03c'est vrai que sur les mesures,
36:04d'abord on voit
36:05qu'il y a un nombre de mesures
36:06qui est limité.
36:07Parfois on a un projet de loi
36:08quand on le reçoit,
36:09on n'arrive même pas à tout lire
36:11où parfois c'est très éloigné
36:12les préoccupations des Français
36:14ou beaucoup trop du charabia
36:16ou c'est-à-dire qu'on a un ministre
36:17qui nous fait une interview
36:17pour son projet de loi
36:18et personne n'a rien compris.
36:19Là on voit que c'est du bon sens,
36:21c'est des mesures efficaces
36:22et très intelligibles
36:23pour les Français.
36:23C'est-à-dire que ce n'est pas compliqué
36:24de comprendre ce qu'il veut faire
36:25Gérald Darmanin.
36:25Oui mais je pense qu'effectivement
36:26c'est cette logique
36:27de rendre les choses
36:28un peu plus transparentes,
36:30un peu plus concrètes
36:32pour justement que la justice
36:33soit plus efficace
36:34mais surtout qu'elle soit mieux comprise
36:35parce que je pense qu'aujourd'hui
36:38on est vraiment à ce moment-là
36:39où dans l'opinion
36:40on voit bien que
36:40si la défiance continue
36:43il y a un risque
36:44que dans certains cas
36:45si les Français continuent
36:47à croire que la justice
36:48est forcément laxiste
36:49qu'on se fasse justice soi-même.
36:51Donc c'est un vrai risque
36:52et là au moins
36:53ce projet de loi
36:53il a le mérite
36:54effectivement d'un peu
36:55de clarté.
36:56Maintenant c'est aussi
36:57vous l'avez dit
36:58c'est aussi un moyen
36:59peut-être de prendre
37:00tout le monde à témoin
37:02parce que si des partis politiques
37:05s'opposent à cela
37:06parce que même la gauche
37:07est très majoritairement
37:09en faveur de ces mesures-là.
37:10Donc malheureusement
37:11les électeurs
37:12mais effectivement
37:13c'est là où il y aura
37:14pour les députés
37:16et les parlementaires de gauche
37:17à s'expliquer
37:18vis-à-vis de leur électorat
37:19s'ils s'opposent
37:20de façon très idéologique
37:21à ces questions.
37:21Il y a le syndicat de la magistrature
37:22qui va beaucoup s'opposer aussi
37:24et là c'est purement idéologique.
37:25Oui effectivement
37:26et on l'a vu
37:26on en parlera sur Vendin-le-Vieil
37:28notamment à quel point
37:29ils se sont montés au créneau.
37:31Deux autres points
37:31dans cette interview
37:32d'abord sur l'étudiante Gazaoui
37:34ils disent aussi
37:36l'apologie du terrorisme
37:37est inacceptable à fortiori.
37:38Quand on bénéficie
37:39de la générosité de la République
37:41cette personne n'étant pas française
37:42il me semble évident
37:43qu'elle doit quitter le territoire.
37:45Il ajoute un peu plus loin
37:45que la main de la France
37:47ne doit pas trembler.
37:49On voit Geoffroy Lejeune
37:49qui le met un petit peu
37:50une petite pression.
37:52Il est très clair
37:52dans ce qu'il dit
37:53alors que Jean-Noël Barraud
37:54lui a dit
37:54on n'en fera pas venir d'autres
37:56en revanche
37:56on ne sait pas trop
37:57ce qu'il compte faire
37:58de Noura Tala
37:58qui est déjà sur le territoire.
37:59Et là on est sur un des rares points
38:00de l'interview
38:01où ce n'est pas lui
38:01qui a la main réellement.
38:02Ce n'est pas lui
38:02qui va décider
38:03si elle devait être expulsée.
38:05Si par hasard
38:06elle devait être expulsée
38:07ce n'est pas lui
38:07qui s'occuperait du dossier.
38:08Il y a une chose
38:09qui en vous écoutant
38:10me frappe aussi
38:12c'est que
38:12souvenons-nous quand même
38:13de la dernière fois
38:14que Gérard Darmanin
38:14a mené un projet de loi
38:15qui avait pris du temps
38:17de la discussion etc.
38:18C'était le projet de loi
38:19et l'immigration.
