- il y a 6 mois
- #sudradio
Les Vraies Voix avec Samuel Botton, expert en communication chez STEP Conseil ; Mathieu Davy, avocat en droit de la presse et de la propriété intellectuelle ; Erwan Balanant, député MoDem du Finistère, commissaire des affaires culturelles et de l'éducation à l’Assemblée nationale ; Aurélie Trouvé, présidente LFI de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale ; Christophe Ramond, porte-parole de l’association Prévention routière.
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##LES_VRAIES_VOIX-2025-07-18##
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##LES_VRAIES_VOIX-2025-07-18##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 17h-20h, Frédéric Brindel, Judith Belaire.
00:00:05Bonjour à toutes et à tous, c'est un plaisir de vous retrouver sur Sud Radio.
00:00:09Alors Frédéric Brindel, est-ce que vous êtes prêt pour une belle émission ?
00:00:11Bonjour Belle Judith, non pardon, belle émission, enfin bonjour super Judith Belaire, ou alors super émission.
00:00:18Bonjour super Frédéric Brindel.
00:00:19Ça va être belle et superbe.
00:00:21Chaque jour de 17h à 19h, c'est votre moment sur Sud Radio avec les Vraies Voix de l'été,
00:00:25un espace libre et sans filtre où vos opinions comptent vraiment ici en débat, en échange et on parle vrai.
00:00:30Et surtout, on est heureux de partager ça avec vous.
00:00:32Alors prenez la parole et n'hésitez pas sur Sud Radio.
00:00:34Les Vraies Voix s'appuient sur deux grands rendez-vous, les voici.
00:00:37Le Grand Débat, 17h30, on le sait, le Premier ministre François Bayrou cherche à économiser 40 milliards d'euros pour l'année à venir.
00:00:42Mais pour Sarah Knafo, figure du mouvement Reconquête, les pistes explorées ne sont pas les bonnes.
00:00:47Je lui trouve 63 milliards à économiser tout de suite.
00:00:50Le problème, c'est que François Bayrou cherche toujours dans les mauvaises poches les vôtres, déclare-t-elle.
00:00:54Parmi ses propositions, choque la privatisation de l'audiovisuel public,
00:00:58une mesure qui, selon elle, permettrait d'injecter immédiatement plus de 4 milliards d'euros dans les caisses de l'État.
00:01:03Les chaînes et les radios publiques seraient préservées des pressions des grands groupes privés,
00:01:07propriétaires des médias qu'ils orientent suivant leurs intérêts.
00:01:10Mais elles plieraient systématiquement devant le pouvoir politique en place dont elles dépendent depuis des années.
00:01:16Alors au bout du compte, puisqu'il faut faire des économies,
00:01:19nous vous posons la question sur le compte X de Sud Radio.
00:01:22Faut-il privatiser l'audiovisuel public ?
00:01:25Les noix de coups de projecteur à 18h40 à Nice.
00:01:27Les autorités durcissent le ton contre les excès de vitesse sur la promenade des Anglais
00:01:30où la vitesse est limitée à 50 km heure.
00:01:33Désormais, la dépassée entraîne une garde à vue immédiate.
00:01:35Cette mesure radicale intervient après une série noire d'accidents.
00:01:3815 morts depuis 2023, dont 4 cette année.
00:01:40Les contrôles se multiplient.
00:01:4295 voitures ont été arrêtées en seulement 2 heures avec 45 PV.
00:01:45Et déjà plusieurs permis suspendus.
00:01:48Un radar de chantier a déjà flashé plus de 3000 fois depuis fin mai.
00:01:51Pour la préfecture, l'objectif est clair.
00:01:53Faire peur pour protéger.
00:01:54Bon, trop c'est trop, la vitesse tue.
00:01:56Si elle n'est pas maîtrisée d'ailleurs.
00:01:58Alors il faut sans doute limiter la vitesse et sans doute également apprendre à maîtriser son véhicule.
00:02:03Mais que faut-il prioriser ?
00:02:04Réduire la vitesse ou mieux conduire ?
00:02:06Baisser la vitesse c'est ralentir le temps et le temps c'est de l'argent ?
00:02:09Nous vous interrogeons.
00:02:10Sur la réglementation en place en France sur le compte X de Sud Radio,
00:02:13faut-il encore limiter la vitesse sur les routes ?
00:02:17Et vous pouvez aussi nous appeler au 0800 26 300 300 pour intervenir
00:02:20et puis répondre à ce que vous voulez d'ailleurs, coup de gueule, coup de cœur,
00:02:23au standard de Sud Radio.
00:02:25Allez, nos éditorialistes du jour.
00:02:27Les vraies voix Sud Radio.
00:02:29Nous sommes avec Samuel Botton.
00:02:30Bonjour Samuel.
00:02:32Samuel vous êtes expert en...
00:02:33Et puis bonjour, ça y est maintenant...
00:02:34Mais si il a dit un petit bonjour...
00:02:35Non, je veux vous entendre dire bonjour, parce que je me garde pour le quiz musique
00:02:39où j'essaierai de faire plus que zéro.
00:02:40Oui, non mais voilà.
00:02:41En plus j'en ai préparé un sympa aujourd'hui.
00:02:43Et Samuel vous êtes expert en communication sur les step conseils.
00:02:46D'où les bonjours qu'on entend pas.
00:02:48Voilà.
00:02:49C'est cadeau Samuel.
00:02:50Merci.
00:02:51Un petit training média.
00:02:54Et puis, face à vous, on va voir comment on est.
00:02:57Mathieu Davy.
00:02:58Bonsoir.
00:02:59Ah, ça c'est un bonjour.
00:03:00Oui, je sais d'ailleurs.
00:03:0117h, bonjour.
00:03:0218h, bonjour.
00:03:03Oui, c'est vrai.
00:03:04Surtout en été.
00:03:05Vous êtes avocat en droit de la presse et de la propriété intellectuelle.
00:03:08Tiens, ça peut aider aussi pour le débat.
00:03:09Tous les deux, là, on l'a un petit peu choisi pour vous aussi, l'audiovisuel public.
00:03:13Vous allez nous régaler ?
00:03:14On espère.
00:03:15Oui.
00:03:16On espère que vous n'allez pas nous entendre.
00:03:17Samuel, vous êtes réveillé, Samuel.
00:03:18Je suis très opérationnel en attente des sujets que je ne connais pas encore.
00:03:23Comment ça, vous ne les connaissez pas ?
00:03:25Comment ça, vous ne les connaissez pas encore ?
00:03:26J'imagine qu'on va avoir des questions d'oliteur.
00:03:28On vous a briefé.
00:03:29Quelle transition.
00:03:30Là, il met tout le monde d'accord.
00:03:32Non, parce qu'on l'a titillé, il nous a fait le lien qui va bien, le sens du placement.
00:03:35Allez, 0826 300 300, vous le savez, vous pouvez nous appeler Sud Radio.
00:03:38C'est votre radio.
00:03:39On reçoit Baptiste qui nous appelle des Hauts-de-Seine.
00:03:41Comment ça, Baptiste ?
00:03:42Bonjour.
00:03:42Très bien, et vous-même ?
00:03:43Très bien, surtout avec une bonne voix comme ça, la Baptiste.
00:03:46Alors, moi, j'irais mieux quand je saurais quelle ville des Hauts-de-Seine.
00:03:50Non, mais alors, là, en l'occurrence, je suis au boulot, donc je ne suis pas tout à fait dans ma ville,
00:03:53mais sinon, je vous appelle de Boulogne-Biancourt.
00:03:55Ah oui, c'est la même ville que nous.
00:03:56Ah bah alors là, en sortant, on se fait un petit apéro ou pas, Baptiste ?
00:04:01Sors du boulot, je vous rejoins.
00:04:03Alors, Baptiste, vous le savez, le principe, c'est que vous restez avec nous un bon bout de l'émission.
00:04:07Et votre sujet du jour, c'est coup de cœur sous le gouvernement Bayrou.
00:04:10Tiens, tiens, parce qu'il décide de mettre à contribution les plus riches pour construire son prochain budget.
00:04:15Alors, vous dites que dans un pays dans lequel la pauvreté est au plus haut depuis 30 ans,
00:04:19c'est bon de voir que ceux qui contribuent moins vont être mis à contribution.
00:04:23Bah ouais, parce qu'en fait, il faut trouver de l'argent.
00:04:25Et donc, on pouvait s'attendre de la part du gouvernement Bayrou,
00:04:30chapeauté par Emmanuel Macron,
00:04:32on pouvait s'attendre à ce qu'encore une fois, on aille mettre à contribution
00:04:35ceux qui sont déjà un peu en difficulté.
00:04:40Et là, je trouve que c'est génial de voir que les très très riches, les ultra-risses,
00:04:43les milliardaires vont être mis à contribution.
00:04:46Et du coup, on échappe au concours du géotrousse-pou des mauvaises idées pour gagner de l'argent.
00:04:53On a échappé à la privatisation du service public, à la suppression des jours fériés,
00:04:58à la suppression des 30 vainqueurs, à la suppression de tous nos acquis sociaux.
00:05:02Bon, vous êtes à quel degré ?
00:05:03Au combien degré ?
00:05:05Au deuxième ? Au deuxième ? Au troisième ? Ou au cinquième ?
00:05:08Baptiste ?
00:05:09On vous a cru au départ.
00:05:11Parce que Samuel Botton, il faisait une drôle de tête en vous écoutant.
00:05:13Allez-y, pardon, je vous ai coupé, Baptiste.
00:05:15Mais vous rassurez-vous, Samuel, c'était vraiment très très héroïque.
00:05:19Mais je vois que vous étiez de mèche avec Judith aussi,
00:05:22parce qu'elle vous a lancé pour faire le truc, alors vous êtes content ?
00:05:25Elle l'a super bien fait, elle l'a vraiment super bien fait.
00:05:28Moi, pendant un moment, je me suis dit,
00:05:29mais est-ce qu'elle a bien compris que j'allais être très très héroïque ?
00:05:32Bah, soit on joue le jeu, soit on ne le joue pas, mon cher ami.
00:05:35Vous avez super bien joué.
00:05:36Bon, vous n'êtes pas content du tout, en fait, Baptiste, c'est ça que vous voulez dire.
00:05:39C'est un peu déprimé.
00:05:40Franchement, il se trouve que je bosse dans une ONG,
00:05:43et que du coup, on est abreuvé de l'histoire de la situation du pays,
00:05:48du niveau de la pauvreté, du prix des logements.
00:05:53Enfin, voilà.
00:05:54C'est déprimant de voir que, bah là, la taxe Zuckman, par exemple,
00:05:59je prends juste cet exemple-là.
00:06:00Les 2% sur les plus riches, hein.
00:06:02Bah ouais, c'est-à-dire que pour eux, vraiment,
00:06:04enfin, pour quelqu'un qui est milliardaire,
00:06:05parce que là, on parle vraiment des milliardaires,
00:06:07on parle de 50 personnes en France, hein.
00:06:09Enfin, à quel point c'est indoleur pour eux
00:06:12de leur demander une contribution de 2%
00:06:14qui pourrait ramener autant
00:06:16que d'avoir sébossé tout le monde deux ans de plus
00:06:19en repoussant l'âge de la retraite ?
00:06:21Enfin, je ne comprends pas
00:06:22pourquoi ce n'est pas un sujet de débat et d'indignation dans ce pays.
00:06:27Mathieu Davy, je suis sûre que vous êtes d'accord avec notre auditeur.
00:06:29Je ne sais pas pourquoi.
00:06:30J'ai eu l'occasion de m'exprimer là-dessus vendredi dernier.
00:06:33Je suis plus que d'accord avec vous, Baptiste.
00:06:36Je suis totalement en accord avec ce que vous dites
00:06:40et je pense qu'il faut aller dans ce sens-là.
00:06:43Mais c'est un pansement.
00:06:44Après, ça, c'est bien de mettre un pansement,
00:06:46mais sur le fonctionnement, pour éviter que...
00:06:49Parce qu'on peut, ad libitum, prendre de l'argent aux riches,
00:06:52mais sur le fonctionnement, non ?
00:06:54On ne peut pas le prendre ad libitum.
00:06:55Il faudrait déjà commencer.
00:06:56Oui, d'accord.
00:06:57Ce n'est pas comme si ça faisait 50 ans qu'on menait une politique confiscatoire.
00:07:03Il faut remettre un tout petit peu de sérieux dans le débat.
00:07:09Les riches, si on les fait contribuer un peu plus, les très très riches,
00:07:13toutes les études montrent qu'ils ne vont pas partir,
00:07:15toutes les études montrent que ça change rien pour eux.
00:07:18Et très sincèrement, encore une fois, on parle des milliardaires.
00:07:20C'est-à-dire que même vous, sans doute, qui, personnellement, êtes assez aisés...
00:07:24Moi, je ne suis pas loin du milliard.
00:07:25Moi, je ne suis pas loin du milliard.
00:07:27Au moins, 30 millions sur mon compte, personnellement, aussi.
00:07:29Justement, non, mais ce que je vous dis, c'est que vous parlez des millions...
00:07:31Et nous aussi, on peut faire du deuxième degré, Baptiste.
00:07:34Non, non, non, mais attendez, mais on dit la même chose, en fait.
00:07:36Oui, bien sûr.
00:07:37Vous êtes millionnaire, pardon, mais même si vous étiez millionnaire,
00:07:40vous ne seriez pas concerné par les mesures qu'on pourrait mettre en place.
00:07:43Je rappelle, juste parce que, quand on parle des riches,
00:07:46on a tendance à confondre les millionnaires et les milliardaires.
00:07:49Juste pour vous donner une idée de la différence entre un million et un milliard.
00:07:52Un million de secondes, c'est trois jours.
00:07:55Un milliard de secondes, c'est 31 ans.
00:07:58Donc, les millionnaires, tout millionnaire qu'il soit, c'est des petits joueurs.
00:08:02Ça vous va comme exemple ?
00:08:03C'est un très bon exemple et ça me donne envie d'insister sur un point.
00:08:07L'attaque Zuckmann, c'est un immense rendez-vous raté de la part de nos parlementaires.
00:08:11C'était une bonne solution.
00:08:13Ça permettait à chacun de s'y retrouver sans aller dans l'outrance fiscale
00:08:17et permettre aussi aux entreprises de pratiquer une politique de relance, d'emploi
00:08:20et de tout ce qu'on veut.
00:08:22Après, sur les solutions Bayrou, que voulez-vous que je vous dise ?
00:08:25Ça fait 40 ans que la France mène une politique de l'offre, à deux exceptions près.
00:08:2997-2001 et 2012-2017, ce qui a donné à peu près les meilleurs résultats économiques
00:08:33qu'on a eus dans le pays.
00:08:34Et aujourd'hui, on se retrouve à charger, d'une manière je trouve assez ignoble,
00:08:40les Français et à imposer, alors c'est le point de mon coup de gueule de tout à l'heure,
00:08:43mais je vais anticiper un peu, imposer un récit qui est celui de la France
00:08:46qui n'aime pas travailler.
00:08:47Si vous faites le constat des 40 dernières années, tous les Français ont travaillé,
00:08:51les services publics ont fait ce qu'ils ont pu,
00:08:53mais il se trouve que la France a été, si j'ose dire, une machine à subvention
00:08:56pour éponger les déficits successifs
00:08:58et les choix qui ont été faits par les gouvernements et les élites pendant 40 ans.
00:09:02L'Europe, et attention, ne me faites pas dire ce que je ne vais pas dire,
00:09:04l'Europe est une très bonne chose,
00:09:06mais la manière dont on a pensé l'Union Européenne
00:09:08et les règles de concurrence commerciale, elle est mauvaise.
00:09:10Ça, ça a été un premier point.
00:09:11Et puis après, sur ce que je vous disais sur tous les autres types de subventions,
00:09:14il a fallu éponger les pertes
00:09:15et aujourd'hui, on se retrouve dans cette situation.
00:09:17Oui, parce que ne vendez pas la mèche de votre tour de table de tout à l'heure.
00:09:20C'est un teasing, c'est un teasing.
00:09:22Oui, le problème, c'est qu'il m'a bien lancé.
00:09:24Oui, oui, il est très bien.
00:09:25Baptiste, vous restez avec nous, surtout.
00:09:27Voilà, on va continuer.
00:09:29Vous savez, la parole est à vous sur Sud Radio.
00:09:30Parlons vrai ensemble, et ensemble, dans un instant.
00:09:34Ensemble ?
00:09:34Voilà, les trois mots dans l'actu de Félix Mathieu.
00:09:37Sud Radio.
00:09:39Sud Radio.
00:09:39Parlons vrai.
00:09:40Parlons vrai.
00:09:41Sud Radio.
00:09:42Les Vraies Voix Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel, Judith Belair.
00:09:4717h17, c'est l'heure des trois mots dans l'actu de Félix Mathieu.
00:09:50Bonsoir, Félix.
00:09:51Les Vraies Voix Sud Radio.
00:09:52Bonsoir.
00:09:53Eh bien voilà, incendie, congé et cardinal, c'est ça vos trois mots du jour.
00:09:56Le feu s'est réactivé à Martigues, au nord-ouest de Marseille.
00:09:59600 pompiers combattent sans relâche les flammes qui ont dévoré 240 hectares de pinèdes depuis hier soir.
00:10:05Des incendies aussi notamment à Fréjus ainsi qu'en forêt de Brosséliande.
00:10:09Le gouvernement envisage d'autoriser la monétisation de la cinquième semaine de congés payés.
00:10:14Une semaine de vacances en moins pour pouvoir gagner plus.
00:10:17Très mauvaise idée réagit le syndicat de cadre CFECGC.
00:10:21Et puis, 82 coups de glas viennent de retentir à Notre-Dame pour saluer 82 ans de vie.
00:10:26L'ancien archevêque de Paris, le cardinal André 23, vient de rendre la main.
00:10:31Les Vraies Voix Sud Radio.
