00:00Je ne suis pas plus loin, je ne suis pas plus loin, est-ce que c'est ça ?
00:04Bonjour Ona, je pensais que vous alliez être peut-être un peu seul sur scène, ne pas danser, ne pas avoir le contact du public.
00:09Mais si vous avez quand même fait un pogo, vous sortez du pogo là, ça faisait quoi ?
00:13Alors sortir du pogo c'est toujours une situation assez délicate pour plusieurs raisons.
00:17La première raison c'est que j'ai perdu mon moniteur, donc je pensais que je l'avais cassé, ça coûte cher.
00:22Et Dieu zio, parce que j'étais avec les gens et c'était incroyable.
00:25Et connecté avec le public d'Esperanza qui est mon festival préféré.
00:29Et j'ai fait bénévole pendant plusieurs années ici, c'est une grosse consécration.
00:33Donc voilà, voilà.
00:34Ona a eu une vie d'enfant à Esperanza, Ona a eu une vie de bénévole avec les toilettes sèches pour Esperanza.
00:40Ona a eu la vie d'un photographe officiel de Esperanza et maintenant Ona a la vie d'un artiste à Esperanza.
00:46En termes de technique, mais en termes d'ouverture musicale, je pense que c'est le premier festival en Belgique
00:51où j'ai pu avoir autant de groupes différents, voire autant de groupes différents
00:55et pouvoir en fait être touché par des choses qui d'habitude ne m'auraient pas touché.
00:59Tu vois, Highlight Tribes, je ne sais pas si tu vois, c'est des trucs avec des didgeridous en mode techno.
01:03Je n'aime pas la techno, mais là pourtant j'ai trop kiffé.
01:06J'ai découvert le groupe de luxe, l'Esperanza.
01:09Comme tous les petits d'Esperanza, j'ai découvert Manu Chao.
01:12Et donc, tu vois, j'ai eu un panel énorme.
01:14J'ai pu voir Medin aussi il y a quelques années.
01:15Donc, tu vois, le panel est tellement large que vas-y, c'est trop bien.
01:19Et je pense que oui, ça a été une porte d'entrée, plus que je ne le pense, vers aussi la diversité de ma musique.
01:25Enfant, tu venais à Esperanza, pourtant tu es liégeois.
01:27C'est plus près les Ardentes, non ?
01:30Les Ardentes, je ne les faisais pas trop.
01:32Mais Esperanza, je ne sais pas pourquoi, via la famille, on a toujours beaucoup aimé.
01:36Parce que je pense que, contrairement aux Ardentes, Esperanza mettait beaucoup plus en avant le fait qu'on pouvait être avec des enfants.
01:42Donc, le village des enfants, le fait que tu as des bracelets, tu vois, pour les enfants, que c'est moins cher pour les enfants.
01:48Il y avait plein de dynamiques qui faisaient que j'étais là, quand j'étais petit.
01:52C'est très chouette, parce que du coup, je revois même des bénévoles avec qui j'étais avant,
01:56voire qu'ils viennent voir mon concert et qu'ils sont en mode « waouh ».
01:58Donc, c'est assez perturbant en même temps, c'est chouette.
02:02C'est comme dirait Isha, la vie augmente et j'en suis la preuve aujourd'hui, donc ça fait très plaisir.
02:06Je ne savais pas qu'on allait avoir autant de monde.
02:07Genre cinq minutes avant, c'était vide et là, c'était presque rempli.
02:11C'est assez perturbant.
02:12C'est assez déroutant.
02:13Oui, j'étais un peu sur un nuage, je t'avoue.
02:16On va dire que c'est un rap alternatif.
02:18Donc, rap alternatif, c'est le fait que je mélange d'autres genres musicaux.
02:21Et donc là, principalement, c'est très trap, soul, jazz, avec des influences un peu reggae et des influences funk.
02:27Tu parles de l'enfant noir qui vient de Liège et qui maintenant fait la nuit courageuse parce que tu passes à la radio.
02:34Exactement.
02:37Oui, oui, je parle de ça.
02:38Je parle de mon vécu, même pas que dans ce morceau-là.
02:40Mais là, c'est vrai que voilà.
02:43Tu vois ?
02:44Hé, hé, hé, vous me critiquez.
02:46Vous me stigmatisez, vous me machin.
02:48Mais au final, vous écoutez un peu mes musiques.
02:50Donc, c'est un peu ça aussi le message.
02:53Il y a aussi, on ne l'a pas vu sur scène, mais il y a des clips longtemps qui a été tournés à Charleroi.
02:58Des clips assez fous, avec pas mal d'effets spéciaux.
03:01En fait, moi, je suis un gros fan depuis que je suis tout petit de vidéoclips.
03:05Donc, moi, mon clip le plus marquant, c'est Fat Man's Scoop et Faith Evans, Be Faithful, avec les grosses têtes.
03:12En fait, j'ai toujours aimé les effets visuels.
03:14J'ai toujours aimé le côté absurde.
03:15Et donc, dans mes clips, j'essaye en fait de faire revivre un peu ce rap des années 90, 2000, Busta Rhymes, etc.
03:22Un peu dans ces trucs de nonchalance où, en fait, on est tellement fous que ça en devient limite chouette.
03:27Et c'est un peu ça, la dynamique.
03:28On dit que le marché du disque, c'est fini, qu'on ne vendra plus en physique.
03:33Mais il y a des gens qui se battent pour avoir un CD.
03:35Ok, oui, c'était chouette.
03:36Oui, on a lancé des CD là-bas.
03:39Et oui, ils étaient chauds de fou.
03:40Je pense que oui, c'était plus pour l'objet que foncièrement écouter.
03:43Je pense que comme le vinyle, en fait.
03:45Moi, j'ai beaucoup de vinyle à la maison, mais je n'ai pas de lecteur vinyle.
03:47C'est aussi pour soutenir l'artiste.
03:49Tu vois, il y a toute une symbolique derrière ce pourquoi, en fait, les gens, je pense, vont continuer à jamais à acheter des CD.
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