- il y a 6 mois
Le Premier ministre François Bayrou et le ministre des Outre-mer Manuel Valls s'expriment après la réunion d'un nouveau Comité interministériel des Outre-mer le jeudi 10 juillet.
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00:00Je suis très heureux que le ministre d'État, ministre des Outre-mer, ait pu nous accueillir.
00:07Vous savez que ça a été pour nous une orientation extrêmement forte de la composition du gouvernement,
00:17que les Outre-mer deviennent un ministère d'État, avec la place éminente qui est la sienne,
00:26y compris dans l'ordre protocolaire du gouvernement, ce qui n'avait jamais été le cas dans l'histoire.
00:34Et c'est précisément pour nous symbolique, non seulement par la personnalité des ministres d'État,
00:40mais par la définition de ce ministère.
00:45C'est très symbolique du message qu'ainsi nous avons adressé à nos compatriotes d'Outre-mer.
00:53Je suis heureux de saluer les ministres nombreux qui étaient là, de saluer les...
01:00Puisque Mayotte était un grand sujet, les deux autorités majeures qui participent à cette entreprise de reconstruction de Mayotte,
01:10M. le Préfet et M. le Général Pascal Facon, et puis à chacun d'entre vous, mesdames et messieurs.
01:16Tout le monde se souvient de l'ouragan Chido et des dévastations qui l'ont entraîné à Mayotte,
01:26de la situation extrêmement préoccupante qui a été créée par cet événement climatique.
01:37Et le lien de Mayotte à la France que chacun connaît ici,
01:43les luttes qui ont été menées par les Mahorais et les Mahoraises,
01:48peut-être principalement par les Mahoraises,
01:53pour que Mayotte soit affirmée dans sa volonté d'appartenir à la République,
02:00sont évidemment un élément de plus de notre préoccupation sur ce sujet-là.
02:08Et donc tout le monde se souvient, l'ouragan Chido, c'est le lendemain même de ma nomination.
02:15Et donc vous vous souvenez aussi que le 30 décembre, à peine 15 jours après, à Mamoudzou,
02:22nous avons présenté aux représentants du territoire le plan Mayotte-debout,
02:28Mayotte-debout, comme on dit.
02:32Un projet de loi d'urgence portant les mesures de soutien a été déposé le 8 janvier.
02:39Il a été adopté à l'unanimité par les deux chambres du Parlement au début du mois de février.
02:44Mais nous sommes tous conscients qu'au-delà de l'urgence, il nous revient de reconstruire Mayotte,
02:51de refonder sur des bases solides un archipel où la vie sera, monsieur le préfet, équilibrée
03:00et où la promesse d'égalité sera tenue.
03:06Pour cela, nous sommes aussi tous conscients qu'il faut traiter les difficultés structurelles que Chido a mises à nu.
03:12La première de ces difficultés tient à la population, à la démographie,
03:20c'est-à-dire aux questions d'immigration illégale et incontrôlée
03:25qui déstabilisent profondément la population et l'état d'esprit de nos compatriotes à Mayotte.
03:35Il ne faut pas oublier que si les choses continuaient à progresser au rythme actuel,
03:41en 2050, Mayotte serait 20 fois plus densément peuplée que le territoire hexagonal.
03:51Et donc, c'est inacceptable.
03:53Et donc, nous intervenons de manière déterminée sur ce sujet.
04:00Et puis, le deuxième grand sujet, ce sont les difficultés économiques et sociales.
04:06Le taux de chômage à Mayotte est de 37%.
04:08Les conditions d'habitat sont très profondément dégradées.
04:15L'état des équipements est difficilement soutenable,
04:19puisque le réseau d'eau qui a été construit pour 150 000 habitants
04:23doit répondre maintenant à une population de 320 000 personnes,
04:28c'est-à-dire plus du double de ce qui avait été prévu pour le réseau d'eau.
04:35Et donc, en comité interministériel des Outre-mer,
04:38cet après-midi, nous avons enterriné la stratégie pluriannuelle sur six années
04:42visant à traiter à la racine l'ensemble de ces problèmes.
04:47Et je remercie le général Facon pour le travail qui a été mené
04:51depuis le début de l'année sous l'autorité du ministre de l'État
04:54pour définir cette stratégie.
04:59Cette stratégie s'articule très étroitement avec le projet de loi
05:03de programmation pour la refondation de Mayotte,
05:06qui vient d'être adoptée par le Parlement.
05:09Les deux textes qui proposent pour le premier des orientations
05:13et leurs déclinaisons opérationnelles,
05:15pour le second des dispositions législatives,
05:18ces deux textes agissent sur les mêmes problèmes,
05:21avec les mêmes objectifs et le même ordre de priorité dans le temps.
05:25D'abord, traiter les difficultés transversales
05:27qui ont jusqu'ici ralenti le développement de Mayotte
05:31et, en particulier, l'immigration clandestine et le logement insalubre.
05:37Premier objectif majeur.
05:39Deuxième objectif, assurer la protection des Mahorais
05:43contre les deux menaces qu'ils doivent affronter,
05:47et l'insécurité d'un côté et les aléas naturels de l'autre.
05:51Troisième temps, garantir aux Mahorais l'accès aux biens essentiels
05:55que sont l'eau, l'alimentation et les soins.
