- il y a 7 mois
Le vendredi 11 juillet, le chef de l'état-major des armées est sorti du silence pour alerter sur la menace qui pèse sur l'Europe et que les Français se préparent à devoir faire des efforts budgétaires. Emmanuel Macron a annoncé ce dimanche 13 juillet que le budget de la défense sera doublé d'ici 2027. Mais la France a-t-elle les moyens de ses ambitions militaires ? Pour en parler : Patrick Sauce, chef du service international de BFMTV. Le général Jérôme Pellistrandi, consultant défense de BFMTV. Bruno Jeudy, directeur délégué de la Tribune Dimanche, éditorialiste politique de BFMTV. Jean-Louis Thiérot, député LR de Seine-et-Marne, ancien ministre délégué aux Armées. Le général Olivier de Bavinchove, ancien chef d'état-major de la force internationale de l'OTAN. Laure Mandeville, grand reporter au Figaro. Neila Latrous, cheffe du service politique de BFMTV. Jérôme Clech, consultant défense de BFMTV. Louis Gautier, ancien secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale (2014-2018). Et Sophie Dupont, journaliste politique de BFMTV.
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00:00:00Générique
00:00:00Bonsoir, bonsoir à tous et si vous nous rejoignez, bienvenue dans cette édition spéciale alors que dans quelques minutes Emmanuel Macron doit prendre la parole pour, je cite, des annonces majeures, promet l'Elysée le tout dans un moment crucial alors que vendredi le chef d'état-major des armées est sorti du silence pour alerter sur la menace qui pèse sur l'Europe et que les français se préparent à devoir faire des efforts budgétaires.
00:00:26Que peut annoncer le président de la République ? A-t-on les moyens de nos ambitions militaires ? Nos équipes sont sur place pour vous faire vivre ce moment politique important et sur ce plateau pour en parler, j'accueille Neila Latrousse, bonsoir, merci d'être avec nous, chef du service politique de BFMTV, Jean-Louis Thieriot est avec nous, bonsoir, député des républicains de Seine-et-Marne, ancien ministre délégué aux armées aux anciens combattants, membre de la commission de la défense nationale et des forces armées à l'Assemblée, bonsoir général de Bavinkov, merci d'être avec nous, ancien chef d'état-major de la force internationale de l'OTAN,
00:00:56Laure Mandeville est avec nous, bonsoir, grand reporter au Figaro, Jérôme Klesch, consultant défense BFMTV et bien évidemment Bruno Jeudy avec nous, bonsoir, directeur délégué de la tribune dimanche, éditorialiste BFMTV, juste avant de vous donner la parole et je vous rappelle qu'évidemment ce discours du président de la République sera à suivre donc en direct, en quelques minutes, dans quelques minutes sur BFMTV.
00:01:18Je vous dis tout de suite qu'on aille retrouver ceux qui vont nous faire vivre cette attente, cette édition spéciale, Patrick Sos et le général Pellistrandi.
00:01:28Patrick, général, racontez-nous, vous êtes à l'hôtel de Brienne, vous avez peut-être pu glaner quelques confidences auprès de militaires, même s'ils sont censés être muets selon l'expression consacrée sur ce qu'allait dire le président de la République dans un peu moins d'une vingtaine de minutes.
00:01:42Oui, on a essayé et on essaye encore à moins d'une vingtaine de minutes de ce discours effectivement, mais encore une fois avec le général Pellistrandi, ça fait quelques 13 juillets que nous courrons ensemble.
00:01:55C'est toujours un marqueur dans l'année un peu particulier parce qu'on est à la veille du défilé, vous avez à la fois des très hauts gradés qui sont là, vous avez aussi des troupes défilantes et puis quand je dis marqueur particulier,
00:02:05c'est qu'on est au mois de juillet juste avant les nouvelles affectations, donc vous avez un mélange de pur formalisme militaire et présidentiel aussi.
00:02:14Et puis il y a un côté, écoutez, on se détend un peu après une longue année et avant de partir vers une mauvaise aventure.
00:02:21Et puis voilà, Jérôme, cette fois-ci, alors qu'on est habitué à des prises vraiment de position ou des annonces qui sont faites plutôt au mois de janvier lors des vœux aux armées,
00:02:30et là on a eu une deuxième occasion après avec cette adresse aux Français pour le coup, c'était le 5 mars dernier, il y a cette séquence qui est parfaitement étonnante,
00:02:39d'un président de la République qui demande instantanément à son chef d'état-major des armées de dresser cet état des menaces avant de s'adresser,
00:02:46on le rappelle, il ne s'agit pas d'un discours aux armées aujourd'hui, mais d'un discours aux armées et aux Français. Comment vous l'analysez ?
00:02:52Oui Patrick, vous avez raison. En fait, il faut bien comprendre que depuis, en fait, on va dire, depuis le 20 janvier, le monde était déjà incertain et il l'est encore plus.
00:03:01On le voit avec...
00:03:02Le 20 janvier, l'investiture de Donald Trump.
00:03:03Exactement. Et on le voit donc aujourd'hui, tout a changé. Le lien transatlantique, eh bien, il est perturbé, pour ne pas dire plus.
00:03:13On a de l'autre côté la Russie de Vladimir Poutine qui veut la guerre, qui continue la guerre contre l'Ukraine, mais également contre l'Europe.
00:03:20Et nous sommes une cible pour la Russie. Et donc ce contexte stratégique oblige, en quelque sorte, à réagir.
00:03:27Il faut réagir maintenant. Le mois d'octobre, ce sera peut-être déjà trop tard parce qu'il faut prévoir les financements. C'est important pour 2026.
00:03:34Mais pourquoi tout juste aujourd'hui ? Moi, je vais être très trivial. Je vais me placer dans l'état des téléspectateurs aujourd'hui.
00:03:40On est dimanche. On est au mois de juillet. On arrive dans la longueur des vacances scolaires. Les gens sont entre un retour de plage et deux étapes du Tour de France.
00:03:46Je suis aussi direct et brutal que ça. Et au milieu, on va nous annoncer que c'est la guerre ou pas loin.
00:03:52Mais oui, mais parce que c'est la réalité. Et donc, il est important de faire passer le message.
00:03:56Alors, je sais bien qu'effectivement, demain, par exemple, on a l'étape du Tour de France qui va arriver en montagne.
00:04:01C'est l'époque des feux d'artifice. Le défilé, on montre la puissance, certes. Mais pourquoi là encore ?
00:04:05Parce que la situation internationale l'impose. Bien sûr, à partir de mardi, on pensera à autre chose. On pensera aux vacances.
00:04:13On pensera... Bon. Mais il faut d'ores et déjà profiter de ce créneau, en quelque sorte, qui est celui du 14 juillet,
00:04:20où la nation rend hommage à ses soldats, à ses militaires, à ses pompiers, à ses gendarmes.
00:04:26Et c'est extrêmement important, en quelque sorte, de dire quelles sont les perspectives.
00:04:29Et c'est bien sûr la responsabilité du président de la République, chef des armées.
00:04:33Vous comprenez qu'on vous donne beaucoup d'éléments de contexte et pas d'éléments, comme on dit ici, dans les armées capacitaires.
00:04:39Parce que, encore une fois, c'est pas l'idée. Ce qu'on sait, c'est qu'il y aura beaucoup de questions et de chiffres budgétaires.
00:04:46Et ça, vous dites que le 15 juillet, on sera passé à autre chose. Pas le Parlement, encore moins le Premier ministre.
00:04:51Mais pourquoi, là aussi, aurait-on besoin de plus d'argent avec une LPM, une loi de programmation militaire, qui est déjà très favorable ?
00:04:58Oui, elle est conséquente, mais les menaces se sont encore accrues. Je rappelle que la loi de programmation militaire, elle a été conçue en 2022-2023.
00:05:08Or, depuis, tout a changé et tout s'est aggravé. Et donc, ce qui était prévu dans cette loi de programmation qui va jusqu'en 2030,
00:05:16il va falloir monter d'une marge, parce que les menaces sont telles que, si nous ne faisons rien, nous pourrions le payer très cher, demain et après-demain.
00:05:25Donc, c'est la raison pour laquelle il faut accroître cet effort. Et cet effort qui est un effort collectif, un effort de la nation
00:05:32et qui ne concerne pas que, eh bien, les personnes présentes ce soir ici à Brienne.
00:05:37Et dans le langage militaire, il faut toujours suivre le fil présidentiel. N'oubliez pas les mots d'Emmanuel Macron le 5 mars dernier.
00:05:44La patrie a besoin de vous. Ce sera l'un de ces thèmes dans un peu moins d'un quart d'heure.
00:05:48Patrick Saut, c'est le général Pellistrandi, en direct de l'hôtel de Brienne, alors que l'on voit que la pelouse est en train de se remplir,
00:05:55puisque dans environ 10 minutes, Emmanuel Macron prendra la parole, donc, pour ce discours aux armées et aux Français.
00:06:03Je commence avec vous, Bruno Jeudy, pour planter le décor.
00:06:08Je disais, la séquence a été assez singulière.
00:06:10On a eu les annonces concernant le nucléaire et la coopération avec la Grande-Bretagne.
00:06:14On a eu ce discours du chef d'état-major des armées, Burkhard, vendredi, qui, d'habitude, reste tout à fait silencieux.
00:06:20Là, le président de la République qui va prendre la parole.
00:06:23Pourquoi autant de dramatisation quant à cette prise de parole ?
00:06:28Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, fixe un peu le moment.
00:06:32Ce matin, dans la trémie de dimanche, il dit qu'on est à l'heure du grand choix stratégique.
00:06:36Et je crois qu'il n'a pas peur, choix stratégique, évidemment, sur qu'est-ce qu'on veut comme armée.
00:06:41Qu'est-ce que la France veut comme armée ?
00:06:44Est-ce qu'elle veut rester, il dit, une puissance mondiale ?
00:06:47Ou est-ce qu'elle veut être une puissance de 4e ou 5e rang ?
00:06:51Ça fixe un peu l'enjeu.
00:06:53Tout ça, évidemment, derrière, ça a des objectifs financiers qui ne sont pas les mêmes.
00:06:57Si on choisit d'être, en gros, dans la Ligue 2 ou dans la Ligue 1, pour reprendre la métaphore sportive.
00:07:02Et le président, ce soir, justement, va fixer le cœur de son discours, sera justement l'enjeu budgétaire, fixer les ambitions budgétaires.
00:07:12Selon ce qu'on a pu glaner comme information, il va plutôt fixer l'enjeu budgétaire pour les deux années qui viennent.
00:07:17Parce qu'évidemment, c'est les deux années où il a encore un peu de poids en tant que chef des armées, 26-27.
00:07:23Et là, il va fixer l'enveloppe.
00:07:24Et cette enveloppe, évidemment, réévalue l'enveloppe qui est fixée par la loi de programmation militaire.
00:07:31Il va aussi fixer comment on va financer ce surplus.
00:07:37C'est-à-dire qu'il va sans doute renvoyer à François Bayrou mardi.
00:07:40Mais l'idée à l'Élysée, c'est qu'en gros, on ne recourra pas à l'impôt pour financer ça en plus.
00:07:46Donc, ça va rentrer dans l'équation déjà impossible du président.
00:07:50Et la deuxième chose, je pense que c'est ce que Sébastien Lecornu évoque ce matin.
00:07:56C'est la réserve professionnelle, la réserve professionnalisée.
00:08:00Et là, le président va sans doute aussi évoquer cette question.
00:08:03Parce que si on veut atteindre 100 000 réservistes au terme de la loi de programmation militaire,
00:08:10et si on veut accélérer ça, il va falloir se donner des moyens en formation, en recrutement,
00:08:15et évidemment des moyens financiers.
00:08:16– Jean-Louis Thiriot, augmenter les moyens, qui sont déjà importants,
00:08:21puisqu'on rappelle qu'entre 2017 et aujourd'hui, le budget de 2017 était quoi ?
00:08:25De 32 milliards, on n'est pas loin du double.
00:08:29Dans un moment où le gouvernement va demander des efforts aux Français,
00:08:33donc en fait, on va leur demander de se serrer la ceinture,
00:08:35mais il faut impérativement augmenter les dépenses de défense.
00:08:40Est-ce que c'est audible, ça, pour les Français ?
00:08:42– Les dépenses de défense, c'est comme l'assurance habitation.
00:08:44Quand on n'a pas de sinistre, ça coûte toujours trop cher.
00:08:48Quand on a une crise majeure, évidemment, on regrette d'avoir été mal assuré.
00:08:52Je crois qu'on est vraiment à ce moment de bascule.
00:08:55Ce qu'on attend du président de la République,
00:08:57et ce sont aussi les propos du chef d'État-major des armées,
00:09:00c'est une analyse des menaces, parce qu'on ne bâtit un outil de défense
00:09:04qu'en fonction de menaces.
00:09:05Les menaces, on l'a dit, on a tout ce qui se passe à l'Est.
00:09:09On a à Sud, et je pense en particulier à ce qui se passe en Mers-Rouges,
00:09:12qui menace notre liberté maritime, donc le quotidien des Français
00:09:16et leur approvisionnement.
00:09:18Et on a les incertitudes stratégiques liées à l'engagement des États-Unis,
00:09:23en raison des propos, on va dire fantasques, de Donald Trump,
00:09:27mais pas seulement.
00:09:28On a aussi un basculement vers l'Asie des États-Unis
00:09:32et qui remonte au président au bâbard.
00:09:34Donc on doit avoir ces éléments de temps long.
00:09:36Et un effort de défense, un outil de défense, ça se casse très vite,
00:09:41mais ça met 5 ans ou 10 ans à remonter en puissance.
00:09:45Donc aujourd'hui...
00:09:46Ce qui s'est passé ces dernières années.
00:09:47Ce qui s'est passé...
00:09:48Les 25 dernières années...
00:09:49Les 25 dernières années, on a cru qu'on pouvait encaisser
00:09:52les dividendes de la paix, et on en a payé le prix.
00:09:54Je veux simplement donner un chiffre qui dira quand même la réalité aux Français.
00:09:58Du temps de la guerre froide, on dépensait en moyenne tous les ans
00:10:023,5% de notre richesse nationale pour la défense.
00:10:05On était tombés à quasiment 1,5%.
00:10:08Donc l'idée, c'est potentiellement à terme,
00:10:11de revenir à ce qui a été fait pendant la guerre froide
00:10:14qui n'a pas empêché, je le rappelle, les Trente Glorieuses.
00:10:17Général de Bavinkov, s'il y a aussi cette dramatisation,
00:10:21c'est que l'on entend des choses que l'on ne pensait pas entendre
00:10:24dans une période, disons, post-chute du mur, fin de l'histoire,
00:10:28pour citer Fukuyama.
00:10:29Cette idée qu'il pourrait y avoir de nouveau un conflit à haute intensité,
00:10:33que la guerre s'est déjà installée aux confins de l'Europe
00:10:37avec la guerre en Ukraine.
00:10:38C'est cette idée qu'en l'État, malgré l'augmentation de budget depuis 2017,
00:10:43l'armée française ne serait pas en mesure de faire face
00:10:46à un enjeu du type conflit de haute intensité ?
00:10:50Ce qui est certain, c'est que le monde craque.
00:10:54Le monde craque et on voit ces craquements à la surface de la Terre,
00:10:59qui sont très nombreux et très intenses.
00:11:02Nous avions l'Inde et le Pakistan il y a très peu de temps.
00:11:06Nous avons évidemment le Moyen-Orient.
00:11:08Nous avons cette guerre en Europe, et tous les jours, toutes les nuits,
00:11:12une capitale européenne du continent européen, Kiev,
00:11:16ainsi que les villes plus importantes,
00:11:19sont matraquées par des centaines ou des milliers
00:11:22de bombes, de drones et de roquettes.
00:11:24C'est totalement incongru.
00:11:26C'est quelque chose qui a radicalement changé dans notre époque
00:11:30et qui oblige, évidemment, pour l'outil de défense français,
00:11:35à en prendre conscience, à en prendre acte,
00:11:39et donc à se mettre en posture,
00:11:42non pas de faire la guerre.
00:11:45Le sujet n'est pas du tout de faire la guerre.
00:11:46Le sujet est très bien rassemblé dans cette formule du chef d'état-major
00:11:51d'il y a déjà quelques années.
00:11:54C'est de gagner la guerre avant la guerre.
00:11:55C'est suffisamment fort pour être dissuasif.
00:11:59Pas seulement être l'arme nucléaire,
00:12:01mais avec des capacités classiques
00:12:03qui permettraient de dissuader tout agresseur
00:12:07de s'en prendre à nos intérêts.
00:12:10L'Orman de Ville, est-ce que si le président annonce dans un instant
00:12:14a eu des augmentations significatives de budget pour la défense,
00:12:17est-ce que c'est sous la pression de Donald Trump
00:12:19qui est arrivé au sommet de l'OTAN la dernière fois en disant
00:12:21« Alors attention, l'objectif c'est 5%
00:12:23et déjà que je n'ai pas franchement envie de m'engager davantage,
00:12:26si vous ne tenez pas vos engagements,
00:12:28je vais me désengager et vous allez vous débrouiller vous-même »
00:12:30et l'article 5 d'assistance mutuelle,
00:12:33chacun peut l'interpréter comme il veut.
00:12:35Est-ce que c'est sous la pression de Donald Trump
00:12:36que le président de la République va parler ?
00:12:37Écoutez, c'est un des éléments,
00:12:39c'est un élément très important
00:12:40puisque c'est vrai que les Européens réalisent
00:12:43que les Américains, et comme ça a été dit,
00:12:45ça ne date pas en réalité de Trump,
00:12:48sont en train de remettre en question
00:12:50leur degré d'engagement en Europe.
00:12:52Je ne pense pas qu'ils s'en aillent totalement, personnellement.
00:12:54Et il y a beaucoup de hauts responsables militaires français
00:12:56avec lesquels j'ai discuté
00:12:58qui ne le pensent pas non plus complètement.
