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  • il y a 5 mois
On a reçu Sabrina Onana, sociologue, réalisatrice de documentaires et créatrice de vêtements.

Elle a réalisé « Les Enfants de la Diaspora » et « Je suis noire, je suis belle ».

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Transcription
00:00En France, j'ai découvert que quand je mets un jogging, je suis jeune de banlieue.
00:03Aux États-Unis, par exemple, je suis considérée comme noire.
00:05Aux Antilles, je suis considérée comme chabine.
00:07En Italie, quand je me lissais les cheveux, j'étais perçue plutôt comme sud-américaine.
00:10En Afrique, on m'appelle la blanche.
00:12En Europe et en Italie en particulier, où j'ai grandi, étant enfant, on me traitait même de nègre.
00:19C'est parce que quand on est métisse, les gens projettent sur nous leurs imaginaires.
00:22Quand on parle de métissage, en général, on pense à des personnes qui ont moins d'apparence.
00:26On a l'habitude de penser que le métissage, c'est forcément une personne issue d'une personne noire et blanche.
00:33Ça aussi, c'est le résultat de l'histoire du racisme.
00:36Le métissage, c'est une question qui est culturelle avant tout, puisqu'on sait que les races n'existent pas.
00:43Et donc, le métissage, c'est censé être le résultat d'une diversité qui peut être ethnique, mais pas raciale.
00:52Ce que j'ai remarqué en tant que personne métisse, c'est que notre identité, aux yeux des autres, change en fonction des contextes dans lesquels on se trouve.
01:01On a intérêt à savoir qui nous, nous sommes, parce que ce n'est pas dans le regard des autres qu'on va trouver son identité,
01:07étant donné qu'en fonction de leur perception qui découle de leur représentation, leurs éducations, etc.,
01:13ils vont projeter sur nous une identité qui n'est pas forcément la nôtre.
01:17Le crayon
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