05:58Quatrième temps, développement à long terme de l'île
06:02avec deux orientations majeures,
06:04l'une en direction de la jeunesse mahoraise,
06:08en particulier pour se former et pouvoir un jour travailler à Mayotte,
06:11et l'autre, la structuration des filières économiques,
06:15notamment celles de l'agriculture, de la pêche et du tourisme.
06:19Pour donner corps à ces orientations,
06:22il faudra naturellement que le Parlement vote les crédits nécessaires
06:26dans le cadre de la loi de finances de 2026.
06:29Il faudra également un esprit de co-responsabilité,
06:32parce que nous savons bien que rien ne pourra se faire
06:35sans les Mahorais, les citoyens Mahorais,
06:38aux féminins et aux masculins,
06:40sans les entreprises, les associations, les organismes consulaires
06:43et bien sûr les élus du nouveau département-région
06:47auquel le ministre d'État a l'intention de présenter sans délai
06:51la stratégie que nous avons adoptée.
06:55Pour susciter la confiance des Mahorais,
06:58et c'est un point essentiel,
06:59le plan que nous proposons devra faire l'objet
07:03d'un suivi rigoureux et continu.
07:07Parce que Mayotte a connu plusieurs plans
07:10dont les intentions n'ont pas toujours été suivies d'effets,
07:16faute de contrôle et d'évaluation.
07:18C'est pourquoi nous avons décidé que l'avancement de ce plan
07:21serait suivi chaque trimestre.
07:24Nous avons voulu cet après-midi prendre également
07:27arrêter une stratégie contre deux fléaux
07:31qui affectent avec une force particulière la vie quotidienne,
07:36non seulement à Mayotte, mais dans l'ensemble des Outre-mer.
07:39Le premier, c'est le coût de la vie,
07:41et le deuxième, c'est l'insécurité.
07:43La vie chère dans les Outre-mer est un combat quotidien,
07:46et nous connaissons la force des incompréhensions
07:50et des protestations sur ce sujet.
07:52Le gouvernement a donc préparé un projet de loi
07:56de lutte contre la vie chère qui sera examiné
07:58en Conseil des ministres à la fin de ce mois
08:01et présenté au Parlement à la rentrée.
08:04Ce projet de loi renforce le bouclier qualité-prix
08:09qui a été créé en 2012,
08:10notamment en accroissant les contrôles
08:12et en prévoyant des sanctions pénales en cas de non-respect.
08:15Sans attendre l'examen de ce projet de loi,
08:18nous avons décidé de prendre par voie réglementaire
08:22un certain nombre de mesures
08:23pour lutter contre la vie chère Outre-mer
08:25que le ministre d'État va vous indiquer
08:27dans quelques minutes, si je suis bien informé.
08:31Enfin, avec la vie chère,
08:32l'insécurité représente le sujet le plus important
08:35à traiter dans un grand nombre d'Outre-mer.
08:38Elle y est plus forte que dans l'Hexagone.
08:41Or, tous les Français ont droit au même niveau de sécurité.
08:44Et tout le monde mesure ce qu'est le risque
08:48qui provient de l'explosion des narcotrafiques
08:53qui sévissent particulièrement aux Antilles,
08:59particulièrement en Guyane,
09:01en raison de la proximité de ces territoires
09:04avec les quatre premiers pays producteurs de cocaïne au monde.
09:09La loi de narcotrafic qui a été promulguée il y a un mois
09:12comprend des dispositions spécifiques aux Outre-mer.
09:15Mais nous avons décidé aujourd'hui d'aller plus loin encore
09:19en renforçant considérablement le contrôle des approches
09:23maritimes et aériennes
09:24et la coopération policière et judiciaire
09:28avec les pays voisins.
09:29D'autres mesures de lutte contre l'insécurité
09:33que le ministre d'Etat va vous les présenter dans un instant.
09:37Comme pour Mayotte, l'action que nous menons
09:39contre les problèmes les plus frappants Outre-mer,
09:44la viscère et l'insécurité doivent être suivies
09:46de plans d'ensemble et de long terme.
09:48Car pour nous, il n'y aura d'avenir pour l'Outre-mer
09:53que s'il y a une visibilité, une vision pour nos concitoyens.
09:59Partant du bilan que nous avons effectué cet après-midi
10:02des mesures qui ont été mises en oeuvre
10:04depuis le dernier comité interministériel des Outre-mer
10:07en juillet 2023,
10:10nous allons maintenant définir
10:12pour chacun des territoires d'Outre-mer
10:14pour chacun des territoires d'Outre-mer
10:16une stratégie de développement.
10:18Ces stratégies feront l'objet, dans les prochains mois,
10:21d'un nouveau comité interministériel des Outre-mer.
10:24L'ensemble de notre action vise un but
10:28qui est absolument clair dans notre esprit
10:31et le sera dans l'esprit de nos concitoyens,
10:34tenir à l'égard des Outre-mer
10:36la promesse d'égalité constitutive
10:39d'une politique d'aménagement équilibré du territoire.
10:41Cette égalité est la première condition
10:45pour que les Outre-mer se sentent reconnus
10:48et qu'ils soient à part entière
10:50membres de notre République
10:52et participent pleinement
10:54dans un monde où les tensions
10:56et les rivalités deviennent critiques
10:58au rayonnement de notre pays.
11:02Et il faut aussi que cette politique
11:04à l'égard des Outre-mer,
11:06partagée par nos concitoyens,
11:08apparaisse comme suffisamment ambitieuse
11:10pour que se dessine pour chacun
11:12un avenir désirable.