00:10:33Le soulagement tout relatif aura été de courte durée.
00:10:36À Martigues, au nord-ouest de Marseille, le feu annoncé comme étant stabilisé ce midi s'est finalement réactivé.
00:10:42À la mi-journée, il avait déjà parcouru 240 hectares de pinèdes.
00:10:46Le départ d'incendie hier en fin d'après-midi a été particulièrement virulent,
00:10:51raconte le colonel Jean-Luc Beccari, directeur départemental du service d'incendie et de secours des Bouches-du-Rhône.
00:10:57La première difficulté, c'est que ce feu a eu un développement explosif.
00:11:03Dès les premières minutes, c'est un feu qui a tout de suite pris de l'ampleur, immédiatement.
00:11:10En quelques minutes, ce feu a trouvé de la panne ascendante sous un vent puissant et une végétation desséchée.
00:11:16Il est allé très vite.
00:11:17Il a parcouru jusqu'à 2000 mètres à l'heure, donc 2 kilomètres à l'heure.
00:11:22De Jean-Luc Beccari, directeur départemental du service d'incendie et de secours des Bouches-du-Rhône au micro de l'AFP.
00:11:29Plusieurs autres incendies comme ça sont en cours dans le pays.
00:11:32Deux feux partis hier dans le Var près de Fréjus, dont un suite à l'éclatement d'un pneu de camion.
00:11:37Ils ont été maîtrisés après avoir parcouru une trentaine d'hectares.
00:11:41Une centaine d'hectares aussi sont partis en fumée en Bretagne, dans la forêt de Brossaliande.
00:11:46Deuxième mot, Félix Congé.
00:11:48Le gouvernement envisage d'autoriser la monétisation d'une semaine de vacances.
00:11:51Oui, autrement dit, permettre aux salariés de renoncer à leur cinquième semaine de congé payée.
00:11:56Pour la monétiser, c'est-à-dire se contenter de 4 semaines de vacances par an pour pouvoir gagner plus.
00:12:01Une très mauvaise idée, réagit sur Sud Radio le président du syndicat de cadre CFE-CGC, François Omeryl.
00:12:07De quoi on parle ? On parle de gens à qui on va dire, ton salaire n'augmente plus.
00:12:10Si tu veux gagner un peu plus, il faut que tu monétises des congés.
00:12:14C'est une très mauvaise idée.
00:12:16Aujourd'hui, on a quand même une explosion de ce qu'on appelle les risques psychosociaux.
00:12:20Je vais parler pour les catégories d'encadrement qui sont sur des travaux intellectuels où la charge mentale est très importante.
00:12:27Parfois, on parle vendredi chez soi avec le problème dans la tête et on revient lundi.
00:12:32On l'a toujours eu un peu pendant ces deux jours.
00:12:35La période de congé, c'est vraiment une période importante.
00:12:39C'est pratiquement une question de santé publique finalement.
00:12:42Et donc, dire aux gens, vous allez nous en donner une de plus, c'est ouvrir une porte un peu dangereuse.
00:12:47Des gens qui ont la pression, on arrive aux vacances, ils disent finalement, je travaille une semaine de plus
00:12:51pour pouvoir régler tout un nombre de dossiers qu'ils ont déjà un peu en trop dans le portefeuille.
00:12:56François Omeril de la CFECGC avec Benjamin Glez dans le Grand Matin Sud Radio.
00:13:00Samuel Botton, on touche aux acquis sociaux encore ?
00:13:04On touche à un combat qu'on amenait en 1936, qu'on considérait à l'époque comme un des plus grands progrès sociaux.
00:13:10Merci Léon Blum.
00:13:11Pour les travailleurs, merci Léon Blum.
00:13:13Il a fallu attendre quelques dizaines d'années, voire plus, pour avoir de nouveaux combats sociaux sur ce terrain-là.
00:13:19Et aujourd'hui, on vient demander aux Français de gagner plus, mais sur leur propre base et leur propre capital vacances.
00:13:28Et en fait, c'est là que ça me semble totalement délirant.
00:13:30Alors, il y a bien un moment où je suis enclin à accepter ça, c'est de vous dire si c'est sur la base du volontariat, pourquoi pas.
00:13:35Mais même à ce niveau-là, et c'est ce qui est très bien mis en exergue par le syndicalisme qu'on a entendu,
00:13:43c'est-à-dire qu'on coupe toute vision d'espoir aux travailleurs français sur des progressions de carrière, sur des hausses de salaire,
00:13:49et qu'en fait, on se recroqueville sur leurs propres acquis et on essaye de les dépouiller de ce qui reste.
00:13:53Et c'est là que ça me pose un vrai problème.
00:13:55Mathieu Davy ?
00:13:57Je rejoins, mais je laisse quand même une part à la flexibilité.
00:14:03Ce n'est pas imposé.
00:14:05On est sur une logique de monétisation, et j'aime bien quand même l'idée qu'en 2025,
00:14:09dans les rapports du droit du travail avec l'entreprise,
00:14:12on ait une capacité justement de négociation et d'accord.
00:14:17Monétiser finalement son droit aux vacances qui est déjà payé, d'une certaine manière,
00:14:23c'est acquis ça pour le coup.
00:14:24Et pouvoir le flexibiliser...
00:14:26S'il y a un petit besoin, tiens, mes enfants se marient, il faut que je finance, je ne parlais plus.
00:14:31Excusez-moi, on est d'accord qu'on parle des cinq semaines de congés quand les gens sont salariés ?
00:14:36On est dans la vulnérisation du pays au maximum.
00:14:38On peut parler des cas des gens qui sont indépendants,
00:14:41qui à mon avis ne prennent pas cinq semaines de vacances par an, de toute façon.
00:14:45Voilà, je dis ça comme ça en passant.
00:14:46Et concernant la cinquième semaine, je crois que ça date de Mitterrand, c'est ça.
00:14:50Le Front Populaire, c'est les premières semaines de congés payés,
00:14:53mais la cinquième, c'est 81.
00:14:55François Mitterrand, on a quand même eu quelques dizaines d'années à attendre.
00:14:58Allez, troisième mot, Félix Cardinal.
00:15:00André XXIII vient de s'éteindre à l'âge de 82 ans.
00:15:03Il fut archevêque de Paris de 2005 à 2017.
00:15:06Aujourd'hui, en début d'après-midi, le cardinal André XXIII est retourné auprès de Dieu,
00:15:12écrit dans un communiqué son successeur Mgr Ulrich.
00:15:15André XXIII, qui a aussi été président de la Conférence des évêques de France,
00:15:19issu d'une famille catholique, mais non pratiquante.
00:15:22Il avait été ordonné prêtre en 1969, avant de succéder en 2005 à Jean-Marie Lustiger,
00:15:27comme archevêque de Paris.
00:15:28C'est le pape Benoît XVI, ensuite, qui l'avait créé cardinal en 2007,
00:15:33il y a quelques minutes, à 17h, le bourdon de Notre-Dame de Paris.
00:15:37Et les cloches de toutes les églises paroissiales du diocèse de Paris
00:15:40étaient appelées à sonner le glas,
00:15:42un coup de glas pour chacune des 82 années du cardinal André XXIII.
00:15:48Merci beaucoup Félix Mathieu.
00:15:50Allez, dans un instant, il y a le grand débat du jour,
00:15:52et puis on attend le tour de France qui arrive d'un moment à l'autre.
00:15:54Ça peut arriver à n'importe quel moment, donc restez bien surtout avec nous.
00:15:58Donc, votre grand débat du jour, dans un instant,
00:15:59c'est François Bayrou qui veut économiser 40 milliards d'euros,
00:16:02mais pour Sarah Knafot de Reconquête, il cherche dans les mauvaises poches les vôtres.
00:16:05Elle affirme pouvoir en trouver 63 milliards immédiatement,
00:16:08en ciblant d'autres priorités.
00:16:09Parmi ses propositions les plus marquantes,
00:16:11la privatisation de l'audiovisuel public,
00:16:13qui rapporterait selon elle plus de 4 milliards d'euros à l'État.
00:16:16Regrouper les entités ou pas, supprimer certaines antennes ou pas.
00:16:21De France TV à Radio France, en passant par quelques autres,
00:16:24les entreprises de l'audiovisuel public suscitent les débats.
00:16:27Jusqu'à celui-ci, répondez sur le compte X de Sud Radio.
00:16:31Faut-il privatiser l'audiovisuel public ?
00:16:34Donnez-nous votre avis, je vous donne les résultats dans un instant.
00:16:36Et on sera avec Erwan Balanant, qui est député modem du Finistère,
00:16:41commissaire des Affaires culturelles et de l'éducation à l'Assemblée nationale.
00:16:45Bonsoir Erwan.
00:16:46Bonsoir.
00:16:47Bienvenue.
00:16:48Alors une question simple Erwan, réponse courte s'il vous plaît.
00:16:504 milliards, est-ce que c'est vraiment significatif face aux 40 milliards
00:16:53qui sont recherchés pour cette privatisation de l'audiovisuel public ?
00:16:564 milliards pour l'audiovisuel public, c'est tout à fait nécessaire en réalité.
00:17:01D'accord.
00:17:01C'est vrai que, bah oui, oui, je pense que privatiser l'audiovisuel public français,
00:17:06ce serait une erreur.
00:17:07Ce serait une erreur parce qu'on a besoin d'un audiovisuel public puissant.
00:17:12On a besoin évidemment des autres médias et on a la chance en France
00:17:16d'avoir des médias divers et variés.
00:17:18Mais l'audiovisuel public, ça permet de faire tout un tas de choses
00:17:21qui sont nécessaires et qui sont nécessaires d'autant plus
00:17:25qu'on arrive dans une période peut-être un peu plus difficile
00:17:28d'un point de vue géostratégique.
00:17:30Donc c'est certainement pas, à mon sens, le moment de faire des économies
00:17:35sur l'audiovisuel public.
00:17:36Alors je sais que c'est parfois un peu contre-intuitif,
00:17:38mais je crois que c'est nécessaire d'avoir cet audiovisuel puissant.
00:17:42Merci Erwan Balanant, vous restez avec nous.
00:17:44Je rappelle que vous êtes député Modem du Finistère.
00:17:47Dans un instant, ça sera donc le grand débat.
00:17:49Et puis peut-être juste avant l'œil du Tour de France,
00:17:51ils sont en train d'arriver, je crois.
00:17:52A tout de suite.
00:17:53Les derniers, oui.
00:17:54Ça y est, le contre-la-montre du Tour de France
00:18:06est en train de se terminer.
00:18:07C'est l'œil du Tour de France tout de suite.
00:18:08La 13ème étape est le grand contre-la-montre.
00:18:15L'Oudanviel-Péragude, seulement 10,900 km.
00:18:18Et Pogacar, le maillot jaune, vient d'arriver.
00:18:20Résultat alors, Vincent Bartho ?
00:18:22Écoutez, quatrième victoire pour Pogacar sur ce Tour de France de 2025.
00:18:28La 21ème victoire en tout depuis qu'il participe au Tour de France.
00:18:32Il a largement dominé ce contre-la-montre.
00:18:35Il a eu pratiquement 3 secondes à Vingogorn,
00:18:37qui finit deuxième.
00:18:39Donc Pogacar, il prouve toujours que c'est lui le plus fort sur le Tour de France,
00:18:45que c'est vraiment lui qui domine.
00:18:46Alors, faisons le point quand même sur les favoris.
00:18:49Primoz Roglic a fait une belle performance.
00:18:52Oui, il a fait une très belle performance,
00:18:54puisqu'à un moment, on a cru qu'il pouvait l'emporter.
00:18:58Il avait fait une très très belle moyenne.
00:18:59Et quand Vingogorn est arrivé, il a fait beaucoup mieux de 20 secondes.
00:19:02Et puis après, par la suite, effectivement, Pogacar est arrivé.
00:19:06Ce qu'on peut retenir surtout, si vous voulez,
00:19:07c'est qu'Evénopoul a eu un petit souci mécanique pendant cette ascension.
00:19:12Mais il a réussi à conserver cette troisième place au classement général
00:19:16par rapport à Lepovic.
00:19:18Donc pour l'instant, Pogacar devant Vingogorn
00:19:20et Evenepoel qui est toujours sur le podium.
00:19:23Et on a eu une image forte,
00:19:24puisque Vingogorn a doublé Evenepoel.
00:19:26Il partait de deux minutes en deux minutes, c'est ça.
00:19:29C'est incroyable.
00:19:30Vous savez, quand on sait que Evenepoel est le champion du monde
00:19:34en titre du Contre la Monde,
00:19:36se faire rattraper dans le Tour de France,
00:19:39même si c'est un parcours de montagne
00:19:40et que c'était moins plaisant pour Evenepoel.
00:19:43Mais c'est toujours vexant de se faire rattraper par un adversaire.
00:19:46Bon, et Kevin Vauclin, le Français, il reste dans le top 10 ?
00:19:49Oui, Kevin Vauclin, il a fait un pas mauvais contre la Monde.
00:19:52Il doit finir 6 ou 7e de l'étape,
00:19:54mais il est toujours top 10 du Tour de France.
00:19:57On espère que même si les étapes plus difficiles par la suite
00:20:00vont être moins favorables pour le petit Normand,
00:20:03je pense qu'on peut croire encore en lui
00:20:04pour essayer de faire au mieux à l'arrivée à Paris.
00:20:07Oui, il est juste après le top 10, le premier Français,
00:20:09Léni Martinez, 9e.
00:20:10Voilà, merci Vincent Barton.
00:20:11Merci Vincent.
00:20:13Merci.
00:20:13Les Vraies Voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:20:17Les Vraies Voix.
00:20:18Et un petit rappel des deux Vraies Voix, déjà.
00:20:19Oui, alors vainqueur du Contre la Monde,
00:20:21Samuel Botton, expert en communication chez Step Conseil.
00:20:26Bonjour.
00:20:27Ah, il a dit bonjour, il l'a dit avec conviction.
00:20:30Si vous n'étiez pas là avec nous précédemment,
00:20:31il ne nous avait pas dit bonjour la première,
00:20:33mais la deuxième, ça marche.
00:20:34Lui est leader du classement général.
00:20:37Du coup, Mathieu Davy, avocat en droit de la presse
00:20:39et de la propriété intellectuelle.
00:20:41Vous avez une maillot jaune.
00:20:42François.
00:20:42Allez, le grand débat du jour.
00:20:44On le sait, François Bayrou est en quête
00:20:45de 40 milliards d'euros d'économie pour l'année à venir.
00:20:47Une mission jugée cruciale pour maintenir
00:20:50l'équilibre budgétaire du pays,
00:20:51mais qui ne fait pas l'unanimité dans les rangs de l'opposition.
00:20:53Pour Sarah Knafo, figure montante du mouvement Reconquête,
00:20:58le gouvernement fait fausse route.
00:20:59Elle n'hésite pas à tacler le Premier ministre en déclarant
00:21:01« Je lui trouve 63 milliards à économiser tout de suite.
00:21:04Le problème, c'est que François Bayrou cherche toujours
00:21:05dans les mauvaises poches les vôtres.
00:21:07Parmi les propositions au choc,
00:21:08qu'elle avance la privatisation de l'audiovisuel public.
00:21:11Une décision qui, selon elle, permettrait d'injecter
00:21:13immédiatement précisément 4,029 milliards d'euros
00:21:17dans les caisses de l'État.
00:21:18Une réforme radicale qui relance le débat sur l'utilité
00:21:20et la mission du service public.
00:21:22Fred.
00:21:23Les médias du service public sont sur la sellette
00:21:26depuis des années.
00:21:27Encore plus depuis l'arrivée de Rachida Dati
00:21:29au ministère de tutelle.
00:21:30L'objectif regroupé France TV, Radio France et l'INA
00:21:33sous une même identité.
00:21:34Une réforme indispensable pour rassembler
00:21:36les forces aujourd'hui dispersées selon la ministre.
00:21:39La machine semble trop imposante
00:21:40et les avis divergent sur son avenir.
00:21:42Alors nous vous posons la question
00:21:44sur le compte X de Sud Radio directement.
00:21:46Faut-il privatiser l'audiovisuel public ?
00:21:49Dans un instant, je vous donne le résultat.
00:21:51En tout cas, les avis sont partagés.
00:21:54Vous pouvez nous appeler au 0826 300 300
00:21:56si vous voulez témoigner
00:21:57ou si vous voulez dire si vous êtes contre ou pour.
00:21:59D'ailleurs, n'hésitez pas.
00:22:00On est toujours avec notre invité Erwan Balanant
00:22:03qui est député modem du Finistère,
00:22:05commissaire des affaires culturelles
00:22:06et de l'éducation à l'Assemblée nationale.
00:22:08Vous êtes avec nous Erwan ?
00:22:09Oui, oui, je suis là.
00:22:10Bonjour.
00:22:10Alors, bonjour Reu.
00:22:12Vous avez commencé à nous expliquer
00:22:14pourquoi vous pensiez
00:22:15que c'était une très mauvaise idée
00:22:16de privatiser.
00:22:18Oui, c'est une très mauvaise idée.
00:22:21C'est des fausses économies en réalité.
00:22:23La chance qu'on a d'avoir
00:22:25un audiovisuel public puissant dans notre pays,
00:22:28c'est tout simplement la chance
00:22:29d'avoir tout un pan de l'information
00:22:32qui n'intéresserait pas nécessairement
00:22:34l'audiovisuel privé d'être traité.
00:22:37Je prends un exemple.
00:22:38Moi, je suis député du Finistère.
00:22:39Dans le Finistère,
00:22:40on est très content d'avoir
00:22:42le réseau Radio France Brésisel.
00:22:46C'est Radio France,
00:22:48ce qui s'appelle ici maintenant.
00:22:51Oui, d'ailleurs, c'est un nom bizarre
00:22:53parce qu'on ne sait jamais,
00:22:54tout le monde se sent obligé
00:22:55de redire France Bleu avant.
