00:00Je crois que dans sa position, il entend vouloir incarner un équilibre subtil.
00:06En réalité, qui veut la dissolution à l'Assemblée nationale ?
00:09Hormis le Rassemblement national qui a la capacité électorale...
00:13Oui, mais Marine Le Pen perdrait son siège de député.
00:15Marine Le Pen perdrait probablement son siège de député,
00:19mais la temporalité, la proximité avec l'élection présidentielle
00:23place inévitablement le Rassemblement national
00:26au-dessus de toutes les autres formations politiques
00:28au titre des dynamiques électorales observées.
00:31Le deuxième point, c'est qu'aujourd'hui, il va falloir aussi clarifier.
00:39Le président de la République, je me souviens,
00:41il avait motivé la première dissolution par la nécessité de clarifier.
00:45Aujourd'hui, il convient quand même de clarifier,
00:46parce que dans l'espace politique entre ce qu'on peut appeler vulgairement
00:51la gauche républicaine, ou du moins ce qu'il en reste,
00:55et la droite ou le centre-droit,
00:56il y a une nécessité de clarifier.
00:59D'abord, le devenir des macronistes,
01:02que vont devenir les macronistes après Macron,
01:05et que vont devenir les LR qui appelaient à ne pas rejoindre Macron
01:08et qui ont finalement fini par rejoindre Emmanuel Macron
01:11après la dissolution.
01:12– Et en restant dans un gouvernement mené par quelqu'un
01:14qui avait appelé à voter contre leur candidat.
01:16– Tout à fait, donc la clarification, elle est là.
01:19Les gens ne comprennent plus réellement
01:21qui est de droite dans ce gouvernement,
01:23qui est de gauche,
01:24qui dans le paysage politique va demain pouvoir réunir
01:28une majorité de Français,
01:30c'est-à-dire un pays de droite,
01:31parce que oui, le pays aujourd'hui n'a jamais été autant en droite.
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