11:14Voilà les quelques mots d'introduction
11:15que je voulais dire
11:16avant de céder la parole
11:18au ministre d'Etat.
11:21Merci, monsieur le Premier ministre,
11:23mesdames et messieurs les ministres,
11:24mesdames et messieurs.
11:26Le hasard a bien fait les choses.
11:28Ce jeudi 10 juillet
11:29est un jour important pour les Outre-mer.
11:32J'ai commencé ma journée
11:33en recevant le rapport
11:35sur les conséquences des essais nucléaires,
11:38par rapport parlementaire
11:39de l'Assemblée nationale
11:40et ces nucléaires en Polynésie française.
11:43Je suis, vous le savez,
11:44monsieur le Premier ministre,
11:45déjà depuis une semaine
11:46totalement engagé dans les discussions,
11:49dans les négociations
11:50concernant l'avenir
11:50de la Nouvelle-Calédonie.
11:53En vous quittant,
11:53je vais les rejoindre.
11:56Aujourd'hui, le Sénat
11:57a adopté définitivement,
12:00vous l'avez évoqué,
12:01le texte de loi
12:02pour la refondation de Mayotte
12:04que vous aviez annoncé vous-même
12:05sur ce territoire à la fin de l'année.
12:09C'est un succès pour le gouvernement
12:11et c'était attendu par les Mahorais.
12:15Et puis, nous avons en effet
12:18ce comité interministériel aux Outre-mer.
12:21Vous avez dit l'essentiel sur Mayotte.
12:25Je voulais d'abord vous remercier
12:26de la confiance que vous m'avez faite
12:29en me nommant à cette responsabilité
12:32et surtout de l'engagement,
12:34M. le Premier ministre,
12:34que vous avez pris à l'égard
12:36des ultramarins
12:38à travers, vous venez de le souligner,
12:40le ministère d'Etat
12:43que je porte.
12:46Sur Mayotte, je ne redis rien de plus,
12:48sinon que nous avons mis en place
12:50progressivement les outils
12:51qui nous permettent la reconstruction,
12:53la refondation de ce territoire
12:55avec 4 milliards d'euros engagés
12:58sur les prochaines années
12:59et la nécessité maintenant
13:01d'obtenir des résultats.
13:03C'est ma tâche.
13:04C'est aussi évidemment la tâche
13:05du général Facon
13:06qui est en charge
13:07de la mission interministérielle
13:08qui est ici au ministère des Outre-mer,
13:11avec la direction générale des Outre-mer,
13:12bien évidemment,
13:13et sur le terrain
13:13avec le préfet Bioville
13:15qui est ici parmi nous.
13:17Je remercie de son implication
13:19et avec lui l'ensemble
13:20des agents de l'Etat.
13:24Il faut aller vite,
13:25le faire bien
13:25et le faire de manière coordonnée,
13:28concertée et régulière.
13:31Et la plus efficace possible
13:32et la plus lisible
13:33pour les Mahorais.
13:36Je dis un mot
13:37sur la lutte contre la vie chère
13:39qui concerne en effet
13:40l'ensemble des territoires ultramarins.
13:44C'est une priorité
13:45de bonne action politique
13:46avec votre soutien
13:48de celle du gouvernement.
13:50Là aussi,
13:50le comité interministériel
13:52acte des actions concrètes
13:53qui doivent améliorer rapidement
13:55et durablement
13:57la situation
13:57pour l'ensemble
13:58de nos compatriotes ultramarins.
14:00Et la vision,
14:01ce sont 5 mots-clés.
14:03Concurrence,
14:03transparence,
14:05exigence,
14:06renaissance et bon sens.
14:08Concrètement,
14:09nous avons acté
14:09le plan complet
14:11et structurel
14:11avec une réponse législative,
14:13en effet.
14:14Le projet de loi
14:15de lutte contre la vie chère
14:16qui sera présenté
14:16en Conseil des ministres
14:17le 30 juillet.
14:19Il renforcera
14:20le pouvoir d'achat,
14:21améliorera la transparence
14:22dans la formation des prix,
14:23stimulera une concurrence
14:24loyale
14:25et soutiendra
14:26les filières locales.
14:27Ce travail,
14:28nous l'avons mené
14:28avec les parlementaires,
14:30les élus locaux,
14:30les forces économiques
14:31et sociales
14:31et nous le poursuivrons
14:33jusqu'à l'automne
14:34avec la présentation
14:35et les débats
14:36autour de ce texte de loi.
14:38Nous le préserverons
14:38le 12 septembre,
14:39d'ailleurs,
14:40d'une journée complète
14:41avec l'ensemble
14:42des préfets
14:42et les acteurs
14:43économiques et sociaux
14:44ici pour continuer
14:46à consolider
14:47notre action.
14:48Mais sans attendre
14:49l'adoption de la loi,
14:503 décrets sont pris ce jour
14:51pour renforcer
14:52les observatoires
14:53des prix,
14:54des marges
14:54et des revenus
14:55et pour renforcer,
14:56vous l'avez souligné,
14:57le bouclier qualité-prix.
14:59Et puis,
14:59une circulaire
14:59est également adressée
15:00aux préfets
15:01pour les mobiliser
15:03encore davantage
15:04sur cet objectif
15:05et renforcer
15:06le rôle de coordination
15:07et d'impulsion stratégique
15:09en matière
15:09de lutte contre la vie chère.