00:22:56Je ne sais pas qui a trouvé cette idée,
00:22:57mais ce n'est pas la meilleure.
00:22:58C'est une mauvaise agence de com'.
00:23:00C'est certainement
00:23:02une mauvaise agence de com', peut-être.
00:23:04Bon, bref.
00:23:05Vous avez ça.
00:23:06Et puis, on a des enjeux
00:23:07autour de la souveraineté,
00:23:09aussi la souveraineté informationnelle.
00:23:12Avoir une puissance,
00:23:16une audiovisuelle publique puissante,
00:23:17ça permet de faire un contrepoids.
00:23:19Ça permet de faire un contrepoids
00:23:21aux réseaux sociaux aussi.
00:23:22Enfin, bref.
00:23:23C'est une très mauvaise idée.
00:23:24Alors, c'est une idée.
00:23:25Là, j'ai peu d'illusions
00:23:27sur le résultat de votre sondage Twitter.
00:23:30C'est bien, Erwan Balanant,
00:23:32parce que j'allais justement
00:23:34vous donner le chiffre.
00:23:36Et effectivement,
00:23:37vous sentez le vent venir.
00:23:39Les auditeurs disent
00:23:40« Oui, il faut privatiser à 83% »
00:23:42et on a beaucoup de...
00:23:44On a plus de 500 personnes
00:23:45et ça continue qui...
00:23:47Oui, oui, bien sûr,
00:23:48mais je comprends bien.
00:23:49Mais regardez,
00:23:49là, vous venez de parler
00:23:50du Tour de France.
00:23:51Oui.
00:23:52Le Tour de France,
00:23:53aujourd'hui,
00:23:54c'est diffusé
00:23:55par l'audiovisuel public français
00:23:57qui a un savoir-faire,
00:23:59qui a un savoir-faire
00:24:00sur ce type de diffusion.
00:24:03On n'aurait pas cette qualité
00:24:04de diffusion du Tour de France
00:24:06si on n'avait pas
00:24:06l'audiovisuel public.
00:24:07Si c'était une chaîne privée,
00:24:08on n'aurait pas
00:24:09la même qualité de diffusion ?
00:24:10Je ne suis pas sûre, non.
00:24:12Je ne suis pas sûre.
00:24:14Regardez les grands événements sportifs.
00:24:16Vous avez effectivement...
00:24:17Regardez, par exemple,
00:24:18le football,
00:24:18aujourd'hui,
00:24:19comment il galère
00:24:20à trouver les moyens
00:24:22et les bonnes équipes
00:24:25et les bons formats
00:24:26pour faire le championnat
00:24:28de France de football.
00:24:29Tout simplement
00:24:29parce qu'il ne l'intéresse pas
00:24:31suffisamment économiquement.
00:24:33Bon,
00:24:33eh bien,
00:24:33on aurait parfaitement
00:24:35peut-être la même chose
00:24:36pour le cyclisme
00:24:39et le Tour de France.
00:24:40Peut-être qu'il n'intéresserait
00:24:41pas suffisamment.
00:24:42C'est peut-être
00:24:43un mauvais exemple
00:24:44le Tour de France
00:24:44parce qu'il a une aura
00:24:45internationale.
00:24:47Mais voyez,
00:24:47il n'y a pas...
00:24:48Effectivement,
00:24:49sur la qualité de la couverture.
00:24:51Mais c'est un bon exemple.
00:24:52On va solliciter
00:24:53nos vrais voix.
00:24:53Moi,
00:24:54à titre personnel,
00:24:54pendant 20 ans,
00:24:55j'ai commenté pour Canal+,
00:24:56et quand on faisait
00:24:57les Jeux Olympiques,
00:24:57les gens avaient plutôt tendance
00:24:58à préférer ce qu'on proposait
00:25:00sur Canal+,
00:25:01plutôt que France Télévisions.
00:25:02Mais ce qui ne veut pas dire
00:25:03que les derniers JO
00:25:04ont été parfaitement couverts
00:25:06par France Télévisions aussi.
00:25:07Alors,
00:25:07au-delà de ça,
00:25:08il y a l'argent,
00:25:09Samuel Bauton.
00:25:09Alors,
00:25:10déjà,
00:25:10pour répondre,
00:25:10est-ce qu'une chaîne privée
00:25:11pourrait couvrir le sport
00:25:13de la même manière
00:25:13que France Télévisions ?
00:25:15Peut-être pas autant,
00:25:15mais de grande qualité,
00:25:16oui.
00:25:16C'est ce que Eurosport fait,
00:25:17par exemple,
00:25:18sur le Tour de France.
00:25:19Et c'est une bonne chose.
00:25:20Avec moins de moyens.
00:25:21Avec moins de moyens.
00:25:22Mais là où je suis d'accord,
00:25:23c'est que très peu de chaînes françaises
00:25:25ont fait la part belle au sport
00:25:26en accès libre et en clair,
00:25:28comme l'a fait
00:25:28le groupe France Télévisions.
00:25:30Et ça fait,
00:25:30effectivement,
00:25:3115-20 ans
00:25:31qui se sont épousées
00:25:32comme une référence
00:25:33sur des grands événements
00:25:34type JO,
00:25:35Roland-Garros,
00:25:35Tour de France.
00:25:36Après,
00:25:37pour revenir au cœur du débat,
00:25:39ça démontre une chose,
00:25:40c'est que Sarah Knafo
00:25:40et Reconquête
00:25:41ne comprennent rien à l'économie
00:25:42et qu'ils ont juste vu
00:25:434 milliards
00:25:44qui pouvaient rentrer dans les caisses
00:25:45sans se demander
00:25:46l'impact social et sociétal
00:25:48que ça pourrait avoir.
00:25:49Je vais vous prendre
00:25:50un exemple très concret.
00:25:51Pendant le Covid,
00:25:52ceux qui ont continué
00:25:53d'éduquer nos enfants
00:25:53pendant le confinement,
00:25:54c'est France 4
00:25:55avec des programmes éducatifs.
00:25:57Et pour aller plus loin encore,
00:25:58aujourd'hui,
00:25:59aucune chaîne française,
00:26:01d'investigation
00:26:02qui est faite par France Télévisions
00:26:04et par des émissions
00:26:04comme Cash,
00:26:05Envoyé Spécial et d'autres.
00:26:07À une époque,
00:26:08Canal le faisait
00:26:09et a lâché ce créneau.
00:26:11Donc aujourd'hui,
00:26:12très peu d'émissions
00:26:13dans cette veine.
00:26:13Et après,
00:26:14sur le tissu territorial,
00:26:16et là,
00:26:16je pense effectivement,
00:26:17alors pardonnez-moi
00:26:18mon côté archaïque
00:26:19à Radio France,
00:26:20c'est des médias
00:26:21qui sont indispensables,
00:26:22qui permettent d'unir
00:26:23et de rassembler les territoires.
00:26:25Il y en a aussi dans le privé.
00:26:26Et je pense notamment
00:26:27au travail qui est fait
00:26:28par Sud Radio
00:26:29sur les territoires.
00:26:30Et c'est très important
00:26:31de mentir ça.
00:26:32Maintenant,
00:26:33sur la question
00:26:34de l'audiovisuel public
00:26:35et de la privatisation,
00:26:36c'est non.
00:26:37Sur la question
00:26:37d'une refonte du modèle
00:26:39et essayer d'amener
00:26:40plus de pouvoir,
00:26:41plus d'un dépendance,
00:26:43elle se demande
00:26:44de la mauvaise manière.
00:26:45Aujourd'hui,
00:26:45une ministre de la Culture
00:26:46qui se pointe
00:26:47sur un plateau
00:26:47du service public
00:26:48et qui menace
00:26:49à dominem des journalistes
00:26:50en diffamant carrément,
00:26:53je suis désolé,
00:26:53ce n'est pas dans la cause.
00:26:54Pour passer ce petit événement-là,
00:26:55Rachida Dati,
00:26:56elle propose de créer
00:26:57un holding France Média
00:26:58pour chapeauter
00:26:59l'audiovisuel public
00:27:00qui pourrait regrouper
00:27:01France Télé,
00:27:01Radio France et l'INA
00:27:02et possiblement d'ailleurs
00:27:04France Média Monde.
00:27:05Et d'ailleurs,
00:27:05on le sait,
00:27:06il y a eu pas mal de grèves,
00:27:07notamment Radio France.
00:27:08Mathieu Davy,
00:27:09est-ce que ça ne suffit pas,
00:27:10cette réforme de l'audiovisuel,
00:27:12finalement ?
00:27:12Et est-ce que vous pensez
00:27:13que c'est d'ailleurs
00:27:13ce point-là
00:27:16une bonne idée ?
00:27:17Alors, bien sûr,
00:27:18la réforme n'est pas
00:27:19la suppression,
00:27:20n'est pas la privatisation.
00:27:21La réforme de la holding,
00:27:22c'est tout mettre
00:27:23en une seule main
00:27:23pour faire un groupe.
00:27:26L'objectif,
00:27:26c'est de concurrencer
00:27:27les plateformes,
00:27:28les très grands groupes
00:27:28audiovisuels
00:27:29et d'avoir une seule
00:27:30grosse entité
00:27:31audiovisuel publique
00:27:32qui puisse rivaliser
00:27:34et qui puisse avoir
00:27:35des échelles de coût,
00:27:36évidemment,
00:27:37de regrouper
00:27:37toutes les entités
00:27:38et de peser
00:27:39d'une seule voix.
00:27:40Le problème
00:27:40soulevé par les syndicats,
00:27:42c'est du coup
00:27:43d'être plus fragile
00:27:44parce qu'en étant
00:27:45dans une seule main,
00:27:46c'est d'être plus sensible
00:27:47aux attaques
00:27:48et aux ingérences.
00:27:49Il y a un problème
00:27:50de pluralisme aussi.
00:27:51De pluralisme, voilà.
00:27:52Donc, c'est peut-être
00:27:53une bonne idée
00:27:53mais en tout cas,
00:27:55l'esprit est bon.
00:27:56Maintenant,
00:27:57la mise en application
00:27:57est quand même
00:27:58beaucoup plus compliquée.
00:28:01Donc, effectivement,
00:28:02le pluralisme
00:28:02est essentiel.
00:28:03Pour compléter
00:28:04ce qui a été dit
00:28:04sur les programmes sportifs,
00:28:07je rappellerai quand même
00:28:07que la Coupe du Monde
00:28:09de football en 2023,
00:28:10personne n'en voulait.
00:28:11Que France Télévisions
00:28:12l'a diffusée
00:28:13en rachetant
00:28:15les droits à M6
00:28:16et que ça a fait
00:28:175 millions de téléspectateurs.
00:28:19Donc, ça dit tout
00:28:20de ce qu'est
00:28:21le service public.
00:28:22La Coupe du Monde
00:28:24de foot féminine.
00:28:26Oui, vous parlez
00:28:26de la Coupe du Monde féminine
00:28:27parce que le masculin
00:28:28était sur TF1.
00:28:29Personne n'en voulait
00:28:31parce que, pardon,
00:28:32on parlait du football féminin
00:28:33comme une portion congrue.
00:28:34Vous n'excusez pas,
00:28:35c'est une vérité.
00:28:35Ce qui est totalement idiot
00:28:36parce que le foot féminin
00:28:37devient très populaire
00:28:39et c'est grâce
00:28:40à France Télévisions.
00:28:41Les audiences ont été
00:28:42jusqu'à 5 millions
00:28:42de téléspectateurs.
00:28:44Donc, c'est le service public
00:28:45qui fait le job
00:28:45parce qu'à la base,
00:28:47ce n'était pas censé être rentable
00:28:48et, ironie de l'histoire,
00:28:49ça l'est.
00:28:50Ça l'est,
00:28:51comme France Inter
00:28:52qui est la première
00:28:53à deux de France.
00:28:53En même temps,
00:28:55Erwan Balanant,
00:28:56il y a un fonctionnement
00:28:57aujourd'hui
00:28:58qui est terrible
00:28:59dans le service public
00:29:00parce que vous avez
00:29:00des rédacteurs en chef
00:29:01qui sont payés très cher,
00:29:03qui sont enfin
00:29:05jugés inefficaces
00:29:07et qui sont obligés
00:29:08d'être maintenus
00:29:09parce que ce sont finalement
00:29:11des contrats fonctionnaires
00:29:12traditionnels.
00:29:13Il faut aussi vivre
00:29:14avec son temps.
00:29:15Il y a un jeu
00:29:16de concurrence.
00:29:17Il y a énormément
00:29:18de gâchis
00:29:18au sein même
00:29:19des médias
00:29:20du service public
00:29:21avec des doubles équipes
00:29:22qui viennent.
00:29:23Ah bah si,
00:29:23je peux vous donner
00:29:2420 exemples.
00:29:25Je peux en donner
00:29:26quelques-uns aussi.
00:29:27Je ne suis pas
00:29:28complètement d'accord
00:29:30avec ça
00:29:30parce que déjà,
00:29:31c'est vraiment
00:29:31deux métiers différents
00:29:32et je ne crois pas
00:29:33que ça soit un gâchis.
00:29:34Regardez Radio France,
00:29:37les audimates
00:29:39de France Info Radio,
00:29:41Radio,
00:29:41je ne parle pas
00:29:42de la télé.
00:29:43On n'arrête pas
00:29:43de citer nos concurrents
00:29:44depuis tout à l'heure.
00:29:45On est sur Sud Radio,
00:29:47Sud Radio,
00:29:48Sud Radio.
00:29:49C'est pas grave.
00:29:50Radio privée.
00:29:51Alors moi,
00:29:52ça tombe bien.
00:29:52comme c'est
00:29:54la télé publique,
00:29:55je n'ai pas d'action.
00:29:58C'est très bien
00:29:59le travail
00:29:59que fait Sud Radio.
00:30:00Merci.
00:30:01On peut redire
00:30:02qu'on est sur Sud Radio quand même.
00:30:03Voilà.
00:30:05Vous prenez,
00:30:06pour me laisser aller
00:30:07sur le fond
00:30:07de cette histoire,
00:30:09c'est que vous avez
00:30:09des qualités
00:30:10d'émissions
00:30:11sur le service
00:30:12de la radio française
00:30:14extraordinaire.
00:30:15et ce n'est pas
00:30:17sur la radio publique française,
00:30:19ce n'est pas du gâchis
00:30:21et si ça coûte,
00:30:22oui, ça coûte,
00:30:23mais un très bon animateur
00:30:24sur une chaîne
00:30:25du public
00:30:27et on sait le prix
00:30:28des animateurs
00:30:29à un moment donné
00:30:29aux grandes heures
00:30:30de Canal+,
00:30:31ça coûtait énormément aussi.
00:30:32Le sujet,
00:30:33il n'est pas là
00:30:34et je pense
00:30:35qu'il y a
00:30:35une vraie question
00:30:36qu'il y a
00:30:38trois sujets
00:30:39que l'audiovisuel
00:30:40public français
00:30:41doit se poser.
00:30:43La question
00:30:43de sa présence
00:30:44sur les réseaux sociaux
00:30:45et sur le numérique
00:30:46et ça,
00:30:47c'est quelque chose
00:30:47sur lequel
00:30:48il faut qu'il y ait
00:30:49plus de choses
00:30:50et que ça soit mieux fait.
00:30:51Alors,
00:30:52pour revenir un peu
00:30:52à Sarah Knafow,
00:30:53son calcul,
00:30:54c'est de se reporter
00:30:55sur la loi de finances 2024
00:30:56et de la dotation publique
00:30:57de 2,57 milliards d'euros
00:30:59qui a été faite
00:31:00pour France Télévisions,
00:31:02ce qui est quand même
00:31:02absolument énorme.
00:31:04selon elle.
00:31:06Juste,
00:31:06oui,
00:31:07mais Erwan Balanant,
00:31:08vous nous donniez
00:31:09des exemples.
00:31:09Oui,
00:31:10effectivement,
00:31:10ce n'est pas vraiment
00:31:11le sujet
00:31:11parce que,
00:31:12bon,
00:31:12laissons faire
00:31:13nos amis de France Télévisions
00:31:14pour développer
00:31:14leur modèle.
00:31:15Simplement,
00:31:16ce qu'on dit,
00:31:16c'est qu'il y a
00:31:18de toute façon
00:31:18des économies à faire.
00:31:20La privatisation,
00:31:21c'est la solution
00:31:22excessive,
00:31:23on est d'accord,
00:31:24mais quand même,
00:31:25ça fait des années
00:31:26que des économies
00:31:28ne sont pas faites
00:31:28par le service public.
00:31:29Il faut l'entendre.
00:31:30Non,
00:31:31les comptes sont mauvais.
00:31:32Je vais vous donner
00:31:34plein d'exemples.
00:31:36Alors,
00:31:37attendez,
00:31:37parce que moi,
00:31:37j'ai une question
00:31:38qui est un peu iconoclaste.
00:31:40Est-ce que,
00:31:41dans le temps qu'on vit,
00:31:42avec l'émergence
00:31:43de plateformes
00:31:45où aucun contrôle
00:31:47n'est fait,
00:31:48vous,
00:31:48vous avez un réflexe
00:31:50de radio
00:31:51et de médias français
00:31:52où les médias français,
00:31:53c'est des journalistes,
00:31:54vous êtes des journalistes formés,
00:31:55vous avez une éthique,
00:31:56vous avez un code de conduite
00:31:59parfaitement
00:32:00qui fonctionne
00:32:02et il y a de la très bonne information,
00:32:04évidemment,
00:32:05aussi dans le privé.
00:32:06Mais on est face
00:32:07à l'émergence
00:32:09d'un certain nombre
00:32:10de plateformes
00:32:12et je pense,
00:32:12par exemple,
00:32:13à Twitter,
00:32:14à X,
00:32:14par exemple,
00:32:15où il n'y a aucun contrôle
00:32:17de l'information.
