00:00Toi, Didier, qui est artisan boulanger aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ?
00:02Il se passe très simplement qu'on a une augmentation de sacs d'électricité qui correspond à 300%.
00:07Donc, moi, je peux le dire franchement, ça correspond à 60 000 euros d'électricité en plus.
00:12En vendant des produits à 1 ou 2 euros, bon, voilà, c'est une situation qu'on n'a jamais connue.
00:18Aujourd'hui, on négocie tout, tout le temps est en train d'augmenter.
00:23Je vais vous prendre l'exemple que j'ai pris la dernière fois pour les œufs.
00:25C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est passé de 11 centimes à 22 centimes.
00:28Et là, on nous dit qu'on va reprendre de nouveau 10%.
00:32La partie de notre travail, il part pour aller payer l'électricité, ça fout du goût.
00:39Disons qu'on est content parce que ça travaille bien, mais à côté de ça, le résultat de notre travail, il part dans l'électricité.
00:46Du coup, c'est frustrant.
00:53Aujourd'hui, on est là, on travaille.
00:55Ce temps de la trésor, ça a mieux pour eux.
00:56Ceux qui n'en ont pas, ils vont rapidement fermer.
00:59Ensuite, on verra.
01:00Donc, en clair, quand on vend une baguette, il y a 5 ans, il y a 80 centimes, on va gagner beaucoup plus.
01:04Enfin, les gens étaient beaucoup plus heureux, tout allait beaucoup mieux.
01:07Aujourd'hui, c'est-à-dire que même si vous vendez une baguette, à l'exemple qui a 1,20 euros, vous ne gagnez rien du tout.
01:11Ah non, non, je ne sais pas si.
01:13Moi, je me suis amusé à faire une petite simulation.
01:16Avec l'augmentation de l'ordre de 9%, ça ne couvre même pas 20% de la facture de l'électricité.
01:20Donc, après, on ne peut pas avoir une baguette à 3 euros.
01:22Là, on est dans une espèce de chose totalement inconnue.
01:26On a dû changer notre façon de travailler, notre façon d'appréhender les produits pour pouvoir s'adapter aux besoins.
01:32Et puis aussi, avoir des prix assez corrects avec nos clients parce qu'on ne peut pas se permettre d'avoir des prix parisiens, entre guillemets.
01:39C'est-à-dire que la baguette, on ne peut pas passer à la baguette à 2 euros.
01:43Il faut bien que nos clients, ils puissent manger.
01:44Surtout que, malheureusement, ces derniers temps, il n'y a pas que l'électricité.
01:48Tous les produits ont augmenté.
01:50Le sucre, c'est 30%, c'est 40% la levure.
01:53Il y a tout qui augmente de manière exponentielle.
01:55Je veux dire, démesuré et non contrôlé.
01:58Donc, aujourd'hui, plus personne ne tient ses marges.
02:01On est dans une situation assez catastrophique.
02:04C'est pour ça qu'aujourd'hui, on se bat parce que c'est un beau métier.
02:10C'est un métier de passionné.
02:11Et c'est un métier, malheureusement, qui a voie à disparaître si on ne fait rien.
02:14Et c'est vrai que ça fait du bien que vous nous mettiez en lumière.
02:17Parce que c'est mine de rien, si on regarde dans la France, c'est la première fois que les boulangers, ils disent qu'ils sont en difficulté.
02:26Merci beaucoup, c'est bien que vous nous avez trop tard.
02:27Non, il n'y a pas de plus, c'est normal.
02:34Pas grand-chose, il y a 100 euros.
02:43Mais c'est génial, vous savez quoi ?
03:04All of you, all of you.
03:05Des pains au chocolat ou des poissons, du coup.
03:18Non, non, c'est pour vous, c'est vraiment pour vous.
03:23Votre souhait, ça serait que tout redevienne à la normale, juste que les prix redeviennent comme c'était avant.
03:28C'est ça, c'est en fait qu'on puisse vivre tous, à tous, que ce soit nos clients comme nous, de façon convenable, avec un prix, voilà, qu'on puisse tous manger à nos fins.
03:39Parce qu'aujourd'hui, on ne peut pas ne pas dégager de bénéfices.
03:42Nous, on est une entreprise, il faut qu'on puisse en dégager pour qu'on puisse se payer.
03:45Mais il faut aussi que les clients, ils mangent et qu'ils savourent, qu'ils apprécient et qu'ils ne soient pas serrés à la ceinture pour acheter une baguette.
03:50On n'a pas envie d'aider de ceci, on a envie de retrouver l'exister un peu normal.
03:54Oui, oui, normal, tout simplement, comme avant, quoi.
03:56Simplement, simplement, voilà.
03:57Ça marche. En tout cas, merci beaucoup, Didier, pour votre message.
04:00Merci.
04:03Ce qui se passe, c'est catastrophique.
04:04Il y a certains boulangers qui nous ont dit qu'ils passent d'une facture de 1 500 euros par mois à 9 000 ou même à 20 000 euros par mois.
04:10Donc ça, c'est tout simplement intolérable.
04:12Aujourd'hui, ce qu'ils souhaitent, c'est tout simplement retrouver une vie normale, la vie d'avant.
04:16Avec Matrix, en fait, ce qu'on a décidé de faire, c'est aussi vous aider, vous.
04:19Chaque mois, on prendra 4 familles qui sont vraiment dans le besoin,
04:23qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts, qui n'arrivent plus à nourrir leur famille.
04:26Donc envoyez-nous un message.
04:27Moi, Instagram, c'est Zitoun Farid.
04:29Donc voilà, Zitoun Farid, tout attaché.
04:31J'invite à faire de même avec d'autres influenceurs qui gagnent à peu près correctement leur vie d'aider ceux qui sont dans le besoin.
04:38On arrive dans une période où la vie, elle est extrêmement dure, très, très dure.
04:43Les prix ont considérablement augmenté.
04:45Pour acheter rien qu'un paquet de pâtes, aujourd'hui, tu vas dans un magasin, c'est 2 euros le paquet de pâtes.
04:48C'était bien l'époque, les pâtes au chocolat, 80 centimètres.
04:50Ouais, ça, c'était trop bien.
04:52Il faut qu'on arrive à surmonter tout ça.
04:53Donc voilà, je s'appelle à vous, influenceurs, même aux personnes qui travaillent dans le gouvernement.
04:57Donc on ne peut pas...
04:58Tout est possible, que ce soit même influenceurs, que tu sois, voilà, que tu as 15, que tu as 16, que tu as 18, que tu as 45.
05:04Peu importe à quel statut tu es, le meilleur, c'est que tu nous tendes la main.
05:07Il faut les mettre en avant, ces gens-là, et les aider, parce qu'on ne peut pas laisser ce savoir-faire
05:17et ce savoir-être être autant en difficulté.
05:19Voilà.
05:20En tout cas, merci beaucoup Coralie.
05:22Merci à vous, en tout cas, de nous mettre un peu en lumière.
05:23C'est normal, c'est normal, il n'y a aucun souci.
05:25Merci à vous, en tout cas.
Commentaires