38:20Comment ça s'est terminé ?
38:21Parce qu'à l'époque
38:22il y avait un consensus
38:23dont l'opinion
38:23il y avait plutôt même
38:25une tendance à dire
38:25ça n'allait pas assez loin
38:26mais ça permettait
38:26certaines choses
38:27et c'était plutôt mieux que rien.
38:29Ça a été
38:30un bazar politique
38:32dont on se souvient tous
38:33avec Marine Le Pen
38:35qui finit par soutenir le texte
38:37et ensuite
38:37ce projet de loi
38:38aujourd'hui
38:39ne s'applique pas intégralement
38:40parce qu'il a été censuré
38:41en très grande partie
38:41par le Conseil constitutionnel.
38:43Et ça c'est une autre
38:43parce qu'on a salué
38:45la volonté politique
38:45de Gérard Darmanin
38:46j'ai aucun problème avec ça.
38:48Les résultats qu'il obtient
38:49avec peu de moyens
38:50je n'ai aucun problème non plus.
38:51En revanche
38:52il y a quelque chose
38:52contre lequel il ne peut rien
38:53pour l'instant
38:54c'est la censure administrative
38:57la censure des tribunaux administratifs
38:58Vendard Le Vieil
38:59c'est un peu ça le sujet
39:00c'est-à-dire qu'il a gagné
39:01et parce qu'il a de l'expérience
39:02il a fait 4 ans et demi à Beauvau
39:04avant d'arriver au ministère de la Justice
39:05donc j'imagine qu'il fait attention
39:06à la manière d'antificiel
39:07ses décisions
39:08et il est passé entre les gouttes
39:10sur ce sujet-là
39:10mais vous avez quand même un tribunal
39:11qui à un moment donné
39:12pourrait décider
39:13en tout cas
39:13se voit poser la question
39:15de libérer quelqu'un
39:16qui n'a rien d'autre à faire
39:17que dans une prison ultra sécurisée.
39:19C'est pareil pour le projet de loi SURE
39:20c'est-à-dire que moi
39:21je suis 100% d'accord avec tout
39:23je pense que les Français
39:24vont être très majoritairement d'accord
39:25et on verra ce que dira
39:26le Conseil Constit
39:27à partir de ça
39:28parce que vous pouvez être certain
39:29que ce n'est pas le bon sens
39:30qui gouverne.
39:31Non ça on l'a bien vu
39:31malheureusement sur certains textes
39:33un dernier mot avec vous
39:34Jules Torres sur 2027
39:36il dit qu'il se prépare
39:36personne n'en doute
39:37on rappelle qu'il y aura
39:38la rentrée de Gérald Darmanin
39:40à Tourcoing
39:41qu'il a son mouvement populaire
39:43qu'il fait des dîners
39:44qu'il organise des réflexions
39:45il avance petit à petit
39:46c'est qu'il regarde
39:47C'est une des surprises honnêtement
39:49je vous le dis
39:49de l'interview
39:50que j'ai menée avec Victor Isaacan
39:52on lui demande
39:53vous tracez votre mouvement
39:55vous tracez votre voix
39:56vous affichez une certaine singularité
39:58il vous dit
39:59moi je suis un gueuliste social
40:00je ne me retrouve pas vraiment
40:02dans l'offre politique
40:03qu'on a actuellement
40:04même s'il est proche d'Edouard Philippe
40:05même si Bruno Rotailleau
40:07il y a une relation avec
40:08mais quand on lui dit
40:09est-ce que vous préparez à 2027
40:10c'est très simple
40:11il vous répond oui
40:12il n'y a pas de tabou
40:13là aussi c'est extrêmement clair
40:16comme je crois
40:16on va avoir la plupart des réponses
40:17dans cette interview
40:19donc évidemment qu'il aura
40:20sa part à jouer
40:21et surtout
40:22on voit bien que
40:23en seulement 6 mois
40:24au ministère de la justice
40:26il commence quand même
40:27à y avoir quelques résultats
40:28ce qu'on voit avec la prison
40:29de Vandale-Vieille
40:30est extrêmement intéressant
40:31on a dévoilé
40:32ce matin sur CNews
40:34le profil
40:34des détenus
40:37c'est évidemment
40:38des personnes très dangereuses
40:39donc là aussi
40:39ça permet de couper