00:32:18Est-ce que se dire
00:32:19qu'avoir un audiovisuel
00:32:21capable de décrypter,
00:32:23capable de débunker
00:32:24des informations,
00:32:25est-ce qu'on n'est pas prêt
00:32:26à faire le coup de travail ?
00:32:28Oui, mais est-ce
00:32:29nécessairement
00:32:30dans l'obligation
00:32:31de faire des économies ?
00:32:32Moi, je pense...
00:32:33En ce moment,
00:32:34a priori,
00:32:35c'est ce qu'on entend
00:32:35beaucoup, oui.
00:32:36Oui, sur l'utilisation.
00:32:37C'est simple,
00:32:38je vais vous dire,
00:32:39l'exemple tout bas,
00:32:40c'est quand il y a
00:32:41trois personnes
00:32:41pour faire le travail d'un,
00:32:44il y a problème d'économie
00:32:45et c'est ce qui se passe.
00:32:460 826 300 300,
00:32:48excusez-moi,
00:32:48on a un auditeur
00:32:49qui attend
00:32:50pour donner son opinion
00:32:51lui aussi.
00:32:51Baptiste,
00:32:52vous,
00:32:52vous n'êtes pas contre,
00:32:53vous êtes contre
00:32:54la privatisation
00:32:55de l'audiovisuel public ?
00:32:58Bien sûr,
00:32:59contre.
00:32:59Pourquoi ?
00:33:00Il y a beaucoup de choses
00:33:01qui ont été dites,
00:33:02donc je ne vais pas répéter
00:33:03parce que je partage
00:33:03l'avis de beaucoup de choses
00:33:04qui ont été dites,
00:33:05notamment sur la garantie
00:33:07de qualité
00:33:07quand on maintient
00:33:08un service public,
00:33:09sur le nécessaire travail
00:33:12d'investigation
00:33:12et d'enquête
00:33:13qui n'est plus fait
00:33:14sur les médias privés
00:33:14et puis après,
00:33:16sur ce à quoi sont tenus
00:33:18les médias privés
00:33:18par rapport aux médias publics.
00:33:20En fait,
00:33:20un média privé,
00:33:21il est tenu
00:33:21par sa rentabilité.
00:33:22Pourquoi vous dites
00:33:23qu'il n'y a pas de travail
00:33:24d'investigation
00:33:24et d'enquête
00:33:25sur les médias privés ?
00:33:26Parce que quand Bolloré,
00:33:27par exemple,
00:33:27a pris la main
00:33:28sur Canal+,
00:33:28la première chose
00:33:29qu'il a fait,
00:33:29c'est de supprimer
00:33:30tous les postes
00:33:32qu'il faisait de l'investigation
00:33:33parce qu'on s'attaquait,
00:33:34on faisait des enquêtes
00:33:35sur le crédit mutuel
00:33:36ou sur ses ports en Afrique
00:33:37et qu'évidemment,
00:33:38ça le fait chier.
00:33:39C'est parfaitement normal.
00:33:39Le mec,
00:33:40il paye,
00:33:40il ne va pas en plus accepter
00:33:41qu'on vienne dire
00:33:42sur son antenne
00:33:43que c'est une planche pourrie.
00:33:44Ça, c'est normal.
00:33:46Ce n'est pas très élégant,
00:33:47mais ça se comprend.
00:33:48Donc, le service public
00:33:49a au moins ça,
00:33:50effectivement,
00:33:50une émission
00:33:50comme Cache Investigation.
00:33:52C'est quand même un truc
00:33:52qui ne peut exister
00:33:53que sur le service public.
00:33:54Moi, ce que j'aimerais dire
00:33:55en plus de tout ce qui a été dit
00:33:56et avec lequel je suis d'accord,
00:33:58c'est que la privatisation,
00:34:00en fait,
00:34:00j'ai envie de dire
00:34:01mais regardons
00:34:02les exemples précédents
00:34:03de privatisation
00:34:04et demandons-nous
00:34:05si c'est vraiment une bonne idée.
00:34:06Prenons les autoroutes,
00:34:07par exemple,
00:34:07ou prenons par exemple
00:34:08le ferroviaire
00:34:09qui est en train d'être privatisé,
00:34:10qui a été privatisé
00:34:14parce que finalement,
00:34:14c'est une catastrophe.
00:34:15Ça n'a pas du tout
00:34:16réglé les problèmes.
00:34:17Au contraire,
00:34:17ça devient plus cher
00:34:18pour l'usager.
00:34:20Il n'y a pas moins de retard.
00:34:21Voilà, c'est n'importe quoi.
00:34:22Je pourrais vous dire
00:34:23par exemple de la sécurité sociale.
00:34:24Tout le monde dit
00:34:25la sécurité sociale,
00:34:27c'est des fonctionnaires,
00:34:27ils ne foutent rien, etc.
00:34:29Toutes les enquêtes
00:34:30qui sont faites
00:34:30entre la sécurité sociale
00:34:33et les mutuelles
00:34:34montrent qu'en termes
00:34:35de frais de fonctionnement
00:34:35et d'efficacité,
00:34:37la sécurité sociale
00:34:38roule sur les mutuelles
00:34:40en termes d'efficacité
00:34:41et de productivité.
00:34:43Donc, la privatisation
00:34:44du service public,
00:34:44c'est une énième.
00:34:46C'est drôle d'avoir des gens
00:34:47qui accusent systématiquement
00:34:49la gauche
00:34:49de manquer de crédibilité économique.
00:34:51C'est drôle
00:34:52de les voir nous emmener
00:34:53dans le mur
00:34:53depuis 50 ans
00:34:54avec les mêmes recettes
00:34:55et continuer à essayer
00:34:56de nous imposer
00:34:57les mêmes recettes.
00:34:57Moi, vraiment,
00:34:58si ce n'était pas tragique,
00:34:59ça ne me ferait rien.
00:35:00Samuel Bouton, je vous ai dit.
00:35:00Merci Baptiste,
00:35:01vous venez de me sucrer
00:35:02toute ma chronique à suivre
00:35:03mais je ne vous en veux pas.
00:35:05Moi, j'irais peut-être
00:35:05me faire un peu
00:35:06l'avocat du diable
00:35:07sur certains points.
00:35:08Beaucoup de respect
00:35:09pour le travail
00:35:09qui a été accompli
00:35:10par Delphine Arnaud
00:35:11depuis 10 ans
00:35:11mais il y a aussi eu
00:35:12beaucoup d'erreurs
00:35:13et qui, elle, pour le coup,
00:35:14en reprenant une citation célèbre,
00:35:16ont coûté un pognon de dingue.
00:35:17Je pense notamment à Salto
00:35:18qui a été une erreur monumentale
00:35:20et par contre,
00:35:21ça a permis de donner des idées
00:35:22à la suite
00:35:23que devait être
00:35:24le service public.
00:35:25Alors, je pense qu'il faut
00:35:25aller chercher des pistes
00:35:26du côté du Royaume-Uni.
00:35:28Delphine Arnaud
00:35:29a souvent eu le mot BBC
00:35:30à la bouche
00:35:31en expliquant
00:35:32qu'elle voulait reproduire
00:35:32ce modèle sur notre territoire.
00:35:34Je pense que l'Allemagne
00:35:35aussi a des bonnes réponses
00:35:36à nous donner
00:35:37et évidemment,
00:35:38moi, j'ai un émence penchant
00:35:39pour les pays d'Europe du Nord
00:35:40qui ont toujours su tirer
00:35:41la quintessence
00:35:42des enjeux politiques
00:35:43et des enjeux
00:35:44de service public.
00:35:45Ça, c'est un premier point
00:35:46et après, pour conclure,
00:35:48c'est de se dire
00:35:49qu'aujourd'hui,
00:35:51il faut préserver
00:35:52autant que possible
00:35:54l'indépendance
00:35:55et les moyens
00:35:55du service public
00:35:56sans être à contre-courant
00:35:58de tout ce qui se dit
00:35:59et de tout ce qui se fait.
00:36:00Alors, forcément,
00:36:00Mathieu a raison
00:36:01sur ce qu'il disait
00:36:02quand il expliquait
00:36:02qu'aujourd'hui,
00:36:04peut-être que réunir
00:36:05les trois entités
00:36:05sous holding
00:36:06pouvaient être
00:36:07une solution tentante
00:36:08mais que ça faisait
00:36:09perdre du poids.
00:36:10Donc, c'est là-dessus
00:36:10qu'il faut veiller.
00:36:11Ça fait trois fois moins de chefs
00:36:12et ça fait des économies.
00:36:13Oui, mais il faut quand même
00:36:14veiller un équilibre
00:36:16et à préserver le système.
00:36:18Vous êtes tous d'accord
00:36:19et on vous entend bien
00:36:20sur, on va dire,
00:36:22la liberté d'action
00:36:23puisque pas dépendant
00:36:25d'un grand groupe
00:36:25du CAC 40.
00:36:26Vous avez donné des exemples
00:36:27Erwan Balanant.
00:36:29Maintenant,
00:36:29est-ce qu'on peut dire
00:36:30que le service public
00:36:32agit en toute objectivité politique
00:36:34et qu'il n'y a pas
00:36:35une ligne politique ?
00:36:36C'est ce qui lui est reproché
00:36:37par certains médias.
00:36:39Est-ce que,
00:36:40finalement,
00:36:41puisqu'ils sont dépendants
00:36:43aussi du pouvoir,
00:36:44ne plitient pas ?
00:36:45Ça fait des années
00:36:45que quand un chef
00:36:47de gouvernement de gauche
00:36:48passe,
00:36:49on change de patron
00:36:50et de droite,
00:36:51etc.
00:36:52Mathieu Davy.
00:36:53Oui,
00:36:54quand on veut affaiblir
00:36:55le service public,
00:36:56on le politise.
00:36:57Et c'est d'ailleurs
00:36:58un peu la position
00:36:59des groupes privés
00:36:59que de se légitimer
00:37:01en disant qu'ils sont,
00:37:02eux,
00:37:03pour le coup,
00:37:04totalement libres,
00:37:04indépendants,
00:37:05alors qu'ils sont
00:37:05totalement idéologisés.
00:37:07Non,
00:37:07ils affichent une ligne
00:37:09éditoriale.
00:37:10Bien sûr,
00:37:10mais qui est revendiquée
00:37:11et qui est parfaitement libre.
00:37:12Voilà.
00:37:12Mais ce que ne fait pas
00:37:13le service public...
00:37:14Qu'on soit clair,
00:37:15j'aime les médias
00:37:16indépendants,
00:37:17libéraux,
00:37:18avec une ligne éditoriale
00:37:19forte,
00:37:19et qui sont dans le privé.
00:37:21Mais ce n'est pas une raison
00:37:22pour renverser la vapeur
00:37:23sur le service public
00:37:24qui est en fait
00:37:26l'expression pour moi
00:37:26du pluralisme total.
00:37:28Le fait qu'on dise
00:37:30que le service public
00:37:31serait de gauche
00:37:32systématiquement,
00:37:33c'est excessif.
00:37:34Les 7 millions d'auditeurs
00:37:36de France Inter
00:37:37ne sont pas tous de gauche.
00:37:39Les gens qui y vont
00:37:39ne sont pas tous de gauche.
00:37:42Après qu'il y ait
00:37:42des connivences politiques
00:37:43ou autres,
00:37:44pourquoi pas ?
00:37:45Mais je pense que
00:37:46c'est quand même
00:37:46sur le service public
00:37:47qu'on trouvera
00:37:47le plus grand pluralisme
00:37:49après qu'il y ait
00:37:51quelques réglages
00:37:51qui se fassent,
00:37:52qu'il y ait
00:37:52quelques rééquilibrages
00:37:53qui se fassent.
00:37:54C'est sous le pouvoir politique.
00:37:55C'est sous l'ARCOM
00:37:56qui décide de ce qui se passe
00:37:58en régulation audiovisuelle
00:37:59sur le service public.
00:38:00L'ARCOM doit faire son travail.
00:38:02Sarah Knafou,
00:38:03elle veut la supprimer l'ARCOM.
00:38:05C'est totalement stupide.
00:38:07C'est totalement stupide
00:38:08parce que c'est une régulation
00:38:09essentielle.
00:38:10Erwan Balanant
00:38:11va vous laisser
00:38:11le mot de la fin
00:38:12sans citer les concurrents
00:38:14s'il vous plaît.
00:38:15Je ne citerai pas les concurrents,
00:38:16mais Sarah Knafou,
00:38:17elle veut tout supprimer.
00:38:18C'est l'exemple
00:38:21de 4 milliards.
00:38:21Voilà, super.
00:38:22On fait 4 milliards
00:38:23une année
00:38:23et après,
00:38:24on n'a plus de service public.
00:38:25Et voilà.
00:38:26Et donc,
00:38:26résultat des cours,
00:38:27c'est un peu comme
00:38:27les autoroutes.
00:38:28Ma famille politique,
00:38:30on s'est battu
00:38:30contre la privatisation
00:38:31des autoroutes.
00:38:32On voit bien
00:38:32que c'était une erreur.
00:38:35Ça serait exactement
00:38:36la même erreur,
00:38:37surtout à un moment donné
00:38:38où on a besoin
00:38:39de défendre
00:38:40une souveraineté.
00:38:41Le modèle français
00:38:42et le modèle européen
00:38:43des médias,
00:38:44public et privé,
00:38:46ça serait une erreur
00:38:47fondamentale
00:38:48et cruciale
00:38:49de privatiser
00:38:50aujourd'hui
00:38:51le service public.
00:38:52Merci beaucoup Erwann Balanant.
00:38:53On rappelle que vous êtes
00:38:54député modem du Finistère,
00:38:55commissaire des affaires culturelles
00:38:57et de l'éducation
00:38:58à l'Assemblée nationale.
00:39:00Et puis,
00:39:00dans un instant,
00:39:01c'est le moment préféré
00:39:02de Frédéric Brindel.
00:39:05C'est le moment
00:39:05où on fait joujou,
00:39:06on écoute de la musique
00:39:07et puis on trouve
00:39:08les interprètes.
00:39:09Il va y avoir un match.
00:39:11Voilà,
00:39:110826 300 300.
00:39:13Si vous voulez être
00:39:13l'auditeur
00:39:14qui participe
00:39:15comme notre Baptiste
00:39:16d'aujourd'hui
00:39:17à cette émission,
00:39:18vous vous appelez.
00:39:19Et voilà,
00:39:20à tout de suite.
00:39:20On revient.
00:39:21Sud Radio,
00:39:22c'est votre opinion
00:39:23qui compte.
00:39:24J'adore Sud Radio
00:39:25et alors,
00:39:26des choses positives
00:39:27à prendre
00:39:28et des informations
00:39:30que l'on n'en a pas ailleurs.
00:39:31Sud Radio,
00:39:33parlons vrai.
00:39:34Les vrais voix Sud Radio,
00:39:3517h20,
00:39:36Frédéric Brindel,
00:39:38Judith Bélair.
00:39:38Et à 17h52,
00:39:40c'est l'heure de jouer
00:39:41avec nos vrais voix
00:39:42que vous allez rappeler,
00:39:43Frédéric,
00:39:43n'est-ce pas ?
00:39:44Oui,
00:39:44alors nous avons
00:39:45deux excellentes vrais voix.
00:39:46Ce soir,
00:39:47un empoint douté,
00:39:48Samuel Botton
00:39:49qui est dans la communication
00:39:50et Mathieu Davy
00:39:51qui est dans la plaidoirie.
00:39:52Donc évidemment,
00:39:53forcément,
00:39:53ça parle.
00:39:54Mais maintenant,
00:39:54on va voir si ça gagne.
00:39:56Voilà.
00:39:57Allez,
00:39:57c'est l'heure
00:39:57du quiz musical de l'été.
00:40:00Les vrais voix Sud Radio,
00:40:01le quiz de l'actu.
00:40:03Alors aujourd'hui,
00:40:03j'ai décidé de vous faire vibrer
00:40:04parce que c'est l'été quand même.
00:40:06C'est le sujet,
00:40:07c'est l'été ?
00:40:07Bah ouais,
00:40:08c'est l'été quoi.
00:40:09D'accord.
00:40:09On accueille Baptiste ?
00:40:13Bien sûr.
00:40:14Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:40:15Vous avez de la musique
00:40:16derrière vous là,
00:40:16non ?
00:40:17Non,
00:40:18un peu de circulation
00:40:19mais je me mets à l'écart.
00:40:20D'accord.
00:40:200-826-300-300
00:40:22si vous voulez faire comme Baptiste,
00:40:23vous nous appelez
00:40:24et puis vous jouez avec nous évidemment.
00:40:25Vous pouvez participer au débat aussi
00:40:26et puis il y a des règles à rappeler.
00:40:27Ça, c'est le moment préféré de Frédéric.
00:40:28Ça, c'est ce que je préfère
00:40:29parce que je me vois arbitre
00:40:30et j'ai toujours rêvé.
00:40:31Ils sont trois,
00:40:33Samuel Botton,
00:40:34Mathieu Davy
00:40:35et Baptiste des Hauts-de-Seine
00:40:36qui est avec nous.
00:40:37Vous répondez le plus rapidement possible.
00:40:39dès que vous avez entendu l'extrait,
00:40:41vous devez donner l'interprète.
00:40:43Vous marquez un point
00:40:44pour le plus rapide d'entre vous.
00:40:45Il y a neuf propositions.
00:40:47Mathématiquement,
00:40:47il y en aura un qui gagnera
00:40:48ou pas.
00:40:49Match nul, c'est possible.
00:40:50On remporte quoi Frédéric ?
00:40:51Mon amour.
00:40:52Génial.
00:40:52Allez, c'est parti.
00:40:53Premier extrait.
00:41:01Ça, c'est dur.
00:41:04Si elle refraint au départ,
00:41:06c'est moins dur.
00:41:07Normalement.
00:41:08Mais ça n'a pas été calé.