00:12:59Mais la question c'est,
00:13:01est-ce qu'il y aura un moment
00:13:02où ils seront occupés ailleurs, en Asie,
00:13:04et où nous devrons assumer tout seuls notre défense ?
00:13:07Je crois qu'en fait, ce qu'il se passe aujourd'hui,
00:13:09c'est deux choses.
00:13:09La première, c'est que les Européens
00:13:12et les Occidentaux, de manière générale,
00:13:14réalisent qu'ils sont face à un monstre
00:13:16qui a ressurgi des décombres de l'Union soviétique.
00:13:20Nous croyons que ce monstre était à terre,
00:13:22mais en fait, il s'est remis debout.
00:13:24Ce n'est pas l'Union soviétique,
00:13:25c'est un monstre hybride,
00:13:27mais qui en fait a choisi la violence
00:13:29comme moyen de la revanche,
00:13:31qui est en fait dans une dynamique de revanche.
00:13:34Et ce n'est pas seulement une revanche
00:13:35contre ces ex-républiques
00:13:37qui ont pris leur autonomie et leur souveraineté,
00:13:40c'est aussi une revanche contre l'Occident.
00:13:43Donc nous sommes aujourd'hui directement menacés.
00:13:45Et j'ai été très frappé hier, vendredi,
00:13:48en écoutant le CEMA, le chef d'état-major,
00:13:51de l'assistance avec laquelle il a parlé
00:13:53des menaces hybrides qui nous concernent,
00:13:57du fait que nous sommes dans le collimateur du Kremlin,
00:14:00que nous sommes aujourd'hui,
00:14:01la France est considérée comme la principale adversaire
00:14:05en Europe de la Russie.
00:14:07Donc ça c'est très important.
00:14:08Mais il y a un autre élément,
00:14:09c'est qu'avec cette situation géopolitique
00:14:12extrêmement dangereuse,
00:14:13parce que derrière la Russie,
00:14:14il y a aussi la Chine, la Corée du Sud, l'Iran,
00:14:17il y a un axe en fait des pays autoritaires.
00:14:19Vous avez aussi une question
00:14:21de la vulnérabilité démocratique de nos sociétés.
00:14:25En fait la France et l'Europe
00:14:26sont des pays qui sont en crise démocratique
00:14:29et qui sont donc vulnérables.
00:14:31Et en fait, aujourd'hui,
00:14:33ces puissances utilisent la vulnérabilité
00:14:35de nos sociétés.
00:14:36Et donc je pense que c'est d'autant plus difficile
00:14:38pour Emmanuel Macron
00:14:39parce qu'il va en appeler aux Français.
00:14:42Et donc en appeler aux Français,
00:14:43ça veut dire essayer de susciter
00:14:46ou de ressusciter l'esprit de défense
00:14:47chez les Français,
00:14:48de leur dire en réalité
00:14:49vous êtes tous responsables de notre sécurité,
00:14:52vous devez vous engager,
00:14:53on est dans une situation grave.
00:14:55Mais il le fait dans une situation politique
00:14:57qui est extrêmement délicate
00:14:58parce qu'il n'a pas vraiment totalement
00:15:00la légitimité de faire ça.
00:15:02Parce qu'il y a une partie en fait des Français
00:15:04qui dit, ah mais vous n'avez pas résolu,
00:15:07vous nous dites qu'il faut qu'on se batte
00:15:08sur l'extérieur,
00:15:09mais en fait,
00:15:10les menaces que nous affrontons à l'intérieur,
00:15:12est-ce que vous ne les avez pas résolues ?
00:15:14Donc il y a cette difficulté politique pour lui
00:15:17qui à mon avis rend la situation
00:15:18d'autant plus complexe en fait.
00:15:21C'est le géopolitique
00:15:22et le politique intérieur.
00:15:23Alors que l'on voit en haut à droite
00:15:24ce pupitre qui est près
00:15:26à l'hôtel de Brienne
00:15:27dans le 7e arrondissement de Paris
00:15:29et qui n'attend que le président de la République
00:15:31pour cette prise de parole
00:15:33dans les toutes prochaines minutes,
00:15:35bien sûr,
00:15:36à suivre en direct sur BFM TV.
00:15:38Néla Latrousse,
00:15:39Lormandeville parlait du sujet politique.
00:15:42C'est vrai qu'il y a quand même,
00:15:44François Bayrou,
00:15:45ambiance,
00:15:46si j'ose dire,
00:15:47depuis plusieurs jours,
00:15:48plusieurs semaines,
00:15:48sur les efforts à faire,
00:15:49sur l'Himalaya à gravir,
00:15:5140 milliards,
00:15:5245 milliards d'euros d'économie.
00:15:54Et là,
00:15:54un président de la République
00:15:55qui va annoncer un effort supplémentaire
00:15:57dans un moment
00:15:57où peut-être dans quelques jours,
00:15:59les retraités les plus aisés
00:16:00vont se voir mis à contribution,
00:16:02des niches fiscales vont être rabotées,
00:16:04des dépenses sociales
00:16:05vont être diminuées.
00:16:07Ce n'est pas facile
00:16:08de faire,
00:16:09comme on dit,
00:16:10de la pédagogie
00:16:10dans ce contexte-là.
00:16:11Non,
00:16:12parce qu'autour de François Bayrou,
00:16:16on constate qu'effectivement,
00:16:17pour rebondir sur ce que disait
00:16:18Mme de Mandeville
00:16:20il y a quelques instants,
00:16:22c'est qu'il y a
00:16:22une fragilité budgétaire,
00:16:24une fragilité financière,
00:16:26avec cette dette
00:16:28qui atteint des records
00:16:30et qui fait aujourd'hui
00:16:30de la France
00:16:31l'un des pays
00:16:32les plus endettés
00:16:33du continent européen
00:16:34et qu'à cela s'ajoute
00:16:35la crise politique
00:16:38qu'on a pu voir
00:16:40au moment des élections
00:16:41législatives de 2022
00:16:42qui ont peiné
00:16:43à dégager une majorité
00:16:44dans la foulée
00:16:44de l'élection présidentielle
00:16:46et c'est relativement rare
00:16:47dans l'histoire de France
00:16:48que des législatives
00:16:49arrivées à une présidentielle
00:16:50ne confirment pas
00:16:51le choix de l'élection.
00:16:54Et puis par ailleurs,
00:16:55au lendemain de la dissolution,
00:16:55avec un paysage politique
00:16:57encore plus éclaté
00:16:57à cela, crise économique
00:17:00ou en tout cas
00:17:00fragilité économique,
00:17:02fragilité politique,
00:17:03s'ajoute ce que le chef
00:17:04d'état-major a résumé
00:17:05vendredi
00:17:06ou que je résumerai
00:17:06de la prise de parole
00:17:07du chef d'état-major,
00:17:08la fragilité géopolitique
00:17:09et militaire
00:17:10parce que ce monde
00:17:11qui change
00:17:12et ces menaces.
00:17:14Il y a quelques jours,
00:17:15un ministre utilisait
00:17:15un peu cette expression
00:17:16sur la situation financière
00:17:17et il disait
00:17:17mais on danse
00:17:18autour du volcan là.
00:17:21à quel moment
00:17:22est-ce que les Français
00:17:23vont prendre conscience
00:17:24de la situation
00:17:25gravissime
00:17:25que nous sommes
00:17:26en train de vivre ?
00:17:27Le chef d'état-major
00:17:28est venu dire vendredi
00:17:29oui, très bien,
00:17:30on a aussi des missiles
00:17:31pointés sur nous
00:17:32si je résume
00:17:32dans mon langage
00:17:33extrêmement trivial
00:17:34mais c'est ce qu'on a pu
00:17:34comprendre
00:17:35en écoutant la prise
00:17:36de parole
00:17:37du chef d'état-major.
00:17:38Et donc de ce fait,
00:17:39si vous additionnez
00:17:39les trois fragilités,
00:17:41c'est vrai que l'équation
00:17:42n'est pas simple.
00:17:43Alors à cela,
00:17:44s'ajoute un point
00:17:45que l'on peut constater
00:17:47et que l'on peut mettre
00:17:47au crédit
00:17:47tant du ministre des Armées
00:17:49que du président
00:17:50de la République,
00:17:51c'est que jusqu'ici
00:17:52sur les dépenses militaires,
00:17:53y compris au moment
00:17:54des débats
00:17:55qu'il y a pu avoir
00:17:55sur la loi de programmation
00:17:56militaire,
00:17:57débat extrêmement dur
00:17:58que ce soit à l'Assemblée
00:17:59ou au Sénat,
00:18:00finalement,
00:18:00il s'est trouvé
00:18:01une majorité
00:18:02pour voter ses textes,
00:18:04une majorité
00:18:04extrêmement large
00:18:05et pas de blocage
00:18:06de la part des oppositions
00:18:08ou en tout cas pas
00:18:08tant qu'elle ne l'avait
00:18:10annoncé initialement.
00:18:12Par ailleurs,
00:18:13que ce soit Emmanuel Macron
00:18:14à travers les formats
00:18:14Saint-Denis
00:18:15ou Sébastien Lecornu
00:18:16de manière plus confidentielle
00:18:18lorsqu'il reçoit
00:18:19des figures de l'opposition,
00:18:20il réussit jusqu'ici
00:18:21à faire en sorte
00:18:22que par exemple
00:18:22les différents paquets
00:18:23d'aide pour l'Ukraine
00:18:23n'aient pas été remis
00:18:24en cause par l'opposition.
00:18:25Donc de ce point de vue-là,
00:18:27il semble y avoir
00:18:27une forme de consensus
00:18:29mais en tout cas
00:18:29il n'y a pas de dissensus
00:18:30sur le besoin
00:18:32d'aider les objectifs
00:18:33militaires français.
00:18:34La seule question,
00:18:35c'est est-ce que
00:18:36l'opinion publique
00:18:38ou l'opinion française
00:18:39est prête à suivre
00:18:41si on lui dit
00:18:42qu'il faudra faire
00:18:42des efforts partout
00:18:43et peut-être
00:18:44un peu plus que prévu
00:18:45parce qu'il faudra
00:18:46donner plus aux armées.
00:18:47C'est là que j'ai
00:18:48un peu plus de doutes.
00:18:49Il est 19h passé
00:18:49de 1 minute
00:18:50si vous nous rejoignez
00:18:51édition spéciale
00:18:51sur BFM TV
00:18:52alors qu'on attend
00:18:52d'une minute à l'autre
00:18:53le discours d'Emmanuel Macron
00:18:55aux armées.
00:18:56Vous voyez à droite
00:18:57ce pupitre dressé.
00:18:59Les drapeaux français
00:18:59et européens
00:19:00sont aussi étreignés.
00:19:03Discours donc
00:19:03dans un instant
00:19:04le président de la République
00:19:05qui devrait arriver.
00:19:07Jérôme Clege,
00:19:07on parle là encore
00:19:08d'investissement.
00:19:10Est-ce que l'industrie
00:19:11militaire française
00:19:13est prête à suivre ?
00:19:14Parce que c'est bien
00:19:15de rajouter de l'argent,
00:19:16de dire
00:19:17on va encore
00:19:17passer des marches
00:19:18supplémentaires
00:19:19comme on dit
00:19:19pour ceux qui travaillent
00:19:21sur le budget de l'armée
00:19:22mais est-ce que
00:19:22derrière les entreprises
00:19:23sont prêtes à suivre ?
00:19:24Mais elles sont toujours
00:19:25prêtes à suivre
00:19:25s'il y a des commandes.
00:19:27En fait la question
00:19:27qu'elles ont la capacité
00:19:28s'il y a les commandes
00:19:30la rapidité d'exécution
00:19:31et de fabrication suit ?
00:19:32Alors il faut éviter
00:19:33le schéma inverse
00:19:34qui est commencer à produire
00:19:36et les commandes suivront.
00:19:37Mais dès lors qu'il y a
00:19:38des commandes
00:19:39aucune industrie
00:19:40n'est contre
00:19:40surtout qu'elles sont
00:19:41quand même dimensionnées
00:19:42on a des champions nationaux
00:19:43aucune industrie
00:19:44n'est contre
00:19:45augmenter ses cadences
00:19:46et sa production.
00:19:47En fait la question
00:19:48c'est véritablement
00:19:49les crédits de paiement
00:19:50c'est-à-dire que
00:19:51entre eux
00:19:52alors ça va être un peu technique
00:19:52mais pardon
00:19:53quand il y a une loi
00:19:54de programmation militaire
00:19:55avec un certain nombre
00:19:56d'autorisations d'engagement
00:19:57chaque année
00:19:58et qu'ensuite
00:19:59il y a des crédits de paiement
00:20:00et qu'il y a des autorisations
00:20:00d'engagement
00:20:01qui sont reportées
00:20:02cette année par exemple
00:20:028 milliards
00:20:03et bien on a beau parler
00:20:04de milliards
00:20:05qui ont été décidés
00:20:06sur le plan politique
00:20:07en fait ce n'est pas converti
00:20:08et ça n'arrive pas
00:20:09jusqu'en
00:20:10ça ne se traduit pas
00:20:10en termes de bons de commande
00:20:11chez les industriels
00:20:12donc les logiques
00:20:13en fait politiques nationales
00:20:15et logiques industrielles privées
00:20:16là peuvent être
00:20:17un petit peu orthogonales.
00:20:19Bruno Jeudy
00:20:20là encore pour essayer
00:20:21de savoir
00:20:22ce que va dire
00:20:23Emmanuel Macron
00:20:23dans un instant
00:20:24il y a la question du budget
00:20:25sur la question
00:20:26de ce qui est dans l'air
00:20:28l'idée d'une sorte
00:20:29d'élargissement
00:20:32de la réserve
00:20:32certains disservices militaires
00:20:34sur la base du volontariat
00:20:35de quelles informations
00:20:37dispose-t-on
00:20:38sur ce que pourrait
00:20:38annoncer le président
00:20:39de la République ?
00:20:40Alors en fait
00:20:41c'est assez contradictoire
00:20:42parce qu'il semble quand même
00:20:43que le président ce soir
00:20:45va rester
00:20:46va être un peu
00:20:47sur deux temps
00:20:48il va
00:20:48rester un peu
00:20:50dans le cadre
00:20:51de ce que dit
00:20:52et répète Sébastien Lecornu
00:20:55c'est-à-dire
00:20:55qui reste à cette réserve
00:20:56professionnalisée
00:20:57avec des moyens
00:20:58pour accélérer
00:20:59la montée en puissance
00:21:00de cette réserve
00:21:01qui est nécessaire
00:21:02on le sait
00:21:02pour faire fonctionner
00:21:04aujourd'hui l'armée française
00:21:05et qui le sera
00:21:05de plus en plus
00:21:06et le président
00:21:07qui veut faire
00:21:09un discours
00:21:10mais exclusivement
00:21:10sur la réserve
00:21:11pourrait plutôt
00:21:12le reporter
00:21:13à la rentrée
00:21:14parce que les choix
00:21:15ne sont pas
00:21:17totalement arrêtés
00:21:18en tous les cas
00:21:19c'est vrai que ces derniers jours
00:21:19on a entendu une remontée
00:21:21de cette idée
00:21:22du service national
00:21:24ça revient régulièrement
00:21:25voilà
00:21:26c'est un peu
00:21:26à chaque année
00:21:27à chaque élection
00:21:29il y a un candidat
00:21:30qui met ça dans son programme
00:21:31bon
00:21:32ce sera pas le grand soir
00:21:33normalement
00:21:33du service national
00:21:34Jean-Louis Thiriot
00:21:36c'est une bonne idée
00:21:37l'idée de se dire
00:21:39on a une armée de métiers
00:21:40qui manque d'effectifs
00:21:41il faut d'une manière
00:21:42ou d'une autre
00:21:43trouver une façon
00:21:45qu'il y ait davantage
00:21:45de réservistes
00:21:46qui soient formés
00:21:47est-ce que c'est une bonne idée ?
00:21:49il faut davantage de masse
00:21:50pour avoir davantage de masse
00:21:52c'est-à-dire
00:21:52notamment d'hommes
00:21:53la réserve est évidemment
00:21:55un outil
00:21:56très utile
00:21:57aujourd'hui
00:21:58la difficulté
00:22:00qu'on a
00:22:00c'est que déjà
00:22:01parmi les réservistes
00:22:03que nous avons
00:22:03nous n'arrivons pas
00:22:05nécessairement
00:22:06à solder
00:22:06suffisamment
00:22:07deux jours
00:22:09pour garder
00:22:09une réserve
00:22:10réellement
00:22:12opérationnelle
00:22:13vous savez
00:22:13un bon réserviste
00:22:14ne s'use
00:22:15que si l'on ne s'en sert pas
00:22:17quand vous avez fait
00:22:18la formation initiale
00:22:20et qu'ensuite
00:22:20vous n'avez pas suffisamment
00:22:21de jours
00:22:21de réserve opérationnelle
00:22:23c'est une difficulté
00:22:24donc oui évidemment
00:22:25tout ce qui la renforcera
00:22:26sera utile
00:22:28l'idée apparemment
00:22:29qui est dans les tuyaux
00:22:30mais effectivement
00:22:31d'après les informations
00:22:32que j'ai
00:22:32c'est pas encore
00:22:33totalement arbitré
00:22:34c'est l'idée
00:22:34d'un format mixte
00:22:36avec un service militaire
00:22:37volontaire
00:22:37qui durerait
00:22:38six mois
00:22:39ça a tout son sens
00:22:41surtout
00:22:41si ça permet
00:22:43de recréer
00:22:44ce qui est à la base
00:22:45de toute la défense
00:22:46qui est la cohésion nationale
00:22:47dans un monde
00:22:48où le contact
00:22:49avec le monde militaire
00:22:51est de plus en plus rare
00:22:52c'est en soi
00:22:53un très bon outil
00:22:54après
00:22:55il faut que ce soit
00:22:56bien calibré
00:22:57qu'on ait les moyens
00:22:58de former
00:22:59et d'entraîner
00:23:01et qu'on essaye
00:23:02de garder cette réserve
00:23:03dans la durée
00:23:04Général Bavincov
00:23:05c'est une bonne idée
00:23:07il faut des réservistes
00:23:08qui ne s'usent pas
00:23:09pour reprendre l'expression
00:23:10de Jean-Louis Thériault
00:23:11et donc il faut les traiter
00:23:13il ne faut pas qu'ils s'usent
00:23:14et surtout
00:23:15il faut bien comprendre
00:23:16qu'on est à un moment
00:23:17de bascule stratégique
00:23:18y compris du point de vue industriel
00:23:20ce que disait Bruno Jeudy
00:23:21est tout à fait juste
00:23:22mais il faut bien comprendre
00:23:24qu'aujourd'hui
00:23:24ce qui va se passer
00:23:26ce qui est en train
00:23:27de se passer
00:23:27sous nos yeux
00:23:28c'est un moment de bascule
00:23:29ce moment de bascule
00:23:30c'est quoi ?