40:41le narcotrafic
40:41on voit bien que l'administration
40:42il est quand même en train
40:43de la faire bouger
40:44et je pense que le ministère
40:45de la justice avec le Quai d'Orsay
40:47doit être l'une des administrations
40:48les plus dures
40:49à faire bouger
40:51donc voilà
40:51il y a aussi
40:52des vrais sujets
40:53et ce que Gérald Darmanin dit
40:54c'est qu'il va se passer des choses
40:56d'ici 2027
40:57mais que 2027 finalement
40:58se joue maintenant
40:59et que les français
41:00jugeront 2027
41:01à l'aune de ceux
41:02qui ont agi
41:03en 2025
41:03et en 2026
41:04et c'est évidemment
41:05tout ce qu'il veut faire
41:05avec ce projet de loi
41:06et bien on va parler
41:07justement avec vous
41:08de Vandale-Vieille
41:08parce que vous l'avez dit
41:09ce sont 7 nouveaux détenus
41:10qui sont arrivés
41:11et vous vous êtes procuré
41:12leurs fiches signalétiques
41:13et du coup ça permet
41:14un peu aussi
41:15pour nos téléspectateurs
41:16de mieux comprendre
41:17qui dans le détail
41:18a été transféré à Vandale-Vieille
41:19Bon j'espère que vous êtes prêts
41:20ils sont tous âgés
41:21de 23 à 41 ans
41:23ils sont tous
41:24soit tueurs
41:25chefs de clan
41:25ou logisticiens du trafic
41:27donc il y a 7 détenus
41:29qui ont été transférés
41:30hier matin
41:30à la prison
41:31de Vandale-Vieille
41:32donc parmi les venus
41:34Mamadou C
41:3523 ans
41:35cambrioleur violent
41:36devenu organisateur de coups
41:38depuis sa cellule
41:40il y a également
41:41Amadou S
41:4333 ans
41:43qui est accusé lui
41:44de meurtre et de détention
41:45d'armes dans le nord
41:47et d'être un grand
41:48chef de gang
41:49dans le nord
41:50il y a également
41:51Sofiane B
41:52et Moussade
41:52qui eux
41:53évoluent
41:54au niveau international
41:55qui ont blanchi de l'argent
41:58qui ont
41:58dans les saisies
41:59chez eux
42:00on a récolté
42:02les policiers ont récolté
42:03du matériel de guerre
42:04du matériel d'explosif
42:05et ils avaient pour projet
42:06de mener un projet
42:08d'attaque de fourgon
42:09et quand on sait ce qui s'est passé
42:10l'an dernier
42:10à Uncarville
42:12avec la mort
42:12de deux agents pénitentiaires
42:14on voit bien
42:14que ces deux personnes
42:15sont très dangereuses
42:17il y a aussi Kamel M
42:18qui est chef de clan
42:19à Marseille
42:20Sébastien R. Carantan
42:21qui continuait lui
42:22de gérer ces trafics
42:24depuis la détention
42:25donc on voit bien
42:26que ce sont des personnes
42:27qui sont extrêmement dangereuses
42:29et qui
42:29et c'est ce que disait
42:30Gérald Darmanin
42:31c'est qu'aujourd'hui
42:32quand on gère
42:33le trafic de drogue
42:33il y a deux endroits
42:34soit on est à l'étranger
42:35dans des pays comme le Maghreb
42:37dans des pays comme la Thaïlande
42:38où il n'y a pas d'extradition
42:39dans des pays comme
42:39les Émirats Arabes Unis
42:40Dubaï
42:41soit vous êtes en prison
42:43et c'était le cas de Mohamed Amra
42:44c'est le cas d'un certain nombre
42:45et on le voit
42:45ces sept personnes
42:46participaient
42:47au narcotrafic
42:48et à la criminalité organisée
42:50donc évidemment
42:51qu'aujourd'hui
42:51avec des conditions
42:52beaucoup plus strictes
42:53des communications
42:53complètement fermées
42:55et seulement une heure
42:56de sortie par jour
42:57et bien on arrive
42:58et on va arriver
42:59à les neutraliser
43:00C'est vrai que Sarah Salman
43:00on en a beaucoup parlé
43:01vous et moi d'ailleurs
43:02sur ces plateaux
43:03où parfois on voit
43:04le syndicat
43:04la magistrature
43:05notamment vous l'avez dit
43:06certains avocats
43:07qui montent au créneau
43:08en se disant
