00:00...leur vie de ce qu'il voit, et l'homme est allé sur un tournage pas n'importe quel,
00:03le nouveau film de Patrice Lecomte avec Johnny Hallyday.
00:05Vous imaginez Johnny Hallyday à Annonay en Ardèche, comment ça se passe ?
00:09C'est Thierry Colby qui est allé voir, regardez.
00:13Décembre 2001, Annonay, petite ville tranquille au nord de l'Ardèche,
00:17vit depuis deux mois un événement exceptionnel.
00:19C'est ici que Patrice Lecomte a choisi de planter sa caméra pour son nouveau film,
00:23L'Homme du Train.
00:25Un tournage dans la ville, c'est déjà une curiosité,
00:27mais quand en plus les acteurs s'appellent Johnny Hallyday et Jean Rochefort,
00:30l'excitation monte.
00:31Van Zébadeau découvre l'envers du décor.
00:34Enfin, ça a amené un peu de mouvement à Annonay,
00:36parce qu'Annonay, c'est une petite ville de 20 000 habitants qui est un peu morte,
00:41si on peut dire, ça fait revivre, ça fait briller.
00:43De partout où vous allez, que ce soit au travail,
00:46il y a une grosse usine sur Annonay, dans toute l'usine ça rempart toute la journée,
00:49dans les bars c'est pareil ici.
00:52Dans le scénario, l'histoire se déroule dans une ville sans pittoresque particulier.
00:55C'est après avoir visité plusieurs localités de la région Rhône-Alpes
00:59que Patrice Lecomte a choisi Annonay.
01:01Je cherchais une ville,
01:03qui ne soit pas une ville touristique et typique,
01:05avec des rues piétonnes et des vieilles pierres,
01:06à la mort moelle, enfin avec les images du spa.
01:09Je ne veux pas que ce soit une ville moderne,
01:10je veux que ce soit une ville qui passe relativement inaperçue,
01:14une ville qui ressemble à une ville.
01:15C'est une chance pour une ville comme Annonay d'avoir
01:17des acteurs, une équipe de films qui vient tourner pendant 7 semaines.
01:25Ça fait qu'on ait trop abandonnés.
01:27On sera peut-être content de voir le film à la télé,
01:29clairement pas, on verra peut-être le film à la télé.
01:30Non mais si, c'est bien.
01:31C'est bien quoi.
01:32Et pour voir le film,
01:33il faudra d'abord aller dans les salles de cinéma.
01:35En attendant, ce tournage intéresse beaucoup la presse
01:38et les médias locaux.
01:39Nous, on a fait passer le message aux habitants d'Annonay
01:51en leur expliquant que pendant 7 semaines,
01:53on avait tourné chez eux
01:54et que ça allait déranger le déroulement normal
01:57de la circulation, des stationnements et autres.
02:01Mais qu'en dehors de ça,
02:02ils étaient invités cordialement,
02:03chaque fois qu'on était en extérieur,
02:04à assister aux prises de vue.
02:06Pour les besoins de l'histoire,
02:07le théâtre municipal a été transformé en banque.
02:10Johnny joue un gangster qui doit faire un dernier casse
02:13et c'est sa rencontre avec un prof à la retraite
02:15qui va le transformer.
02:19Ces Annonéens font partie des 250 personnes
02:21sélectionnées pour la figuration.
02:30Chaque figurant observe avec attention
02:32l'organisation d'une telle production.
02:35C'est des petites fourmis
02:35qui ont leur pris rôle à jouer
02:37et qui apparemment,
02:38il faut bien qu'elles le jouent
02:40parce que le temps est précieux apparemment sur un tournage.
02:44Tous les fans de Johnny sont là.
02:46Enfin, tous ceux de la région.
02:47Pour faire une photo souvenir,
02:49certains ont fait plus de 300 km.
02:50Il faut donc éviter les débordements.
02:52Pas de plage.
02:53Il n'y a pas de photo pendant les prises.
02:55Plein après les prises,
02:57mais pas pendant.
02:57D'accord ?
02:58Ici, c'est vraiment un événement.
02:59Un tournage est un événement.
03:01Un tournage avec Johnny est un double événement.
03:03Non, pourquoi ?
03:04Je suis venu faire mon métier d'acteur.
03:06Je ne suis pas venu jouer Johnny Heddy.
03:09Je suis venu jouer Milan.
03:10Milan, c'est le nom du personnage que j'attire près de dans le film.
03:16Le tournage de film est toujours intéressant,
03:18mais c'est vrai que s'il n'y avait pas de Johnny,
03:20peut-être qu'on n'aurait pas fait le déplacement.
03:21Il y a beaucoup de fans de partout.
03:23On est très sollicité, même nous, à notre niveau,
03:25pour savoir où sont les artistes,
03:28quand est-ce qu'on peut les rencontrer.