00:41:11Summertime, elle chante.
00:41:13Alors, ils sont 160
00:41:14à avoir chanté Summertime.
00:41:15Ben oui, mais elle,
00:41:16on reconnaît sa voix normalement.
00:41:18C'est vrai.
00:41:19Moi, je ne l'ai pas.
00:41:20Vous ne l'avez pas ?
00:41:21Personne de là ?
00:41:22Non.
00:41:22Janis Joplin, les amis.
00:41:24Zéro.
00:41:24Oh, putain.
00:41:25Oh, il l'a dit.
00:41:28Parce que Baptiste...
00:41:29Comme vous, la dernière fois.
00:41:30Moi, je l'ai fait sur Pogacar qui tombait.
00:41:33Voilà.
00:41:34Alors, le deuxième est plus facile, je crois.
00:41:35Le deuxième est plus facile.
00:41:36On y va.
00:41:38Ça serait bien de mettre les refrains, Julien.
00:41:42Parce que là, vous n'avez pas mis les refrains.
00:41:44Qui a dit Bob Marley le plus rapide ?
00:41:46Et Mathieu.
00:41:46Et moi.
00:41:47Non, c'est jamais Mathieu.
00:41:49Je pense que Baptiste l'a dit rapidement.
00:41:51On l'a dit en même temps,
00:41:52mais on va dire pour Baptiste.
00:41:54Merci, Mathieu.
00:41:55Alors, ça serait bien,
00:41:56je répète au réalisateur,
00:41:57de mettre les refrains,
00:41:58parce qu'il coupe les refrains,
00:41:59le réalisateur.
00:42:00Donc, forcément,
00:42:00on a du mal à reconnaître les chansons.
00:42:03Allez, numéro 3.
00:42:04Ah, ça, c'est Samuel.
00:42:08Ça, c'est Samuel.
00:42:09Ah, bah, des années au camping.
00:42:11Tous les refrains sont coupés.
00:42:14Je n'ai pas entendu dire la réponse, Samuel.
00:42:16Mais bon, je l'ai entendu.
00:42:17Parce que je vous entends aussi bien
00:42:18que vous m'en voulez aujourd'hui.
00:42:19Vous ne voulez pas que je gagne ?
00:42:21Vous ne voulez pas que je fasse ma chronique finale ?
00:42:22Soyez tous les trois concentrés,
00:42:25parce que là, c'est facile.
00:42:26Allez, numéro 4.
00:42:29Madonna.
00:42:30Oui, bien sûr.
00:42:31Samuel.
00:42:33Il va falloir réagir, Mathieu,
00:42:36et ne pas regarder les réponses, ici.
00:42:39Attention, ça continue le 5e.
00:42:43Gainsbourg.
00:42:43Oui, Gainsbourg.
00:42:46Samuel, ça fait 3 points.
00:42:48Vous pouvez encore gagner les deux,
00:42:50et Baptiste et Mathieu.
00:42:51Il y a encore 4 propositions.
00:42:53Allez, numéro 6.
00:43:01Oui, Jean-Dacin.
00:43:02Oui, Jean-Dacin.
00:43:03Il est rentré.
00:43:05Mathieu, posez bien votre voix.
00:43:07C'est comme à la cour.
00:43:08Je vous laisse, Baptiste, gagner aussi.
00:43:10Non, non, non.
00:43:11Merci, Mathieu.
00:43:12Arrêtez de faire le maître des ONG comme ça.
00:43:14J'ai fait 7 bitoirs pendant une dernière.
00:43:16Vous êtes trop de gauche, Mathieu de la vie.
00:43:17C'est vrai.
00:43:19Allez, numéro 7.
00:43:21C'est Mathieu, c'est Mathieu.
00:43:26Non, mais si vous me cherchez, vous me trouvez.
00:43:28Alors, ça fait 3 pour Samuel, 2 pour Mathieu, et 1 pour Baptiste.
00:43:31Baptiste, vous n'avez plus le droit à l'erreur.
00:43:33Il vous faut trouver les deux derniers, sinon vous ne gagnez pas.
00:43:36Bon, alors, pour ceux qui aiment, c'est facile, le numéro 8.
00:43:39C'est dur.
00:43:39On y va.
00:43:44Bonne invitation, c'est un peu.
00:43:46Oh là là, c'est pas si dur que ça.
00:43:49Alors, écoutez, Baptiste, vous avez un rôle important à jouer, parce qu'il y a 3-3 entre Samuel et Mathieu.
00:43:54Un des deux peut gagner, ou alors pas, parce que si vous avez le point, vous les empêchez de se départager.
00:44:00On y va ?
00:44:02Le plus turbo-gaussiste va gagner.
00:44:04Allez, numéro 9.
00:44:06Voyage, voyage.
00:44:07Désir laisse.
00:44:08Oh là là, ce coup !
00:44:11Une reprise de volée de Samuel Bauton.
00:44:16Désir laisse.
00:44:17J'ai vu la remontade à Mathieu.
00:44:19Mais je pense que tu m'as laissé un peu gué.
00:44:21Baptiste, il y a des regrets chez vous, Baptiste.
00:44:23Il y a des regrets chez vous, Baptiste.
00:44:25Je suis un petit peu triste pour Mathieu, je suis vraiment un petit peu triste pour Mathieu pour être un autre.
00:44:29Mais bon, vous pouvez vraiment faire ça pour Samuel, si tu es flingué de sa chronique, tu dois au moins lui faire prendre.
00:44:34Merci, Baptiste.
00:44:35Allez, merci Baptiste d'avoir joué avec nous, 0826 300 300.
00:44:39Si vous voulez faire comme Baptiste et participer à l'antenne et puis jouer sur notre super blind test, vous êtes les bienvenus.
00:44:45Dans un instant, bassez les infos et puis aussi l'auditeur en direct, toujours 0826 300 300.
00:44:52Puis il y aura l'info en plus de Félix Mathieu, vous restez avec nous surtout, à tout de suite.
00:44:56Sud Radio.
00:44:57Sud Radio.
00:44:58Parlons vrai.
00:44:58Parlons vrai.
00:44:59Sud Radio.
00:45:00Parlons.
00:45:00Les vraies voix Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel, Judith Bélair.
00:45:05Et à 18h07 sur Sud Radio, on est toujours avec nos deux vraies voix.
00:45:09Samuel Bauton qui est expert en communication chez Step Conseil.
00:45:12Essayez, c'est l'adopter.
00:45:13C'est pas mal ça, non ?
00:45:15Ah, vous n'êtes pas branchés.
00:45:16Ah, vous n'êtes pas branchés.
00:45:17Alors Samuel, est-ce qu'on entend Samuel ?
00:45:20On va l'entendre.
00:45:20On va l'entendre.
00:45:21Bon, c'est pas grave.
00:45:22C'était bien parce qu'on avait un bel échange avec Samuel.
00:45:26Sinon, il y a Mathieu Davy aussi.
00:45:27Sinon, il y a Mathieu Davy aussi qui est avocat en droit de la presse et de la propriété intellectuelle.
00:45:31Vous êtes là, vous.
00:45:32Non, vous n'êtes toujours pas là.
00:45:33Il y a un problème de micro aussi.
00:45:35Alors, nous devraient avoir un problème de micro.
00:45:36Du coup, on va aller écouter notre auditeur au répondeur.
00:45:390826 300 300.
00:45:40Si vous entendez quelque chose à l'antenne qui vous fait réagir, vous nous appelez Zaketo Standard.
00:45:45On écoute.
00:45:48On écoute le répondeur.
00:45:50Ah, il est en direct.
00:45:51Ah bah, bonjour Gérald.
00:45:53Bonjour.
00:45:54Bonjour, bienvenue.
00:45:55Vous nous appelez Doxer, Gérald.
00:45:56C'est mieux en direct.
00:45:58Oui, on préfère.
00:45:59Bonjour à toute l'équipe.
00:46:01On dit Osser, on est d'accord, parce que Judith, elle a dit Oxer.
00:46:05Oui, bah Judith, elle est parisienne, elle a fait des bêtises.
00:46:07Voilà, je suis comme Judith, je dis Oxer, donc ils veulent Osser, moi je dis Oxer.
00:46:11Bah oui, c'est un X en même temps.
00:46:12Parce que vous n'êtes pas un vrai bourguignon, c'est ce que vous êtes en train de nous dire.
00:46:16On est bien d'accord, moi je suis de la région parisienne.
00:46:19Allez Gérald, vous voulez faire un coup de gueule sur les fermetures d'EHPAD ?
00:46:23Absolument, un vrai, vrai coup de gueule.
00:46:26Je voulais remercier vivement toutes les ARS de France et de Navarre,
00:46:30ainsi que le ministère de la Santé,
00:46:32pour les fermetures qui se multiplient dans les EHPAD.
00:46:35Notamment, moi je suis, c'est pas très loin,
00:46:38il y a l'EHPAD qui a fermé il y a deux mois, je crois.
00:46:40On a mis dehors des patients, et des patientes évidemment,
00:46:44qui étaient là depuis 20, 25 ans,
00:46:46qui étaient prises en charge par une équipe médicale,
00:46:49par tout un service, avec des médecins, avec des aides-soignants, des infirmières, etc.
00:46:53Mais je pense que maintenant, il ne faut plus y aller en France.
00:46:56On veut surtout que ça aille vite.
00:46:58Alors je suis très très méchant, et je le pense très sincèrement.
00:47:01On ne veut plus, ça coûte trop cher les vieux, on n'en veut plus.
00:47:05Une fois qu'ils ont bien bossé toute leur vie,
00:47:07on les plaçait, je dirais, entre guillemets, dans ce qu'on appelait à l'époque des maisons de retraite.
00:47:11Maintenant, ce sont des EHPAD, mais les EHPAD coûtent cher.
00:47:14Papy, mamie, coûtent cher.
00:47:17Donc je pense qu'il faut les emmener directement au cimetière.
00:47:19Voilà.
00:47:21Mais ce que vous donnez là, comme point de vue, c'est celui des Français en général ?
00:47:25Ou éclairez-nous un peu ?
00:47:28C'est votre propre expérience, on est d'accord.
00:47:31Oui, voilà.
00:47:32Moi, je parle en tant qu'individu propre.
00:47:34Moi, j'ai travaillé dans le milieu hospitalier depuis...
00:47:36J'ai travaillé 40 ans.
00:47:38J'ai vu les dégradations au niveau médical,
00:47:41les dégradations, les manques de médecins, les équipes en tout temps.
00:47:44Je pourrais vous en parler pendant des heures.
00:47:46Et puis, au fur et à mesure du temps,
00:47:48moi, j'ai vu que des EHPAD fermaient.
00:47:50Et les EHPAD, c'est quand même important.
00:47:52Quand on a fini, je dirais...
00:47:54C'est la dernière partie de notre vie, quoi.
00:47:56Si on a besoin d'aller en EHPAD...
00:47:58On ne le souhaite pas à tout le monde, hein, d'aller en EHPAD.
00:48:02Tout le monde n'y va pas.
00:48:04Non, mais quand on a la possibilité d'y aller où,
00:48:08par obligation, vous avez des EHPAD qui sont très bien.
00:48:11Oui, bien sûr.
00:48:12Mais je me rappelle quand même,
00:48:12l'EHPAD, c'est plus de 2 000 euros par mois.
00:48:15Alors, ça repose la question, effectivement, du fric
00:48:17sur nos anciens, Samuel Botton.
00:48:20Il y a eu des affaires dans les EHPAD, effectivement.
00:48:23Alors, loin de nous l'idée de dire que tous les EHPAD sont mauvais.
00:48:28Mais quand même, il y a un système qui n'est pas...
00:48:30Vous faites sans doute allusion à l'enquête de Victor Castané,
00:48:33si je vous la bêtise.
00:48:33Voilà.
00:48:34Qui était très documenté, très bon livre que je recommande.
00:48:37Après, effectivement, c'est-à-dire, si on va plus largement
00:48:40sur la question de la santé et du médical en France,
00:48:43c'est un secteur qui est défaillant à bien des égards.
00:48:46Et pourtant, c'est pas faute d'avoir un personnel hospitalier
00:48:50qui se donne tout le mal possible et inimaginable
00:48:52pour répondre à des impératifs.
00:48:54Après, malheureusement, moi, je n'ai pas suffisamment
00:48:56d'expérience et de recul sur la question.
00:48:58Mais oui, il y a la question des seigneurs en France
00:49:00qu'il va falloir prendre à bras-le-corps à un moment.
00:49:02Il y a deux discours qui s'opposent.
00:49:04C'est-à-dire, d'un côté, il y a ce que vous avez dit
00:49:05où aujourd'hui, quand on est seigneur,
00:49:07il vaut mieux nous amener directement au cimetière.
00:49:09Et de l'autre, vous avez peut-être ma génération
00:49:11qui vous dira que cette génération-là
00:49:13a quand même connu et goûté aux meilleures heures de la France.
00:49:17Notamment celle des Trente Glorieuses,
00:49:20un système de retraite qui marche encore pour eux.
00:49:23Est-ce que ce sera encore le cas pour nous ?
00:49:24Je ne sais pas.
00:49:25Donc maintenant, c'est comment est-ce qu'on accompagne
00:49:27ces générations vers la vieillesse ?
00:49:29Et quels moyens on décide d'y mettre ?
00:49:30Le plus important, c'est de faire le lien entre les générations.
00:49:34Ça, je ne suis pas sûr que notre société
00:49:35sache bien le faire, Mathieu Davy.
00:49:38Pas vraiment.
00:49:39J'ai l'impression qu'on est un peu une société
00:49:41qui ne s'occupe pas de nos anciens.
00:49:44J'ai une donnée importante.
00:49:48L'espérance de vie d'une personne en EHPAD, c'est trois ans.
00:49:52Il faut quand même l'avoir en tête.
00:49:53Ça veut dire que quand on confie notre ancien à un EHPAD,
00:49:58il faut l'avoir en tête.
00:49:59Ça dit quelque chose.
00:50:01Et je pense qu'on devrait gagner un peu en solidarité
00:50:04et en accompagnement.
00:50:05Et là, je ne fais pas que le procès
00:50:07de certaines maisons de retraite.
00:50:09C'est un sujet politique éminent.
00:50:10Il faudra s'y attaquer.
00:50:11Là, effectivement, plutôt le sujet de la société
00:50:13avec elle-même.
00:50:15Il y a la différence de certaines sociétés latines
00:50:17ou asiatiques où on a quand même
00:50:19véritablement un traitement de nos anciens
00:50:21bien plus bienveillant et intégré dans la famille,
00:50:25comme depuis la naissance, d'une certaine manière,
00:50:26comme un cycle de la vie.
00:50:27Je trouve qu'on lâche un peu nos anciens.
00:50:29Merci beaucoup Gérald pour ce témoignage.
00:50:31C'était un témoignage important
00:50:33que vous nous avez donné.
00:50:35Sud Radio, c'est votre parole qui fait la différence.
00:50:37Vous le savez, 0826 300 300.
00:50:39Vous pouvez nous appeler comme Gérald
00:50:40et partager avec nous.
00:50:42Vous restez évidemment avec nous aussi
00:50:43puisque dans un instant,
00:50:44c'est l'info en plus de Félix Mathieu.
00:50:47Sud Radio.
00:50:48Sud Radio.
00:50:49Parlons vrai.
00:50:50Parlons vrai.
00:50:50Sud Radio.
00:50:51Parlons.
00:50:51Les Vraies Voix Sud Radio.
00:50:5317h20.
00:50:54Frédéric Brindel.
00:50:55Judith Bélair.
00:50:5618h16, c'est l'heure de l'info en plus de Félix Mathieu.
00:51:00Les Vraies Voix Sud Radio.
00:51:02Votre info en plus, Félix Mathieu,
00:51:04c'est une étudiante qui a lancé une pétition
00:51:05contre la loi Duplomb sur le site de l'Assemblée nationale
00:51:08et elle rencontre un succès inattendu.
00:51:10Oui, elle s'emballe même depuis quelques heures,
00:51:12cette pétition contre la loi Duplomb sur l'agriculture.
00:51:15Après être restée un peu plus confidentielle les premiers jours,
00:51:18elle connaît une progression qui semble exponentielle.
00:51:20Ces dernières heures, elle a dépassé les 200 000 signatures
00:51:23en début d'après-midi.
00:51:24Puis, moins d'une heure plus tard, c'était les 210 000.
00:51:26On est ce soir autour de 225 000 signatures.
00:51:29Alors, pour rappel, cette loi Duplomb autorise
00:51:32notamment la réintroduction d'un pesticide néonicotinoïde
00:51:36réclamé par le syndicat agricole FNSEA.
00:51:40Elle est censée un peu simplifier la vie des agriculteurs français.
00:51:43Mais l'étudiante de 23 ans, en qualité, sécurité, environnement,
00:51:47c'est ce qu'elle étudie,
00:51:48elle a rédigé ce texte qui dénonce, elle,
00:51:50une aberration scientifique, éthique, environnementale et sanitaire,
00:51:55une attaque frontale contre la santé publique,
00:51:57la biodiversité et la cohérence des politiques climatiques,
00:52:01contre la sécurité alimentaire aussi,
00:52:03et le bon sens.
00:52:04C'est ce qu'on peut lire sur cette pétition.
00:52:06Comme ce texte est rattaché à la Commission des affaires économiques
00:52:08de l'Assemblée nationale,
00:52:09c'est donc celle-ci qui sera chargée de voir s'il y a lieu
00:52:12de donner suite à cette pétition,
00:52:14de réouvrir les débats sur cette loi du plomb.
00:52:17Nous sommes donc en ligne avec la présidente LFI de cette commission.
00:52:21Bonsoir Aurélie Trouvé.
00:52:23Bonsoir.
00:52:24Présidente de la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale.
00:52:27Merci d'être avec nous dans Les Vraies Voix sur Sud Radio.