43:08mon client
43:09on n'est pas vraiment sûr
43:10du type de profil
43:11il ne faut pas l'envoyer
43:12à Vendin
43:12quand on voit dans le détail
43:14les profils
43:14nous en tout cas
43:15on n'a aucun doute
43:15qu'il y a un lien
43:16avec la criminalité organisée
43:17avec le narcotrafic
43:18à savoir à quelle peine
43:19ils ont été condamnés
43:20je ne sais pas si vous l'avez
43:21on n'a pas l'essentiel des peines
43:23mais par exemple
43:24ce que dit Gérald de Darmanin
43:25c'est qu'il y en a beaucoup
43:25qui sont en détention provisoire
43:26d'ailleurs là dans les noms
43:28il y en a
43:29Mamadoucet par exemple
43:30il est actuellement
43:30en détention provisoire
43:32mais vous connaissez
43:34ma chère Sarah
43:35la lenteur de la justice
43:37qui parfois
43:38n'est pas si lente
43:41pour certaines affaires
43:42mais là en l'occurrence
43:43il n'y a pas de temps
43:44il n'y a pas de timing
43:45ces gens sont dangereux
43:46on les met avant dans le vieil
43:47sans aucun problème
43:47présumé innocent
43:48si en détention provisoire
43:49n'est pas à juger définitivement
43:51néanmoins
43:52mais le but c'est de les mettre
43:53et on le sait
43:54sur sa urgence
43:54qu'on disait tout à l'heure
43:55enfin hors d'état de venir
43:56parce que tous les profils
43:56ont un point commun
43:57c'est que depuis leur prison
43:58ils arrivent
43:59soit à continuer
44:00à gérer leur business
44:01au pire d'ailleurs
44:01à commanditer
44:02des règlements de comptes
44:03ils le font fructifier
44:03et c'est là où
44:04quand mes confrères
44:05attaquent monsieur Darmanin
44:07devant la cour de justice
44:07de la république
44:08je pense que
44:08vous savez la dernière fois
44:09je me demandais
44:10quel était le préjudice
44:11en fait le préjudice
44:11c'est la perte du chiffre d'affaires
44:12je pense que c'est ça
44:14c'est pas dur à faire valoir
44:14dans la CGR
44:15évidemment je suis cynique
44:16quand je dis cela
44:17mais en réalité
44:17pour eux
44:18c'était un réel business
44:19de travailler
44:20à l'intérieur de la prison
44:21parce que vous commanditez
44:22des trafics
44:23du narcotrafic
44:25et là
44:26en fait ils vont devoir rester
44:28sans portable
44:30donc le problème est là
44:30comme on le disait
44:31enfin pour eux
44:32oui pour eux évidemment
44:33on avait bien compris
44:33ne vous inquiétez pas
44:34comme on disait tout à l'heure
44:35avec Sarah
44:35c'est une nouvelle idée révolutionnaire
44:37qui est d'avoir une prison
44:38qui soit une prison
44:39on en est là
44:41c'est toujours ça
44:41effectivement la seule chose
44:43qu'on supprime
44:44c'est que c'est une prison
44:45qui n'est plus un business center
44:46parce qu'effectivement
44:47pendant très longtemps
44:48pour une partie
44:49des narcotrafiquants
44:50notamment le narcotrafiquant
44:51dans les quartiers
44:52c'est dangereux
44:52le seul endroit
44:53où on peut faire du narcotrafic
44:55prendre des
44:55commandités
44:57des attaques
44:57etc
44:58en toute sécurité
44:59c'est quand on est en cellule
45:00en fait
45:00parce qu'on pouvait gérer ça
45:01à distance
45:02avec une sorte de travail à distance
45:03en étant
45:04en ayant la protection
45:05voire en équipe
45:06en ayant la protection
45:07justement des agents pénitenciers
45:11alors que si on fait ça
45:12dans le quartier
45:13on peut avoir un grand concurrent
45:14qui vient
45:14vous faire la peau
45:16et donc ça effectivement
45:17c'est fini
45:18on peut vous faire la peau
45:20parfois en prison
45:20ça arrive
45:21mais effectivement
45:22c'est quand même
45:23moins dangereux
45:25que quand on est
45:25dans le quartier