15:11La lutte contre la vie chère,
15:12c'est aussi répondre
15:13aux besoins
15:13des entreprises ultramarines
15:15et permettre aux entreprises
15:16de bénéficier
15:17des conditions de stabilité
15:18qui leur permettent
15:19de pratiquer
15:19les meilleurs prix.
15:21C'est la raison
15:21pour laquelle
15:22nous allons publier
15:22prochainement
15:23une circulaire
15:23visant à améliorer
15:24les délais de paiement
15:25public dans les Outre-mer.
15:27C'est un vrai sujet
15:27reposant sur le déploiement
15:29d'outils opérationnels
15:30éprouvés
15:31dans certains territoires.
15:32Efficacité,
15:33rapidité,
15:34transparence là aussi.
15:35Et la lutte
15:36contre la vie chère,
15:36enfin,
15:37c'est l'adaptation
15:38des normes européennes
15:39aux réalités
15:39de nos territoires ultramarins.
15:41Nous en avons parlé également.
15:42Ces normes sont parfois
15:43une source inutile
15:44de contraintes.
15:45C'est pourquoi
15:46le SIUM a décidé
15:47d'intégrer les régions
15:48ultrapifériques
15:48dans l'agenda européen
15:50de simplification
15:50et d'agir pour adopter
15:52la législation européenne
15:53et les textes européens.
15:54C'est un long travail
15:55qui nous attend,
15:55mais là aussi,
15:56il y a beaucoup d'attente.
15:58Je n'y reviens pas.
15:59Le ministre Buffet
16:00a présenté
16:01l'ensemble des mesures
16:02que le ministre
16:03de l'Intérieur
16:04a préparées
16:05concernant la lutte
16:07contre le narco-trafic.
16:09Vous l'avez souligné.
16:10Sous votre autorité,
16:11nous avons rappelé
16:12que c'est une cause nationale,
16:14c'est une cause de l'Etat,
16:15tant ces sociétés,
16:16notamment
16:17aux Antilles
16:18et en Guyane
16:18menacent de s'effondrer
16:19face à la puissance
16:20du narcotrafic.
16:22Le ministre de l'Intérieur
16:23se rendra cet été
16:24aux Antilles.
16:27Nous avons rappelé,
16:28déployé
16:29l'ensemble de l'action
16:30sur le contrôle
16:31des approches maritimes
16:31et aériennes
16:32des territoires,
16:33le contrôle des flux
16:34qui déstabilisent
16:34les territoires ultramarins,
16:36le renforcement
16:36de la coopération régionale,
16:38les moyens, bien sûr,
16:39humains, techniques,
16:41dans l'air,
16:42en mer, sur terre,
16:43qui sont nécessaires
16:44pour lutter contre
16:45l'ensemble de ce fléau.
16:47Et enfin,
16:48le comité interministériel
16:50d'aujourd'hui
16:51est le coup d'envoi
16:52d'une démarche,
16:53davantage les concentrés,
16:55dont les élus locaux,
16:56les parlementaires
16:56et les représentants
16:57de la société civile
16:58seront les moteurs.
16:59Les équivalents
17:00du comité interministériel
17:01aux Outre-mer
17:02seront organisés
17:02par territoire
17:03à partir de la rentrée
17:04de septembre.
17:05Ils permettront,
17:06selon une logique,
17:07celle que j'ai déjà présentée,
17:08notamment en Guyane,
17:09de démétropolisation
17:10et d'adaptation,
17:12de dégager des actions
17:13qui pourront être mises
17:13en place directement
17:14à l'échelle du territoire
17:16que nous devons suivre régulièrement
17:17pour en améliorer l'efficacité.
17:19Elles permettront aussi
17:20d'adresser des demandes
17:21aux recommandations
17:22qui seront traitées
17:23dans le cadre
17:23du prochain comité interministériel
17:25à la fin de l'année
17:26au plan national
17:27et qui, là, associera
17:28l'ensemble des élus.
17:30Mais nous avons donné
17:30un certain nombre d'orientations
17:32pour gagner en priorité,
17:34en efficacité,
17:35avec des thématiques très concrètes.
17:37L'adaptation du changement climatique,
17:39c'est sans doute
17:39le grand défi
17:40de ces territoires ultramarins,
17:42c'est le grand défi,
17:42évidemment, de la planète.
17:43La coopération
17:44et le rayonnement régional,
17:45ces territoires doivent mieux
17:46se développer
17:47dans leur espace régional,
17:48sur chacun des océans
17:50et rayonner par eux-mêmes.
17:52La lutte contre
17:52les violences intrafamiliales,
17:54c'est une des grandes préoccupations
17:55que nous avons.
17:57L'autonomie alimentaire,
17:59le soutien aux entreprises
18:00et bien sûr
18:00toutes les questions liées
18:01à la jeunesse,
18:02à la culture
18:02et la mémoire.
18:04Voilà, mesdames et messieurs,
18:06quelques éléments
18:06qui complètent
18:07ceux du Premier ministre.
18:09Nous avons tenu
18:10cette réunion
18:10dans les salons
18:11qui portent le nom
18:12de Louis Deligresse,
18:13héros de la lutte
18:14contre le rétablissement
18:15de l'esclavage
18:16à la Guadeloupe,
18:17mort sans capituler
18:18avec 300 combattants
18:19au Matouba
18:20en 1802
18:21pour que vive la liberté.
18:25Ça, c'est
18:26l'inscription,
18:30le rappel
18:30de sa mémoire
18:31qui est placée
18:32dans la crypte
18:33du Panthéon
18:34où il repose.