00:23:31c'est la dronisation
00:23:32les drones
00:23:32en masse
00:23:33qui sont des petits objets
00:23:35des objets petits
00:23:36mais en masse
00:23:37non pas par centaines
00:23:39non pas par milliers
00:23:40par centaines de milliers
00:23:41ou par millions
00:23:42et c'est ça qui va équiper
00:23:43nos armées
00:23:44dans les mois
00:23:46et dans les années qui viennent
00:23:47c'est les robots
00:23:48c'est les plateformes téléopérées
00:23:50c'est les plateformes inhabitées
00:23:52et aujourd'hui
00:23:53c'est ça qui va multiplier
00:23:54les capacités
00:23:55de nos armées
00:23:56on a un réflexe
00:23:58qui est un réflexe
00:23:59d'armée classique
00:24:00où on voit les armées
00:24:01où un objet
00:24:02un char
00:24:03un bateau
00:24:03un avion
00:24:04est manié par des hommes
00:24:05dès aujourd'hui
00:24:07dès demain
00:24:07c'est davantage
00:24:09des outils
00:24:09qui seront
00:24:10véritablement
00:24:11des robots
00:24:13des drones
00:24:14qui seront toujours
00:24:15télépilotés
00:24:15mais qui vont permettre
00:24:17de multiplier
00:24:18les capacités
00:24:18on ne sait pas
00:24:19beaucoup plus d'hommes
00:24:20c'est surtout
00:24:22quelques hommes
00:24:23avec des nouvelles capacités
00:24:25drones
00:24:26robotisation
00:24:27intelligence artificielle
00:24:29cyber
00:24:30et c'est ça
00:24:31qui va faire
00:24:31toute la différence
00:24:32sur le terrain
00:24:32alors que selon
00:24:33les informations
00:24:34du service politique
00:24:35Emmanuel Macron
00:24:35devrait arriver
00:24:36d'une minute à l'autre
00:24:38je vais reprendre
00:24:38avec une forme
00:24:39de retenue
00:24:40les questions d'horaire
00:24:41pour Emmanuel Macron
00:24:42mais il devrait arriver
00:24:43et vous continuez
00:24:44de voir ce pupitre
00:24:46qui n'attend
00:24:46qu'Emmanuel Macron
00:24:47oui vous voulez
00:24:47ajouter quelque chose
00:24:48que dit le général
00:24:51est parfaitement juste
00:24:52mais ça veut dire aussi
00:24:53une modification
00:24:54dans la vision
00:24:55que nous avons
00:24:56de notre outil industriel
00:24:57et je rebondis
00:24:58sur ce que nous évoquions
00:24:59aujourd'hui
00:25:00les drones
00:25:00évoluent à une vitesse
00:25:02extrêmement rapide
00:25:03et le logiciel
00:25:04qui se trouve
00:25:05sur le drone
00:25:05peut être caduque
00:25:07au bout de 6 mois
00:25:08ou au bout d'un an
00:25:09les drones qui volaient
00:25:10au début de la guerre
00:25:11en Ukraine
00:25:11sont aujourd'hui
00:25:12très facilement leurrés
00:25:13et donc il faut
00:25:14en permanence
00:25:15une évolution technologique
00:25:16ça veut dire
00:25:17qu'on ne doit plus être
00:25:19seulement sur une logique
00:25:20de stock
00:25:21mais on doit avoir
00:25:22un outil industriel
00:25:23capable de produire
00:25:25très vite
00:25:26et de suivre
00:25:27de manière incrémentale
00:25:28les évolutions technologiques
00:25:31parce que c'est
00:25:31le grand changement
00:25:32que l'on voit
00:25:33dans la production
00:25:34de drones en Ukraine
00:25:35j'y étais
00:25:36il n'y a pas très longtemps
00:25:37et c'est un outil
00:25:38enfin c'est une évolution
00:25:39capitale
00:25:40qui rejoint
00:25:40ce basculement stratégique
00:25:41L'Orman de Ville
00:25:42l'usage des drones
00:25:45et la façon
00:25:45dont ces drones
00:25:46peuvent révolutionner
00:25:46les conflits
00:25:47on le voit notamment
00:25:48en Ukraine
00:25:48entre l'Ukraine
00:25:49et la Russie
00:25:50et ce discours
00:25:50il intervient aussi
00:25:51dans un moment
00:25:52où l'Europe
00:25:52fait face
00:25:53à ses responsabilités
00:25:54puisque risque
00:25:55de désengagement
00:25:56encore un peu plus important
00:25:57des Etats-Unis
00:25:58et Donald Trump
00:25:59qui a d'ores et déjà
00:26:00annoncé
00:26:00que certaines armes
00:26:01allaient être envoyées
00:26:03en quantité
00:26:03moins importante
00:26:05c'est aussi pour ça
00:26:06qu'il faut
00:26:06mettre plus d'argent
00:26:08c'est rééquiper
00:26:09et moderniser
00:26:10l'outil militaire français
00:26:12et aussi
00:26:13la commande
00:26:14d'un certain nombre d'armes
00:26:15pour pouvoir
00:26:15les envoyer aux Ukrainiens
00:26:16exactement
00:26:17ce qui est intéressant
00:26:18c'est qu'il y a
00:26:19il me semble
00:26:19un double défi
00:26:21pour les armées européennes
00:26:22aujourd'hui
00:26:22mais c'est peut-être
00:26:23aussi leur chance
00:26:24c'est qu'il faut
00:26:25d'un côté monter
00:26:26en masse
00:26:26humaine et matérielle
00:26:28donc il y a
00:26:29un côté classique
00:26:30qui était décrit
00:26:31par le général
00:26:31mais il y a
00:26:32ce qu'il disait aussi
00:26:33cette nécessité
00:26:35en fait
00:26:35d'une technologisation
00:26:36des armées
00:26:37et c'est vrai
00:26:38que c'est très frappant
00:26:39j'ai reçu un texte
00:26:40qu'on n'a pas encore sorti
00:26:41d'ailleurs au Figaro
00:26:42d'un député ukrainien
00:26:45qui représente
00:26:46je pense
00:26:46un avis
00:26:47qui est assez partagé
00:26:48dans l'armée ukrainienne
00:26:52qui est comme une sorte
00:26:53de nouvelle doctrine
00:26:54de la guerre qui vient
00:26:55et c'est absolument fascinant
00:26:57parce qu'il explique
00:26:58en fait
00:26:59comment il faut
00:26:59que les Européens
00:27:00au lieu de dire
00:27:02ça va coûter cher
00:27:03ça va coûter cher
00:27:03changent la manière
00:27:05dont ils pensent
00:27:06en fait
00:27:06la montée en puissance
00:27:08en tout cas partiellement
00:27:10ce qui leur permettra
00:27:11d'ailleurs peut-être
00:27:11d'économiser
00:27:13un peu d'argent
00:27:13c'est-à-dire qu'il faut
00:27:14inventer des nouveaux
00:27:14modes de fonctionnement
00:27:15et je voyais
00:27:16que notre ministre
00:27:17dans la tribune
00:27:18citait
00:27:20un accord récent
00:27:21je pense qu'il parlait
00:27:22de Renault
00:27:23mais il n'a pas cité Renault
00:27:24entre une grande
00:27:25entreprise française
00:27:26ayant l'habitude
00:27:27en fait
00:27:28de la production de masse
00:27:29parce qu'il dit
00:27:29il faut réapprendre
00:27:30la production industrielle
00:27:31mais en même temps
00:27:32s'alliant
00:27:33avec des dronistes
00:27:34donc des petites entreprises
00:27:37agiles
00:27:37capables
00:27:38de mettre en oeuvre
00:27:39cette
00:27:40comment dire
00:27:41ce renouvellement
00:27:43permanent
00:27:43que vous
00:27:44décriviez
00:27:45en fait
00:27:46des drones
00:27:47au fur et à mesure
00:27:48que ça change
00:27:48etc
00:27:48Néna Latrous
00:27:50sur le plan politique
00:27:52il faut aussi se rappeler
00:27:53que ce contexte
00:27:54le discours aux armées
00:27:55à la mi-juillet
00:27:57a été l'occasion
00:27:58d'un recadrage
00:27:59du président de la République
00:28:00qu'il a poursuivi
00:28:01tout au long
00:28:02de son premier quinquennat
00:28:03celui de Pierre Devilliers
00:28:04qui à l'époque
00:28:05était chef d'état-major
00:28:06des armées
00:28:06le fameux
00:28:07je suis votre chef
00:28:08puisqu'il reprochait
00:28:08à l'époque
00:28:08en juillet 2017
00:28:09à Pierre Devilliers
00:28:10d'avoir contesté
00:28:12les orientations budgétaires
00:28:13qui étaient celles
00:28:13du président nouvellement élu
00:28:14et c'est assez frappant
00:28:16de voir comment
00:28:16en quelques années
00:28:17Emmanuel Macron
00:28:18est passé de ce recadrage
00:28:19mal perçu
00:28:20par les armées
00:28:22à aujourd'hui
00:28:22un président
00:28:23à qui l'on accorde
00:28:24le fait
00:28:25d'avoir augmenté
00:28:26très sensiblement
00:28:27les budgets
00:28:29il y a eu une sorte
00:28:30de métamorphose
00:28:31du chef des armées
00:28:33comme on dit
00:28:33puisque c'est la constitution
00:28:34qui lui donne
00:28:35ce statut-là
00:28:36en l'espace
00:28:37de quelques années
00:28:38même si
00:28:39pour être totalement
00:28:40juste
00:28:41Emmanuel Macron
00:28:42prévoyait une augmentation
00:28:42du budget militaire
00:28:43dans son programme
00:28:44de candidats
00:28:45en 2017
00:28:46mais vous avez raison
00:28:47ce premier discours
00:28:48de Brian
00:28:48avait été l'occasion
00:28:49de cette passe d'armes
00:28:50qui avait été
00:28:51largement commentée
00:28:52précisément sur un
00:28:53sujet financier
00:28:54puisque le désaccord
00:28:55portait sur les efforts
00:28:56qui étaient demandés
00:28:57aux armées
00:28:57dans la foulée
00:28:59de l'élection
00:29:00d'Emmanuel Macron
00:29:01qui pour cette première année
00:29:01portait de mémoire
00:29:02je crois
00:29:02850 millions d'euros
00:29:03et le général de Villiers
00:29:05avait dans le huis clos
00:29:07des commissions
00:29:08mais s'en était également ému
00:29:10après Orbit et Orbi
00:29:11crié sur cet effort
00:29:14qui selon lui
00:29:14ne permettait pas
00:29:15d'adapter les armées
00:29:18aux défis
00:29:19qu'elles allaient avoir
00:29:21à surmonter
00:29:22et c'est vrai
00:29:22qu'Emmanuel Macron
00:29:23avait dû lui rappeler
00:29:24mais sans doute
00:29:24était-ce aussi
00:29:25parce que c'est l'arrivée
00:29:26à l'Elysée
00:29:27du plus jeune chef d'État
00:29:28qui arrivait avec
00:29:29un déficit d'autorité
00:29:30si j'ose dire
00:29:31et spécifiquement
00:29:32dans ce domaine
00:29:33particulier
00:29:34qui est le militaire
00:29:34de rappeler
00:29:35que désormais
00:29:36il était aussi
00:29:36chef des armées
00:29:37mais effectivement
00:29:388 ans plus tard
00:29:38les analyses convergent
00:29:40tant celles
00:29:40d'Emmanuel Macron
00:29:41que ce que le général
00:29:43de Villiers
00:29:43pouvait dire à l'époque
00:29:45c'est-à-dire ce besoin
00:29:45en quelque sorte
00:29:47si j'osais
00:29:47d'un quoi qu'il en coûte
00:29:48militaire
00:29:49puisque c'est un peu
00:29:49de ça dont il s'agit
00:29:50aujourd'hui
00:29:50c'est de dire
00:29:51que quelle que soit
00:29:52la donne économique
00:29:54il ne faut pas
00:29:55regarder à la dépense
00:29:56quand il s'agit
00:29:57pas regarder à la dépense
00:29:58il s'entend
00:29:59si on va quand même
00:30:01regarder un petit peu
00:30:01à la dépense
00:30:02mais en tout cas
00:30:02qu'il faut que les armées
00:30:04soient exonérées
00:30:05de l'effort
00:30:06qui va être demandé
00:30:07au reste des français
00:30:09effectivement
00:30:10les différentes crises
00:30:11entre temps
00:30:13les conseils de défense
00:30:15et de sécurité nationale
00:30:16à répétition
00:30:16qu'on a eu l'occasion
00:30:17de commenter
00:30:18sur ces mêmes plateaux
00:30:18ont eu l'occasion
00:30:19de forger à Emmanuel Macron
00:30:20cette stature
00:30:21de chef des armées
00:30:22dont il manquait
00:30:23peut-être en 2017
00:30:24mais j'ai presque envie
00:30:25de dire
00:30:25n'est-ce pas le cas
00:30:26de tous les présidents
00:30:27de la République
00:30:27nouvellement élus
00:30:28le budget militaire évolue
00:30:30mais il y a une chose
00:30:30qui ne change pas
00:30:31c'est le rapport
00:30:32du président de la République
00:30:32à la ponctualité
00:30:33il est 19h13
00:30:34si vous nous rejoignez
00:30:34dans cette édition spéciale
00:30:35sur BFM TV
00:30:36on attend toujours
00:30:37Emmanuel Macron
00:30:38qui doit arriver
00:30:39Patrick Sos
00:30:40on vous retrouve
00:30:41chef du service
00:30:42international
00:30:43de BFM TV
00:30:44dans un instant
00:30:46le président de la République
00:30:47qui doit arriver
00:30:48racontez-nous un petit peu
00:30:49l'atmosphère
00:30:51y a-t-il au fond
00:30:52quelque chose
00:30:52de différent
00:30:53par rapport
00:30:53à ces précédents discours
00:30:55que vous-même
00:30:55avez pu vivre
00:30:56dans les jardins de Brienne
00:30:57ces dernières années
00:30:57ce qui est différent
00:31:01déjà
00:31:01c'est qu'on est
00:31:02beaucoup plus nombreux
00:31:03que d'habitude
00:31:03encore une fois
00:31:04c'est un marqueur
00:31:05presque estival
00:31:06cette séquence
00:31:08du 13 juillet
00:31:08vous avez à la fois
00:31:09quelque chose
00:31:10de très formel
00:31:10on l'a compris
00:31:11depuis 2017
00:31:12Emmanuel Macron
00:31:13pouvait de temps en temps
00:31:14faire sortir
00:31:16ce rendez-vous
00:31:17de son entre-soi
00:31:19juste militaire
00:31:19souvenez-vous
00:31:20le message
00:31:21très ferme
00:31:22à l'encontre
00:31:23du chef d'état-major
00:31:24des armées
00:31:24le général de Villiers
00:31:25qui avait démissionné
00:31:27dans la foulée
00:31:28j'ai le souvenir
00:31:28parfois de messages
00:31:29qui paraissaient
00:31:30extrêmement cryptiques
00:31:31pour le grand public
00:31:32mais qui pouvaient être
00:31:32très importants
00:31:33pour les armées
00:31:33notamment la création
00:31:35du commandement
00:31:35de l'espace
00:31:36on va beaucoup
00:31:37en entendre parler
00:31:38mais pour le reste
00:31:39évidemment
00:31:39il y a quelque chose
00:31:41effectivement
00:31:41assez étonnant
00:31:43c'est-à-dire qu'on attend
00:31:44on ne sait pas exactement
00:31:45ce qu'on attend
00:31:46mais on sait
00:31:46qu'il sera question
00:31:47de grande largesse budgétaire
00:31:50on ne sait pas
00:31:50exactement pourquoi
00:31:51mais le fait est que
00:31:52vous avez l'habitude
00:31:53maintenant depuis le début
00:31:54même du premier mandat
00:31:56d'Emmanuel Macron
00:31:56c'est-à-dire
00:31:56l'impulsion est donnée
00:31:58et puis derrière
00:31:59il faut se débrouiller
00:32:00donc effectivement
00:32:00on était sur cette séquence
00:32:01très formelle
00:32:02voire très martiale
00:32:03avec un chef d'état-major
00:32:04des armées
00:32:04qui a fait un état
00:32:06sans dire qu'il fallait
00:32:07faire peur aux français
00:32:08mais qui était quand même
00:32:09sacrément inquiétant
00:32:10là vous avez le président
00:32:11de la république
00:32:11qui va faire des annonces
00:32:13pour répondre
00:32:14justement à cette menace
00:32:15demain
00:32:1614 juillet
00:32:17pour tout le monde
00:32:17le problème c'est que
00:32:18dès le 15
00:32:19dans la longueur de l'été
00:32:21pour l'ensemble des français
00:32:22et bien vous aurez
00:32:22à quelques pas d'ici
00:32:23un gouvernement
00:32:25un parlement
00:32:26qui vont devoir
00:32:26et bien
00:32:27pardon d'être aussi trivial
00:32:28mais s'arracher les cheveux
00:32:29pour faire rentrer
00:32:30l'argent
00:32:31qui va être promis
00:32:32dans quelques instants
00:32:33dans les contraintes budgétaires
00:32:35Patrick Sos en direct
00:32:37de l'hôtel de Brienne
00:32:39et discours donc à venir
00:32:40dans quelques instants
00:32:42on attend le chef de l'état
00:32:43Bruno jeudi
00:32:44est-ce qu'il y a un peu aussi
00:32:46dans cette dramatisation
00:32:47dans toute cette séquence
00:32:49une façon pour le chef de l'état
00:32:51de montrer qu'il n'est pas
00:32:52le canard boiteux
00:32:54comme on dit
00:32:55qu'il est
00:32:56c'est-à-dire un président
00:32:57sans majorité
00:32:58ne pouvant pas se représenter
00:32:59au fond un président impuissant