45:26par contre
45:27là effectivement
45:28c'est fini
45:28et la seule chose
45:29dramatique
45:30c'est qu'ils n'ont plus le droit
45:31d'avoir 3-4 téléphones portables
45:33qui normalement
45:34étaient totalement interdits
45:35mais
45:35Mme Ray
45:36il en avait plusieurs
45:36c'était insonorisé
45:37et même en étant insonorisé
45:41il a continué
45:42donc il y avait quand même
45:43un gros problème
45:44en fait on ne veut plus
45:45que les prisons soient des passoires
45:46et puis ça dit quand même une chose
45:48parce que sur les téléphones
45:49il y a ceux qui arrivent
45:51par les voies aériennes
45:52mais il y a aussi beaucoup
45:52de corruption
45:53qui est faite
45:54et ça effectivement
45:55on va voir
45:57ce qui se passe
45:57dans cette prison là
45:58mais je pense que
45:59la surveillance aussi
46:01de la lutte contre la corruption
46:02sera renforcée
46:03ce qui évitera beaucoup de choses
46:05les gardiens sont cagoulés
46:06dans cette prison
46:06Alors corruption
46:07parfois il y en a qui ont peur
46:08des représailles
46:09il ne faut pas l'oublier
46:09parce que l'autorité
46:12elle vient aussi des délinquants
46:13sur les agents pénitentiaires
46:15et s'ils n'obéissent pas
46:16pour certains
46:16ils peuvent aussi
46:17les attendre à la sortir
46:18Avec Geoffroy Lejeune
46:19notamment sur ces prisons
46:20et sur Vendin-le-Vieil
46:20de la même manière
46:21un soutien des français
46:22quand parfois
46:23vous allez sur les réseaux sociaux
46:24le soir
46:24vous arrivez quand même
46:25à voir des lives
46:25de personnes qui sont détenues
46:26qui font de la cuisine
46:29qui font de la station
46:29l'image que ça donne
46:30de la prison
46:31par exemple pour un jeune
46:32qui est dans un début
46:33de parcours de délinquance
46:34c'est sûr que ça ne discute pas
46:35ça ferait presque envie parfois
46:36c'est-à-dire qu'il y a plus
46:37d'ambiance dans ces prisons-là
46:39que dans la vie de ces jeunes
46:40malheureusement
46:40Et regardez
46:41qui ça a fait hurler en fait
46:42c'est très intéressant
46:43vous avez un parti politique
46:45qui a fait de
46:46de tout ce qui gravite
46:48autour de ces réseaux
46:49sa clientèle électorale
46:51donc qui défend
46:51sa clientèle électorale
46:52c'est à peu près normal
46:53en réalité
46:53la logique est parfaitement respectée
46:55vous avez
46:57les trafiquants
46:59leurs familles etc
47:00également qui sont un peu remontés
47:01parce que ça va leur changer la vie
47:02et vous avez
47:04les médias
47:05c'est très intéressant
47:05il y a une partie des médias
47:06qui trouvent que non
47:07c'est pas possible etc
47:08en allant chercher
47:08des argusies juridiques
47:10ou des vieux principes
47:12qu'on va exhumer tout à coup
47:13pour expliquer que quand même
47:14je prends l'exemple
47:15du risque d'erreur judiciaire
47:17parce que quand on parle
47:18de détention provisoire
47:18c'est des gens qui ne sont pas
47:19encore condamnés
47:19donc en effet présumés innocents
47:20moi présumés innocents
47:21ça me fait doucement marrer
47:22déjà c'est très très rare
47:24de se retrouver en détention provisoire
47:25quand on est complètement innocent
47:26je suis pour
47:27parce qu'on peut être totalement coupable
47:29là en l'occurrence
47:30on a été chopé avec des choses
47:31oui là le tableau de Jules
47:33si Mamadoucet est innocent
47:36je suis pour que la France
47:37lui demande pardon
47:37et qu'elle lui donne
47:38une énorme réparation
47:39vraiment
47:39je serais très à l'aise
47:40avec ce principe là
47:41je pense qu'on est très loin
47:42parce que ce que tout le monde
47:43a en tête