18:35Il y a un besoin
18:36tellement puissant,
18:37M. le Premier ministre,
18:39de considération,
18:41de justice,
18:43d'égalité,
18:43un changement de rapport
18:44entre l'Hexagone,
18:46l'Etat,
18:46d'une part,
18:47et ces territoires
18:48que nous devons
18:49beaucoup travailler.
18:51Avec un ministère d'Etat,
18:52cela donne
18:52plus grande lisibilité,
18:54des moyens d'action
18:55supplémentaires,
18:57bien évidemment,
18:58de l'action.
18:59Nous en avons fait
19:00la démonstration aujourd'hui.
19:01donc nous allons
19:02poursuivre ce travail
19:04avec beaucoup de force
19:06et encore une fois,
19:07la preuve,
19:07en quelques mois,
19:08et c'est du juillet
19:09en est la démonstration,
19:11les dossiers avancent,
19:11mais ça ne nous donne
19:12qu'une seule obligation,
19:13poursuivre de manière
19:14encore plus efficace
19:15et plus forte.
19:16En six mois ?
19:18En six mois,
19:18M. le Premier ministre.
19:20Et j'ai entendu dire
19:21que le Parlement
19:22ne légiférait pas assez
19:24sur des textes
19:25du gouvernement.
19:27Je pense que
19:27ça n'est pas vrai.
19:29En tout cas,
19:29il y a déjà deux textes
19:30concernant Mayotte
19:31qui ont été adoptées
19:32en quelques mois
19:33et un prochain
19:34qui arrive sur la Vichère.
19:37Est-ce que
19:38vous avez des questions ?
19:44Bonjour,
19:48messieurs les ministres.
19:49Oscar Tessono
19:50pour Ibrel Magazine.
19:51Donc on est un hebdomadaire
19:52fait dans le secteur
19:53protégé par les personnes
19:54en situation de handicap.
19:56J'aurais une question
19:57sur les dispositifs scolaires.
19:59avez-vous des données
20:00ou des informations
20:00claires sur le nombre
20:02et la quantité d'enseignants
20:03qui seront présents
20:04dans les établissements
20:05à Mayotte
20:06à la rentrée scolaire
20:07en septembre ?
20:10Je réponds.
20:12Non,
20:13on va vous donner
20:14ces éléments.
20:16Précisément,
20:16il y a une nouvelle rétrice
20:17qui d'ailleurs vient d'arriver.
20:18Nous avons indiqué
20:19que la période
20:20du mois de septembre
20:21au mois de décembre
20:22à Mayotte
20:23va être extrêmement délicate.
20:27Et donc,
20:28je m'y rendrai moi-même
20:29pour la rentrée scolaire.
20:33Aujourd'hui,
20:34beaucoup d'efforts
20:35ont été faits
20:35pour la reconstruction
20:36des classes
20:37et des écoles
20:37qui avaient été
20:38endommagées
20:39ou détruites
20:39par le cyclone
20:41Chido.
20:42Nous nous sommes donnés
20:43surtout l'objectif
20:45d'ici 2031
20:46de mettre fin
20:48aux rotations
20:49qui sont
20:50un véritable problème,
20:52un véritable défi
20:53pour ces écoles.
20:54Le chiffre
20:54qui a été donné
20:55par le général Facon,
20:56c'est la construction
20:57d'ici à 2031
20:58de 1 500 classes.
21:00De 1 500 classes.
21:02C'est ce travail
21:03que nous allons faire.
21:03Et devant les élèves,
21:04il faut en effet
21:05des enseignants
21:07soutenus,
21:08formés,
21:09accompagnés.
21:10C'est ce que fait
21:11le ministère
21:11de l'Éducation nationale.
21:13Nous tenons à votre disposition
21:14pour vous donner
21:15tous les éléments précis.
21:16Pour vous donner
21:16des chiffres précis,
21:17non pas sur les enseignants,
21:20parce que nous sommes
21:20dans une campagne
21:22de remobilisation,
21:25de recherche d'enseignants
21:27pour occuper ces fonctions,
21:29mais s'agissant
21:30des écoles,
21:32plusieurs centaines d'écoles
21:33ont été reconstruites.
21:34Il en reste exactement
21:3531 qui ne l'ont pas été
21:38et qui vont l'être
21:40dans les prochains mois.
21:42Et nous avons,
21:44sous l'autorité du préfet,
21:46des missions,
21:48une mission pour que
21:49la reconstruction
21:50de ces écoles
21:51soit prise en charge.
21:54Pour l'instant,
21:55ce sont des élèves
21:55qui sont scolarisés
21:57dans des écoles voisines
21:59et très souvent
22:01en alternance.
22:04Bonjour, Nicolas Ledin
22:06pour RCI,
22:07qui est une radio des Antilles.
22:09Juste deux petites précisions
22:10sur le projet de loi Vichère.
22:11Est-ce qu'aujourd'hui,
22:12il est finalisé ?
22:13Et concernant la date
22:14de présentation,
22:15j'imagine qu'il reste peu
22:15de conseils des ministres
22:16avant éventuelles vacances
22:18parlementaires et ministérielles.
22:20Est-ce que vous savez précisément
22:21à quelle date il serait présenté ?
22:23Oui.
22:24Oui, d'abord,
22:25il est évidemment finalisé.