00:33:01est-ce que c'est une façon
00:33:01pour lui de rappeler
00:33:02qu'il est le chef des armées
00:33:06avec toute la légitimité
00:33:08constitutionnelle
00:33:08que lui confère ce titre
00:33:09c'est vrai que ça
00:33:10on ne peut pas lui enlever
00:33:11que c'est évidemment
00:33:13ce rôle
00:33:15et évidemment le meilleur moyen
00:33:17de montrer sa puissance
00:33:19sous la cinquième république
00:33:20puisque les institutions
00:33:21l'ont voulu ainsi
00:33:22et il peut faire taire
00:33:24ceux qui disent
00:33:25il faut bien qu'il soit chef
00:33:26de quelque chose
00:33:26donc on le voit faire un discours
00:33:28le 13
00:33:29je cite cette phrase
00:33:30parce que je l'ai entendu
00:33:31dans la bouche
00:33:31de certains conseillers
00:33:32de l'exécutif
00:33:33quand même une phrase
00:33:34c'est incroyable
00:33:34on voit quand même
00:33:35le niveau de tension
00:33:36qu'il peut y avoir
00:33:37il n'en reste pas moins
00:33:38que le président
00:33:38quand il parle sur les armées
00:33:40et il faut bien reconnaître
00:33:41que même
00:33:42ces dernières années
00:33:43où il est quand même
00:33:44plus contesté
00:33:44depuis 2022
00:33:45il n'a pas de majorité
00:33:46il a quand même réussi
00:33:46à passer sa loi
00:33:47de programmation militaire
00:33:48sur les armées
00:33:49il est quand même suivi
00:33:50et qu'on le veuille ou non
00:33:51et même s'il peut être critiqué
00:33:52sur bien des points
00:33:53s'il y a un domaine
00:33:54ce midi
00:33:55j'ai écouté
00:33:57François-Xavier Bellamy
00:33:58qui disait lui-même
00:33:59oui je reconnais
00:34:00que le président
00:34:01en matière militaire
00:34:02a tenu son rang
00:34:03qu'on a démarré
00:34:04à 32 milliards
00:34:05que grosso modo
00:34:06en dehors des annonces
00:34:08de ce soir
00:34:09on sera un peu plus de 50
00:34:10à la fin du mandat
00:34:12c'est quand même
00:34:1240% d'augmentation
00:34:13du budget
00:34:14alors que
00:34:14priorité au direct
00:34:16on voit le président
00:34:16de la république
00:34:17qui est en train
00:34:17de s'avancer
00:34:19et qui va donc
00:34:19prononcer son discours
00:34:21aux armées
00:34:22monsieur le président
00:34:23vous êtes en direct
00:34:24sur BFM TV
00:34:25et c'est à vous
00:34:26monsieur le premier ministre
00:34:30monsieur le ministre
00:34:32des armées
00:34:32madame la ministre déléguée
00:34:35monsieur le président
00:34:37de la commission
00:34:37de la défense nationale
00:34:39et des forces armées
00:34:39de l'assemblée nationale
00:34:41monsieur le président
00:34:43de la commission
00:34:44des affaires étrangères
00:34:45de la défense
00:34:46et des forces armées
00:34:47du Sénat
00:34:48mesdames et messieurs
00:34:50les parlementaires
00:34:52monsieur le grand chancelier
00:34:54de la légion d'honneur
00:34:55monsieur le chef
00:34:57d'état-major des armées
00:34:58monsieur le délégué
00:35:00national de l'ordre
00:35:01de la libération
00:35:02monsieur le secrétaire
00:35:04général de la défense
00:35:05et de la sécurité nationale
00:35:07monsieur le délégué
00:35:09général pour l'armement
00:35:10monsieur le secrétaire
00:35:12général pour l'administration
00:35:13messieurs les chefs
00:35:15d'état-major
00:35:16monsieur le directeur
00:35:17de la gendarmerie nationale
00:35:19mesdames et messieurs
00:35:21les ambassadeurs
00:35:22mesdames et messieurs
00:35:23les parlementaires
00:35:24monsieur le gouverneur
00:35:26militaire de Paris
00:35:27mesdames et messieurs
00:35:28les officiers généraux
00:35:30mesdames et messieurs
00:35:31les directeurs
00:35:32officiers
00:35:33sous-officiers
00:35:34officiers mariniers
00:35:36militaires du rang
00:35:37marins et aviateurs
00:35:39personnels civils
00:35:40des armées
00:35:41mesdames et messieurs
00:35:43c'est aujourd'hui
00:35:45la neuvième fois
00:35:48que je m'exprime devant vous
00:35:49à la veille
00:35:51de notre fête nationale
00:35:52vous soldats
00:35:55qui partout
00:35:58où vous êtes déployés
00:35:59agissez pour assurer
00:36:00la protection des français
00:36:02la défense
00:36:04de nos intérêts
00:36:05et le respect
00:36:07de la parole donnée
00:36:08vous qui êtes
00:36:11le bras armé
00:36:13de la France
00:36:13et dont l'engagement
00:36:15porte grandeur
00:36:16grandeur
00:36:16et acceptation du risque
00:36:18je vais tout à l'heure
00:36:20saluer la mémoire
00:36:21de nos soldats
00:36:22tombés cette année
00:36:23je verrai également
00:36:25tout à l'heure
00:36:26et demain
00:36:26nos blessés
00:36:27et je veux ici
00:36:30redire à leur famille
00:36:32à leurs frères d'armes
00:36:35le soutien entier
00:36:37et la reconnaissance
00:36:38de la nation
00:36:39notre reconnaissance
00:36:41et notre affection
00:36:43votre engagement
00:36:47est inestimable
00:36:48il l'est d'autant plus
00:36:50que nous vivons
00:36:51un moment de bascule
00:36:52nous en apercevons
00:36:54depuis longtemps
00:36:54l'imminence
00:36:55et ces bascules
00:36:56sont aujourd'hui
00:36:56effectives
00:36:57et sans doute jamais
00:37:00depuis 1945
00:37:02la liberté
00:37:04n'avait été
00:37:04si menacée
00:37:05et jamais
00:37:06à ce point
00:37:06la paix
00:37:08sur notre continent
00:37:09n'avait dépendu
00:37:10de nos décisions
00:37:11présentes
00:37:11oui
00:37:13nous replongeons
00:37:16dans des années
00:37:16où l'histoire
00:37:17se fait
00:37:18et à ce titre
00:37:21je tiens
00:37:21en ce 13 juillet
00:37:222025
00:37:23à remercier
00:37:25la mission
00:37:26libération
00:37:27présidée par
00:37:28Philippe Etienne
00:37:28qui achèvera
00:37:30ses travaux
00:37:30en fin d'année
00:37:31et à scander
00:37:32les deux années
00:37:33que nous venons
00:37:34de vivre
00:37:34à travers
00:37:36les commémorations
00:37:37le travail
00:37:38scientifique
00:37:39académique
00:37:40le travail
00:37:40de mémoire
00:37:41et la mobilisation
00:37:42de tant et tant
00:37:43de nos anciens
00:37:43combattants
00:37:44et vétérans
00:37:45comme je remercie
00:37:47tous nos anciens
00:37:49combattants
00:37:50nos associations
00:37:52associations
00:37:53d'anciens combattants
00:37:54et de mémoire
00:37:55qui partout
00:37:56sur le territoire
00:37:58national
00:37:59portent cette mémoire
00:38:01collective
00:38:01nous rappellent
00:38:03la force
00:38:03de cette histoire
00:38:04et sont aussi
00:38:05le socle
00:38:06de la mémoire
00:38:08de la nation
00:38:08je le disais
00:38:12jamais sans doute
00:38:14notre liberté
00:38:14n'avait été
00:38:15si menacée
00:38:17liberté des peuples
00:38:19attaqués
00:38:19par les impérialismes
00:38:21et les puissances
00:38:21d'annexion
00:38:22liberté bafouée
00:38:24quand les règles
00:38:24de la guerre
00:38:25sont effacées
00:38:25quand chacun
00:38:26s'exonère
00:38:27du droit international
00:38:28quand l'espérance
00:38:30de la paix
00:38:30est anéantie
00:38:32en Europe
00:38:33au proche et Moyen-Orient
00:38:35comme en Afrique
00:38:36et quand il n'y a
00:38:38plus de règles
00:38:38c'est la loi
00:38:40du plus fort
00:38:40qui l'emporte
00:38:41liberté de notre Europe
00:38:44mise en danger
00:38:44au moment
00:38:45où la guerre
00:38:46a été portée
00:38:46sur notre sol
00:38:47avec l'invasion
00:38:48de l'Ukraine
00:38:48alors que les Etats-Unis
00:38:50ont ajouté
00:38:51une forme d'incertitude
00:38:52et que notre Europe
00:38:54se trouve placée
00:38:55à la lisière
00:38:56d'un vaste arc
00:38:57de crise
00:38:58qui part du golfe
00:38:59de Guinée
00:39:00traverse le Sahel
00:39:02jusqu'au Proche-Orient
00:39:03et en Iran
00:39:04soyons clairs
00:39:07nous
00:39:08Européens
00:39:09devons désormais
00:39:11assurer
00:39:12notre sécurité
00:39:13nous-mêmes
00:39:14liberté
00:39:16de notre modèle
00:39:17économique
00:39:17aussi
00:39:18quand les entreprises
00:39:19s'imaginent
00:39:19devenir des Etats
00:39:21les Etats
00:39:21devenir des empires
00:39:23et quand les terres
00:39:24sont à confisquer
00:39:25les ressources
00:39:25à accaparer
00:39:27ou le commerce
00:39:28mondial
00:39:29à capturer
00:39:30liberté
00:39:33de notre modèle
00:39:34démocratique
00:39:34et politique
00:39:35objet
00:39:36de tentatives
00:39:38de manipulation
00:39:38par des Etats
00:39:39étrangers
00:39:40notamment sur
00:39:41les réseaux sociaux
00:39:42et cibles
00:39:42de forces obscurantistes
00:39:44liberté individuelle
00:39:47également
00:39:47parce que dans l'ère
00:39:48des écrans
00:39:48c'est l'esprit
00:39:49des hommes
00:39:49en particulier
00:39:50des jeunes générations
00:39:52qui devient
00:39:52la ligne de front
00:39:53de la guerre économique
00:39:54technologique
00:39:55et culturelle
00:39:56liberté de la nation
00:39:58enfin
00:39:59quand les risques
00:40:00de la division
00:40:01menacent notre unité
00:40:02et que nous devons
00:40:03affronter tant de défis
00:40:04pour rester libres
00:40:06maîtres de notre destin
00:40:08alors face à tous
00:40:11ces risques
00:40:11qui pèsent
00:40:12sur notre liberté
00:40:12nous avons initié
00:40:14en janvier dernier
00:40:15un état des lieux
00:40:16de notre environnement
00:40:17et des défis à venir
00:40:19ce travail est aujourd'hui
00:40:22achevé
00:40:22et la revue
00:40:24nationale stratégique
00:40:25qui a été pilotée
00:40:26par le SGDSN
00:40:27et à laquelle
00:40:28nombre d'entre vous
00:40:28et je vous en remercie
00:40:29ont largement contribué
00:40:31sera publiée demain
00:40:34cette revue
00:40:37pose un diagnostic
00:40:38clair et précis
00:40:40une désinhibition
00:40:42du recours à la force
00:40:43avec une violence accrue
00:40:45qui n'est pas toujours
00:40:46l'apanage d'état
00:40:46et qui ne cible pas toujours
00:40:48des belligérants
00:40:49la menace particulière
00:40:51que représente
00:40:52le terrorisme
00:40:53et singulièrement
00:40:54le terrorisme islamiste
00:40:55et dix ans après
00:40:57les attentats de Paris
00:40:58si en une décennie
00:41:00nous avons beaucoup fait
00:41:01le risque est là
00:41:02toujours
00:41:03une remise en question
00:41:05des solidarités
00:41:06et un effacement
00:41:07des cadres
00:41:07qui ont été définis
00:41:08après la seconde guerre mondiale
00:41:10l'hybridité croissante
00:41:12des conflits
00:41:12ce qui brouille
00:41:13tous les effets de seuil
00:41:15la permanence
00:41:17d'une menace russe
00:41:19aux frontières de l'Europe
00:41:20du Caucase
00:41:21à l'Arctique
00:41:22une menace préparée
00:41:24organisée
00:41:25durable
00:41:26et à laquelle
00:41:27nous devrons être capables
00:41:28de faire face
00:41:29notre avenir européen
00:41:32est déterminé
00:41:33par cela
00:41:34et la nécessité
00:41:35de nous organiser
00:41:36pour répondre
00:41:37à cette menace
00:41:38et la dissuader
00:41:39pour maintenir la paix
00:41:41la course technologique
00:41:44qui se joue
00:41:45en parallèle
00:41:46avec l'irruption
00:41:47de l'intelligence artificielle
00:41:49l'émergence des drones
00:41:50le retour
00:41:51de la guerre électronique
00:41:52de nouveaux espaces
00:41:53d'affrontement
00:41:54que sont
00:41:54l'espace
00:41:55le cyber
00:41:56ou les fonds marins
00:41:57mais aussi
00:41:58le virage quantique
00:42:00qui a déjà commencé
00:42:01et sur lequel
00:42:02nous avons
00:42:02nombre d'atouts
00:42:04autant de révolutions
00:42:06accélérées
00:42:07par les champs de bataille
00:42:08où la nécessité
00:42:09de survivre
00:42:10et de s'adapter
00:42:10et démultiplie
00:42:11l'ingénierie
00:42:12et l'ingéniosité
00:42:14une guerre
00:42:17que chaque citoyen
00:42:18observe
00:42:19sur les réseaux sociaux
00:42:20en particulier
00:42:21notre jeunesse
00:42:22sans mesurer
00:42:23les opérations
00:42:23de propagande
00:42:24qui s'y déploient
00:42:25nos schémas
00:42:26devront changer
00:42:27profondément
00:42:28pour intégrer
00:42:29ces réalités
00:42:30ces menaces
00:42:32et ce que définit
00:42:33décrit très bien
00:42:34notre revue nationale
00:42:35stratégique
00:42:36vous y êtes confrontés
00:42:38directement
00:42:39quand engagés
00:42:41au sein de l'OTAN
00:42:41sur son flanc
00:42:42est
00:42:42vous assistez
00:42:43aux violations
00:42:44de souveraineté
00:42:45aux tentatives
00:42:46de déstabilisation
00:42:47hybride
00:42:48aux menaces
00:42:49sur les élections
00:42:50et la stabilité
00:42:51des pays d'Europe
00:42:52vous y êtes confrontés
00:42:54en mer rouge
00:42:55je l'ai encore vu
00:42:56à vos côtés
00:42:57il y a quelques mois
00:42:58à Noël
00:42:58à Djibouti
00:42:59où nos marins
00:43:00et aviateurs
00:43:01abattent missiles
00:43:01et drones
00:43:02et sont garants
00:43:04une liberté
00:43:05de navigation
00:43:05et en Afrique
00:43:07aussi
00:43:07où les groupes
00:43:08terroristes
00:43:08s'emprennent
00:43:09aux populations
00:43:09civiles
00:43:10vous y êtes
00:43:11confrontés
00:43:11au Proche-Orient
00:43:12où sous vos yeux
00:43:13les tabous
00:43:14sont transgressés
00:43:15l'impensable
00:43:16survient parfois
00:43:17et où vous répondez
00:43:18présent
00:43:18pour défendre
00:43:19des pays partenaires
00:43:21ou évacuer
00:43:22nos ressortissants
00:43:23et je salue ici
00:43:25nos forces armées
00:43:26intégrées à la finule
00:43:27au Liban
00:43:28comme le rôle
00:43:30que nous jouons
00:43:31directement
00:43:31dans le mécanisme
00:43:33de suivi
00:43:34au sud
00:43:35de ce même pays
00:43:36vous y êtes confrontés
00:43:38sur le territoire
00:43:40national
00:43:40et en particulier
00:43:42dans nos outre-mer
00:43:43placés aux avant-postes
00:43:45des nouvelles zones
00:43:46de conflit
00:43:47oui
00:43:48nos territoires
00:43:49ultramarins
00:43:50sont de plus en plus
00:43:51et la loi de programmation
00:43:52militaire
00:43:52l'avait bien identifié
00:43:54les territoires
00:43:56qui seront testés
00:43:57et où les puissances
00:43:58de déstabilisation
00:44:00viennent aujourd'hui
00:44:01nous déstabiliser
00:44:03vous êtes confrontés
00:44:06à ces menaces
00:44:07et leurs évolutions
00:44:07non pas comme spectateurs
00:44:10mais comme acteurs
00:44:11de plein pied
00:44:12dans ce monde
00:44:13qui bascule
00:44:13et tout peut
00:44:16en effet advenir
00:44:16ces dernières années
00:44:18ont été marquées
00:44:19par le retour
00:44:20de l'impensable
00:44:21et regardez encore
00:44:25ces derniers mois
00:44:26l'accélération
00:44:28des événements
00:44:29les bombardements
00:44:30sur l'Iran
00:44:31les combats
00:44:32entre l'Inde
00:44:33et le Pakistan
00:44:34avec sans doute
00:44:35l'un des combats
00:44:37aériens
00:44:38de la plus grande
00:44:39intensité
00:44:39des dernières décennies
00:44:40les à-coups
00:44:43dans le soutien
00:44:43américain
00:44:44à l'Ukraine
00:44:44la guerre commerciale
00:44:46entre alliés
00:44:47dans ce même contexte
00:44:48oui
00:44:49nous assistons
00:44:51au retour
00:44:52du fait nucléaire
00:44:53de la prolifération
00:44:54des conflits majeurs
