Vainqueur de cette 16e étape au Mont Ventoux, Valentin Paret-Peintre a du mal à y croire ! Le Français n'avait pas forcément prévu de partir à l'avant aujourd'hui, cette étape étant "promise" aux favoris, mais il a commencé à y croire durant l'étape.
00:00Tous les téléspectateurs de France attendaient depuis un an cette victoire française sur le Tour de France.
00:05Donc vous avez les félicitations du public.
00:07Ça va encore nous faire des sacrés pics d'audience.
00:09Laurent, Valentin, c'est extraordinaire.
00:10Est-ce que c'était le plan ce matin quand vous êtes parti ?
00:14Oui, c'est sûr que c'est extraordinaire.
00:16Mais non, ce n'était pas le plan.
00:17Parce que je pensais vraiment que Pogacar avait envie de gagner l'étape
00:21et qu'il allait vraiment essayer de cadenasser la course.
00:23Donc je n'y croyais pas trop.
00:25Je me suis dit, s'il y a un gros groupe, pourquoi ne pas être dedans ?
00:27On ne sait jamais.
00:28Mais non, je n'étais pas vraiment concentré sur le départ en me disant, aujourd'hui, c'est pour l'échappée.
00:34À partir de quand vous comprenez que c'est possible ?
00:38Oui, qu'on se retrouve devant un gros groupe avec, je pense, c'était Sivakov et un autre gars du Hub, peut-être.
00:47Je m'étais dit, bon, ils ont mis deux mecs devant, donc ils vont essayer de jouer avec l'échappée.
00:51Donc, oui, on va pouvoir prendre le champ et essayer de jouer de la victoire.
00:56Je me sentais vraiment très bien. J'avais deux coéquipiers avec moi et je leur ai dit, je pense que dans ce groupe, j'ai vraiment mes chances pour gagner.
01:04Donc, on la joue à fond.
01:06Est-ce que vous prenez la mesure de ce que vous avez réalisé tout simplement ou vous êtes encore sur le nuage ?
01:12Non, non, c'est sûr que je ne réalise pas. Une victoire sur le tour, c'est extraordinaire, mais je pense qu'au Mont Ventoux, c'est encore quelque chose de différent et pour l'instant, j'ai du mal à réaliser.
01:23C'est une légende, le Ventoux, ça va changer votre vie ce 22 juillet ?
01:27Oui, c'est sûr, c'est ce que je me disais dans le final. Benili était vraiment très fort sur ses attaques et je me disais, allez, c'est une victoire au Ventoux.
01:35Tu ne peux pas lâcher, tu ne peux pas lâcher. Et même dans les 100 derniers mètres pour le doubler, j'ai vraiment eu du mal, mais je me suis dit non, tu ne dois pas lâcher.
01:43C'est une victoire sur le Ventoux autour de France, c'est incroyable, tu dois le faire.
01:48Est-ce que vous savez depuis combien de temps on attendait une victoire française au Ventoux ?
01:52Pas du tout.
01:52Est-ce que vous avez un 12 ans ? 2002, Richard Viranque ?
01:56Oui, un an, un an, un an, incroyable.
01:59On vous laisse pour mettre de vos émissions. Merci beaucoup Valentin et encore bravo, un grand bravo.
Écris le tout premier commentaire