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  • il y a 7 mois
AVENIR - Interview du ministre Yves Coppieters
Transcription
00:00Monsieur le ministre, le Parlement Wallon a entamé tout un cycle d'auditions sur les pesticides.
00:05La Société scientifique de médecine publique a expliqué qu'on faisait face à une sorte d'empoisonnement massif de la population.
00:11Vous êtes d'accord avec ça ?
00:12Oui, ils ont raison. C'est basé sur la littérature scientifique, sur l'évolution des connaissances.
00:18En effet, les pesticides sont responsables de l'évolution des pathologies chroniques, mais de plus en plus jeunes,
00:25de toute une série de maladies neurodégénératives, et puis bien sûr, toute une série de risques de cancer.
00:29C'est la réalité des connaissances scientifiques. La Société de médecine générale ne fait que nous dire l'état des connaissances,
00:38et à nous, bien sûr, de prendre nos responsabilités.
00:40Le dernier dossier qui fait un peu parler de lui, c'est celui de l'eau de distribution à Ramilly.
00:43Vous pensez qu'il y a une erreur qui a été commise par les autorités publiques dans ce dossier ?
00:47Non, il n'y a pas une erreur. C'est-à-dire que c'est un historique depuis 2018, sur toute une série de métabolites issus des pesticides,
00:54qui ont été mesurés, mais pour lesquels il n'y a pas de normes.
00:57Donc la société, en tout cas le distributeur, n'a pas agi particulièrement, jusqu'en 2023,
01:02où on a mis des filtres à charbon en disant qu'il faut quand même réduire ces métabolites au même titre que d'autres toxiques.
01:08Et puis 2023, on essaie de réguler ces métabolites, pour lesquels, en fait, on n'a toujours pas normé, ici, à la région Wallonne.
01:13Donc il n'y a pas de responsabilité en tant que telle.
01:16Il y a le fait que peut-être qu'on devrait aller plus vite pour réguler les normes de certains métabolites,
01:21issus des pesticides essentiellement, et qu'on retrouve encore, je dirais, dans l'eau.
01:26– Vous venez de boucler un an en tant que ministre, vous venez de la société civile,
01:30vous faites partie de ces quelques ministres qui ne sont pas professionnels de la politique.
01:34Vous vous sentez comment, après un an, vous en retenez quoi ?
01:37– Alors, je pense que c'était une année passionnante, une année de défis,
01:41où on a mis les balises de la DPR, qui est notre plan d'action,
01:45les documents de politique régionale, qui nous donnent des axes de travail.
01:49Mais on a mis quand même six mois à aussi voir ce qu'il y avait dans les placards.
01:53Ce n'est pas négatif ce que je dis, mais c'est une réalité.
01:56C'est-à-dire qu'il n'y a pas vraiment de remise reprise avec le gouvernement précédent.
01:59Donc, fatalement, on a dû découvrir les dossiers.
02:01L'administration aussi a fortement réagi pour nous présenter une série de dossiers.
02:06Donc, ça, c'était les six premiers mois.
02:07Les six mois suivants, je pense que c'était plus des mois productifs,
02:12où on a présenté des notes au gouvernement,
02:14où on a une vision sur les décrets, sur les textes qu'on veut absolument faire passer en 2026, 2027, etc.
02:19Et donc, bien sûr, d'évoluer vers une vraie réforme structurelle,
02:23pour moi, en l'occurrence, sur la santé, la réforme de la première ligne de soins,
02:26sur l'environnement avancé, dans l'élimination des pesticides, entre autres,
02:30et bien sûr, dans l'action sociale, pour faire attention que les réformes du niveau fédéral
02:34n'aient pas trop de répercussions sur, bien sûr, la pauvreté et la grande précarité en Wallonie.
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