00:00C'est Philippe Laflaquière qui est avec nous, c'est l'ancien juge d'application des peines, c'est lui qui a libéré Bertrand Cantat et qui a d'ailleurs rencontré Christina Arradi.
00:09Bonsoir, monsieur le juge, qu'est-ce que vous pensez de ce nouveau rebondissement, 15 ans après la justice qui rouvre l'enquête sur le suicide de Christina Arradi, avec ce soupçon de suicide forcé ?
00:21Écoutez, je rejoins tous les éléments qui viennent d'être donnés par vos invités, je pense que c'est une excellente décision, car on a toujours intérêt à ce que la vérité émerge.
00:35Ce sera sans doute très difficile, mais il le faut, il le faut et c'est vrai, vous avez indiqué que je l'avais rencontré à titre personnel lors d'une permission de sortir destinée à préparer la conditionnelle de Bertrand Cantat
00:47et j'avais trouvé cette femme absolument extraordinaire, lumineuse, charismatique et c'est vrai que la nouvelle de ce suicide m'a bouleversé.
00:59Oui, mais on regarde des informations dont on dispose aujourd'hui, on se dit finalement que Bertrand Cantat aurait dû être condamné à une peine de prison beaucoup plus lourde.
01:05Sans doute si les éléments qui ont fait l'objet de mensonges ou d'une sorte d'omerta au procès de Vilnius avaient été connus, oui, sans doute la peine aurait été plus sévère.
01:22En tout cas, ça sortait peut-être...
01:23C'est ce qui est frappant, c'est... Pardon, c'est ce qui me frappe, c'est que depuis ce que j'appelle la tragédie de Vilnius jusqu'à la tragédie de Bordeaux,
01:33le suicide de Christina Raddy, on a l'impression qu'il y a effectivement une succession de phases de mensonges, de non-dits,
01:42et c'est vrai que Maître Elou a raison de le dire, ça a été difficile, mais il faut croire qu'on va pouvoir aboutir à la vérité, en tout cas à titre personnel, vraiment je le souhaite.
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