22:27Il a été transmis
22:28aux parlementaires,
22:30aux élus locaux.
22:32C'est d'ailleurs tellement vrai
22:34que des collectivités
22:35se sont déjà exprimées
22:36sur ce texte.
22:37Nous avons rencontré
22:38les acteurs économiques,
22:40MEDEF, syndicats,
22:41chambres de commerce
22:42et d'industrie.
22:45Il a été transmis, bien sûr,
22:46au Conseil d'Etat.
22:47Et il sera présenté
22:49en Conseil des ministres
22:50le 30 juillet,
22:53c'est-à-dire à mon retour
22:54de la Polynésie française
22:55puisque je m'y rends
22:57à partir de mardi.
22:59C'est ainsi que l'ordre du jour
23:00du Conseil des ministres
23:01a été établi.
23:03Donc, il sera bien adopté
23:04par le Conseil des ministres.
23:06Donc, là aussi,
23:0730 juillet.
23:08Et je rappelle toujours
23:09qu'il a été préparé
23:10grâce également
23:11aux propositions de loi
23:14qui avaient été présentées
23:15par des sénateurs,
23:16l'URAEL, Bélim,
23:17ou par la députée Bélai.
23:20La proposition loi Bélim
23:23sur le logement
23:23et concernant les normes
23:24de construction,
23:25elle a été adoptée définitivement
23:27par l'Assemblée et le Sénat.
23:28Et nous sommes en train
23:29de préparer la publication
23:31du décret
23:32avec la ministre Valérie Lédard.
23:38Oui, bonjour.
23:39Mathias Stroud pour France Info.
23:40Le dossier mentionne
23:41un hub logistique
23:42pour le e-commerce en Martinique.
23:44Concrètement,
23:44quel impact vous espérez
23:46que ça aura sur les prix ?
23:47Qu'est-ce que ça va changer
23:47concrètement ?
23:48Et deuxième question,
23:50toujours concrètement,
23:51l'un des cinq mots
23:53que vous avez présentés,
23:54il y a bon sens dedans.
23:55Je cite l'intégration
23:56des territoires ultramarins
23:57dans leur environnement régional.
23:59Est-ce que vous pouvez expliquer
24:00concrètement ?
24:02Je réponds à la dernière question.
24:05Manuel Valls
24:06va répondre précisément
24:07à la première.
24:08un certain nombre de normes
24:14qui sont applicables
24:15en Outre-mer
24:16sont des normes
24:18définies
24:19dans l'hexagone.
24:22Par exemple,
24:23des normes
24:24de température
24:26pour le diagnostic
24:27énergétique,
24:30pour les DPE,
24:31qui sont
24:33assez
24:34ou totalement
24:35inadaptées.
24:37C'est aussi
24:38le cas
24:39pour les constructions.
24:40Il y a des normes
24:41de construction
24:42de matériaux
24:44de construction
24:44qui sont des normes
24:45hexagonales
24:46et qui se trouvent
24:48d'application
24:49automatique
24:50Outre-mer
24:52et qui sont
24:53évidemment
24:55déplacées
24:56dans leur
24:57conception.
24:58C'est sur ce sujet
25:01que le bon sens
25:02a été convoqué.
25:04Et on comprend
25:05assez bien
25:06ce que ça veut dire.
25:08Et ça vaut donc,
25:09M. le Premier ministre,
25:10pour la coopération
25:11régionale.
25:13Nous le voyons bien,
25:14nous l'avons évoqué,
25:15le ministre
25:16en charge
25:17de la francophonie
25:17de la coopération
25:18régionale
25:19le soulignait,
25:22pour chacun
25:22des territoires,
25:23dans leur espace,
25:25il y a beaucoup
25:25à faire,
25:26par exemple,
25:26pour ce qui concerne
25:27la Réunion et Mayotte,
25:29évidemment,
25:29sur le canal du Mozambique
25:31ou sur l'océan Indien,
25:33en lien avec cet environnement.
25:34Et donc,
25:34la question des normes
25:35est souvent reposée
25:36en lien avec ce que vous avez dit
25:38tout à l'heure
25:38sur les problématiques
25:39européennes.
25:41Donc là,
25:41c'est un des sujets
25:42et ça vaut évidemment
25:43pour les Antilles,
25:47ça vaut évidemment
25:48dans le Pacifique
25:49pour que nous soyons
25:50beaucoup plus efficaces.
25:51Donc ça concerne les normes.
25:52Je veux dire,
25:53je vais prendre un exemple
25:53pour bien me faire comprendre.
25:55après avoir rencontré
25:56la filière bois
25:57en Guyane,
25:59elle agit évidemment
26:00dans la forêt
26:01en respectant toute une série
26:02de normes environnementales
26:05avec l'ONF
26:06et avec le soutien
26:08de la collectivité territoriale.
26:10Mais parfois,
26:10ces normes nous permettent
26:11d'aller plus loin
26:12et ça oblige ce territoire
26:14à importer du bois
26:16de Pologne.
26:17ça renchérit sur les coûts
26:20alors que nous avons là
26:22un matériau,
26:25une capacité à développer,
26:27à construire le territoire.
26:28En circuit court.
26:30En circuit court.