00:52:30225 000 signatures ce soir.
00:52:32C'est plutôt rare pour une pétition comme ça
00:52:34sur le site de l'Assemblée nationale.
00:52:37C'est même exceptionnel, ça n'est jamais arrivé.
00:52:39Voilà.
00:52:40C'est la première fois qu'on a autant de signatures,
00:52:43qu'on dépasse les 100 000 signatures tout simplement.
00:52:45Je vais vous dire, l'année dernière, les pétitions faisaient
00:52:47quelques centaines, exceptionnellement quelques milliers
00:52:49de signatures en ce qui concerne ma commission.
00:52:52Ça montre une chose, c'est la très forte opposition
00:52:55de toute une partie de la population
00:52:58et fort heureusement à la réautorisation d'un pesticide dangereux
00:53:02pour la santé des gens, tout simplement.
00:53:05Ça s'appelle l'acétamipride.
00:53:07Et des études scientifiques montrent que ça a des risques
00:53:11très concrets pour de maladies graves, de cancers,
00:53:14de malformations des cerveaux des enfants,
00:53:17de malformations des fœtus.
00:53:19Voilà ce que contient cette loi qui est passée
00:53:21grâce à une alliance entre le bloc macroniste
00:53:24et l'extrême droite.
00:53:25Est-ce que ça peut avoir des conséquences,
00:53:28ces 225 000 signatures de cette pétition,
00:53:30je répète, sur le site officiel de l'Assemblée nationale ?
00:53:32À partir de combien, finalement, on rouvre un débat
00:53:35quand une pétition comme ça remet une loi en cause,
00:53:37même s'il n'y a pas de précédent, forcément,
00:53:38puisque vous nous expliquez que c'est un record ?
00:53:40Eh bien, déjà, il y a déjà des conséquences,
00:53:44puisqu'à 100 000 signatures, je dois trouver un rapporteur
00:53:48en lien avec ma commission.
00:53:50Nous devrons désigner un rapporteur pour...
00:53:53Et ensuite, nous aurons un vote en commission
00:53:55pour savoir si nous examinons cette pétition.
00:53:58Et à 500 000 signatures, ce qui est tout à fait probable maintenant,
00:54:02ça veut dire qu'il y aura, à la demande d'un président de groupe
00:54:05ou du président de la commission, en l'occurrence moi-même,
00:54:09un débat en séance à l'Assemblée nationale.
00:54:13Je vous l'annonce dès maintenant.
00:54:14Évidemment, s'il y avait 500 000 signatures,
00:54:17je demanderai ce débat à l'Assemblée nationale.
00:54:20Je vous espérais que personne ne s'y opposera.
00:54:23Justement parce que nous n'avons pas pu avoir ce débat en hémicycle
00:54:27dans l'Assemblée nationale,
00:54:28puisque, à l'époque, le bloc macroniste,
00:54:32en alliance avec l'extra-droite,
00:54:33s'était débrouillé pour qu'il n'y ait pas de débat
00:54:35dans l'hémicycle et dans l'Assemblée nationale.
00:54:37C'est-à-dire qu'ils avaient voté une motion de rejet
00:54:40contre leur propre texte
00:54:42pour zapper la case débat en hémicycle.
00:54:45Parce qu'ils n'avaient pas très envie, évidemment,
00:54:47qu'on mette sur la place publique, sans doute,
00:54:50tous les débats autour de cette loi.
00:54:52Et ils voulaient, en réalité, que cette loi passe
00:54:54le plus rapidement possible et sans trop bruit.
00:54:56La problématique de cette loi, Aurélie Trouvé,
00:55:00c'était de placer les agriculteurs français
00:55:02dans une situation, on va dire, défavorable
00:55:07par rapport à celle de leurs collègues
00:55:10et de leurs confrères européens.
00:55:12Vous comprenez ça, cette problématique,
00:55:14on va dire, d'inéquité ?
00:55:17Alors, pour ma part, en plus, je suis agronome,
00:55:19je travaille sur les questions agricoles
00:55:22depuis 25 ans, donc je comprends tout à fait,
00:55:25mais on peut tout à fait faire autrement.
00:55:27D'abord, il faut savoir que les agriculteurs
00:55:29et les salariés agricoles sont les premières victimes
00:55:31des pesticides. Combien d'agriculteurs sont victimes
00:55:34des pesticides, premièrement ?
00:55:36Deuxièmement, on peut faire autrement,
00:55:38c'est-à-dire protéger aux frontières
00:55:41les agriculteurs, c'est-à-dire faire en sorte
00:55:44qu'il n'y ait pas de produit agricole
00:55:47qui est traité avec ce pesticide interdit en France
00:55:49qui rentre en France. Vous comprenez ?
00:55:51Donc, ça permet de protéger les agriculteurs
00:55:53puisqu'on ne fait pas rentrer, par exemple,
00:55:55des pétraves qui seraient traitées
00:55:57avec la cétamipride.
00:55:59Et par ailleurs, encourager, soutenir les agriculteurs
00:56:02pour mettre en place des alternatives
00:56:05parce qu'il se trouve qu'aujourd'hui,
00:56:07dans la recherche et le développement,
00:56:09et moi-même, j'étais scientifique,
00:56:10et je sais qu'il existe des alternatives
00:56:13déjà prêtes ou qui seront prêtes
00:56:16dans quelques semaines ou quelques mois.
00:56:17Donc, il faut soutenir aussi les agriculteurs,
00:56:19il faut qu'ils adoptent ces alternatives
00:56:21qui sont, en gros, de la lutte biologique
00:56:23qui ne passent pas par des produits chimiques dangereux.
00:56:26La remise en cause du libre-échange
00:56:28au sein même de l'Union européenne
00:56:29aux frontières nationales,
00:56:31ça serait réaliste, envisageable ?
00:56:33C'est possible, selon vous ?
00:56:35Ça a même déjà été décidé.
00:56:37Il y a longtemps, il y a 10 ans,
00:56:39on avait décidé de ne plus importer des cerises
00:56:42traitées avec un pesticide
00:56:43qui s'appelle le dimétoate
00:56:44et qu'on avait interdit en France.
00:56:45Donc, c'est juste une question de volonté politique.
00:56:48Bien sûr, on peut taper du poing sur la table
00:56:51et dire non, nous n'importerons plus
00:56:54de produits qui sont interdits en France,
00:56:56qu'il est interdit de produire en France.
00:56:58Et c'est normal, moi.
00:56:59Évidemment qu'il faut empêcher
00:57:01la concurrence déloyale.
00:57:02Et je crois que c'est le meilleur moyen
00:57:03de protéger les agriculteurs,
00:57:05de les soutenir et de les faire aller
00:57:07vers cette bifurcation agroécologique.
00:57:09Et je vais vous dire,
00:57:10la plupart des agriculteurs veulent la faire,
00:57:11cette transition agroécologique.
00:57:13Seulement, il faut leur en donner les moyens.
00:57:14Donc, il faut avoir le courage politique
00:57:16de les protéger commercialement
00:57:18et le courage politique de les soutenir
00:57:20pour qu'ils adoptent ces nouvelles façons de faire
00:57:23qui relèvent de l'agroécologie.
00:57:27Pourquoi ?
00:57:27Pour protéger la santé des êtres humains
00:57:29et même protéger l'agriculture.
00:57:31Parce que savez-vous que ce pesticide,
00:57:33l'acétamipride,
00:57:34il est nommé pesticide tueur d'abeilles.
00:57:36Et savez-vous que tous les apiculteurs,
00:57:38c'est-à-dire tous les producteurs de miel,
00:57:40sont contre cette loi
00:57:41et la réautorisation de l'acétamipride ?
00:57:42Effectivement.
00:57:43Et ça a été, pour l'écosystème,
00:57:45effectivement, ça a des conséquences néfastes.
00:57:48Effectivement.
00:57:49Merci beaucoup.
00:57:50Merci Aurélie Trouvé.
00:57:51Vous êtes présidente à l'EFI
00:57:52de la Commission des Affaires Économiques
00:57:54de l'Assemblée Nationale.
00:57:55Merci pour votre témoignage aujourd'hui.
00:57:57Merci Félix Mathieu pour votre info.
00:57:59Avec plaisir.
00:57:59En plus, tout de suite,
00:58:01c'est l'heure de l'œil du Tour de France.
00:58:04Sud Radio fait son Tour de France en direct.
00:58:07C'était la treizième étape,
00:58:09le grand contre-la-montre en montagne,
00:58:11Loudenvielle-Péragut.
00:58:12Seulement 10 km 900,
00:58:14une montée sèche,
00:58:15pyrénéenne et violente.
00:58:16Un format d'étape rarement vu
00:58:18dans l'histoire de la grande boucle,
00:58:20Pascal Chanteur.
00:58:21Est-ce que vous êtes satisfaits
00:58:24du spectacle sur 10 km 900 ?
00:58:27Alors, d'aucuns pourraient dire
00:58:28« Ah ben là, cette fois-ci,
00:58:29je pourrais la faire ».
00:58:29Non, parce que la montée de Péragut,
00:58:31c'est quelque chose.
00:58:32Pascal n'est pas là pour l'instant, je crois.
00:58:33On a un petit problème.
00:58:35Alors, en attendant que Pascal revienne,
00:58:37on va vous dire que la victoire d'étape
00:58:39est revenue à Tadej Pogacar une nouvelle fois.
00:58:42Donc, Pascal, ma question,
00:58:43c'était ce format qui était pratiquement inédit.
00:58:47Est-ce qu'il a accouché d'un beau spectacle ?
00:58:49Ben écoutez,
00:58:51vif répétita, on dira.
00:58:54Hier, Pogacar, Vingegaard.
00:58:57Bien aujourd'hui, Pogacar, Vingegaard,
00:58:59les places ne changent pas
00:59:00et les jours se suivent.
00:59:04Pogacar a à nouveau assommé
00:59:06l'épreuve de ce jour.
00:59:08Contre la montre individuelle en montée,
00:59:11on avait vu toutes ses qualités hier.
00:59:13Eh bien, aujourd'hui,
00:59:14il a démontré une nouvelle fois
00:59:15que c'était l'homme fort du moment
00:59:18lors de cette deuxième semaine du Tour.
00:59:20Oui, alors il a monté Péragut,
00:59:22donc une montée sèche sur 8 km,
00:59:25précisément,
00:59:26parce que le contre la montre
00:59:27fait 10,9 km à 28,431 de moyenne.
00:59:33C'est un effort incroyable.
00:59:35Oui, oui, ben écoutez,
00:59:39Pogacar...
00:59:40Allez-y, on vous a retrouvé, Pascal.
00:59:41Oui, vous nous disiez, donc.
00:59:44Excusez-moi,
00:59:45je suis en plein sur la route du Tour de France,
00:59:47c'est pas évident.
00:59:48Non, juste pour vous dire que Pogacar,
00:59:51on connaît ses qualités
00:59:52de puncher,
00:59:54surtout en montagne
00:59:55où il est capable
00:59:56de changement de réseau.
00:59:58Voilà, ça passe pas.
01:00:00Bon, alors, ce qu'on va faire,
01:00:01on va juste vous faire
01:00:02un petit point sur les Français.
01:00:03Le premier Français,
01:00:04c'est Leni Martinez, 9ème.
01:00:06Kevin Vauclin,
01:00:07le premier au général des Français,
01:00:09lui, termine 11ème de l'étape
01:00:10et perd une place
01:00:11au classement général.
01:00:12Je vous donne vite
01:00:13le classement général.
01:00:14Tadej Pogacar compte
01:00:154 minutes 7 d'avance
01:00:16sur Vingegaard
01:00:17et 7h24 sur Evenpool
01:00:20suivent Lipovic,
01:00:21Hanley et le Français,
01:00:23Kevin Vauclin,
01:00:23qui est 6ème
01:00:24avec un retard de 8 minutes 15.
01:00:26Merci Frédéric,
01:00:26merci Pascal Chanteur.
01:00:27Ne manquez pas d'ailleurs
01:00:28les vrais voix du Tour de France,
01:00:29c'est à 19h,
01:00:30c'est présenté par Frédéric Brindel,
01:00:31mon co-animateur
01:00:32qui sera tout seul
01:00:33pour en parler
01:00:33avec un invité d'honneur,
01:00:34le double vainqueur
01:00:35de Paris-Roubaix,
01:00:36Gilbert Duclos-Lassalle.
01:00:38Allez, dans un instant,
01:00:39ce sont les tours,
01:00:41le tour de table
01:00:41des vrais voix.
01:00:42Donc surtout,
01:00:43restez à l'écoute.
01:00:44Sud Radio,
01:00:44c'est votre radio,
01:00:47Sud Radio,
01:00:48Parlons Vrai,
01:00:49Parlons Vrai,
01:00:50Sud Radio,
01:00:50Les vrais voix Sud Radio,
01:00:5317h20,
01:00:54Frédéric Brindel,
01:00:55Judith Bélair.
01:00:5618h29 sur Sud Radio,
01:00:58on vous rappelle nos vrais voix.
01:01:00Ah oui,
01:01:00quelle vraie voix,
01:01:01Samuel Botton,
01:01:03expert en communication
01:01:04chez Step Conseil,
01:01:05vous êtes là ?
01:01:05Toujours là.
01:01:06Ah génial.
01:01:07Et puis Mathieu Davy,
01:01:08avocat en droit de la presse
01:01:09et de la propriété intellectuelle.
01:01:11Fringant ?
01:01:12Sir, yes sir.
01:01:13Le micro marche,
01:01:14laissez le tour de table
01:01:15des vrais voix.
01:01:16Maintenant,
01:01:17il faut nous écouter.
01:01:17Parce que là,
01:01:18on en a gros.
01:01:18Vous voulez une petite blagounette
01:01:19ce qu'on m'a raconté ce week-end ?
01:01:20Mais non !
01:01:21Qu'est-ce qui est petit
01:01:22et marron ?
01:01:23Euh,
01:01:24je ne sais même plus.
01:01:24Un marron.
01:01:25Le tour de table.
01:01:26De l'actualité.
01:01:28Votre sujet,
01:01:28Samuel Botton,
01:01:29il est génial,
01:01:30notre jingle.
01:01:31Le bilan de la France
01:01:32des 40 dernières années
01:01:33et les gouvernances politiques
01:01:35qui nous mènent
01:01:35à cette situation,
01:01:36c'est du lourd.
01:01:37Ça a été un peu dévié
01:01:39par d'autres auditeurs baptistes.
01:01:40Alors,
01:01:40je commencerai ainsi
01:01:41en disant
01:01:41nous n'attendions rien
01:01:43de François Bayrou,
01:01:44nous sommes quand même déçus
01:01:45et les limites de l'abject
01:01:46ont été repoussées.
01:01:47Et sur ça,
01:01:48je m'explique,
01:01:48c'est en l'occurrence
01:01:49ce récit de la France
01:01:50qui n'aime pas travailler,
01:01:52qui nous est servi
01:01:52depuis des années
01:01:53et qui consiste
01:01:54à rejeter sur les Français
01:01:55la responsabilité
01:01:56de la situation actuelle.
01:01:57Je dirais à M. Bayrou
01:01:58que sur les 40 dernières années,
01:02:01la France
01:02:01et les gouvernements
01:02:02qui l'ont représenté
01:02:03ont systématiquement raté
01:02:05les virages
01:02:06qui s'imposaient à eux.
01:02:07Je pense notamment
01:02:08à celui de la privatisation
01:02:09qui a été un échec.
01:02:10Une privatisation
01:02:11ne répond jamais
01:02:12à une logique d'objectif.
01:02:13Ça répond plutôt
01:02:14à un impératif budgétaire.
01:02:16Je pense au traité
01:02:17de Maastricht.
01:02:18Alors l'Europe
01:02:18est une très bonne chose,
01:02:19je l'ai déjà dit,
01:02:20mais la manière
01:02:21dont ça s'est mis en place
01:02:22les années d'après
01:02:23et sur les dernières années
01:02:24que nous avons connues,
01:02:25ce n'est pas la bonne méthode.
01:02:26Ça nous a empêché
01:02:27d'avoir une véritable
01:02:28concurrence industrielle.
01:02:30Et aujourd'hui,
01:02:30on vient expliquer
01:02:31à la population
01:02:32que c'est à eux
01:02:33entre guillemets
01:02:34de mettre la main
01:02:35au portefeuille
01:02:35et essayer de combler
01:02:36les déficits que nous avons
01:02:37en essayant de sucrer
01:02:39des jours fériés.
01:02:40Alors forcément,
01:02:41j'ai envie de répondre
01:02:42à M. Bayrou, non,
01:02:43ce n'est pas forcément
01:02:44l'analyse qu'il faudrait avoir
01:02:46à porter sur ces problématiques-là.
01:02:48Et j'ai envie de dire
01:02:48au peuple de gauche,
01:02:49à vous de trouver
01:02:50un contre-récit
01:02:50qui soit aussi puissant
01:02:51que celui
01:02:52les Français n'aiment pas travailler
01:02:54pour pouvoir remettre
01:02:55de l'équité dans ce débat
01:02:56et pouvoir sortir
01:02:57par le haut
01:02:58de cette question
01:02:59sur la gestion
01:03:00des comptes publics.
01:03:00C'est vrai que depuis 1975,
01:03:03la dette publique
01:03:04est en déficit
01:03:05et puis ça progresse
01:03:06sous chaque président.
01:03:07Sous Macron,
01:03:07on est à plus
01:03:08862 milliards d'euros
01:03:10de 2017 à 2023.
01:03:12Mathieu Davy,
01:03:13effectivement,
01:03:14on a l'impression
01:03:15que ça ne s'arrêtera pas.
01:03:17C'est vrai,
01:03:18c'est un peu
01:03:18un monde sans fin
01:03:19ou un jour sans fin,
01:03:20je ne sais pas comment
01:03:20on peut le qualifier,
01:03:21qui est assez effrayant.