03:29Mais bon, on n'a malheureusement pas toutes ces informations.
03:33Et toute cette agitation, c'est bon pour le commerce.
03:35C'est certain que les gens qui viennent,
03:36qui se déplacent parce qu'il y a Johnny,
03:39donc qui montent sur un honnet,
03:41en profitent pour faire des achats.
03:43Mais les gens viennent avant tout pour voir leur idole.
03:46Pourtant, Johnny reste assez inaccessible.
03:48Une vraie déception pour les habitants.
03:49Il a signé l'autographe, il a été très dur d'approche.
03:55Mais bon, c'est vrai qu'il est très sollicité.
03:58Il peut être à sa place aussi de Tamartin.
04:00Johnny a l'idée, il aurait pu être un peu plus communicatif
04:02avec les gens de Donovan.
04:04Donc c'est un truc qu'on leur reproche.
04:06Mais bon, c'est pas grave.
04:07Ça reste comme une star.
04:08Une star reste une star,
04:10même si elle n'est pas toujours disponible.
04:11Johnny n'approchera jamais la foule.
04:13Il est bien le seul à ne pas être gêné par ce public assidu.
04:17Ça peut gêner beaucoup d'acteurs
04:18qui n'ont pas l'habitude,
04:20qui n'ont jamais fait de théâtre.
04:21Par exemple, parce qu'il y a beaucoup d'acteurs cinéblogs
04:22et d'acteurs des cinémas
04:23qui n'ont jamais fait de théâtre,
04:24qui n'ont jamais fait de scène.
04:26Moi, ça ne me gêne pas trop.
04:27On sent que j'ai l'habitude
04:28d'avoir un public devant moi.
04:32Donc moi, ça ne me gêne pas vraiment.
04:35On ne peut pas être assassiné de Johnny.
04:36Ce n'est pas possible.
04:38Il y a quand même pas mal de fétichisme
04:39de la part des gens.
04:41Notamment, une fois où je n'ai fumé une cigarette
04:43et il a jeté partie,
04:45les gens sont précipités dessus.
04:46C'est pas hallucinant.
04:47Disons que j'ai appris à vivre avec.
04:50Ça me fait peur.
04:51Ça m'a rendu heureux
04:52d'avoir fait une carrière moyenne.
04:54Parce que je n'aurais pas pu subire
04:56cette pression publique en permanence.
04:59Ça doit être un vivant de ça.
05:03On se fait un tour, j'allais.
05:04Il y avait une anecdote
05:05que me racontait Patrice Recompte.
05:08C'est qu'une fois qu'ils avaient
05:09barré une rue piétonne pour tourner,
05:11d'un seul coup,
05:12comme la rue était barrée,
05:13c'était pour eux.
05:13Donc ils se baladaient
05:14entre deux prises
05:15à regarder des magasins qui étaient là.
05:17Et puis Johnny regardait un truc
05:19et une quincaillerie.
05:20Il était sidéré
05:21qu'il y a tellement d'objets dans la...
05:23Il était sidéré de voir une quincaillerie.
05:25Et comme ça, Patrice,
05:25qui me l'a raconté,
05:27m'a dit...
05:28Et c'est vrai que ça ne lui arrive jamais.
05:29Se balader dans une rue piétonne
05:31et de regarder un magasin.
05:32Au bout de sept semaines,
05:34ce tournage se termine sereinement.
05:35L'homme du train sera sur les écrans
05:37à la rentrée.
05:38Cette expérience aura même fait naître
05:39quelques vocations.
05:41D'accord, pour tout ça, frère.
05:42J'ai envie de m'engager dans le cinéma,
05:44vous voyez.
05:44Il se partait avec eux.
05:47Alors, je vous aurais dit
05:47à ces messieurs,
05:48alors voilà,
05:49il prend le train pour tous les gars.
05:50Voilà, on t'a bon.
05:54Ah, regardez !
05:56Ah oui, voilà.
05:57Vous allez prendre froid.
05:58C'est sympa.
05:59Il faut la mettre bonheur.
06:00Comme ça, là.
06:00Voilà, ça y est !
06:02Loïc Blériot.
06:03Il va m'enfuir dans la caméra, là.
06:05Allez, adieu !
06:06Voilà, un tournage de Patrice Lecomte
06:08à Anonné en Ardèche.
06:09Tout à l'heure, autre reportage,
06:10ce sera la séquence culte de l'émission.
06:12On reviendra sur les valseuses
06:13avec Bertrand Blier,
06:15qui revient quelques années après
06:16et qui nous raconte les coulisses du film.
06:18Alors, vous n'êtes pas nés,
06:19ni les uns, ni les autres,
06:19dans ce métier.
06:20Vous l'avez décrit.
06:21Votre passion
06:21toujours nous rassemble.
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