26:31Ensuite,
26:33pour ce qui concerne
26:33la première question,
26:35oui,
26:36et ça a été très porté
26:36par les élus
26:37et notamment les parlementaires,
26:40il y a une volonté,
26:41y compris parce qu'il y a
26:42des pratiques,
26:43vous le savez,
26:44dans ces territoires,
26:45qui permettent,
26:46donc c'est ce que nous voulons
26:47mettre dans la loi,
26:48c'est ce qui est dans la loi,
26:49un accès au commerce en ligne
26:51qui va être facilité,
26:53ça veut dire plus de concurrence
26:54à travers ce e-hub
26:57et donc ça veut dire
26:58une baisse de prix,
26:59c'est ça l'objet,
27:00l'objectif de ce,
27:03de cet élément-là
27:05qui est porté encore une fois
27:07par les parlementaires
27:08et par les élus
27:09et que nous intégrons
27:10dans les démarches
27:11et dans la loi.
27:15Je suis Pascal Morel
27:18et je m'intéresse particulièrement
27:20aux questions de santé
27:21et médicales.
27:22Depuis longtemps.
27:23Merci, M. le ministre.
27:25Je voudrais vous demander
27:26si votre comité interministériel
27:28s'intéressera particulièrement
27:30à ces sujets
27:30puisqu'il est interministériel
27:32que le ministre de la Santé est là.
27:34D'ailleurs,
27:34le ministre de la Recherche
27:36et de l'Enseignement
27:36a été là, je crois aussi.
27:38En réalité,
27:39il y a des problèmes majeurs,
27:40évidemment,
27:40à la fois épidémiques,
27:43épidémiologiques aussi,
27:44mais aussi des points
27:46qui sont plus positifs,
27:48notamment dans l'Enseignement supérieur
27:50et médical et soignant.
27:53Est-ce que ce sont des sujets
27:54que vous aborderez ?
27:54Est-ce que ça fait partie
27:55de vos travaux ?
27:57Nous les avons abordés.
27:58Et je suis venu écouter cela.
28:00Mais peut-être
28:01le ministre de la Santé
28:02peut vous répondre.
28:05Directement du producteur
28:06au consommateur.
28:09En général,
28:10le ministre de la Santé...
28:12C'est une vraie Assemblée générale, ici.
28:13Eh bien, écoutez,
28:15on peut peut-être préciser
28:17les points qui ont été abordés
28:19en lien avec Philippe Baptiste
28:21de l'Enseignement supérieur.
28:22Il y avait quatre points essentiels.
28:24La première,
28:24c'était de reconstruire,
28:26effectivement,
28:26l'offre sanitaire.
28:28Donc, il y a un projet
28:29de reconstruction hospitalière
28:30qui est important,
28:31qui se localise sur Mamoudzou
28:33et sur Camry.
28:36Donc, sur deux sites,
28:37400 millions d'euros
28:38qui sont prévus.
28:38La première phase
28:39commence très concrètement
28:41en septembre
28:41avec la reconstruction
28:42des blocs opératoires
28:43qui avaient été endommagés
28:45pendant le cyclone.
28:46Et il y aura donc
28:47six blocs opératoires
28:49fonctionnels en septembre.
28:51Il y en a deux
28:51qui sont en cours de livraison
28:53et quatre autres supplémentaires.
28:55Il y aura nécessité aussi
28:56de pouvoir positionner
28:59la médecine libérale,
29:00de pouvoir avoir
29:01une vraie attractivité
29:02vis-à-vis des professionnels
29:03de santé.
29:04Il y aura des dispositifs
29:06de droit communs
29:07comme les zones franges
29:07qui vont permettre
29:08de pouvoir créer
29:10des maisons médicales
29:11de santé,
29:12des centres de santé,
29:13tout en maintenant
29:14les dispensaires
29:15qui sont importants
29:16puisque la base
29:17du système de santé
29:18sur les 17 communes
29:19de Mayotte
29:20est basée
29:21sur ces sujets-là.
29:23Ensuite,
29:23il y a toute une partie
29:24de formation.
29:25Sur Mayotte,
29:25il y aura la création
29:26d'un IFSI
29:27qui avait été annoncé,
29:28un institut de formation
29:28en soins infirmiers
29:29qui avait été annoncé
29:30par M. le Premier ministre
29:31lors de sa visite
29:33en décembre.
29:34Donc, c'est la Croix-Rouge
29:34qui sera porteur
29:36et qui pourra effectivement
29:37assurer cette formation
29:39sur site.
29:39Il y a des discussions
29:40en lien avec le ministère
29:41de l'Enseignement supérieur
29:43pour voir s'il y a
29:44une première année
29:44de médecine
29:46dans Mayotte.
29:48Et d'une façon
29:48plus générale,
29:49c'est l'organisation
29:50sanitaire globale
29:51avec une réorganisation
29:53de la prise en charge
29:54de l'offre de soins
29:55où tout ce qui n'est pas
29:56réalisable pour les Mahorais
29:57en termes d'offre de soins
29:59bénéficiera d'un système
30:01de guichets
30:01qui permettra
30:02de trouver ces soins
30:03sur la réunion
30:05ou en métropole
30:06en fonction
30:06des spécificités.
30:09Et ça sera
30:09en vigueur
30:10à partir du 28 juillet
30:12prochain,
30:13puisque la caisse
30:13de sécurité sociale
30:15de Mayotte
30:16travaille en lien
30:16avec les services
30:17de la préfecture
30:18et de l'ARS
30:18pour mettre ce guichet
30:19de façon présente.
30:22Et d'une façon générale
30:23sur les Outre-mer,
30:25pour comprendre
30:25le sujet plus globalement,
30:27nous avons volonté
30:28effectivement de porter
30:29la formation aux Outre-mer.
