00:00C'est Blake, tu vois, il faut plusieurs mois pour que l'info, elle entre par là et que ça connecte là-haut.
00:05Mais alors, comment expliquer ce qui vient de se passer ?
00:07Parce qu'en l'espace de quelques jours, elle a personnellement autorisé ses avocats
00:11à tenter de faire taire une poignée de jeunes femmes dont certaines victimes de violences dans le passé,
00:16d'autres activement engagées dans la défense des droits des femmes.
00:19Et Blake, elle fait ça, non pas parce qu'elles ont menti,
00:22non pas parce qu'elles ont menacé ou diffamé,
00:24mais parce qu'elles ont émis des doutes sur l'absence de preuve de Blake Lively.
00:28Mais c'est ce qu'on fait depuis le début, en fait, parce que le dossier Blake Lively est vide !
00:33Parlons de Madame Blake parfaite contre les femmes qui doutent.
00:36Une référence évidente à cette esthétique sudiste, proprette, pastel, presque post-raciale.
00:42Ironique quand on s'est marié sur une ancienne plantation, non ?
00:45Une féminité douce, blanche, photogénique, mais derrière la dentelle Instagram.
00:49Ce que ses assignations à comparaître révèlent, c'est un autoritarisme glacial.
00:53Blake ne veut pas seulement gagner son procès,
00:55elle veut contrôler ce qu'on a le droit d'en penser.
00:58Et elle veut surtout faire passer toute critique pour une attaque sexiste.
01:02Sauf que dans ce cas précis, ce sont des femmes, des survivantes, des mères,
01:06des créatrices autonomes qui la remettent en question.
01:08Et au lieu de les écouter, elle les poursuit.
01:11Bah oui, forcément, la meilleure défense, c'est l'attaque.
01:14Elle les fiche, elle tente de les réduire au silence.
01:16On a l'impression d'entendre,
01:18« Je suis féministe, sauf quand ça m'arrange pas ».
01:20Ce qui choque ici, c'est pas seulement la violence juridique,
01:23c'est l'hypocrisie de cette idiote.
01:26Parce que Blake Lively a littéralement écrit dans un communiqué officiel,
01:30je cite,
01:30« Je suis plus déterminée que jamais à défendre le droit de chaque femme
01:33à avoir une voix pour se protéger ».
01:35Cette phrase, elle l'a postée le jour où elle faisait tout
01:38pour faire taire d'autres femmes.
01:41Et là, on touche à un point crucial dans ce procès.
01:43Et dans notre époque en général.
01:44Est-ce que toutes les femmes ont le droit à la parole ?
01:47Ou seulement celles qui sont d'accord avec toi, Blake ?
01:50Ensuite, elle s'est quand même attaquée à la stratégie
01:52« Vous êtes tous des misogynes ».
01:53Oui, en partenariat avec le New York Times.
01:57Je vous rappelle que pour justifier l'injustifiable,
01:59l'équipe de Blake utilise une expression hallucinante,
02:02« The misogynist slope ecosystem »,
02:04traduction approximative,
02:06« L'écosystème baveux de la misogynie ».
02:08Un terme inventé par une,
02:09et je mets vraiment beaucoup de guillemets,
02:11« Journaliste féministe »,
02:13qui à l'époque, rappelez-vous,
02:14« Défendez aussi Amber Heard »
02:16lors du procès contre Johnny Depp
02:19pour désigner un système où les créateurs,
02:22souvent des hommes mais pas qu'eux,
02:23se nourrissent les uns des autres
02:24de contenus misogynes en se copiant,
02:27en amplifiant les attaques
02:28et en désinformant à la chaîne.
02:30Mais ici, le concept est détourné
02:32pour l'appliquer à des femmes.
02:34Des femmes accusées d'être des marionnettes inconscientes.
02:36Et c'est là où franchement,
02:38nous traiter, nous, de femmes sans cerveau,
02:40vraiment, ça me met hors de moi, je vous jure.
02:41Dans un écosystème de haine.
02:43Non, non, non, non, non.
