00:00La menace russe, dans les hypothèses stratégiques des armées de la défense
00:04et du Quai d'Orsay et de tout le monde, elle existe.
00:09Pourquoi on en parle ? Parce que tout conflit en Europe va nous impliquer.
00:13On ne peut pas laisser les bras croisés.
00:15On a déjà des troupes en Roumanie, on a des troupes dans les États baltes
00:19et on ne pourrait pas être indifférent à quelque chose qui se passe
00:22même à 1000 kilomètres de nos frontières nationales.
00:26Donc là, on risque d'être engagé dans un conflit si Poutine continue.
00:31C'est pour ça qu'il faut bien écouter ce qu'il a écrit, bien lire ce qu'il a écrit
00:38et regarder quelles sont ses convictions.
00:40Ce que Trump n'a pas compris, c'est que Poutine veut l'Ukraine.
00:44Il veut casser l'OTAN, il veut casser l'Europe.
00:46Et la France fait partie des objectifs du monde soviétique
00:49et maintenant du monde dirigé par Poutine.
00:51Pourquoi ? Parce que c'est un pays indépendant et autonome
00:55dans ses décisions des États-Unis
00:57qui représentent l'ensemble du continent européen et américain.
01:01Donc voilà, c'est cet ensemble que j'essaie de résumer en 30 secondes
01:04que le chef d'état-major des armées a développé,
01:07bien sûr en cohérence avec les décisions du président de la République,
01:11mais qui était avec pour but d'alerter nos compatriotes
01:14sur le fait qu'il n'y aura pas de chars russes sur les Champs-Elysées.
01:17En revanche, si Poutine le laisse faire,
01:21il peut y avoir des soldats français en ondes dans des conflits en Europe centrale
01:25où les Américains auraient décidé de ne pas utiliser l'armement nucléaire.
01:29Et on sait très bien que les armements nucléaires américains
01:32qui sont déployés dans cinq pays d'Europe, c'est un pipeau absolu.
01:36Aucun chef d'État américain ne risque sera Washington pour Bratislava.
01:41Nous, on le dit aux alliés depuis 20 ans.
01:43Mais enfin maintenant, les gens ouvrent un petit peu les yeux
01:45et on est dans cette configuration.
01:48Je ne peux pas en dire plus, mais c'est la vérité.
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