01:03:24Il faut ne serait-ce
01:03:25qu'inverser la machine,
01:03:26ce n'est même plus
01:03:26tellement une question
01:03:27de faire des milliards
01:03:28d'économistes,
01:03:28au moins d'arrêter
01:03:29le siphonnage des comptes
01:03:31et puis de donner
01:03:32l'impression aux Français
01:03:33qu'on est totalement incapables.
01:03:34Je pense que
01:03:35le ressentiment
01:03:36des Français
01:03:37est extrêmement lié
01:03:38à cette histoire
01:03:39de la dette
01:03:39parce qu'elle fait passer
01:03:40le personnel politique
01:03:41pour des incapables,
01:03:42voire des personnels dangereux.
01:03:44Alors,
01:03:45vous avez la parole,
01:03:45vous la gardez,
01:03:46vous,
01:03:46il y en a une qui vous énerve,
01:03:47Mathieu Davy,
01:03:48c'est Sandrine Rousseau
01:03:49avec ses propos
01:03:50sur les agriculteurs.
01:03:51Et vous n'êtes pas
01:03:52le premier que ça énerve
01:03:53cette semaine
01:03:53dans les vraies voix.
01:03:54Elle a dit,
01:03:56pour rappel,
01:03:57pour les auditeurs
01:03:58et les auditrices,
01:03:58j'en ai rien à péter
01:03:59de leur rentabilité.
01:04:00En parlant des agriculteurs.
01:04:02On en parlait tout à l'heure
01:04:03des pesticides,
01:04:04comment biaiser
01:04:04un sujet aussi important
01:04:06et aussi vital
01:04:08justement pour la défense écologique
01:04:10et pas que.
01:04:11Par une élue
01:04:12qui est censée être
01:04:12la porte-parole
01:04:13de ces combats,
01:04:15qui est un personnage public
01:04:17aguerri aux médias,
01:04:19qui en a même fait
01:04:19un petit peu
01:04:20sa ligne de conduite,
01:04:22qui se retrouve
01:04:22dans une interview
01:04:23avec une journaliste,
01:04:24et qui ne peut pas
01:04:25dire autre chose
01:04:26face à cette question
01:04:27des pesticides.
01:04:28J'en ai rien à péter
01:04:29de la rentabilité
01:04:30des agriculteurs.
01:04:31On a eu une argumentation
01:04:32d'Aurélie Trouvé
01:04:33qui se tenait,
01:04:34qui était détaillée
01:04:35précédemment.
01:04:36Elle n'aime pas
01:04:37les petites phrases chocs,
01:04:38Sandrine Rousseau,
01:04:38comme vous dites.
01:04:39C'est aussi pour créer
01:04:40le buzz qu'elle dit.
01:04:40Sauf que là,
01:04:41elle joue contre son camp.
01:04:42C'est un but contre son camp,
01:04:44comme dirait les jeunes.
01:04:44C'est tellement stupide,
01:04:47tellement offensant
01:04:49vis-à-vis des agriculteurs
01:04:50eux-mêmes,
01:04:51qui sont d'ailleurs eux-mêmes
01:04:52exposés à la question
01:04:53des pesticides,
01:04:54que c'est...
01:04:55t'en ai rien à comprendre.
01:04:56Et là, pour le coup,
01:04:57c'est politique
01:04:58qui nous répète
01:04:59à longueur de journée
01:04:59que la parole publique
01:05:00ne doit pas monter
01:05:01les Français les uns
01:05:02contre les autres.
01:05:03Qu'elle ne doit pas
01:05:03brutaliser le débat public.
01:05:05Elle en est d'ailleurs
01:05:05elle souvent victime.
01:05:06Elle s'en plaint
01:05:07d'être elle-même
01:05:08parfois pourchassée
01:05:10dans le débat public.
01:05:11Elle s'y soumet
01:05:12d'une manière
01:05:13que je trouve totalement...
01:05:15Elle la renforce.
01:05:16Elle la renforce.
01:05:17Et je trouve que
01:05:19brutaliser les agriculteurs,
01:05:21quand on sait
01:05:21qu'on a un suicide
01:05:22tous les trois jours,
01:05:23quand on connaît
01:05:24leur précarité,
01:05:25quand on connaît
01:05:26le bien commun
01:05:27qu'ils représentent
01:05:28dans la société,
01:05:29le service public
01:05:30de l'alimentation,
01:05:31je trouve que
01:05:32c'est vraiment pathétique
01:05:34et ça décrédibilise
01:05:35complètement
01:05:36la parole
01:05:37d'une élue
01:05:38de ce poids,
01:05:39du rôle qu'elle peut avoir
01:05:40dans la vie publique.
01:05:41Et je crois
01:05:42que quand on est écologiste,
01:05:43on doit être
01:05:44totalement dégoûté
01:05:45de cette sortie.
01:05:46Et je n'ai pas vu
01:05:47le début d'une excuse.
01:05:48Alors en plus,
01:05:50Samuel Botton,
01:05:50le 11 juillet à Blois,
01:05:51il y a des tracteurs
01:05:52qui ont débarqué
01:05:53devant la permanence
01:05:53d'Europe Écologie des Verts
01:05:55suite aux propos
01:05:55de Sandrine Rousseau.
01:05:56Donc grosso modo,
01:05:57elle a cherché
01:05:58à la trouver,
01:05:59j'ai envie de dire.
01:06:00Oui, mais ce n'est pas
01:06:00forcément les bonnes réponses
01:06:02à apporter.
01:06:03Je vous dirais
01:06:03ce que j'avais dit
01:06:04à Emmanuel Abramovics
01:06:05quand on avait débattu ensemble
01:06:07sur Jean-Luc Mélenchon
01:06:08et Rimey Hassan.
01:06:08Ça fait longtemps
01:06:09que j'ai arrêté
01:06:09de donner l'heure
01:06:10au fond du bus.
01:06:11En l'occurrence,
01:06:11Sandrine Rousseau,
01:06:12je ne compte plus
01:06:12les cabales qu'elle a lancées,
01:06:14les propos polémiques
01:06:15qu'elle a pu avoir.
01:06:16Il y a une part de bon
01:06:17dans son travail
01:06:17et dans certaines prises
01:06:19de parole lointaines.
01:06:20Mais aujourd'hui,
01:06:21je ne peux plus accorder
01:06:22aucun crédit
01:06:23à ce type de sortie
01:06:24et de personnalité.
01:06:25Merci messieurs.
01:06:26Dans un instant,
01:06:27c'est votre coup
01:06:28de projecteur.
01:06:29À Nice,
01:06:30la promenade des Anglais
01:06:31limitée à 50 km heure
01:06:33connaît de nombreux excès
01:06:34de vitesse
01:06:34avec 15 décès
01:06:35depuis 2023
01:06:37poussant les autorités
01:06:38à durcir les sanctions.
01:06:39Désormais,
01:06:40tout dépassement
01:06:41de plus de 50 km heure
01:06:42entraîne une garde à vue immédiate
01:06:44avec des contrôles intensifiés
01:06:45ayant déjà conduit
01:06:46à plusieurs suspensions
01:06:47de permis.
01:06:48La préfecture veut ainsi
01:06:49envoyer un message fort
01:06:50pour protéger les usagers
01:06:51et déréduire les accidents.
01:06:54Certains roulent
01:06:55comme des fous.
01:06:56Alors,
01:06:56c'est comme à l'école,
01:06:58toute la classe est punie.
01:06:58Ce sera 30 km heure
01:07:00pour tout le monde en vide.
01:07:0180 sur les routes de campagne.
01:07:03Bilan de la situation,
01:07:04mieux vaut limiter
01:07:05le risque à tout prix
01:07:06ou brider d'urgence
01:07:07les chauffards ?
01:07:08Vu comme ça,
01:07:09on se pose la question.
01:07:11Quelle décision
01:07:11prendriez-vous,
01:07:13les auditeurs de Sud Radio ?
01:07:14Dites-le à l'antenne
01:07:15si vous deviez limiter
01:07:17la vitesse.
01:07:17Notre question,
01:07:18faut-il encore
01:07:19limiter la vitesse
01:07:20sur les routes ?
01:07:21Puisqu'on le sait,
01:07:22la vitesse tue.
01:07:24Et nous sommes avec
01:07:24Christophe Ramon
01:07:25qui porte-parole
01:07:26de l'association
01:07:27de prévention routière.
01:07:28Bonsoir Christophe,
01:07:28bienvenue.
01:07:29Bonsoir.
01:07:31Alors Christophe,
01:07:32question simple,
01:07:33réponse courte s'il vous plaît.
01:07:34Une mesure proportionnée
01:07:35et efficace,
01:07:36cette histoire de limitation
01:07:37pour vraiment améliorer
01:07:38la sécurité routière
01:07:39ou surtout,
01:07:40est-ce un risque
01:07:41de créer des tensions
01:07:42supplémentaires
01:07:43avec les automobilistes ?
01:07:45C'est améliorer la sécurité
01:07:47et apaiser les tensions
01:07:48au contraire.
01:07:49D'accord.
01:07:50Merci beaucoup
01:07:50pour cette réponse claire
01:07:51et précise.
01:07:52C'est bien parce que
01:07:52ça lance bien le débat.
01:07:53C'est exactement
01:07:54ce qu'on voulait.
01:07:55Restez avec nous Christophe
01:07:56et vous aussi,
01:07:58chères auditrices,
01:07:58chers auditeurs,
01:07:59vous restez avec nous.
01:08:00Dans un instant,
01:08:00c'est le coup de projecteur.
01:08:02Sud Radio,
01:08:03votre attention
01:08:04est notre plus belle récompense.
01:08:06Vos émissions sont toujours
01:08:06très riches.
01:08:07Quand je ne peux pas écouter
01:08:08le direct,
01:08:08je me fais le podcast le soir.
01:08:10Sud Radio,
01:08:11parlons vrai.
01:08:12Les vraies voix Sud Radio,
01:08:1317h20,
01:08:14Frédéric Brindel,
01:08:16Judith Beller.
01:08:17Nous allons avoir
01:08:18le plaisir dans un instant
01:08:20de regarder
01:08:20notre débat
01:08:22avec le prisme
01:08:23des deux vraies voix.
01:08:24Et ces deux vraies voix,
01:08:25elles sont exceptionnelles.
01:08:26Samuel Botton,
01:08:28expert en communication
01:08:29chez Step Conseil,
01:08:30qui a plein d'idées.
01:08:32Et puis Mathieu Davy,
01:08:33avocat en droit de la presse
01:08:34et de la propriété intellectuelle
01:08:36qui a plein de sensibilité.
01:08:38Qui va gagner ?
01:08:38On ne sait pas.
01:08:40Est-ce qu'on doit gagner
01:08:40quelque chose ?
01:08:41Je ne sais pas.
01:08:42J'ai bien dit,
01:08:43je ne sais pas.
01:08:43Le coup de projecteur
01:08:44des vraies voix,
01:08:45c'est parti.
01:08:46Les vraies voix Sud Radio,
01:08:47le coup de projecteur
01:08:48des vraies voix.
01:08:50À Nice,
01:08:50les autorités ont décidé
01:08:51de frapper fort
01:08:52face au comportement dangereux
01:08:54sur la promenade des Anglais.
01:08:55L'un des axes
01:08:56les plus emblématiques
01:08:57mais aussi les plus accidentogènes
01:08:58de la ville.
01:08:59Sur cette voie à double sens
01:09:00avec six voies de circulation,
01:09:02la vitesse est pourtant limitée
01:09:03à 50 km heure.
01:09:04Depuis 2023,
01:09:0515 personnes y ont perdu la vie,
01:09:07dont 4 depuis le début de l'année.
01:09:09Face à cette hécatombe,
01:09:10la préfecture a décidé
01:09:11de sévir.
01:09:12Désormais,
01:09:12tout conducteur
01:09:13qui dépasse
01:09:13justement ce 50 km heure,
01:09:16la vitesse autorisée
01:09:16sera placée en garde à vue.
01:09:18Figurez-vous immédiatement.
01:09:19Les contrôles s'intensifient.
01:09:21En deux heures,
01:09:2195 véhicules ont été contrôlés,
01:09:2445 procès-verbaux dressés,
01:09:264 permis suspendus.
01:09:27Un radar temporaire
01:09:28installé fin,
01:09:28mais a déjà flashé
01:09:30plus de 3000 fois.
01:09:31Pour la préfecture,
01:09:32on l'a compris,
01:09:33le message est clair.
01:09:34Il faut choquer
01:09:34pour responsabiliser
01:09:35et enrayer l'engrenage mortel
01:09:37de la vitesse excessive
01:09:38en zone urbaine.
01:09:4090 ou 80,
01:09:4150 ou 30,
01:09:43130 ou 110 km heure.
01:09:45Le danger pousse
01:09:45les décideurs
01:09:46a toujours baissé plus
01:09:48la vitesse.
01:09:49Bilan de l'opération,
01:09:50on n'avance plus
01:09:51sur les routes.
01:09:51Le temps passé en voiture
01:09:52dépasse les bornes.
01:09:54C'est drôle ça.
01:09:55Oui.
01:09:55Merci.
01:09:56Donnez-nous votre point de vue.
01:09:59C'est 18h41,
01:10:00ça y est,
01:10:01il pète les plombs.
01:10:02Donnez-nous votre point de vue
01:10:03sur le compte X
01:10:05de Sud Radio.
01:10:06Nous vous posons la question.
01:10:07Faut-il encore limiter
01:10:09la vitesse sur les routes ?
01:10:11Eh bien,
01:10:11vous dites non
01:10:12à 83%.
01:10:14Mais sinon,
01:10:14ça va Frédéric Bernal ?
01:10:15Ça va bien.
01:10:16OK.
01:10:17Alors,
01:10:17on est avec Christophe Ramon
01:10:18qui est porte-parole
01:10:19de l'association
01:10:19Prévention routière.
01:10:21Vous êtes avec nous,
01:10:22Christophe.
01:10:23Alors,
01:10:24vous avez commencé
01:10:24à nous expliquer
01:10:25qu'en fait,
01:10:27cette mesure,
01:10:28elle est tant efficace
01:10:29pour améliorer
01:10:30la sécurité routière
01:10:31que pour détendre
01:10:32et faire tomber
01:10:34pour vous
01:10:34les tensions
01:10:35entre automobilistes
01:10:36ou avec les automobilistes.
01:10:39Oui,
01:10:39tout à fait.
01:10:40L'association Prévention routière
01:10:41a un label
01:10:43qui s'appelle
01:10:44Ville Prudente
01:10:44et qui réunit
01:10:45plus de 500 communes
01:10:46et tous les élus
01:10:48nous disent
01:10:48que vraiment
01:10:48les deux enjeux
01:10:50de sécurité routière
01:10:51sur les communes,
01:10:52c'est la vitesse
01:10:53et la cohabitation
01:10:54entre piétons,
01:10:55cyclistes
01:10:55et automobilistes.
01:10:56Donc,
01:10:57il faut vraiment jouer
01:10:57là-dessus.
01:10:58Alors,
01:10:58bien sûr,
01:10:58il y a des contrôles
01:10:59mais pas que.
01:11:00Il y a aussi
01:11:00les aménagements,
01:11:02l'organisation
01:11:03des flux de circulation,
01:11:05du stationnement.
01:11:05Donc,
01:11:05il y a plein de mesures
01:11:06qui permettent
01:11:07d'agir concrètement
01:11:08pour la sécurité
01:11:09des habitants.
01:11:11Alors,
01:11:12Christophe Ramon,
01:11:13je pense qu'on soit
01:11:14tous d'accord au début.
01:11:15Oui,
01:11:15effectivement,
01:11:16dans la mesure
01:11:16où c'est dangereux,
01:11:17il faut limiter la vitesse.
01:11:18On est tous d'accord.
01:11:19Maintenant,
01:11:19ouvrons le débat
01:11:20parce que c'est le but du jeu.
01:11:21Ceux qui font
01:11:22des très gros essais
01:11:23de vitesse,
01:11:24parce qu'il y a du
01:11:24130 km heure
01:11:25sur la promenade
01:11:26des Anglais,
01:11:27ce sont des fous.
01:11:28On est d'accord.
01:11:29Mais est-ce que ça nécessite
01:11:30pour lutter
01:11:31contre une minorité
01:11:32de fous
01:11:33d'obliger la majorité
01:11:34à rouler très doucement
01:11:36et de perdre
01:11:37un temps monstre,
01:11:38Samuel Bauton ?
01:11:38C'est ce qu'on appelle
01:11:39la méthode dure,
01:11:40mais à la limite,
01:11:41elle ne me dérange pas.
01:11:42Ce que je déplore,
01:11:43c'est effectivement
01:11:44le manque d'harmonie
01:11:45qu'il peut y avoir
01:11:46sur les limitations de vitesse.
01:11:47Je me mets à la place
01:11:48d'une personne
01:11:48qui a le permis de conduire.
01:11:50Ça peut aller
01:11:51de 30 à 40,
01:11:5250,
01:11:5260,
01:11:5370,
01:11:5380,
01:11:53jusqu'à 130.
01:11:55Et effectivement,
01:11:55s'y retrouver,
01:11:56ça n'a pas de sens.
01:11:56Ça m'amène aussi
01:11:57à une autre question
01:11:58et un débat
01:11:59qu'on a eu dans
01:11:59Les Vraies Voix.
01:12:00C'est comment on aborde
01:12:01la question routière
01:12:03du point de vue
01:12:04des grandes villes
01:12:05et comment on l'aborde
01:12:06du point de vue
01:12:06des petites villes.
01:12:07Donc moi,
01:12:07je prends régulièrement
01:12:08l'exemple
01:12:08des grandes capitales européennes
01:12:10qui ont trouvé
01:12:10une vraie transition
01:12:11vers les mobilités douces
01:12:12et qui ont réglé le problème.