02:44Alors que ces femmes,
02:45elles ne font que lire, analyser,
02:46comme je vous l'ai dit,
02:47commenter des documents judiciaires publics.
02:49Ça veut dire qu'elles ont quand même
02:49deux, trois, quatre neurones
02:51pour lire des choses et comprendre,
02:53faire les liens, faire des recherches
02:55et exprimer un avis,
02:57certes subjectif,
02:58mais exprimer un avis
03:00basé sur des documents réels.
03:02Bref,
03:02On fait une chasse aux sorcières
03:16ou ça se passe comment en fait ?
03:17Elle a déjà monté son bûcher ?
03:18C'est ça la vision de la justice
03:19selon Miss Feminist.
03:21Mais ce que Blake semble oublier,
03:23c'est que le féminisme
03:24n'est pas un outil de pouvoir personnel,
03:26c'est un engagement collectif.
03:28Et quand on commence à s'en servir
03:29pour écraser les autres femmes,
03:30pour censurer les critiques,
03:32pour assigner à la honte
03:33celles qui ne se prosternent pas à ses pieds,
03:35alors on ne fait pas du féminisme en fait.
03:37On fait du pouvoir,
03:38voire de l'abus de pouvoir.
03:39Et ce pouvoir ici,
03:40il est injuste,
03:41il est sélectif
03:42et il est énervant.
03:43Parce que pendant qu'elle prétend
03:44défendre les femmes,
03:46elle, elle se tait sur des cas bien réels,
03:48comme celui de Davine Labella,
03:50vous savez, la cascadeuse
03:51qui accuse Kevin Costner
03:52d'agression soumexuelle
03:53sur un plateau de tournage,
03:54je vous en ai déjà parlé
03:55dans une autre vidéo.
03:56Mais ça, elle n'en parle pas, Blake.
03:57Et pourtant,
03:58c'est une affaire documentée,
03:59une affaire précise
04:00avec des preuves
04:01et sur laquelle Blake
04:03n'a jamais dit un mot.
04:04Pourquoi est-ce que Blake
04:05ne dit pas un mot là-dessus ?
04:06On a plusieurs théories.
04:07Peut-être parce que Kevin Costner
04:09est un allié de son mari.
04:10Peut-être parce que
04:12Kevin Costner est puissant.
04:13Peut-être parce que
04:14lui, Kevin,
04:15ne dérange pas sa narration à elle.
04:17Alors non,
04:18Blake ne parle pas
04:19pour toutes les femmes.
04:20Elle parle toujours
04:21pour elle-même.
04:22Parce qu'elle est nombriliste,
04:23parce qu'elle est égocentrique
04:24et parce qu'elle ne pense qu'à elle.
04:26Oui, ok,
04:27c'est très redondant
04:28ce que je viens de dire,
04:29c'est comme monter en haut
04:29et descendre en bas.
04:30Mais vous avez compris,
04:31je tenais à insister.
04:32Oh !
04:33Attention,
04:34on va attaquer une partie exclusive
04:36que vous ne connaissez pas encore.
04:37On va parler du témoignage
04:38de Marenda Davis.
04:40Dans ce torrent d'accusation
04:41de stratégie légale
04:42et de manipulation médiatique,
04:44une voix complètement inattendue
04:45s'élève.
04:46Celle de Marenda Davis.
04:48Qui est-elle ?
04:48Elle est réalisatrice,
04:50professeure survivante
04:51et ancienne collaboratrice
04:52de Justin Baldoni.
04:53Et ce qu'elle dit
04:54vient absolument
04:55tout compliquer.
04:56Le 26 juillet dernier,
04:58Marenda poste un long texte
04:59sur ses réseaux.
05:00Pas un communiqué d'avocat,
05:01pas une lettre froide et cadrée,
05:03mais un témoignage personnel,
05:04intime et brutalement honnête.
05:06Elle commence par rappeler son passé,
05:08celui d'une survivante.
05:10Elle a défendu,
05:11protégé,
05:11amplifié la parole
05:12des femmes brisées.
05:13Elle en a payé le prix.
05:14Et pourtant,
05:14aujourd'hui,
05:15elle prend la parole.
