00:00 De toute façon, on ne peut pas réduire ce drame à un dysfonctionnement.
00:02 Il y a trop de choses.
00:03 Mais non, la loi a été respectée.
00:06 Ce jeune homme, suspect aujourd'hui des faits qui lui sont évoqués,
00:11 a fait l'objet d'une affaire précédente et a été placé dans un centre éducatif fermé
00:18 pendant la durée maximale de celle qui est prévue par la loi,
00:21 parce qu'il a moins de 16 ans au moment des faits qui lui sont reprochés
00:25 dans la première affaire.
00:26 Et il est accompagné, il est placé, il est suivi,
00:29 il est sous contrôle judiciaire en vertu d'un texte
00:31 qui est le texte qu'on applique aux enfants,
00:33 puisqu'il est lui-même un enfant dans ce drame.
00:35 Donc, vous demandez clairement si l'agresseur aurait dû être en liberté.
00:38 Vous nous dites les textes sont là, en tout cas pour eux.
00:40 Les textes...
00:41 Quelles que soient notre émotion et les questions qu'on se pose ce soir
00:43 et que nous allons nous poser avec nos invités dans un instant,
00:45 nous étions dans la légalité.
00:47 Nous sommes dans la légalité.
00:48 La question aujourd'hui qui se pose, d'une part, bien sûr,
00:51 c'est les violences faites aux enfants.
00:52 C'est la capacité, la qualité d'accompagnement des gens qui sont agresseurs,
00:57 qu'ils soient des enfants ou qu'ils soient des adultes.
00:59 Et c'est bien sûr toute la problématique de la santé mentale des enfants,
01:02 puisque, on l'a dit, ce jeune homme a manifestement une déficience intellectuelle.
01:07 Et la question de sa prise en charge du monde de la santé
01:10 est évidemment au cœur de nos préoccupations.
01:12 Mais d'un point de vue juridique,
01:14 cet enfant ne pouvait pas être en prison au moment des faits.
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