00:44:55parce que la nation
00:44:58est confrontée
00:44:58à toutes ces menaces
00:44:59hybrides
00:45:00à cette accélération
00:45:01de l'histoire
00:45:01il n'y a plus
00:45:03d'arrière
00:45:03et il n'y a plus
00:45:04de front
00:45:05les conflits
00:45:07sont multiformes
00:45:09multichamps
00:45:10et supposent
00:45:12de la densité
00:45:12ils supposent
00:45:13de durcir
00:45:14nos capacités
00:45:15nos forces
00:45:16et la nation
00:45:17dans son entier
00:45:18et je le dis ici
00:45:21devant vous
00:45:21nous y arriverons
00:45:23nous y arriverons
00:45:25pas seulement
00:45:26parce que nous serons
00:45:27mieux armés
00:45:27mais parce que
00:45:29nous sommes lucides
00:45:30et unis
00:45:31comme nous le sommes
00:45:32depuis 9 ans
00:45:33parce que nous avons
00:45:34anticipé
00:45:35ces transformations
00:45:36du monde
00:45:36anticipé
00:45:38les investissements
00:45:40indispensables
00:45:41et à cet égard
00:45:42il ne suffit pas
00:45:43d'abord de viser
00:45:44des pourcentages
00:45:45de budget
00:45:46mais de viser
00:45:48ce qui nous élève
00:45:50et nous unit
00:45:50une force d'âme
00:45:53une détermination
00:45:55comme je l'évoquais
00:45:55ici même
00:45:56à vos côtés
00:45:57il y a 3 ans
00:45:58et au fond
00:46:00soyons simples
00:46:01pour être libre
00:46:03dans ce monde
00:46:05il faut être craint
00:46:07pour être craint
00:46:09il faut être puissant
00:46:11la nation
00:46:15pour cela
00:46:15doit être plus forte
00:46:17car c'est à la nation
00:46:20avant tout
00:46:20de défendre la nation
00:46:21cela passe d'abord
00:46:23par une meilleure prise
00:46:24de conscience
00:46:24de chaque français
00:46:25et de tous les acteurs
00:46:26civils
00:46:27des menaces hybrides
00:46:28qui nous entourent
00:46:28je veux remercier
00:46:30le général Burkhardt
00:46:31pour sa prise de parole
00:46:32il y a deux jours
00:46:33à ma demande
00:46:33qui y a contribué
00:46:34la mobilisation
00:46:36interministérielle
00:46:37est aussi essentielle
00:46:38à la défense nationale
00:46:39chacun doit être
00:46:41à son poste de combat
00:46:42et des efforts
00:46:43ont été faits
00:46:45et doivent se poursuivre
00:46:47sous l'autorité
00:46:49du premier ministre
00:46:50nous poursuivrons
00:46:51dans chaque ministère
00:46:54dans chaque domaine
00:46:55ces efforts
00:46:56à l'international
00:46:57et je pense
00:46:58au Quai d'Orsay
00:46:58et au travail d'influence
00:47:00une organisation dédiée
00:47:02des moyens renforcés
00:47:03une posture plus offensive
00:47:04ont été décidées
00:47:05et seront maintenues
00:47:06dans la durée
00:47:07je pense aussi
00:47:08à ce qui a été fait
00:47:10à l'Anci
00:47:10à Vigilum
00:47:11qui protège les français
00:47:12contre les attaques cyber
00:47:13et les ingérences
00:47:14je pense
00:47:15à nos services
00:47:16de renseignement
00:47:17extérieur et intérieur
00:47:20mais je pense aussi
00:47:21à l'indispensable
00:47:22sursaut
00:47:23qui est demandé
00:47:24organisé
00:47:25et qui continuera
00:47:27d'être renforcé
00:47:27dans nos entreprises
00:47:29nos collectivités territoriales
00:47:31nos laboratoires
00:47:31de recherche
00:47:32dans nos infrastructures
00:47:34des plus sensibles
00:47:35mais aussi
00:47:36parfois
00:47:38les moins attendus
00:47:38car c'est là
00:47:40parfois que se logent
00:47:41nos vulnérabilités
00:47:42c'est là aussi
00:47:43que nous devons
00:47:44durcir
00:47:45la posture
00:47:46il nous faut
00:47:48partout
00:47:48être préparés
00:47:49nous y arriverons
00:47:51aussi parce que
00:47:52nous sommes soucieux
00:47:53que nos armées
00:47:53servent
00:47:54dans les bonnes conditions
00:47:55voilà pourquoi
00:47:57j'ai veillé
00:47:57à la condition militaire
00:47:58portée par vos chefs
00:48:00et éclairés par le haut comité
00:48:01d'évaluation
00:48:02de la condition militaire
00:48:03le statut général
00:48:05des militaires
00:48:06est une force
00:48:08pour notre défense
00:48:09la condition militaire
00:48:11engage la nation
00:48:12entretient une force morale
00:48:15des principes essentiels
00:48:16et la reconnaissance
00:48:17de votre condition
00:48:19c'est aussi
00:48:20vos rémunérations
00:48:21j'ai demandé
00:48:23à ce titre
00:48:24leur remise à niveau
00:48:25et ce qui était prévu
00:48:26par la loi
00:48:27de programmation militaire
00:48:28sera
00:48:29à l'euro près
00:48:31au mois près
00:48:33réalisé
00:48:33cela est fait
00:48:35pour les militaires
00:48:36de rang
00:48:36et pour les sous-officiers
00:48:37cela le sera
00:48:38totalement
00:48:39d'ici la fin de l'année
00:48:39pour les officiers
00:48:40la condition militaire
00:48:42suppose aussi
00:48:43la certitude
00:48:44de la solidarité
00:48:45de la nation
00:48:45lorsqu'il le faut
00:48:47le plan blessé
00:48:49et le plan famille
00:48:50ont été mis en place
00:48:51c'était indispensable
00:48:53je sais
00:48:54je mesure
00:48:55tout ce qu'il reste
00:48:56à faire dans certaines bases
00:48:57pour améliorer
00:48:58le quotidien
00:48:59et la qualité de vie
00:49:00et nous le ferons
00:49:01et je remercie
00:49:03la ministre déléguée
00:49:05chère Patricia Miralès
00:49:06pour l'ensemble
00:49:07des améliorations
00:49:08que je souhaite voir
00:49:09poursuivies
00:49:09je pense aussi
00:49:12à l'attention nécessaire
00:49:13à l'emploi
00:49:14des conjoints
00:49:14des militaires
00:49:15et aux propositions
00:49:16faites en ce sens
00:49:17par le HCECM
00:49:19la condition militaire
00:49:21c'est aussi
00:49:22l'attention
00:49:22aux conditions
00:49:23de réalisation
00:49:24de vos missions
00:49:25l'attention
00:49:26à l'organisation
00:49:27et au mode
00:49:27de fonctionnement
00:49:28vous avez le devoir
00:49:30d'agir
00:49:30lorsque plus rien ne marche
00:49:31au milieu du chaos
00:49:32vous êtes à ce titre
00:49:33le dernier rempart
00:49:34ceci exige
00:49:35de l'agilité
00:49:36de la souplesse
00:49:38de la subsidiarité
00:49:40de la capacité
00:49:41d'initiative
00:49:41or la dérive opérée
00:49:44durant les années
00:49:44de réduction
00:49:45des dépenses
00:49:46de défense
00:49:46a conduit
00:49:47parfois
00:49:48à compromettre
00:49:49ces principes essentiels
00:49:51alors dans ce moment
00:49:52de bascule
00:49:53j'attends du ministère
00:49:54des armées
00:49:54et le ministre
00:49:56au premier chef
00:49:56et du chef
00:49:58d'état-major
00:49:58des armées
00:49:59des propositions
00:50:00qui me seront faites
00:50:00pour la fin d'année
00:50:01et je l'en remercie
00:50:02ceci afin que le fonctionnement
00:50:04du ministère
00:50:05et des armées
00:50:06continuent de se réformer
00:50:07que des leviers
00:50:08soient redonnés
00:50:09aux chefs militaires
00:50:10pour réaliser
00:50:12les missions
00:50:13que je peux être amené
00:50:14à vous confier
00:50:15mais aussi aux ingénieurs
00:50:16aux techniciens
00:50:17aux agents du ministère
00:50:18pour qu'ils innovent
00:50:19et soutiennent
00:50:20le développement
00:50:21rapide
00:50:22de nos capacités militaires
00:50:24nous y arriverons
00:50:27ensuite
00:50:27si nous prenons
00:50:30la mesure
00:50:31du tournant
00:50:32capacitaire
00:50:33à engager
00:50:33voilà pourquoi
00:50:35depuis 2017
00:50:36j'ai décidé
00:50:37de faire de la défense
00:50:38une priorité
00:50:39il fallait redonner
00:50:41à la France
00:50:41une défense solide
00:50:42complète
00:50:43souveraine
00:50:44les lois de programmation
00:50:46auront été réalisées
00:50:48scrupuleusement
00:50:49ce qui est inédit
00:50:51l'effort que cela représente
00:50:54est indispensable
00:50:54face à tous les défis
00:50:56et en presque 10 ans
00:50:57nous avons réparé
00:50:58modernisé
00:50:59innové
00:51:01avec la mise en oeuvre
00:51:02des lois
00:51:03de programmation
00:51:04militaire
00:51:05et je remercie
00:51:06le ministre des armées
00:51:07cher Sébastien Lecornu
00:51:09pour l'énergie
00:51:10qu'il consacre
00:51:11à ce sujet essentiel
00:51:12pour la France
00:51:13j'associe à ces remerciements
00:51:16madame Florence Parly
00:51:17qui a porté cela
00:51:18à mes côtés
00:51:18durant le quinquennat
00:51:20précédent
00:51:20nous y arriverons
00:51:23enfin
00:51:23si nous savons trouver
00:51:25les nouvelles manières
00:51:26d'opérer
00:51:27nous avons déjà
00:51:29révisé nos outils
00:51:30et nous nous sommes dotés
00:51:31de nouveaux instruments
00:51:32le nouveau centre
00:51:34pour les opérations
00:51:35spatiales
00:51:36que j'inaugurerai
00:51:37cet automne
00:51:37à Toulouse
00:51:38en est un exemple
00:51:39nous avons aussi
00:51:41révisé
00:51:41notre doctrine stratégique
00:51:42je pense en particulier
00:51:43à l'approche nouvelle
00:51:44développée
00:51:45avec les pays d'Afrique
00:51:46il nous fallait reposer
00:51:47les bases d'un partenariat
00:51:49répondant
00:51:49à nos attentes
00:51:50respectives
00:51:51et vous l'avez
00:51:52mise en oeuvre
00:51:53avec beaucoup
00:51:54d'efficacité
00:51:54il reste
00:51:57que ces transformations
00:51:58profondes
00:51:59n'épuisent pas
00:52:00tous les défis
00:52:01qui sont posés
00:52:02à l'heure des prédateurs
00:52:04nul ne peut
00:52:06demeurer immobile
00:52:07nous avons une avance
00:52:10mais demain
00:52:11au même rythme
00:52:12nous serions dépassés
00:52:13j'avais annoncé
00:52:15le 5 mars dernier
00:52:16aux français
00:52:17la nécessité
00:52:17de prendre
00:52:18des décisions
00:52:18historiques
00:52:19face aux menaces
00:52:21existentielles
00:52:22qui pèsent
00:52:22sur notre liberté
00:52:23et que je viens
00:52:24de rappeler
00:52:24ces décisions
00:52:27sont indispensables
00:52:28à mes yeux
00:52:28pour garantir
00:52:29notre sécurité
00:52:30et notre indépendance
00:52:32et alors que
00:52:34notre allié américain
00:52:35affiche une volonté
00:52:36de désengagement
00:52:36ou crée pour nous
00:52:38étant d'alliés
00:52:38des incertitudes nouvelles
00:52:40voulons-nous
00:52:42une fois pour toutes
00:52:43prendre notre sécurité
00:52:45et celle du continent
00:52:46en main
00:52:46et bâtir
00:52:47un vrai pilier
00:52:49européen de l'OTAN
00:52:49sommes-nous capables
00:52:51d'offrir un débouché
00:52:52à cette formidable
00:52:53envie d'engagement
00:52:54et de réalisation
00:52:55qui anime
00:52:56notre jeunesse
00:52:57sommes-nous capables
00:52:58surtout
00:53:00de résister
00:53:01en cas de conflits
00:53:02de haute intensité
00:53:03sur le sol européen
00:53:04dans les 3 à 4 années
00:53:05qui viennent
00:53:06à toutes ces questions
00:53:08nous répondrons oui
00:53:11parce que nous français
00:53:13entendons
00:53:14demeurer libres
00:53:14dans le siècle
00:53:15qui vient
00:53:17pour avoir
00:53:19ce pouvoir
00:53:20de dire oui
00:53:20la nation
00:53:22doit être fidèle
00:53:23à l'enseignement
00:53:23de Clémenceau
00:53:24et appliquer sa maxime
00:53:25il faut savoir
00:53:27ce que l'on veut
00:53:27quand on le sait
00:53:29il faut avoir
00:53:29le courage
00:53:30de le dire
00:53:30quand on le dit
00:53:31il faut avoir
00:53:32le courage
00:53:32de le faire
00:53:33aussi
00:53:35l'heure est-elle venue
00:53:36de tirer
00:53:37toutes les conclusions
00:53:38de ce que nous savons
00:53:39et c'est ma responsabilité
00:53:41de président
00:53:42de la République
00:53:42chef des armées
00:53:44cela passe d'abord
00:53:47par l'exécution
00:53:48certaine
00:53:48des décisions
00:53:49déjà prises
00:53:50il faut que les crédits
00:53:52prévus
00:53:52soient disponibles
00:53:53à l'europrès
00:53:54la constance
00:53:56est essentielle
00:53:58car notre stratégie
00:53:59est la bonne
00:54:00depuis 9 ans
00:54:01celle de l'indépendance
00:54:03de la France
00:54:04et de la souveraineté
00:54:04de l'Europe
00:54:05nous avons commencé
00:54:06les efforts plus tôt
00:54:08nous avons plus tôt
00:54:09vu ces menaces nouvelles
00:54:11il nous faut donc
00:54:12avec constance
00:54:13continuer de faire
00:54:14ce qui a été décidé
00:54:15comme l'a annoncé
00:54:18ce matin le ministre
00:54:19grâce aux décisions
00:54:20du premier ministre
00:54:20que je remercie
00:54:21le dégel des crédits
00:54:23sera effectué
00:54:24je le sais
00:54:25nos PME
00:54:26et nos industriels
00:54:26ont subi
00:54:27les retards provoqués
00:54:28par la censure
00:54:29votée par les parlementaires
00:54:31au mois de décembre dernier
00:54:32alors je le dis ici
00:54:34à chacun
00:54:35de prendre ses responsabilités
00:54:37pour l'année prochaine
00:54:37aux parlementaires
00:54:39pour que le budget
00:54:40soit voté en heure
00:54:41car les censures
00:54:42de fin d'année
00:54:43ont une conséquence simple
00:54:44elles décalent
00:54:44le budget
00:54:45des armées
00:54:46entre autres
00:54:47au gouvernement
00:54:48ensuite
00:54:49de procéder en temps
00:54:50et en heure
00:54:50au crédit décidé
00:54:52au grand groupe
00:54:53de la filière
00:54:54de donner de la visibilité
00:54:55nécessaire à leurs sous-traitants
00:54:56et je compte sur eux
00:54:57et aux investisseurs
00:54:59et à la place financière
00:55:00de continuer
00:55:01à soutenir
00:55:01ces entreprises
00:55:02il faut à ce titre
00:55:04poursuivre
00:55:06l'effort
00:55:06que nous avons entrepris
00:55:07ces trois dernières années
00:55:09pour pouvoir
00:55:11continuer
00:55:11d'innover
00:55:12plus rapidement
00:55:13de produire
00:55:15plus rapidement
00:55:16de produire
00:55:17de la masse nouvelle
00:55:18de nous adapter
00:55:19à la demande
00:55:21et de remettre
00:55:22les financements privés
00:55:23vers la base
00:55:25industrielle
00:55:26et technologique
00:55:27de défense
00:55:27ces changements
00:55:30opérés
00:55:31depuis 2022
00:55:32doivent être
00:55:34confortés
00:55:36intensifiés
00:55:37encore
00:55:38deuxièmement
00:55:40on doit s'interroger
00:55:40sur la suffisance
00:55:41de l'effort consenti
00:55:42par les deux LPM
00:55:43il faut combler
00:55:45nos zones de fragilité
00:55:46c'est tout le travail
00:55:49qui a été fait
00:55:49ces dernières semaines
00:55:50par
00:55:51le ministre des armées
00:55:53le CEMA
00:55:54et le DGA
00:55:55combler nos zones
00:55:57de fragilité
00:55:58et au premier titre
00:55:59nos stocks de munitions
00:56:00dont les munitions
00:56:01téléopérées
00:56:02renforcer
00:56:03nos armes de saturation
00:56:04et nos armes de précision
00:56:05nous doter de drones
00:56:06pour nos groupes de combat
00:56:08nos frégates
00:56:08et nos bases aériennes
00:56:09encore davantage
00:56:10et des équipements
00:56:12nécessaires au quotidien
00:56:13pour que les opérations
00:56:14soient menées
00:56:14renforcer
00:56:16notre défense aérienne
00:56:17et nos moyens
00:56:18de guerre électronique
00:56:19augmenter
00:56:20nos capacités spatiales
00:56:22pousser au maximum
00:56:23les curseurs
00:56:24de l'entraînement
00:56:25des soldats
00:56:25des marins
00:56:26des aviateurs
00:56:27développer
00:56:29encore davantage