47:44ce que les belles âmes ont en tête
47:45c'est le Salvador
47:45c'est des cargaisons
47:48de vrais prisonniers
47:49et de quelques innocents
47:50qui se retrouvent en prison
47:51tout à coup
47:51et on se dit
47:52bon c'est pas hyper défendable
47:52je pense qu'en France
47:54on en est très très loin
47:55je pense qu'on va se rendre compte
47:56du jour où on va franchir la limite
47:57quand on aura un taux d'incarcération
47:59qui sera à 150%
48:00au-dessus de celui d'aujourd'hui
48:01pour l'instant
48:01il y a beaucoup beaucoup
48:02de coupables qui sont en liberté
48:03il y a peu d'innocents en prison
48:04et je ne suis pas du tout choqué
48:05par le fait que des gens
48:06fassent de la détention provisoire
48:07ça peut arriver
48:07et dans ces cas là
48:08il y a des systèmes de réparation
48:10qui sont prévus
48:11et l'erreur judiciaire
48:12pardon Sarah
48:13elle ne justifie pas
48:14qu'on baisse aujourd'hui
48:15l'intensité qu'on met
48:16dans la lutte contre le grafic de drogue
48:17tout ça pour vous dire
48:18donc il y a des médias
48:19qui ont été un peu outrés par ça
48:21et ensuite vous avez
48:23vous avez évidemment
48:24leurs avocats
48:25parce que ça fait partie du business
48:26et que c'est plutôt rémunérateur
48:28d'accepter de travailler
48:29avec des délinquants
48:30c'est juste faire son travail
48:31c'est un secteur comme un autre
48:32pour le coup
48:32chacun a le droit d'être défendu
48:33j'ai l'impression
48:34je pèse mes mots en fait
48:36chacun a le droit d'être défendu
48:37mais les gens qui ne défendent
48:39que des trafiquants
48:39acceptent d'être des parties
48:40prenantes du trafic
48:41parce qu'ils jouent un rôle
48:42essentiel là-dedans
48:42et s'ils ne défendent
48:43que des trafiquants
48:44c'est parce qu'il y a
48:48il vaut mieux faire que ça
48:49plutôt que d'être généraliste
48:50c'est bien ce que je dis Sarah
48:51et donc ils se sont spécialisés
48:52là-dedans
48:53et c'est beaucoup plus simple
48:54et ils acceptent aussi
48:55donc c'est antinomique
48:55si vous dites
48:56tout le monde a le droit
48:56d'être défendu
48:57mais certains font leur business
48:58ils font que ça
48:59donc il faudrait faire
48:59en prendre un de temps en temps
49:00alors ok mais je vais bien
49:01rentrer dans le détail en fait
49:02en une minute trente par contre
49:04non mais moins moins
49:05on est amis avec la famille
49:07payés en liquide
49:07on ferme les yeux
49:08sur des horreurs absolues
49:10j'appelle ça cautionner un trafic
49:12voilà
49:12donc moi je trouve
49:12qu'il y a des avocats
49:13qui se déshonorent
49:15vous savez très bien
49:15qu'ils existent
49:16tout le monde sait
49:17qu'ils existent
49:18et par ailleurs
49:18la spécialité de la procédure pénale
49:19en fait
49:19c'est devenu quelque chose
49:21qui est fait pour faire échouer
49:22les enquêtes
49:22donc du coup
49:23je ne respecte pas
49:24des gens qui sont spécialisés
49:25là-dedans
49:25pour faire sauter
49:26à cause d'un horaire de repas
49:28une procédure
49:28qui pourrait faire tomber
49:29un réseau
49:29voilà ce que je pense
49:30vous voulez dire un mot à Sarah
49:31pour répondre
49:32mais pardon
49:32on arrive au terme de l'émission
49:34je ne veux pas essentialiser
49:36mais c'est en partie
49:37ça peut être vrai
49:38voilà
49:38écoutez c'était le mot de la fin
49:40en tout cas
49:40merci à tous les quatre
49:41d'avoir été les invités
49:42de cette Heure des Pro 2
49:43je vous rappelle donc
49:44le JDD demain
49:46l'interview de Gérald Darmanin
49:48tout de suite
49:48vous retrouvez face à Onfray
49:49bonne soirée à tous
49:50sur CNews
Commentaires