On peut qualifier cette sortie en mer de salutaire. Lundi soir, Etienne se trouvait sur son Zodiac, au large d'Ensuès. Cette petite escapade, qui n'avait au départ pour but que de profiter du coucher du soleil sur l'eau, a commencé à changer de tournure quand un aéroplane s'est dessiné sur le ciel, volant en direction de l'embarcation. "J'ai vu cet avion au loin, qui arrivait de Planier et se dirigeait vers la terre, j'ai dis à la personne qui était avec moi qu'il était très bas, et très silencieux", relate cet habitant de Niolon. "En fait, il avait les moteurs éteints. Il planait. Quand il est passé au-dessus de nous, il a essayé de relancer la machine, l'hélice a un peu tourné, le moteur pétaradait. Puis l'altimètre a dû déclencher le parachute." L'avion est tombé à pic, "à 200 ou 300 mètres de nous". Sans attendre, le zodiac se dirige vers le lieu du crash. "On a mis une minute à arriver. Le jeune a eu un bon réflexe, il avait ouvert le cockpit de son appareil avant qu'il ne soit inondé." Sans gilet de sauvetage, il a été hissé à bord du Zodiac tandis que son aéroplane, un ULM, coulait. "Il avait 19 ans, et c'était son premier vol en solo, il a eu une avarie moteur..." continue Etienne. Les occupants de l'embarcation vérifient que le jeune homme n'est pas blessé, l'aident à reprendre ses esprits après cette belle frayeur, pensent d'abord à se rediriger vers Niolon, mais se ravisent vite et appellent les secours, qu'ils attendent sur les lieux du crash, à environ 2km au sud du cap Méjean. Le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage Méditerranée engage la SNSM de Carro, mais là encore, coup de chance : le SNS152 de la SNSM de Marseille, La Bonne Mère, armée par les marins-pompiers, était déjà en exercice en mer. C'est donc lui qui se dirige sur les lieux du sinistre, peu après 21h, rejoint par les airs par le Dragon de la sécurité civile. Les secouristes sont hélitreuillés à bord de la vedette, qui a pris en charge le jeune pilote, et constatent qu'il est indemne. Il repartira vers Marseille avec les marins-pompiers. Et le Zodiac a rejoint Niolon. "Sur le moment, je ne me suis pas rendu compte qu'on lui avait sauvé la vie..."Du côté de la préfecture maritime, on confirme que l'appareil a connu un souci technique, sans plus de précision. Les débris ont tous coulé, et les pompiers n'ont constaté aucune pollution d'ampleur à la suite du crash.
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