05:16Et elle la prend pour défendre
05:17Justin Baldoni.
05:18Pas parce qu'on lui a demandé,
05:20a priori,
05:20pas parce qu'elle veut
05:21prendre position dans ce conflit,
05:23mais parce qu'elle a vu,
05:24elle a vécu.
05:25Et ce qu'elle dit noir sur blanc,
05:26je cite,
05:27« Je ne crois pas à l'innocence
05:28de Blake Lively,
05:29je la connais. »
05:30Ce que dit Marenda,
05:31c'est que Justin Baldoni
05:32n'est pas un homme parfait,
05:34mais que dans les moments
05:34les plus sombres de sa vie à elle,
05:36il a été une présence stable,
05:38protectrice et respectueuse.
05:40Elle décrit
05:40sa bienveillance constante,
05:42son écoute profonde,
05:43sa capacité à offrir
05:44un sentiment de sécurité
05:45à long terme.
05:46Pas seulement ponctuelle,
05:47elle décrit aussi
05:48son être privé,
05:49invisible et gratuite.
05:50Elle affirme que pour elle,
05:52il est la bonté personnifiée
05:53et que les accusations de Blake
05:55ne correspondent en rien
05:57à ce qu'elle a vu ou vécu.
05:58Elle continue d'ailleurs
05:59par ces mots,
06:00je cite,
06:01« Je continuerai à protéger
06:02les survivantes,
06:03mais je protégerai aussi
06:04la vérité. »
06:05Les deux peuvent être vraies,
06:07mais elles doivent être protégées.
06:08Sous-entendu,
06:09on doit quand même vérifier
06:09deux, trois trucs
06:10avant d'accuser.
06:11Mais peut-on vraiment
06:12tout concilier ?
06:13Parce que ce témoignage,
06:14ok, il est bouleversant,
06:15il met en lumière
06:15un point de vue
06:16que personne ne veut affronter.
06:18Et si la vérité
06:18était beaucoup plus complexe ?
06:20Et si Justin Baldoni
06:21était à la fois
06:22un homme profondément bienveillant
06:23dans certaines relations
06:24et un homme accusé
06:25de comportement inacceptable
06:26dans d'autres,
06:27attention, c'est possible.
06:29Mais encore une fois,
06:29on parle du cas
06:30Justin Blake-Lively.
06:32Et là, il n'a rien fait de mal.
06:33D'après ce qu'on a lu,
06:34il a tout fait pour s'accorder
06:35à son timing,
06:36ses caprices,
06:37tout ce que vous voulez,
06:38pour qu'elle se sente
06:38au mieux sur un plateau
06:40après avoir donné naissance
06:41à son enfant,
06:42pendant qu'elle se sentait
06:43mal à l'aise
06:43dans son corps postpartum.
06:44Enfin, je veux dire...
06:45Et je ne suis pas là
06:45pour dire que Justin Baldoni
06:46est parfait.
06:47Peut-être qu'il a été
06:48maladroit, malveillant
06:50dans le passé.
06:51Mais on peut tous
06:52faire des erreurs,
06:53présenter ses excuses
06:54et évoluer,
06:55apprendre de ses erreurs
06:56pour s'améliorer.
06:57C'est d'ailleurs
06:57ce qu'il prône
06:58dans ses podcasts.
06:59Bref, comme je vous le disais,
07:00j'émets des hypothèses,
07:01mais attention,
07:02encore une fois,
07:02je précise que dans le cadre
07:03de Blake-Lively,
07:04je n'ai aucune preuve
07:05qu'il a été un mauvais patron,
07:07une mauvaise co-star
07:08et un mauvais ami.
07:10Et je le maintiens
07:11jusqu'à preuve du contraire
07:12de la mis sédentée.
07:13Du coup, il y a quand même
07:13un truc qui m'embête,
07:14je dois le dire.
07:15Pourquoi le silence
07:16chez les autres ?
07:16Parce que Justin,
07:17ce n'est pas son premier
07:18plateau de tournage, tu vois ?
07:19Le témoignage de Marenda Davies
07:21me pose une autre question
07:22et je suis sûre
07:23que vous aussi.