00:56:29la réserve
00:56:30décidée
00:56:32par son accroissement
00:56:33en 2022
00:56:34mais que nous devons
00:56:35encore intensifier
00:56:36nous avons des armées
00:56:38solides
00:56:38mais sur tout
00:56:39ce que je viens
00:56:40de nommer
00:56:40il nous faut
00:56:41durcir le modèle
00:56:43gagner aussi
00:56:45en masse
00:56:45tels sont
00:56:47les axes d'efforts
00:56:48qui ont été
00:56:49identifiés
00:56:49et qui seront
00:56:51les axes de priorité
00:56:52dans les efforts
00:56:54supplémentaires
00:56:54à la loi de programmation
00:56:56militaire en cours
00:56:57la guerre en Ukraine
00:56:59démontre que
00:57:00pour tenir
00:57:00il faut de la bravoure
00:57:02mais aussi des stocks
00:57:03et une industrie
00:57:04de défense adaptée
00:57:05il faut une nation
00:57:06capable de tenir
00:57:07d'être mobilisée
00:57:08c'est aussi pourquoi
00:57:09nous devons accélérer
00:57:11les efforts
00:57:12sur notre réserve
00:57:12et je crois aussi
00:57:14que l'on doit donner
00:57:15à la jeunesse
00:57:16un nouveau cadre
00:57:17pour servir
00:57:18selon d'autres modalités
00:57:20au sein de nos armées
00:57:22je donnerai
00:57:23mes orientations
00:57:25et mes décisions
00:57:26en ce sens
00:57:26à l'automne
00:57:27sur la base
00:57:28des travaux
00:57:28demandés au mois
00:57:29de janvier dernier
00:57:30au ministre
00:57:31et au Céma
00:57:31revenant
00:57:33sur l'avenir
00:57:34du SNU
00:57:35l'organisation
00:57:37de la mobilisation
00:57:38de notre jeunesse
00:57:39comme de nos réserves
00:57:40troisièmement
00:57:43cette nouvelle ère
00:57:44pour la nation
00:57:45suppose de nouveaux budgets
00:57:46pour nos armées
00:57:47en conscience
00:57:49nous assumons
00:57:49de porter
00:57:50un effort nouveau
00:57:51et historique
00:57:52la première loi
00:57:55de programmation
00:57:55lancée lors
00:57:58du précédent quinquennat
00:57:59a permis de réparer
00:58:00la seconde
00:58:02est une loi
00:58:02de projection
00:58:03qui anticipait
00:58:04les bascules du monde
00:58:05mais ces bascules
00:58:05interviennent
00:58:06plus vite que prévu
00:58:07alors que nous avions
00:58:09prévu de doubler
00:58:10le budget d'ici 2030
00:58:11nous allons le doubler
00:58:13d'ici 2027
00:58:14à cette fin
00:58:16une actualisation
00:58:17de la loi
00:58:18de programmation militaire
00:58:19sera présentée
00:58:19à l'automne
00:58:20qui prévoira
00:58:21l'effort
00:58:22que nous devrons porter
00:58:23jusqu'en 2027
00:58:24sous ma responsabilité
00:58:25et j'en appelle
00:58:27à ce titre
00:58:28à la responsabilité nationale
00:58:30le budget des armées
00:58:32en 2017
00:58:33était de 32 milliards
00:58:35d'euros
00:58:35s'ajoutera
00:58:37à la loi
00:58:39de programmation
00:58:39militaire actuelle
00:58:40un effort
00:58:42de 3,5 milliards
00:58:43d'euros
00:58:44en 2026
00:58:45et de 3 milliards
00:58:47d'euros
00:58:47supplémentaires
00:58:48l'année suivante
00:58:49nous consacrerons
00:58:52donc 64 milliards
00:58:53d'euros
00:58:54pour notre défense
00:58:55en 2027
00:58:56c'est le double
00:58:58du budget
00:58:58dont les armées
00:59:00disposaient
00:59:00en 2017
00:59:01cet effort nouveau
00:59:04historique
00:59:05est proportionné
00:59:07il est crédible
00:59:08il est indispensable
00:59:10il est juste
00:59:13ce qu'il nous faut
00:59:14mais vraiment
00:59:14ce qu'il nous faut
00:59:15comment le financer
00:59:18le premier ministre
00:59:20l'annoncera
00:59:20dès le 15 juillet
00:59:23après midi
00:59:24et je veux ici
00:59:25le remercier
00:59:26pour son travail
00:59:26et à ses côtés
00:59:27avec tous les ministres
00:59:28qui l'ont mobilisé
00:59:29en tout état de cause
00:59:31nous refusons
00:59:32que ce réarmement
00:59:33passe par l'endettement
00:59:34notre indépendance militaire
00:59:36est indissociable
00:59:38de notre indépendance financière
00:59:40il sera donc financé
00:59:42par plus d'activités
00:59:44et plus de production
00:59:46l'effort de toute la nation
00:59:49pour la défense
00:59:50de tous les français
00:59:51j'avais dit le 5 mars
00:59:53aux français
00:59:54la patrie a besoin de vous
00:59:55je vous le dis
00:59:56en cette veille
00:59:57de fête nationale
00:59:58c'est maintenant
00:59:59maintenant qu'il nous faut
01:00:01consentir à cet effort
01:00:02parce que
01:00:03nous l'avons travaillé
01:00:04documenté
01:00:05et il est précisément calibré
01:00:07un effort ponctuel
01:00:09de tous
01:00:09pour préserver
01:00:10notre sécurité
01:00:11et notre indépendance
01:00:12le salut de la patrie
01:00:14suppose que nous dépensions
01:00:16plus
01:00:16pour notre défense
01:00:18et que chacun
01:00:19prenne sa part
01:00:20de cet investissement
01:00:22et que nous veillons
01:00:24à la souveraineté
01:00:25financière
01:00:26de notre nation
01:00:27qui passe par des réformes
01:00:29des transformations
01:00:30et plus de production
01:00:31si notre liberté
01:00:34a un prix
01:00:34le voici
01:00:35nous sommes
01:00:37cette génération
01:00:38qui n'a pas connu
01:00:38la guerre
01:00:39déterminée
01:00:40à ce que nos enfants
01:00:41ne connaissent rien d'autre
01:00:42que la paix
01:00:43mais soyons lucides
01:00:45nous n'avons plus
01:00:47les dividendes
01:00:48de la paix
01:00:49dont nos parents
01:00:51avaient bénéficié
01:00:52c'est terminé
01:00:53cet effort
01:00:55ne sera pas sanguin
01:00:56au demeurant
01:00:57pour la nation
01:00:57et les dépenses militaires
01:00:59sont et seront aussi
01:01:00source de richesse
01:01:01pour notre produit
01:01:02intérieur brut
01:01:03notre économie
01:01:04et nos territoires
01:01:04car cet effort
01:01:06devra aussi être
01:01:07celui de nos industriels
01:01:09et je le sais
01:01:11c'est leur motivation
01:01:12leur crédo
01:01:14mais ils devront
01:01:15porter aux côtés
01:01:15de nos armées
01:01:16ce patriotisme
01:01:17ils devront produire
01:01:18encore davantage
01:01:19plus vite
01:01:20à moindre coût
01:01:21la DGA
01:01:22y veillera strictement
01:01:23et ils continueront
01:01:24aussi de privilégier
01:01:26nos territoires
01:01:27pour des capacités
01:01:28nouvelles
01:01:29des sites de production
01:01:30nouveaux
01:01:30comme nous l'avons vu
01:01:31ensemble il y a
01:01:32quelques mois encore
01:01:32à Bergerac
01:01:33c'est grâce à cet effort
01:01:35que nous pourrons
01:01:36affirmer avec fierté
01:01:37avec lucidité
01:01:39avec confiance
01:01:40nous y arriverons
01:01:42oui
01:01:43nous y arriverons
01:01:45parce que ce surcroît
01:01:46de budget
01:01:47nous permettra
01:01:47d'avancer aussi
01:01:48avec nos partenaires
01:01:49notre force est supérieure
01:01:52lorsqu'elle est collective
01:01:53et c'est le sens même
01:01:54de l'engagement pris
01:01:55lors du sommet de l'OTAN
01:01:57à la haie
01:01:58le 25 juin dernier
01:01:59venant poursuivre
01:02:00la prise de conscience
01:02:01du sommet de Versailles
01:02:02en 2022
01:02:03nous devons faire plus
01:02:06pour notre défense
01:02:07nous devons faire plus
01:02:08sur le plan militaire
01:02:09industriel
01:02:10et technologique
01:02:12afin en européen
01:02:14d'être plus souverain
01:02:15c'est cet effort
01:02:17qui nous permettra
01:02:18d'assurer notre crédibilité
01:02:19face à nos partenaires
01:02:20de disposer encore
01:02:22et toujours
01:02:22de l'armée
01:02:23la plus efficace
01:02:23d'Europe
01:02:24de nouer
01:02:25des partenariats nouveaux
01:02:26comme cette semaine
01:02:27avec le Royaume-Uni
01:02:29après la déclaration
01:02:32de Northwood
01:02:32que nous venons de signer
01:02:33l'Allemagne
01:02:35et le Royaume-Uni
01:02:37se retrouveront
01:02:37dans quelques jours
01:02:38et nous retrouverons
01:02:40nos partenaires allemands
01:02:41à la fin du mois d'août
01:02:42pour un conseil
01:02:44franco-allemand
01:02:45de défense
01:02:45et de sécurité
01:02:46où nous aurons
01:02:47de nouvelles décisions
01:02:48à prendre
01:02:48bâtissons
01:02:50avec nos principaux partenaires
01:02:51agissons
01:02:52en européen
01:02:53car nous affrontons
01:02:54les mêmes menaces
01:02:55à commencer
01:02:56par la menace russe
01:02:58mais nos investissements
01:02:59combinés
01:03:00une coopération
01:03:01renforcée
01:03:02nous permettra
01:03:03de bâtir
01:03:04ce pilier européen
01:03:05de l'OTAN
01:03:06que la France
01:03:07a annoncé
01:03:08et voulu
01:03:08avant tant d'autres
01:03:09rappelez-vous
01:03:10il y a 9 ans
01:03:11c'était un gros mot
01:03:12il y a quelques années
01:03:14il était impossible
01:03:15de le défendre
01:03:16et de le voir soutenu
01:03:16par d'autres
01:03:17maintenant
01:03:18c'est devenu
01:03:19un crédo
01:03:19ils nous ont tous rejoints
01:03:22mais à nous
01:03:22d'en faire une réalité
01:03:23et d'agir ensemble
01:03:25face à cette même menace
01:03:27nous devons
01:03:28agir ensemble
01:03:29produire ensemble
01:03:30acheter ensemble
01:03:31c'est le sens
01:03:33du programme
01:03:33SAFE
01:03:34Security for Europe
01:03:35adopté
01:03:36il y a un mois et demi
01:03:38par le conseil européen
01:03:39et qui permettra
01:03:39avec 150 milliards d'euros
01:03:41de financer
01:03:42des achats conjoints
01:03:43d'équipements militaires
01:03:44il faut impérativement
01:03:46les mettre en oeuvre
01:03:47et nous avons pour cela
01:03:49des atouts
01:03:50nos industriels
01:03:51ont des atouts
01:03:52nous avons des capacités
01:03:54qui sont au point
01:03:55d'excellence internationale
01:03:56et doivent devenir
01:03:58des solutions européennes
01:03:59le système de défense aérienne
01:04:02SAMTÉ
01:04:02nouvelle génération
01:04:03nos missiles
01:04:05dans toutes les gammes
01:04:06nos rafales
01:04:07les premières constellations
01:04:09de satellites
01:04:09en orbite basse
01:04:10nos champions
01:04:11de l'intelligence artificielle
01:04:13nos systèmes radars
01:04:14et antidrones
01:04:15et j'en passe
01:04:16ces solutions
01:04:17cette innovation
01:04:18de pointe
01:04:19nous en disposons
01:04:20nous la produisons
01:04:21souvent déjà
01:04:22en partenariat
01:04:23avec plusieurs autres
01:04:24grands industriels
01:04:26européens
01:04:26ou par nos groupes
01:04:28qui ont déjà
01:04:28une empreinte
01:04:29et un actionnariat
01:04:31européen
01:04:32alors achetons
01:04:34européen
01:04:35en masse
01:04:36malgré l'incertitude
01:04:38américaine
01:04:38et face à la volonté
01:04:39chinoise
01:04:40face à la menace russe
01:04:41la puissance européenne
01:04:43est notre meilleur
01:04:43bouclier
01:04:44une Europe capable
01:04:45d'innover
01:04:46et de produire
01:04:46sur son sol
01:04:47c'est une Europe
01:04:48qui sera plus souveraine
01:04:49et maîtrisera son destin
01:04:51assumera sa puissance
01:04:52et sortons
01:04:55des vieux débats
01:04:55ridicules
01:04:56ceci n'enlève rien
01:04:57à l'indépendance
01:04:59et la souveraineté
01:04:59française
01:05:00cela la renforce
01:05:02cela la croit
01:05:03car nous n'avons
01:05:05rien cédé
01:05:06en nevant
01:05:06de notre souveraineté
01:05:08et de notre indépendance
01:05:09au contraire
01:05:10mais en ayant
01:05:11des alliés
01:05:12dont les armées
01:05:13travaillent avec nous
01:05:14opèrent avec nous
01:05:15en ayant des industriels
01:05:16partout en Europe
01:05:17qui produisent
01:05:18avec nous
01:05:19en poussant
01:05:20nos partenaires
01:05:20européens
01:05:21à acheter
01:05:22avec nous
01:05:22nos matériels
01:05:23nous renforçons
01:05:24de fait
01:05:25notre souveraineté
01:05:26et notre indépendance
01:05:28partout en Europe
01:05:30la force de la France
01:05:31est attendue
01:05:31et dans notre monde
01:05:32dangereux et incertain
01:05:33il est un pilier
01:05:35de notre sécurité
01:05:36qui ne vacillera pas
01:05:37c'est notre dissuasion
01:05:39nucléaire
01:05:39totalement
01:05:41et invariablement
01:05:43souveraine
01:05:43elle garantit
01:05:45notre liberté
01:05:46elle a également
01:05:47un rôle
01:05:48dans la sécurité
01:05:49de l'Europe
01:05:49je l'ai réaffirmé
01:05:51avec le premier ministre
01:05:52britannique
01:05:52cette semaine
01:05:53il n'existe pas
01:05:54de menaces extrêmes
01:05:55contre l'Europe
01:05:56qui ne suffiteraient
01:05:57pas de réponse
01:05:57de nos deux nations
01:05:58afin de mesurer
01:06:01pleinement
01:06:01le rôle
01:06:02de notre dissuasion
01:06:03dans la sécurité
01:06:03collective
01:06:04j'ai mandaté
01:06:06j'ai mandaté le ministre
01:06:06des armées
01:06:07et le Céma
01:06:07pour engager
01:06:08un dialogue stratégique
01:06:09avec nos partenaires
01:06:10européens
01:06:11qui y sont prêts
01:06:12je reviendrai
01:06:14sur la base
01:06:14de ce travail
01:06:15plus précisément
01:06:16à la fin de cette année
01:06:17afin de décrire
01:06:19les évolutions
01:06:20que cela emporte
01:06:21notre pays
01:06:24le seul
01:06:26de l'union européenne
01:06:27doté
01:06:28de la dissuasion nucléaire
01:06:29fort de ce partenariat
01:06:31renouvelé
01:06:32avec le Royaume-Uni
01:06:34a aussi
01:06:35une responsabilité
01:06:36majeure
01:06:37pour que le réarmement
01:06:38conventionnel
01:06:39de notre Europe
01:06:39soit efficace
01:06:41crédible
01:06:41et cohérent
01:06:42tout cela
01:06:44est un tout
01:06:45partout en Europe
01:06:47les nations se réarment
01:06:49et la France
01:06:49ne peut laisser
01:06:50ses alliés européens
01:06:51en première ligne
01:06:51face aux menaces
01:06:53de très court terme
01:06:54partout en Europe
01:06:55la force de la France
01:06:57est attendue
01:06:57et partout dans le monde
01:06:59la liberté
01:07:00est menacée
01:07:01alors défendons-la
01:07:03défendons-la
01:07:05en Ukraine
01:07:05parce que notre sécurité
01:07:06et notre liberté
01:07:07sont liées
01:07:08au destin de ce pays
01:07:09c'est la raison
01:07:11pour laquelle
01:07:11avec le partenaire britannique
01:07:13la France a regroupé
01:07:14une coalition
01:07:15de pays volontaires
01:07:16en vue de contribuer
01:07:17à garantir
01:07:18durablement
01:07:18la paix qu'il faut
01:07:19sur notre continent
01:07:21cette coalition
01:07:24des volontaires
01:07:24initiée à Paris
01:07:26en février dernier
01:07:27regroupe maintenant
01:07:2830 nations
01:07:30son état-major
01:07:31opérationnel
01:07:32est constitué
01:07:34et basé
01:07:34à Paris
01:07:35c'est une première
01:07:37mais c'est le sens même
01:07:38de ce que nous voulons faire
01:07:39le sens même
01:07:40d'une partie des efforts
01:07:42capacitaires
01:07:42et opérationnels
01:07:43que nous sommes en train
01:07:44de conduire
01:07:45qui a vocation
01:07:46à faire de la France
01:07:47la nation cadre
01:07:49d'opérations à venir
01:07:51défendons notre liberté
01:07:54en Europe
01:07:54autant de nations
01:07:55je pense en particulier
01:07:57à nos amis finlandais
01:07:58engagés à nos côtés
01:07:59dans la finule au Liban
01:08:00et qui voient
01:08:01avec appréhension
