00:00François, on a eu chaud depuis le début de ce Tour de France.
00:07Les Alpes arrivent et la météo va totalement changer.
00:11Enfin, on a eu chaud, oui, on a eu chaud, mais on s'attendait à plus de chaleur que ça.
00:15Donc, c'était difficile, notamment du côté de Toulouse.
00:19Mais bon, pour nous, ça a été, pour les coureurs aussi.
00:22Ils savent gérer la chaleur, mais maintenant, effectivement,
00:25quelques journées de fraîcheur nous attendent.
00:27Donc, ce sera autre chose. Les organismes vont souffrir encore plus.
00:30Et là, on risque d'avoir des défaillances.
00:32On risque de perdre même 20 degrés carrément.
00:3520 degrés, c'est énorme.
00:3620 degrés, c'est énorme.
00:38Mais bon, c'est ça, c'est aussi ça le Tour de France.
00:40On va monter très haut.
00:41Donc, il faut s'attendre à ce genre de température.
00:43Quand on est coureur, justement, comment on peut gérer ça ?
00:46Parce qu'on annonce 10 degrés au sommet, par exemple.
00:50J'ai participé à pas mal de Tours de France.
00:52Et du jour au lendemain, c'est vrai qu'on avait des écarts de température,
00:55parfois, de 20 degrés, comme on va avoir cette semaine.
00:59L'organisme, il souffre énormément.
01:01Donc, quand il fait trop chaud, on voudrait de la fraîcheur.
01:03Et quand il fait froid, on voudrait de la chaleur.
01:05Donc, on ne sait pas trop où se situer par rapport à ça.
01:07Mais c'est pour ça que le sport cycliste, c'est un sport très difficile.
01:09Parce que du jour au lendemain, il y a trop de variantes.
01:12Et il faut que le corps s'adapte.
01:13Donc, c'est assez compliqué.
01:14Ça pourrait éventuellement rebattre les cartes ?
01:18Oui, les rabattre, oui.
01:19Mais bon, les cartes, déjà, il y a déjà des trous dans la raquette, au classement général.
01:23Donc, les coureurs peuvent quand même gérer cette situation-là plus facilement.
01:29Il n'y a que deux jours, il n'y a que deux étapes,
01:31vraiment concernées par cette température, demain et après-demain.
01:34Donc, je pense que ça va le faire.
01:36La fraîcheur, c'est presque des conditions dantesques qu'on annonce demain sur la Lausanne.
01:40Alors, si c'est dantesque, on a eu, j'espère que ce ne sera pas comme à Tignes,
01:43il y a quelques années, en 2019 notamment.
01:46Mais on verra, on verra, oui, on verra.
01:47Je ne peux pas répondre plus précisément.
01:51L'organisateur, on craint aussi ce genre de conditions qui arrivent,
01:54qui viennent casser un petit peu les conditions qu'on a eues au préalable,
01:57qui viennent tout casser ?
01:59On craint, bien sûr qu'on craint.
02:00On craint la grêle, on craint la pluie, on craint la boue,
02:03on craint trop forte chaleur.
02:04Donc, c'est malheureusement des cas qui se présentent à nous depuis quelque temps
02:08dans les courses cyclistes.
02:09Parce que notre stade, c'est à l'extérieur, on ne peut pas arrêter le match.
02:12Donc, on ne peut pas mettre tous les coureurs à l'abri.
02:13Donc, on va être très vigilant aux prévisions qu'on va nous annoncer.
02:16Est-ce qu'on met en place au préalable pour anticiper tout ça, toutes ces conditions ?
02:21Non, non, on prend des décisions à dernier moment
02:22parce qu'il faut avoir toutes les informations et prendre la bonne décision.
02:27Alors, il y en a après qui vont dire qu'on prend les mauvaises décisions.
02:31Bien évidemment, après, c'est facile à dire.
02:32Donc, il faut qu'on soit le plus juste possible
02:34et garantir surtout la sécurité des coureurs.
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