07:24Déjà, pourquoi est-ce
07:25qu'elle parle seulement maintenant ?
07:26Mais bon,
07:27après, chacun son timing,
07:28je ne juge pas.
07:29Mais où sont les autres ?
07:30Où sont les anciennes
07:31collaboratrices de Justin ?
07:33Surtout celle de Jane The Virgin
07:35avec qui il a tourné
07:35environ pendant six années.
07:37Où sont les actrices
07:38qu'il a dirigées
07:38dans d'autres productions ?
07:40Les stars de ses films ?
07:41Les gens de son équipe technique ?
07:42Pourquoi ce silence généralisé ?
07:44C'est ça que je n'arrive
07:44pas à comprendre, en fait.
07:46Parce que Isabella Ferrer,
07:47elle avait parlé
07:48avant de se retirer,
07:49donc tu vois, why ?
07:50Et c'est parce qu'ils ont peur
07:51d'être instrumentalisés
07:53dans un conflit
07:53qui a pris une ampleur
07:54incroyable ?
07:55Possible.
07:56Est-ce qu'ils refusent
07:57d'être mêlés
07:58à une guerre médiatique
07:59hyper sale
08:00et surtout sur une durée
08:01extrêmement longue ?
08:02Ou est-ce le signe
08:03que certains préfèrent
08:04ne pas se mouiller
08:04tant que la tempête
08:05n'est pas passée ?
08:06Et ça, c'est lâche, les gars.
08:07Parce que dans tous les cas,
08:08on doit défendre une personne
08:09si elle est accusateur
08:10de quoi que ce soit.
08:11Marinda, elle,
08:12elle a choisi.
08:13Et son témoignage
08:13ne blanchit pas Justin.
08:15Il ne le disculpe pas non plus,
08:17mais il rappelle
08:17que chaque affaire
08:18n'est pas une équation simple.
08:19Ce qu'on voit ici,
08:20c'est une tension énorme.
08:21D'un côté,
08:21on a des créatrices de contenu,
08:22indépendantes,
08:23qui ne veulent que décortiquer
08:24des documents
08:25et commenter leur procédure,
08:26parce que ça les intéresse,
08:28c'est leur passion
08:28et on n'est pas là
08:29pour juger leur travail.
08:30De l'autre,
08:31on a les proches,
08:32comme Marinda,
08:33qui parlent avec le cœur,
08:34leur vécu,
08:34leur loyauté,
08:35et au millionnal public
08:36qui veut des réponses claires,
08:38qui veut un coupable,
08:39qui veut une victime,
08:40qui veut une histoire
08:40facile à comprendre
08:41et à trancher.
08:42Mais cette affaire,
08:43comme tant d'autres,
08:44elle fait de la résistance
08:45face à la simplification.
08:47Alors voilà,
08:47ce qu'on vient de décortiquer,
08:48c'est plus qu'un énième clash
08:50entre une star
08:50et des créateurs,
08:52c'est un cas d'école,
08:53c'est une tentative
08:53d'intimidation déguisée
08:55en procédure légale,
08:56c'est une instrumentalisation
08:57du féminisme
08:58pour faire de la dissidence,
09:00et c'est surtout une preuve
09:01qu'il ne faut jamais
09:02sous-estimer
09:03la puissance des femmes
09:04qui s'informent,
09:05qui lisent
09:06et qui osent dire
09:07« je ne suis pas sûre ».
09:08Parce que le jour
09:09où on réduit le féminisme
09:10à un outil de contrôle narratif,
09:12alors on ne protège plus personne.
09:14On trahit tout le monde.
09:15Blake voulait faire taire
09:16les voix discordantes.
09:17Résultat,
09:17elle vient de les amplifier
09:18et de leur offrir un mégaphone.
09:20Et pendant ce temps-là,
09:21Miss FBI prend des notes.
09:22Bref,
09:22à très vite dans un prochain dossier,
09:24et d'ici là,
09:24restez curieuses,
09:26restez libres,
09:26et surtout restez dangereuses.
09:29Les hommes aussi, évidemment.
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