01:08:02les nuages s'accumuler
01:08:03à l'horizon
01:08:04défendons notre liberté
01:08:06pour notre jeunesse
01:08:07cette jeunesse
01:08:07dont vous êtes les visages
01:08:09qui veut servir
01:08:10croire
01:08:10espérer
01:08:11et à soif
01:08:12plus que tout autre
01:08:13d'une immense liberté
01:08:14défendons notre liberté
01:08:16dans tous les domaines
01:08:18comme je viens de l'évoquer
01:08:19sans oublier
01:08:20celui de la sécurité cognitive
01:08:23nouvelle frontière
01:08:25qui est devant nous
01:08:26et que nous aurons à intégrer
01:08:28tant nos populations
01:08:29comme nos armées
01:08:30seront confrontées
01:08:31à des informations manipulées
01:08:32des propagandes
01:08:34à démasquer
01:08:35et sur lesquelles
01:08:37nous avons à nous préparer
01:08:39défendons notre liberté
01:08:41comme sont prêts
01:08:42à la défendre
01:08:43génération après génération
01:08:45ces femmes
01:08:46et ces hommes
01:08:47qui répondent
01:08:48à l'appel du drapeau
01:08:49comme le fit jadis
01:08:52un Saint-Syrien
01:08:54de la promotion
01:08:55cadet de la France libre
01:08:56le général d'armée
01:08:58Thierry Burkart
01:08:59que je salue
01:09:00et remercie aujourd'hui
01:09:01mon général
01:09:03vous avez ma confiance
01:09:06et ma reconnaissance
01:09:07pour votre action
01:09:09à mes côtés
01:09:09à la tête
01:09:10des armées françaises
01:09:11à travers vous
01:09:14je salue
01:09:15le patriotisme
01:09:16et le sens
01:09:17des responsabilités
01:09:18de tous ceux
01:09:20qui font le choix
01:09:21des armées
01:09:21pour défendre la liberté
01:09:23défendons
01:09:26cette liberté
01:09:27aux côtés
01:09:28des grandes nations
01:09:28qui sont là
01:09:29nos partenaires
01:09:31européens
01:09:32nos alliés
01:09:33mais aussi
01:09:34ces nations
01:09:35venues de plus loin
01:09:35comme l'Indonésie
01:09:36invitées du 14 juillet
01:09:38qui entendent
01:09:39refuser en Indo-Pacifique
01:09:40la logique des blocs
01:09:41et la loi des impérialismes
01:09:43comme nous
01:09:44défendons
01:09:46notre liberté
01:09:47et en cette veille
01:09:48de 14 juillet
01:09:49soyons fidèles
01:09:50au peuple
01:09:50de la révolution
01:09:51qui clamait sa grandeur
01:09:52et la liberté universelle
01:09:54des peuples
01:09:55défendons
01:09:57nos armées
01:09:57qui défendent
01:09:58notre liberté
01:09:59soyons à leur côté
01:10:00à l'arrière
01:10:02prêts
01:10:03à tous les engagements
01:10:04tous les combats
01:10:05comme chaque jour
01:10:06ces femmes
01:10:07et ces hommes
01:10:07sont prêts
01:10:08à l'ultime sacrifice
01:10:09pour la nation
01:10:11alors demain
01:10:13je serai à vos côtés
01:10:16une fois encore
01:10:18avec reconnaissance
01:10:22avec confiance
01:10:25et avec fierté
01:10:27comme depuis le premier jour
01:10:30car je sais
01:10:34combien
01:10:34c'est cet engagement
01:10:36cette acceptation
01:10:40du sacrifice
01:10:41et jusqu'au sacrifice
01:10:43ultime
01:10:44qui fait la force
01:10:46de nos armées
01:10:47la force
01:10:49de notre nation
01:10:49demain
01:10:51je serai
01:10:53à vos côtés
01:10:54une fois encore
01:10:54avec cette même fierté
01:10:58vive la république
01:11:01et vive la France
01:11:03voilà pour le discours
01:11:13du président de la république
01:11:14son discours
01:11:15aux armées
01:11:16mais aussi
01:11:16aux français
01:11:18la liberté
01:11:18n'a jamais été
01:11:19si menacée
01:11:20depuis 1945
01:11:21voilà ce qu'a dit
01:11:22le chef de l'état
01:11:23alors que
01:11:25l'on va écouter
01:11:26la marseillaise
01:11:29qui devrait arriver
01:11:29à l'église
01:11:31contre nous
01:11:34de la tyrannie
01:11:36les tendats
01:11:39sanglants
01:11:40et le
01:11:41les tendats
01:11:43sanglants
01:11:45et le
01:11:46entendez-nous
01:11:48dans nos campagnes
01:11:51l'ugir
01:11:53ces féroces
01:11:54soldats
01:11:55qui viennent
01:11:58jusque dans
01:11:59le roi
01:12:00écorger
01:12:02nos fils
01:12:03et nos compagnes
01:12:05aux armes
01:12:07aux citoyens
01:12:09pendez
01:12:11nos bataillons
01:12:13marchons
01:12:15marchons
01:12:17qu'un sang
01:12:20inclut
01:12:22à
01:12:22la
01:12:24repression
01:12:25voilà donc
01:12:30pour cette
01:12:30marseillaise
01:12:31en direct
01:12:31de l'hôtel
01:12:32de Brienne
01:12:33sur le constat
01:12:34nous avons une avance
01:12:35mais demain
01:12:36au même rythme
01:12:36nous serions
01:12:37dépassés
01:12:38quant aux dépenses
01:12:39militaires
01:12:40résultat
01:12:40la principale annonce
01:12:42du président
01:12:42de la république
01:12:43qui est en train
01:12:43de serrer la main
01:12:44de son premier ministre
01:12:45qui aura à faire
01:12:46des annonces
01:12:47budgétaires
01:12:47dans deux jours
01:12:48Emmanuel Macron
01:12:49qui veut
01:12:493 milliards et demi
01:12:50d'euros
01:12:50de dépenses
01:12:51supplémentaires
01:12:51l'année prochaine
01:12:52en 2026
01:12:52puis 3 milliards
01:12:53d'euros
01:12:53de plus
01:12:53en 2027
01:12:55ce qui revient
01:12:56à doubler
01:12:56les dépenses militaires
01:12:57en l'espace
01:12:58de 10 ans
01:12:59Emmanuel Macron
01:13:00qui par ailleurs
01:13:00refuse que l'effort
01:13:01budgétaire accru
01:13:02pour la défense
01:13:02soit financé
01:13:03par l'endettement
01:13:05Néla Latrousse
01:13:06on s'attendait
01:13:06à un discours
01:13:08grave
01:13:09un moment
01:13:10de bascule
01:13:11dit le président
01:13:12de la république
01:13:13qui en tire donc
01:13:14des conséquences directes
01:13:15avec cet effort
01:13:15budgétaire
01:13:16annoncé
01:13:16par Emmanuel Macron
01:13:17oui
01:13:18d'abord
01:13:19un coup de pression
01:13:21mis au premier ministre
01:13:23pour que
01:13:23l'effort budgétaire
01:13:24programmé
01:13:25soit respecté
01:13:26il faudra
01:13:27que les promesses
01:13:28soient tenues
01:13:28à l'euro près
01:13:29dit-il
01:13:30il y avait eu
01:13:31cette folie
01:13:33diront certains
01:13:34d'envisager
01:13:34qu'éventuellement
01:13:35il puisse y avoir
01:13:35des réaménagements
01:13:37de la loi
01:13:37de programmation militaire
01:13:38ou de certains
01:13:39crédits
01:13:40alloués aux armées
01:13:41mais cela ne suffira pas
01:13:42il faudra aller
01:13:44plus loin
01:13:44et allouer davantage
01:13:46pour pouvoir doubler
01:13:47le budget des armées
01:13:48dès 2027
01:13:49et non pas
01:13:49dès 2030
01:13:50comme il était prévu
01:13:51je note des phrases
01:13:52assez graves
01:13:52pour être libre
01:13:53il faut être craint
01:13:54pour être craint
01:13:55il faut être fort
01:13:56dit Emmanuel Macron
01:13:58message aussi
01:13:59aux oppositions
01:14:01l'an dernier
01:14:01elles avaient censuré
01:14:02le budget
01:14:02au mois de décembre
01:14:04Emmanuel Macron
01:14:05les enjoint
01:14:06à voter ce budget
01:14:07en décembre prochain
01:14:09pour ne pas
01:14:10retarder précisément
01:14:11des décassements
01:14:12qui seraient faits
01:14:13aux armées
01:14:13notamment pour que
01:14:14les hausses de salaire
01:14:15ou que le réarmement
01:14:17ou le renforcement
01:14:18capacitaire
01:14:19soit respecté
01:14:20Lormandeville
01:14:21il y a les annonces
01:14:22sur le budget
01:14:22le budget de la défense
01:14:23doublé d'ici 2027
01:14:24le souhait du président
01:14:25et aussi on parlait
01:14:26tout à l'heure
01:14:26de la question
01:14:27de la réserve
01:14:28d'un éventuel
01:14:28service militaire
01:14:30sur la base
01:14:31du volontariat
01:14:31Emmanuel Macron
01:14:32qui veut donner
01:14:33un cadre
01:14:34à la jeunesse
01:14:35a-t-il dit
01:14:36tout en renvoyant cela
01:14:37à des annonces
01:14:37à l'automne
01:14:38mais il y a donc bien
01:14:39une volonté
01:14:41d'avancer
01:14:42du côté du président
01:14:43de la République
01:14:44que l'on voit
01:14:44serrer en ce moment
01:14:45même l'ancienne
01:14:46ministre de la défense
01:14:47Michel Alliot-Marie
01:14:49c'est très clair
01:14:50en fait on voit
01:14:50revenir
01:14:51cette idée
01:14:52de l'esprit de défense
01:14:53de la cohésion nationale
01:14:54j'en appelle
01:14:55aux français
01:14:56j'en appelle
01:14:57à la nation
01:14:57et donc toutes ces valeurs
01:14:59finalement
01:14:59qui ont été tellement
01:15:00rejetées
01:15:02ringardisées
01:15:03pendant des décennies
01:15:04le patriotisme
01:15:05l'engagement
01:15:06au service du pays
01:15:08l'armée
01:15:09il faut voir
01:15:10la manière
01:15:10dont il parle
01:15:11de l'armée
01:15:11l'armée
01:15:12qui a été tellement
01:15:13vilipendée
01:15:14pendant si longtemps
01:15:15et qui redevient
01:15:17cette force
01:15:17héroïque
01:15:18dont nous avons besoin
01:15:19aujourd'hui
01:15:19etc
01:15:20et donc
01:15:20il y a véritablement
01:15:22une volonté
01:15:23de dire aux français
01:15:24voilà maintenant
01:15:25vous devez vous engager
01:15:26et la question
01:15:27c'est
01:15:28dans notre pays
01:15:29très abîmé
01:15:30est-ce que ces mots
01:15:31qui sont à mon avis
01:15:32nécessaires et salutaires
01:15:33depuis très longtemps
01:15:34est-ce qu'ils auront
01:15:35la capacité
01:15:36justement
01:15:37à créer
01:15:38ce sursaut
01:15:39que le président
01:15:39appelle de ses voeux
01:15:40c'est la question
01:15:41Général Bavinkov
01:15:42vous qui êtes
01:15:43le militaire
01:15:44de ce plateau
01:15:45pardonnez-moi
01:15:46même non
01:15:46mais pardonnez
01:15:47d'ailleurs
01:15:47c'est un honneur
01:15:48qu'est-ce que vous retenez
01:15:49de ce discours
01:15:50du président
01:15:51de la république
01:15:51un volontarisme
01:15:55extrêmement clair
01:15:56extrêmement argumenté
01:15:58une très grande lucidité
01:16:00sur la situation
01:16:02géopolitique mondiale
01:16:03et les mesures
01:16:05qu'il faut prendre
01:16:06immédiatement
01:16:07pour porter
01:16:08nos armées
01:16:09au niveau
01:16:10qui doit être
01:16:11le leur
01:16:11j'observe
01:16:12que le doublement
01:16:13du budget
01:16:14de la défense
01:16:14entre 2017
01:16:16entre 2018
01:16:17et 2027
01:16:19sur 10 ans
01:16:20est une réalité
01:16:21ça me fait penser
01:16:22vous savez
01:16:22il y a une trentaine
01:16:23d'années
01:16:24un peu moins
01:16:24le président Chirac
01:16:26était président
01:16:26de la république
01:16:27le premier ministre
01:16:28était Lionel Jospin
01:16:29et le ministre
01:16:31de la défense
01:16:31de l'époque
01:16:32était Alain Richard
01:16:33on avait inventé
01:16:34une formule
01:16:34à l'époque
01:16:34parce qu'on avait
01:16:35perdu une annualité
01:16:36seulement une annualité
01:16:38de la loi de programmation
01:16:40on avait inventé
01:16:41la formule
01:16:42de la demi-encoche
01:16:43là
01:16:44l'effort budgétaire
01:16:45qui est demandé
01:16:46pour permettre
01:16:47aux armées
01:16:47de remonter
01:16:48en capacité
01:16:49de remonter
01:16:50en puissance
01:16:51c'est à peu près
01:16:52du même ordre
01:16:53de grandeur
01:16:53Allons tout de suite
01:16:55retrouver
01:16:56ceux qui ont suivi
01:16:57ce discours
01:16:57du président
01:16:58de la république
01:16:58Patrick Sos
01:16:59et le général
01:17:00Pellistrandi
01:17:01Patrick
01:17:02général
01:17:03voilà
01:17:04une sorte de
01:17:05brévière
01:17:06de la vision
01:17:06de la défense
01:17:07du président
01:17:08de la république
01:17:08et cette
01:17:09principale annonce
01:17:10de l'argent
01:17:11beaucoup d'argent
01:17:13avec cette idée
01:17:14de dire
01:17:15on a certes
01:17:16progressé
01:17:16mais si on s'arrête
01:17:17là
01:17:17on va prendre du retard
01:17:18d'où
01:17:18cette volonté
01:17:19de rajouter encore
01:17:20au total
01:17:217 milliards d'euros
01:17:22d'ici la fin du quinquennat
01:17:23d'Emmanuel Macron
01:17:24Oui alors je vais tout
01:17:27vous dire là aussi
01:17:28sur le contexte
01:17:29autour de nous
01:17:30Benjamin
01:17:30en fait on a
01:17:31énormément de journalistes
01:17:32politiques
01:17:32et on a quelques
01:17:33membres de la commission
01:17:34de défense
01:17:35de députés
01:17:37qui sont en train
01:17:37de parler déjà
01:17:38des difficultés
01:17:39budgétaires
01:17:40à venir
01:17:41et puis nous
01:17:41on est avec
01:17:42les militaires
01:17:43général
01:17:43on a beaucoup
01:17:45entendu parler
01:17:45de la condition
01:17:46du soldat
01:17:47du fait que oui
01:17:48on va beaucoup
01:17:49en parler
01:17:49de ce doublement
01:17:50de budget militaire
01:17:51en 10 ans
01:17:52mais avec
01:17:53cette idée
01:17:54que c'est juste
01:17:55qu'il y a besoin
01:17:56et puis pardon
01:17:57mais j'ai arrêté
01:17:59de compter au bout
01:17:59de la dixième fois
01:18:00le mot liberté
01:18:01où nous devons
01:18:02rester libres
01:18:03c'est quelque chose
01:18:04qui était particulièrement
01:18:05marquant
01:18:06oui parce que
01:18:07il faut bien comprendre
01:18:07que nos libertés
01:18:10telles que nous les connaissons
01:18:11telles que nous les vivons
01:18:12elles sont aujourd'hui
01:18:13directement
01:18:14les dividendes de la paix
01:18:15de nos parents
01:18:15c'est terminé
01:18:16exactement
01:18:17et ça c'est vraiment
01:18:18ce qui est très important
01:18:18c'est que
01:18:19la problématique
01:18:20et bien si nous voulons
01:18:21préserver nos libertés
01:18:23il faut contrer
01:18:24les menaces
01:18:25et les menaces
01:18:26mot qui est revenu
01:18:27à plusieurs reprises
01:18:28dont la menace russe
01:18:29donc ça c'est un élément
01:18:30qui est extrêmement important
01:18:31il faut ensemble
01:18:32et je veux dire
01:18:33c'est un travail collectif
01:18:35on rentrera dans le détail
01:18:36préserver
01:18:37ces libertés fondamentales
01:18:39et pour cela
01:18:40il va falloir investir
01:18:41il va falloir aller
01:18:42plus loin dans l'effort
01:18:43de défense
01:18:43je reprends les mots
01:18:44du président
01:18:45lorsqu'il dit
01:18:45il faut que chacun
01:18:46soit à son poste de combat
01:18:48il y avait un langage
01:18:48qui était
01:18:48je vous parlais de liberté
01:18:49mais aussi très martial
01:18:51on parlera tout à l'heure
01:18:52un petit peu
01:18:53du travail à faire
01:18:54évidemment parlementaire
01:18:55mais ça fait plusieurs mois
01:18:57que le président
01:18:57que le ministre des armées
01:18:59aussi Sébastien Lecornu
01:19:00insiste auprès
01:19:01de ce qu'on appelle
01:19:02la base industrielle
01:19:03et technique de défense
01:19:04cette fois-ci
01:19:05on va beaucoup
01:19:06là encore une fois
01:19:07parler du poids
01:19:08qui est fait
01:19:08sur les responsabilités
01:19:09des parlementaires
01:19:10mais alors l'économie de guerre
01:19:11elle est en marche
01:19:12parce qu'on sait maintenant
01:19:13à quoi elle doit servir
01:19:14c'est à financer cette LPM
01:19:16oui exactement
01:19:16et d'ailleurs
01:19:17quand il parle
01:19:18de chacun à son poste
01:19:19il parle aussi
01:19:20des autres ministères
01:19:22des collectivités territoriales
01:19:24pourquoi ?