01:12:14Si on s'applique à Paris
01:12:15pour en avoir débattu
01:12:15avec de nombreuses
01:12:17Vraies Voix en off,
01:12:19moi, au début,
01:12:20je m'étais insurgé
01:12:20contre le périph
01:12:21à 50 km heure.
01:12:22Quand il s'est mis en place...
01:12:23On ne peut pas circuler
01:12:244 voies,
01:12:25c'est pas possible !
01:12:26Je n'ai pas fini !
01:12:27Vous doublez comment
01:12:28sur 4 voies ?
01:12:28Alors, je vous explique.
01:12:29C'est pas possible.
01:12:30C'est comme vous,
01:12:30je n'y comprenais rien.
01:12:31Moi, j'y comprends tout.
01:12:32C'est tous les jours.
01:12:33Forcée de constater
01:12:33que ça a quand même
01:12:34fluidifié le périph
01:12:35parisien.
01:12:36Non.
01:12:37En tout cas,
01:12:37à mon niveau,
01:12:38je vous dis oui.
01:12:38Ça dépend à quelle heure,
01:12:39j'ai envie de dire.
01:12:40Je vous parle de 17h-19h.
01:12:42Oui, c'est un peu l'enfer.
01:12:43Et du matin.
01:12:44Donc, ça a permis au moins
01:12:44de fluidifier le périph parisien.
01:12:46Ça a permis de réduire
01:12:47les accidents.
01:12:47Et donc, la question,
01:12:48ce n'est pas
01:12:49est-ce qu'il faut faire
01:12:49moins de vitesse ?
01:12:50Mais comment est-ce
01:12:51qu'on peut faire
01:12:51mieux de vitesse ?
01:12:53Aujourd'hui,
01:12:53expliquer à tout le monde
01:12:54qu'il va falloir rouler à 30,
01:12:55je pense que c'est
01:12:56contre-productif.
01:12:57Par contre,
01:12:58amener des enjeux,
01:12:59faire de la pédagogie
01:13:00et essayer de pallier
01:13:01à ces problématiques-là,
01:13:02oui.
01:13:03Enjeux, pédagogie,
01:13:04pallier aux problématiques.
01:13:05C'est ce qu'on entend
01:13:06dans la bouche de Samuel Botton.
01:13:07Donc, finalement,
01:13:08vous, par exemple,
01:13:08Mathieu David,
01:13:09vous êtes aussi pour le périph
01:13:10à 50 km heure ?
01:13:11Alors,
01:13:12je ne me prononcerai pas
01:13:13tellement pour le périph.
01:13:15J'aimerais parler
01:13:16justement
01:13:16en dehors de Paris.
01:13:19Rappelons quand même
01:13:20que le passage
01:13:21de 90 à 80
01:13:22a épargné
01:13:23une cinquantaine de vies
01:13:24l'année dernière
01:13:26et c'est donc 50 familles.
01:13:28C'est quand même
01:13:28quelque chose
01:13:29dont il faut parler
01:13:29et la vitesse reste
01:13:30le premier risque
01:13:32de mortalité
01:13:33par la route.
01:13:36Après,
01:13:36effectivement,
01:13:37je pense qu'il y a
01:13:38une injustice,
01:13:38en vérité,
01:13:39autour de tout ça.
01:13:40Comme toute mesure globale,
01:13:41elle ne fait pas
01:13:41dans la nuance
01:13:42et notamment aujourd'hui
01:13:43avec les véhicules
01:13:44électriques
01:13:46ou les nouveaux véhicules
01:13:47qu'on peut avoir
01:13:47qui sont quand même
01:13:48beaucoup plus maniables,
01:13:49beaucoup plus sécurisants.
01:13:50C'est vrai qu'on n'a plus
01:13:52les mêmes enjeux
01:13:52peut-être de brider
01:13:53les véhicules.
01:13:56Notamment,
01:13:57avec les véhicules électriques,
01:13:58on n'a plus la question
01:13:58de la pollution.
01:14:00C'est-à-dire qu'effectivement,
01:14:01on peut réguler
01:14:02sa conduite
01:14:03en ville
01:14:04ou en dehors
01:14:06grâce à ces véhicules.
01:14:07Donc,
01:14:07c'est vrai que pour moi,
01:14:08il y a aussi un autre débat,
01:14:09c'est qui conduit
01:14:10et dans quel véhicule.
01:14:11C'est ça.
01:14:12C'est ça.
01:14:13Christophe Ramon,
01:14:14il faut savoir aussi
01:14:16qu'effectivement,
01:14:18il y a quand même
01:14:19plein de conducteurs
01:14:20qui ont fait
01:14:21un petit excès de vitesse,
01:14:22peut-être,
01:14:22je ne sais pas,
01:14:2260-70 km heure
01:14:23qui sont retrouvés
01:14:24placés en garde à vue
01:14:25pour mise en danger
01:14:26de la vie d'autrui,
01:14:27qui ont fait cet excès
01:14:28sur la promenade
01:14:29des Anglais.
01:14:30Bon,
01:14:30ce n'est pas excessif,
01:14:31justement,
01:14:33de mettre les gens
01:14:33en garde à vue ?
01:14:34Ce que j'ai compris,
01:14:36c'est que les gardes à vue
01:14:37sont réservés
01:14:37à des personnes
01:14:38qui commettent
01:14:38des grands excès
01:14:39de vitesse
01:14:40de plus de 50 km heure
01:14:42au-dessus
01:14:42de la limitation de vitesse.
01:14:43Alors,
01:14:44justement,
01:14:44Christophe Ramon,
01:14:45qui sont ces gens-là ?
01:14:47Parce qu'on voit
01:14:47effectivement
01:14:48des gros cylindrés
01:14:49rouler comme des fous
01:14:51et on a l'impression
01:14:52qu'ils se prennent
01:14:53des flashs
01:14:53et qu'ils ne paieront
01:14:54jamais les amendes.
01:14:56Celui qui roule
01:14:57à 60 à l'heure
01:14:58sur le périphérique
01:14:59en quatrième fil,
01:15:00lui,
01:15:01il prend cher aussi.
01:15:02Est-ce que vous avez
01:15:03un portrait robot
01:15:04de ces fous
01:15:05de la route,
01:15:06Christophe Ramon ?
01:15:08Alors,
01:15:09pas tout à fait
01:15:10parce qu'en fait,
01:15:11si je vous donne
01:15:11les caractéristiques,
01:15:14beaucoup de gens
01:15:14ne se retrouveront pas
01:15:15dans le fait
01:15:16de faire de la vitesse
01:15:17mais on sait,
01:15:18par exemple,
01:15:18que les grandes
01:15:19interactions de vitesse
01:15:20sont plutôt liées
01:15:22à des jeunes conducteurs
01:15:23hommes.
01:15:24Voilà,
01:15:24donc on a des profils
01:15:25typiques
01:15:26mais ça ne prédit pas
01:15:28qu'un jeune homme,
01:15:29par exemple,
01:15:29va ne pas respecter
01:15:31les limitations de vitesse.
01:15:33Les voitures volées,
01:15:35immatriculées en Pologne,
01:15:36en Allemagne,
01:15:37c'est connu ça,
01:15:37Samuel Bauton ?
01:15:38C'est connu
01:15:39pour des questions
01:15:40de TVA plutôt.
01:15:41Non,
01:15:41arrêtez,
01:15:42arrêtez,
01:15:42vous savez très bien
01:15:43qu'on peut louer
01:15:44ces voitures.
01:15:44Oui,
01:15:45M. Ramon disait
01:15:46il y a des jeunes hommes
01:15:47et si vous passez
01:15:49entre les gouttes du filet,
01:15:49tant mieux pour vous.
01:15:50On est d'accord,
01:15:51merci.
01:15:51Voilà,
01:15:52mais après,
01:15:52c'est-à-dire qu'à cause
01:15:53de ces gens-là,
01:15:54en fait,
01:15:55on va limiter la vitesse.
01:15:56On est sur une part minoritaire,
01:15:57c'est-à-dire les gens
01:15:58que vous m'évoquez,
01:15:58ça doit représenter
01:15:59peut-être 1 ou 2%
01:16:00du trafic global
01:16:01routier français.
01:16:02Mais les 20 morts
01:16:04dont on parlait,
01:16:04c'est eux !
01:16:05Mais les 98%
01:16:06qui restent
01:16:07et sur lesquels
01:16:07il faut avoir
01:16:08une régulation
01:16:10de la vitesse,
01:16:11amener de meilleures pratiques
01:16:12au volant,
01:16:13ça reste une question
01:16:14qui est sur la table.
01:16:15Mathieu Davy ?
01:16:16Moi,
01:16:16je vous pose la question
01:16:17de repasser le permis
01:16:18tous les 10 ans
01:16:19ou 15 ans ou 20 ans.
01:16:20C'est un sujet
01:16:21qu'on n'ose pas en France
01:16:22mettre sur la table
01:16:23parce que c'est une liberté
01:16:24d'avoir son permis,
01:16:25de l'utiliser,
01:16:26d'avoir son permis à vie.
01:16:27Sauf que dans d'autres pays,
01:16:28ça existe.
01:16:29Peut-être
01:16:29repasser un permis
01:16:31mais d'avoir des contrôles.
01:16:33Et je ne dis pas ça
01:16:33que pour les anciens.
01:16:34Je dis qu'il y a aussi
01:16:35des mauvaises pratiques
01:16:36qui se mettent en place.
01:16:36Ceux qui font
01:16:37les gros excès de vitesse
01:16:37sont tous un permis,
01:16:38j'en suis pas sûr.
01:16:39C'est plus.
01:16:40Mais il y a ça aussi.
01:16:41Mais je trouve qu'en fait,
01:16:42c'est pas juste
01:16:43parce qu'il y a
01:16:43de très bons conducteurs français
01:16:44qui pâtissent,
01:16:46je pense,
01:16:46de toutes ces réglementations
01:16:47du fait de mauvais conducteurs.
01:16:49C'est ça.
01:16:54notamment voitures
01:16:55radars privés
01:16:56qui circulent en France,
01:16:57qui sont équipées
01:16:57de radars de caméras,
01:16:58qui automatisent
01:16:59les contrôles routiers
01:17:00sans intervention humaine.
01:17:01Il y a eu plus de 200 000
01:17:02contrôles réalisés
01:17:03via ces véhicules.
01:17:04Christophe Ramon,
01:17:05ça, ça a vraiment changé
01:17:06les choses aussi,
01:17:07on imagine ?
01:17:08Le fait d'avoir le sentiment
01:17:10de pouvoir être contrôlé,
01:17:11ça agit sur le comportement.
01:17:14Donc, ça modère plutôt
01:17:16les vitesses, effectivement.
01:17:19Mais ce n'est pas la seule mesure.
01:17:20Elle n'est pas suffisante
01:17:21en elle-même.
01:17:22Il faut vraiment agir
01:17:23sur tout un tas
01:17:24de paramètres
01:17:24comme l'aménagement,
01:17:26les limitations de vitesse,
01:17:28la sensibilisation
01:17:29des conducteurs.
01:17:30Et nos forces de l'ordre
01:17:30qui sont déjà débordées,
01:17:31est-ce que vous ne pensez pas
01:17:32que c'est un sujet
01:17:32en trop pour eux ?
01:17:34Non, mais c'est un sujet essentiel.
01:17:37Les accidents de la route,
01:17:38chaque année,
01:17:39c'est plus de 3 000 morts
01:17:40et plus de 100 000 blessés,
01:17:42130 000 blessés.
01:17:43Donc, vraiment,
01:17:44on a un enjeu
01:17:45à la fois humain,
01:17:47de santé et économique
01:17:48qui est extrêmement important.
01:17:50Oui, bien sûr.
01:17:50sur les raisons
01:17:53des accidents.
01:17:54Alors, vous le dites,
01:17:55effectivement,
01:17:56Christophe Ramon,
01:17:57il y a cette vitesse excessive.
01:17:58Il y a aussi,
01:17:59pour beaucoup,
01:18:00des incivilités
01:18:01doublées par la droite,
01:18:04pas mettre de clignotants.
01:18:05Il y a aussi tout ça.
01:18:06Les principaux facteurs
01:18:08d'accidents mortels,
01:18:09les plus graves,
01:18:10c'est une vitesse inadaptée
01:18:12ou excessive.
01:18:14C'est aussi l'alcool.
01:18:16C'est également
01:18:16d'autres facteurs
01:18:17comme la consommation
01:18:20de drogue.
01:18:21Vraiment,
01:18:21on est sur des comportements
01:18:23infractionnistes
01:18:26et très dangereux,
01:18:27effectivement.
01:18:28Bon, alors,
01:18:28c'est quoi l'avenir,
01:18:29Samuel Bauton ?
01:18:30Alors, je suis très content,
01:18:31M. Ramon,
01:18:32que vous ayez dit
01:18:32ce que vous avez dit.
01:18:33Aujourd'hui,
01:18:34qu'il puisse avoir
01:18:35un seuil de tolérance
01:18:36à l'alcool au volant,
01:18:37je trouve ça inadmissible.
01:18:39On peut l'appliquer sur l'alcool,
01:18:40on peut l'appliquer sur les drogues,
01:18:41sur tout ce que vous voulez.
01:18:42Mais aujourd'hui,
01:18:43permettre à des gens
01:18:44de prendre le volant
01:18:44avec 0,26 g d'alcool dans le sang,
01:18:47déjà, c'est un problème
01:18:47et ça serait une première mesure
01:18:49sur laquelle il faudrait travailler.
01:18:50Voilà.
01:18:51Mathieu Davy,
01:18:52une fois qu'on s'occupe
01:18:54des autres questions
01:18:55de la vitesse,
01:18:56on peut relativiser aussi
01:18:57la problématique de la vitesse
01:18:58parce qu'on ne peut plus rouler aussi.
01:19:01Bien sûr.
01:19:01D'ailleurs,
01:19:01ça fonctionne souvent ensemble.
01:19:03La vitesse est souvent un facteur
01:19:04aggravé par la prise
01:19:06de stupéfiants ou d'alcool.
01:19:07Donc,
01:19:08si des gens s'attaquent
01:19:09à ces problèmes
01:19:10de santé publique,
01:19:11on pourra éliminer naturellement
01:19:13les problèmes du conducteur,
01:19:15je dirais,
01:19:15agent et responsable.
01:19:17C'est quand même
01:19:17la très très grande majorité
01:19:18des Français.
01:19:19L'alcool a mieux survécu
01:19:20que la cigarette
01:19:20et d'autres problématiques
01:19:22dans le débat public
01:19:22sur ce qu'il faudrait...
01:19:23Mais pardon,
01:19:24Samuel Botton,
01:19:24si vous buvez un verre de vin,
01:19:25vous considérez qu'après
01:19:26vous ne pouvez pas prendre le volant.
01:19:27Je considère que vous n'allez pas
01:19:27prendre le volant
01:19:28quand vous avez bu
01:19:28un verre de vin,
01:19:29une bière,
01:19:30un sprit,
01:19:30tout ce que vous voulez.
01:19:31Comme en Suède.
01:19:32Tolérance zéro.
01:19:33En Suède,
01:19:33c'est tolérance zéro.
01:19:35Et vous,
01:19:35d'ailleurs,
01:19:36Christophe,
01:19:37Ramon,
01:19:37vous seriez pour la tolérance zéro
01:19:38aussi,
01:19:39comme le disent nos deux vrais voix ?
01:19:41Notre message,
01:19:42c'est de dire que
01:19:43l'alcool est totalement
01:19:44incompatible
01:19:45avec la conduite.
01:19:46Oui, c'est logique.
01:19:47Le zéro tolérance
01:19:48existe déjà
01:19:49pour les jeunes conducteurs
01:19:49et les conducteurs
01:19:50de transport en commun.
01:19:53Bon,
01:19:54écoutez,
01:19:54c'est un sujet
01:19:55dont on aurait pu
01:19:56continuer à parler
01:19:58merci Christophe Ramon
01:19:59d'être venu partager
01:20:01avec nous.
01:20:01Je rappelle que vous êtes
01:20:02porte-parole
01:20:03de l'association
01:20:06Prévention routière.
01:20:07Merci aussi
01:20:08à nos deux vrais voix,
01:20:09Frédéric.
01:20:09Ah oui,
01:20:10ils étaient bien.
01:20:11Moi,
01:20:11je les aime bien
01:20:12tous les deux.
01:20:13Ah bon ?
01:20:13Oui, oui.
01:20:14Vous êtes sûr ?
01:20:14Oui.
01:20:15Salut le Boton.
01:20:17Salut le Boton,
01:20:18vous êtes expérant
01:20:19en communication
01:20:19chez Step Conseil.
01:20:20Merci d'avoir partagé
01:20:21avec nous ce soir.
01:20:22Et puis Mathieu Davy,
01:20:23avocat en droit de la presse
01:20:24et de la propriété intellectuelle.
01:20:26Merci à vous aussi.
01:20:27Dans un instant,
01:20:28c'est les chroniques
01:20:29Les Incontournables
01:20:30de la gestion de patrimoine
01:20:30avec Thomas Binet.
01:20:31Et puis juste après,
01:20:32à partir de 19h,
01:20:33ne manquez pas
01:20:33les vrais voix
01:20:34du Tour de France.
01:20:35C'est avec Frédéric Brindel.
01:20:36J'aime bien le vu.
01:20:37Voilà.
01:20:38Ah bon ?
01:20:39C'est pas bon.
01:20:39Lui aussi,
01:20:39vous l'aimez bien.
01:20:40Eh bien, dis donc.
01:20:41Avec Duclos Lassalle,
01:20:43Fédrigo,
01:20:44Bartho,
01:20:45chanteur
01:20:46et Manu Hubert,
01:20:46le manager de Vauclin.
01:20:48Un sacré peloton.
01:20:49Bravo Frédéric.
01:20:50Allez, rendez-vous
01:20:51à 19h.
01:20:51A tout de suite.
01:20:52A tout de suite.
Commentaires