00:00– Alors, quel est le niveau d'information dont je dispose ?
00:03Il est similaire au vôtre.
00:07Bon, je suis de ceux qui défendent Cécile Collère et Jacques Paris.
00:11Je contribue à leur défense et dans un exercice normal,
00:15je devrais être en contact avec les avocats iraniens
00:17de Cécile Collère et Jacques Paris.
00:19La réalité, c'est qu'ils n'ont pas d'avocats sur place.
00:22Les avocats qui leur ont été désignés,
00:25qui se disent qu'ils ont désignés,
00:26ne sont pas en contact avec eux
00:28parce que simplement, le régime ne leur permet pas
00:31d'être défendus comme ils l'entendent.
00:33Donc, nous avons su qu'ils avaient rencontré un jus
00:37par l'intermédiaire des diplomates
00:39qui ont rencontré Cécile Collère et Jacques Paris hier,
00:42mais nous n'avons pas de précision.
00:44Ce que je dois dire, c'est qu'aujourd'hui,
00:46on voit que les autorités iraniennes
00:48ne confirment pas cette inculpation
00:50et que les autorités françaises parlent au conditionnel.
00:53Je crois qu'il faut le prendre effectivement avec prudence,
00:56cette inculpation est une menace, évidemment, sur leur vie.
01:04Mais il faut comprendre que depuis trois ans qu'ils sont incarcérés,
01:08depuis trois ans, ils sont balottés.
01:11Un jour, sur l'annonce d'une perspective d'exécution,
01:15le lendemain, sur une perspective de libération.
01:18Et en fait, on joue avec les nerfs de cet homme et de cette femme
01:21et par l'or intermédiaire, avec les nerfs de la diplomatie française.
01:26Maître, vous nous confirmez ce soir,
01:28des informations dont vous disposez,
01:30qu'ils risquent la peine de mort,
01:32compte tenu des inculpations qui ont été engagées par le régime iranien.
01:37Si effectivement, ils sont inculpés pour ces faits-là,
01:42oui, c'est le risque encouru dans le cadre d'une telle accusation.
01:49La République islamique d'Iran a voulu communiquer tout à l'heure
01:53dans un objectif qui nous paraît curieux,
01:56non pas pour confirmer les termes de cette mise en cause,
01:59mais pour dire que s'ils étaient mis en cause
02:02et s'ils devaient être jugés par la justice iranienne,
02:05de toute façon, ils disposeraient de voies de recours.
02:07Tout ça montre qu'en fait, on est dans tout autre chose
02:11qu'un mécanisme de justice.
02:13On est dans ce que le gouvernement français,
02:16tout à fait à raison, qualifie de prise d'otage,
02:19c'est-à-dire qu'on fait monter la pression,
02:21on fait monter les enchères
02:23pour obtenir de la France des concessions.
02:27M. Bourlange a raison de dire qu'on est dans un jeu
02:29avec des preneurs d'otages
02:31et qu'il est attendu par l'Iran
02:34que la France fasse des concessions en réalité inacceptables.
02:36Et ça se fait sur le dos d'un homme et d'une femme
02:41qui, selon toutes les conventions, ont des droits,
02:43mais on voit bien que leurs droits sont parfaitement niés,
02:46contestés, et qu'on joue avec leurs nerfs
02:49dans des conditions, en les emprisonnant
02:51dans des conditions abominables.
02:53Et en fait, cette situation,
02:54elle qualifie ce que nous avons dénoncé
02:56comme étant de la torture.
02:57C'est une torture que de les mettre dans cette situation.
03:00mais...
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