30:30Nous nous rendrons
30:31avec Manuel Valls
30:32en septembre
30:32pour l'inauguration
30:33du CHU de Guyane
30:35et d'une façon générale
30:36de pouvoir...
30:36De Guadeloupe.
30:37De Guadeloupe, pardon.
30:38De Guadeloupe.
30:39La Guyane...
30:40C'est fait.
30:41Voilà, le ministre Valls
30:42l'a annoncé
30:43avec la création
30:44de ce CHU,
30:45cette universitarisation.
30:47Donc, et sur la recherche,
30:48il y a des spécificités
30:50liées aux territoires
30:51d'Outre-mer
30:52qui sont naturellement envisagées
30:54dans tous les protocoles
30:55de recherche,
30:55mais dans le cadre
30:56de l'universitarisation
30:58des territoires ultramarins.
31:00C'est bien tous ces sujets-là
31:01qui sont évoqués.
31:04Donc, un plan de reconstruction,
31:06un plan d'attractivité
31:07des professionnels.
31:07Il y a des revalorisations
31:09importantes
31:10et aussi de revaloriser
31:12le rôle de la réserve sanitaire
31:14puisqu'on sait qu'on a
31:16à peu près,
31:17en permanence,
31:1850 à 80 professionnels
31:20de santé
31:20qui sont de métropole
31:22et qui effectuent aussi
31:23de l'aller vers
31:24la réserve sanitaire
31:26dans les Outre-mer,
31:27particulièrement à Mayotte.
31:29Et puis, il y a aussi
31:30toutes les spécificités,
31:32on va dire,
31:33infectieuses
31:34dont ça ne serait pas
31:35correct de ne pas parler.
31:37L'épisode de Chico Ngunia,
31:38que ce soit à La Réunion
31:39ou à Mayotte,
31:40est en voie de déclinaison.
31:42Il reste encore...
31:43Il y a eu 1 000 patients
31:44sur Mayotte,
31:45à peu près encore
31:46une trentaine d'hospitalisés.
31:48Et puis, les campagnes
31:48de vaccination
31:49sur des sujets importants
31:51comme le DT polio
31:52sur le choléra,
31:5435 000 vaccinations,
31:55la fièvre typhoïde,
31:57plus de 7 000 vaccinations
31:58sont des politiques
31:59d'aller vers
32:00qui sont extrêmement importantes.
32:02Et cette politique
32:02d'aller vers aussi
32:03permet de dépister
32:04aussi des maladies chroniques
32:05puisqu'on a un taux particulier
32:07de maladies chroniques
32:08et de certains sujets
32:09comme le diabète
32:10qui a une prévalence
32:11extrêmement importante
32:12en Outre-mer.
32:13Je peux en parler
32:14pendant des heures.
32:15Voilà, vous avez eu
32:15des réponses précises.
32:18Voilà.
32:18Vous pouvez préparer
32:19la question.
32:21C'est finissime.
32:22C'est la dernière question, là.
32:23Non ?
32:24Merci, Yannick.
32:31Merci beaucoup.
32:32Bonjour, Jean-Fateau
32:33pour Outre-mer 360.
32:35Vous avez évoqué
32:35votre déplacement
32:37en Polynésie française
32:38où il y a une inquiétude
32:40sur la méthamphétamine
32:42et sur les réponses
32:45du SCIUM.
32:47L'Assemblée de Polynésie française
32:49a voté une résolution
32:51pour demander
32:51un renforcement
32:52des sanctions pénales.
32:54Est-ce que vous avez...
32:55Est-ce que vous irez
32:55avec des annonces
32:56sur ce sujet ?
32:58Et est-ce que,
32:59par exemple,
33:00les dispositifs
33:01détaillés dans le dossier
33:02de presse
33:03comme l'opération
33:04100% contrôle
33:05à l'aéroport de Guyane,
33:06est-ce qu'on peut l'imaginer
33:07aussi en Polynésie française ?
33:09Le ministre Buffet
33:10a abordé l'ensemble
33:11des sujets
33:12et en pointant aussi
33:14ces nouvelles drogues
33:15de synthèse
33:16ou nouvelles drogues
33:18qu'on trouve
33:18notamment
33:19dans cette région
33:21du monde.
33:23J'aurais l'occasion
33:23de m'entretenir
33:24avec les élus
33:25Polynésiens
33:26et de voir ensemble
33:27quels sont les moyens
33:28que nous pouvons mettre
33:29en oeuvre.
33:30Et si j'ai des annonces,
33:31je les ferai évidemment
33:32là-bas.
33:33Mais il ne s'agit pas
33:34de faire des annonces
33:34pour des annonces.
33:35Il s'agit tout simplement
33:36d'agir
33:37avec les forces politiques,
33:41avec la justice,
33:42avec les forces
33:43de sécurité intérieure
33:45sur place
33:45dans le cadre
33:45d'une coopération aussi,
33:47bien sûr,
33:48notamment avec les États-Unis
33:49et l'Amérique
33:49sur ces sujets-là.
33:52Donc oui,
33:53nous allons évoquer
33:54ce thème
33:54parce que c'est un thème
33:55qui préoccupe énormément
33:56les élus
33:57et la population
33:58en Polynésie française.
34:00Merci à tous
34:01d'avoir participé
34:03à cette rencontre.
34:04Merci à tous.
34:05Merci à tous.
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