00:00C'est un dossier qui est en cours d'instruction et je tiens d'abord à souligner l'excellente coopération avec le parquet sous l'autorité de la procureure d'Orléans.
00:08Effectivement, c'est un dossier qui a été révélé par l'action de l'Office mineur qui est spécialisé notamment sur l'infiltration et la surveillance de réseaux pédocriminels.
00:17C'est une affaire qui a permis à un enquêteur de l'Office mineur, que je salue aussi ici, qui a pu prendre contact et découvrir, prendre connaissance du projet criminel relativement avancé d'un individu
00:32qui avait pour projet d'enlever, de séquestrer, d'abuser et peut-être même jusqu'à un projet d'assassinat d'une jeune fille de son entourage qui était dans un grand danger.
00:42Il est rare d'interpeller un individu avant même qu'il commette les faits et surtout pour des faits aussi graves ?
00:49Oui, bien sûr. En matière de pédocriminalité, habituellement, malheureusement, nous travaillons surtout, et c'est ce que nous faisons tous les jours à l'Office mineur de la police judiciaire,
00:57c'est plutôt en aval. Vous avez des faits qui ont été commis et vous travaillez pour identifier les victimes sur des images, puisque là, on évoque une partie de notre travail qui se fait en ligne.
01:06Et ça démontre également surtout qu'il n'y a pas de frontière en ligne.
01:11S'il se passe sur Internet, on pourrait considérer que c'est un peu de l'immatériel, de l'irréel et que ça n'a pas de conséquences dans la vie quotidienne.
01:17Or, sur ces images, ce sont des enfants qui sont abusés véritablement et qui sont ensuite partagés.
01:22Et là, effectivement, ce qui dénote, ce qui est un succès de la police judiciaire, c'est d'avoir anticipé, découvert un projet criminel de cette nature en amont
01:31et d'avoir pu intervenir très rapidement, puisque nous avons identifié et interpellé cet individu en moins de 24 heures.
01:36Alors, la BRI a été missionnée pour procéder à l'interpellation suite au signalement de vos équipes.
01:42Elle a fait la BRI des découvertes très inquiétantes chez cet individu qui avait manifestement tout préparé pour son projet criminel.
01:47Il a eu nécreux, votre enquêteur. Qu'est-ce qu'il a alerté ? Parce qu'on trouve de tout sur le Darknet.
01:51Pourquoi il s'est dit « Tiens, celui-là, il y a un vrai projet criminel derrière ».
01:54Alors, d'abord, c'est nous qui avons fait la perquisition. J'étais sur place avec mes enquêteurs.
01:58Mais on a effectivement mis en place, après, c'était des interventions policières classiques,
02:01on a mis en place un dispositif de surveillance avec la BRI d'Orléans, que je salue également,
02:05qui ont fait un travail formidable dans l'urgence, puisque l'essentiel était de mettre en place un dispositif pour protéger la mineure.
02:12L'individu habitait très, très près du domicile de la victime et connaissait, vous l'avez évoqué, ses trajets,
02:18ses horaires d'école et son trajet entre son domicile et son école.
02:22Donc, on était sur un danger imminent.
02:24Et effectivement, le travail de fond, c'est que d'abord, nous infiltrons, nous, des réseaux qui sont extrêmement difficiles d'accès.
02:30On évoque le Darknet. Alors, sans rentrer dans les détails de nos techniques d'enquête,
02:33ce qui se déroule en 24 heures, et ce qui est un succès dont on se félicite aujourd'hui et dont vous parlez dans votre édition,
02:42c'est des mois, d'abord, d'expérience et d'infiltration de ces enquêteurs qui sont en capacité d'entrer en contact
02:48avec des communautés de pédocriminels extrêmement prudents,
02:51qui ne se confient pas si facilement qu'on ne pourrait le penser.
02:56Et c'est toute l'expertise de ce service de la police judiciaire.
02:59Et c'est notre travail quotidien.
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