01:19:25des entreprises
01:19:26parce que
01:19:27les menaces
01:19:28elles sont là
01:19:28et donc il y a aussi
01:19:29tout un travail
01:19:30dont on reparlera
01:19:32dans les mois à venir
01:19:33pour conforter
01:19:34le mot n'a pas été utilisé
01:19:36mais notre résilience
01:19:37notre capacité à résister
01:19:38et ça veut dire
01:19:39que tout le monde
01:19:40est concerné
01:19:41donc il faut en quelque sorte
01:19:42et j'ai employé
01:19:43un vocabulaire un peu militaire
01:19:44resserrer les boulons
01:19:45parce qu'il va falloir
01:19:46aller plus vite
01:19:48et plus fort
01:19:48on compte sur vous
01:19:50Général Péistrandi
01:19:50pour le décryptage aussi
01:19:51le début du discours
01:19:53était vraiment
01:19:54centré sur cette fameuse
01:19:55revue nationale stratégique
01:19:57les téléspectateurs
01:19:58ne comprennent pas forcément
01:19:59ce que ça veut dire
01:20:00à quoi sert
01:20:01une revue nationale stratégique
01:20:02qui fait trembler
01:20:03tout le monde
01:20:04à chaque fois
01:20:04parce que c'est vraiment
01:20:05primordial
01:20:06oui en fait
01:20:07c'est un travail
01:20:07collectif
01:20:08extrêmement important
01:20:09qui doit permettre
01:20:11de faire un constat
01:20:13de la menace
01:20:14c'est ce qui a été engagé
01:20:15depuis le mois de janvier
01:20:17et ensuite
01:20:18aboutir à un certain nombre
01:20:19de décisions
01:20:21c'est à dire que
01:20:22c'est donc
01:20:22c'est un travail
01:20:23qui a réuni
01:20:23non seulement
01:20:24les états-majors
01:20:25mais d'autres acteurs
01:20:26les parlementaires
01:20:27pour voir
01:20:28par rapport
01:20:29à l'évolution
01:20:30des menaces
01:20:30qui s'est accélérée
01:20:31de quoi avons-nous besoin
01:20:33pour justement
01:20:34protéger
01:20:35ces fameuses libertés
01:20:36donc cette revue nationale stratégique
01:20:38qui va être publiée
01:20:38donc dans quelques heures
01:20:40elle sera accessible
01:20:41à tous les citoyens
01:20:43et c'est en fait
01:20:44dans ce document
01:20:44qu'il faudra comprendre
01:20:45pourquoi nous devons
01:20:47augmenter l'effort de défense
01:20:48alors on a compris
01:20:49le pourquoi
01:20:49maintenant charge à vous
01:20:50Benjamin
01:20:51de comprendre
01:20:51comment on va financer
01:20:53tout ça
01:20:53Patrick Saut
01:20:55c'est le général
01:20:55Pélistrandier
01:20:56avec Brice Petitfils
01:20:58j'accueille Louis Gauthier
01:20:59bonsoir
01:20:59merci d'être avec nous
01:21:00directeur de la chaire
01:21:00Grands enjeux stratégiques
01:21:01contemporains
01:21:02à Paris 1
01:21:03et ancien secrétaire général
01:21:04de la défense
01:21:04et de la sécurité nationale
01:21:06d'abord sur cet effort budgétaire
01:21:08et on parlera du comment
01:21:10puisque Patrick Saut
01:21:10m'a tendu cette perche
01:21:113 milliards et demi
01:21:13l'année prochaine
01:21:143 milliards et demi
01:21:15en 2017
01:21:15en 2027 pardonnez-moi
01:21:16est-ce que c'est
01:21:18est-ce que c'est le bon étage
01:21:20est-ce que ça suffit
01:21:21pour avoir une armée
01:21:23en phase avec
01:21:25les enjeux contemporains
01:21:27alors d'abord
01:21:28un premier commentaire
01:21:29je pense que les propos
01:21:31de très haute tenue
01:21:32du président de la république
01:21:33à la fois sur les constats
01:21:35sur le diagnostic
01:21:36sur l'appel
01:21:37au sursaut
01:21:38sur la prise de conscience
01:21:40nécessaire
01:21:41du moment que nous vivons
01:21:42et des menages
01:21:43je pense
01:21:44c'est accueilli
01:21:44sera accueilli positivement
01:21:46par tout le monde
01:21:47et on est dans des moments
01:21:49d'unanimité
01:21:50à la veille du 14 juillet
01:21:52de la fête nationale
01:21:53alors après
01:21:54on commence à rentrer
01:21:55votre question
01:21:56dans des questions
01:21:57qui peuvent fâcher
01:21:58ou qui fâcheront
01:21:59on le verra
01:21:59parce que
01:22:00les pouvoirs du président
01:22:01de la république
01:22:02il est l'arbitre et le capitaine
01:22:03c'est à dire qu'il peut prendre
01:22:04les grands arbitrages
01:22:05mais après
01:22:06les décisions politiques
01:22:07les votes des budgets
01:22:08ils se font au parlement
01:22:09il a pris quand même
01:22:11tout de suite
01:22:12des assurances
01:22:13qui me paraissent très fermes
01:22:14en matière d'exécution budgétaire
01:22:15parce que
01:22:16ce qu'on le reprochait
01:22:16à ce budget
01:22:172025
01:22:18c'est que
01:22:18ce qui avait été donné
01:22:19d'une main
01:22:20dans la loi de finances
01:22:21était finalement retiré
01:22:22par des reports
01:22:23de charges excessifs
01:22:24et des reports de crédit
01:22:25il a fait franchir
01:22:28aussi
01:22:28des caps
01:22:29pour
01:22:302026
01:22:32et 2027
01:22:33et par rapport
01:22:34à certains
01:22:34qui disaient
01:22:35il y a un risque
01:22:36que la loi
01:22:37de programmation militaire
01:22:38ce soit un peu
01:22:39une lettre
01:22:40pour celui
01:22:41qui sera le futur
01:22:41président de la république
01:22:42parce qu'il y a
01:22:43trois années
01:22:43et donc
01:22:45il fallait
01:22:45il était important
01:22:46qu'on ne soit pas simplement
01:22:48dans une pente
01:22:48mais dans des exercices
01:22:50dans des enveloppes
01:22:50de programmation
01:22:51qui sont fixées
01:22:52elles sont fixées
01:22:52comme tout le monde le sait
01:22:54les enveloppes de programmation
01:22:55ce sont des enveloppes
01:22:57indicatives
01:22:58elles demandent
01:22:59d'être déclinées
01:23:00plus précisément
01:23:01par des budgets
01:23:02des lois de finances
01:23:02par des crédits militaires
01:23:03monsieur le député
01:23:04vous ne me démonterez pas
01:23:05parce que vous aurez
01:23:06à aller voter
01:23:06et ce qui est important
01:23:08c'est que la marche
01:23:09la marche elle est
01:23:11notable
01:23:12plus de 10 milliards
01:23:13d'euros
01:23:13si l'on
01:23:15consolide ensemble
01:23:16ce qui était déjà prévu
01:23:17et ce qui serait
01:23:18cet effort supplémentaire
01:23:19donc on est dans une période
01:23:22qui par ailleurs
01:23:23est une période
01:23:24de nos finances publiques
01:23:25difficile
01:23:25on s'interrogera
01:23:27dès lors que
01:23:28c'est pas l'endettement
01:23:29qui pourrait être
01:23:30mis à contribution
01:23:30comment on va
01:23:31financer cette marche
01:23:32mais je pense que
01:23:33pour les armées
01:23:34pour la programmation
01:23:36des équipements
01:23:37au regard des menaces
01:23:38telles qu'elles ont été
01:23:39décrites
01:23:40et de la révolution
01:23:40militaire que nous vivons
01:23:42évidemment
01:23:42c'est des moyens
01:23:43pour les armées
01:23:44qui changent
01:23:47la donne
01:23:47Jean-Louis Thiriot
01:23:48je rappelle que vous êtes
01:23:49député
01:23:50que vous aurez donc
01:23:51à voter
01:23:52ce budget
01:23:53est-ce que
01:23:55c'est réaliste
01:23:56compte tenu de l'état
01:23:57de nos finances publiques
01:23:58de dire que l'on va
01:23:59faire 3 milliards et demi
01:24:00de plus l'année prochaine
01:24:02dans un contexte
01:24:02où il faut trouver
01:24:03entre 40 et 45 milliards
01:24:04d'euros d'économie
01:24:05visiblement c'est ce que
01:24:06devrait annoncer
01:24:06François Bayrou
01:24:07dans
01:24:07après-demain
01:24:08on va y arriver
01:24:10à faire ces 3 milliards
01:24:11et demi supplémentaires
01:24:12vous savez
01:24:13je crois qu'il faut
01:24:14mesurer la situation
01:24:16on avait un discours
01:24:17d'homme d'état
01:24:18qui constatait
01:24:19une menace
01:24:20qui parlait
01:24:23à ce qui est
01:24:23le coeur
01:24:24de la nation française
01:24:25qui est
01:24:26sa sécurité
01:24:27et donc
01:24:28en l'espèce
01:24:29sa défense
01:24:30et je crois que
01:24:30de toute façon
01:24:31on n'a pas vraiment
01:24:32le choix
01:24:33on ne le fait pas
01:24:34pour faire plaisir
01:24:35à monsieur Trump
01:24:35on le fait tout simplement
01:24:36parce que c'est
01:24:37notre sécurité
01:24:38quant à
01:24:39est-ce que c'est réaliste
01:24:40ou pas
01:24:41la dépense sociale
01:24:43en France
01:24:44c'est 900 milliards
01:24:45d'euros
01:24:45par an
01:24:47si on n'est pas capable
01:24:49de trouver
01:24:513 milliards
01:24:52d'euros
01:24:53en plus
01:24:54ça veut dire
01:24:56vraiment
01:24:57qu'on ne mesure pas
01:24:58la gravité des enjeux
01:24:59on n'est pas devant
01:25:00une révolution
01:25:01c'est 3,5 milliards
01:25:04de plus
01:25:04sur des marches
01:25:05à 3 milliards
01:25:06ça reste
01:25:07très
01:25:08ça reste très raisonnable
01:25:10après la question
01:25:11qu'on peut se poser
01:25:12c'est
01:25:13au lieu de faire
01:25:1440 milliards
01:25:15d'économies
01:25:15si on ne fait
01:25:16que 37 milliards
01:25:17face à l'urgence
01:25:18objectivement
01:25:19ça n'est pas si grave
01:25:20il faut une réforme
01:25:21systémique
01:25:22d'ensemble
01:25:23et c'est d'ailleurs
01:25:24ce qu'évoquait
01:25:24le président de la république
01:25:25en disant
01:25:26produire plus
01:25:27enfin c'était
01:25:28le produire plus
01:25:29travailler plus
01:25:30même si c'était
01:25:31formulé
01:25:31autrement
01:25:32et c'est tout le pays
01:25:33qui doit se mobiliser
01:25:35autour de ça
01:25:35ce que j'espère
01:25:36et je vais finir là-dessus
01:25:37c'est que les forces politiques
01:25:39au sein du socle commun
01:25:41vous avez vu
01:25:42que
01:25:42Gabriel Attal
01:25:44a appelé
01:25:44à un effort complémentaire
01:25:46évidemment
01:25:47notre famille politique
01:25:48sera au rendez-vous
01:25:49et je m'y étais déjà
01:25:50employé au moment
01:25:51de la loi de programmation militaire
01:25:52ce que j'espère
01:25:53c'est que ceux
01:25:53qui ont tout le temps
01:25:54le mot de patrie
01:25:55à la bouche
01:25:55seront aussi
01:25:56au rendez-vous
01:25:58de cet élément budgétaire
01:26:00ça c'est notamment
01:26:00pour le Rassemblement National
01:26:01Bruno
01:26:02juste avant d'aller retrouver
01:26:03Sophie Dupont
01:26:04dans les jardins
01:26:05de l'hôtel de Brienne
01:26:05il y avait François Bayrou
01:26:06qui était juste derrière
01:26:07Emmanuel Macron
01:26:08quand il dit aussi
01:26:08cet effort-là
01:26:09ça ne doit pas passer
01:26:10par de l'endettement
01:26:11c'est un message
01:26:13qu'il lui envoie directement
01:26:14sur la façon
01:26:15de procéder
01:26:17à cette augmentation
01:26:17de budget
01:26:18mais là
01:26:18le président
01:26:20en fixant le cap
01:26:21pour les armées
01:26:22il contraint
01:26:23l'équation budgétaire
01:26:26du Premier ministre
01:26:27puisqu'il lui dit
01:26:27dans le même temps
01:26:28ne pas recourir
01:26:29à l'impôt
01:26:29pour financer
01:26:30cet effort
01:26:31nouveau et historique
01:26:32je le cite
01:26:33c'est comme ça
01:26:34qu'il a qualifié
01:26:35pas d'impôt
01:26:36pas d'endettement
01:26:36donc ça veut dire
01:26:37baisser les dépenses
01:26:37exactement
01:26:38donc pour le coup
01:26:39il contraint
01:26:40l'opération
01:26:41que le Premier ministre
01:26:42va mener mardi
01:26:43alors moi je pense
01:26:44que dans ce calendrier
01:26:46on voit bien
01:26:47que le président
01:26:48de la République
01:26:48a voulu sortir
01:26:49décorréler
01:26:50le budget des armées
01:26:51du reste des budgets
01:26:52c'est un moyen
01:26:54de mettre vraiment
01:26:55cette question
01:26:56au-dessus de la pile
01:26:57et c'est la logique
01:26:58du moment
01:26:58si tout le monde
01:26:59partage
01:27:00l'ampleur de la menace
01:27:03telle que le président
01:27:04l'a indiqué
01:27:05clairement
01:27:06il a fait ce choix
01:27:07c'est pas sûr
01:27:08qu'il ait facilité
01:27:09celui de son Premier ministre
01:27:10qui en faisant le tour
01:27:12depuis maintenant
01:27:13deux mois
01:27:14il a multiplié
01:27:15les conférences de presse
01:27:17les interviews
01:27:17et les ballons d'essai
01:27:19et on revient
01:27:20jusqu'à ces derniers jours
01:27:21supprimer
01:27:22un ou deux jours
01:27:23fériés
01:27:24aller
01:27:25ponctionner
01:27:27les retraités aisés
01:27:28on voit bien que tout ça
01:27:29tout le monde refuse
01:27:29pour des raisons
01:27:30bonnes ou mauvaises
01:27:31mais s'il faut financer ça
01:27:32il faudra bien trouver l'argent
01:27:33allons tout de suite
01:27:34retrouver notre reporter
01:27:35du service politique
01:27:36Sophie Dupont
01:27:37Sophie vous avez
01:27:37suivi ce discours
01:27:39du président de la République
01:27:40aux armées
01:27:41et aux français
01:27:41que faut-il retenir
01:27:43principalement
01:27:44cette annonce budgétaire
01:27:463 milliards et demi
01:27:47d'euros
01:27:47dès l'année prochaine
01:27:48voilà ce que veut
01:27:49Emmanuel Macron
01:27:49Oui c'est l'annonce
01:27:52principale de cette soirée
01:27:53de ce discours
01:27:54qui aura duré
01:27:55donc 36 minutes
01:27:56Emmanuel Macron
01:27:57est arrivé
01:27:57aux côtés
01:27:58de son ministre
01:27:59des armées
01:27:59Sébastien Lecornu
01:28:00et de François Bayrou
01:28:01le Premier ministre
01:28:02la neuvième fois
01:28:04qu'il s'exprimait
01:28:04devant les armées
01:28:05à la veille du défilé
01:28:06du 14 juillet
01:28:07il a salué
01:28:08leur engagement
01:28:09de ce moment
01:28:09qu'il a qualifié
01:28:10de bascule
01:28:11où sans doute
01:28:12la liberté
01:28:12n'avait jamais été
01:28:13aussi menacée
01:28:14que depuis 1945
01:28:15et où la paix
01:28:16sur notre continent
01:28:17dépendue
01:28:17de nos décisions
01:28:18tout peut advenir
01:28:19a-t-il mis en garde
01:28:21Emmanuel Macron
01:28:22qui ne veut pas
01:28:22rester immobile
01:28:24nous avons une avance
01:28:25mais demain
01:28:25au même rythme
01:28:26nous serons dépassés
01:28:28il a alors mentionné
01:28:29la réserve
01:28:30Emmanuel Macron
01:28:30mais sans plus de précision
01:28:32il donne rendez-vous
01:28:33à l'automne
01:28:33il veut intensifier
01:28:34cette réserve
01:28:36le ministre des armées
01:28:37doit lui faire
01:28:38des propositions
01:28:39mais l'annonce principale
01:28:40vous l'avez dit
01:28:41Benjamin
01:28:41c'est une annonce budgétaire
01:28:42au moment où François Bayrou
01:28:43qui était à ses côtés
01:28:45cherche 40 milliards d'euros
01:28:46d'économie
01:28:47Emmanuel Macron
01:28:48a annoncé
01:28:48que le budget
01:28:49des armées
01:28:50allait doubler
01:28:51non pas d'ici 2030
01:28:52comme c'était prévu
01:28:53mais d'ici 2027
01:28:54aux 413 milliards d'euros
01:28:56qui étaient déjà prévus
01:28:57dans la loi de programmation militaire
01:28:58Emmanuel Macron
01:28:59rajoute 3 milliards
01:29:00et demi
01:29:01dès l'année prochaine
01:29:02et encore 3 milliards
01:29:03en 2027
01:29:04il refuse que tout cela
01:29:05passe par l'endettement
01:29:07nous y arriverons
01:29:08a-t-il plusieurs fois
01:29:09martelé
01:29:09si la liberté
01:29:10a un coût
01:29:11le voici
01:29:12a-t-il encore dit
01:29:13Emmanuel Macron
01:29:14qui envoie aussi un message
01:29:15depuis l'hôtel de Brienne
01:29:16au parlementaire
01:29:17sur le coup
01:29:18d'une censure
01:29:19de fin d'année
01:29:19il a rappelé
01:29:20que cette censure
01:29:21de la fin d'année dernière
01:29:22où Michel Barnier
01:29:23avait été renversé
01:29:24a retardé
01:29:25le budget alloué aux armées
01:29:27il a annoncé
01:29:27il a donc envoyé
01:29:28un message au parlementaire
01:29:29ici depuis l'hôtel de Brienne
01:29:31la fin d'année dernière
01:29:32et il a été renversé
01:29:33à la fin d'année dernière
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