Le gouvernement de François Bayrou est toujours à la recherche de 40 milliards d'euros d'économies en vue du budget 2026. Si plusieurs idées ont été évoquées, les pistes d'économies commencent à se préciser.
00:00Nicolas, qui va payer les économies budgétaires en 2026 ?
00:03Il y a deux notes qui ont été publiées hier et qui essayent d'éclairer la question, on peut dire.
00:08Qui est visé par ces deux notes ?
00:09La première note, elle cible deux catégories, les retraités et les chômeurs.
00:13Tout simplement, elle émane de l'Institut des politiques macroéconomiques et internationales,
00:17elle s'appelle l'IMIP, c'est une entité d'économistes très sérieuse qui a vu le jour tout récemment.
00:23Voilà leur théorie.
00:24On va aller cibler les transferts qui sont versés en fonction des revenus.
00:28Donc ça veut dire aller cibler les transferts, les pensions de retraite et les transferts, les indemnités chômage,
00:33qui évidemment sont plus importantes, plus vous aviez auparavant des revenus importants,
00:38avec l'idée que ça évite de creuser les inégalités. Voilà le constat.
00:42Bon, cette fiste reviendrait finalement à faire payer l'effort par une minorité, non ?
00:46Absolument, faire payer l'effort par une minorité.
00:48Et alors là, c'est d'une violence inouïe.
00:49On tape pendant cinq ans tous azimuts sur les retraités et sur les chômeurs.
00:53Ça veut dire que l'âge légal de départ, paf, 67 ans, l'abattement de 10% terminé,
00:57les pensions de réversion élevées seraient rabotées et les dispositifs carrière longue seraient durcis.
01:04Ça, c'est côté retraite.
01:05Après, côté chômeurs, eh bien, finit l'indemnité chômage, on verse un forfait comme chez les Anglais.
01:11C'est très bien, ça marche hyper bien.
01:12700 balles par mois, pas de problème.
01:15Tu supprimes la rupture conventionnelle et puis tu supprimes les indemnités chômage après une rupture volontaire.
01:21Alors, c'est économiquement d'une efficacité redoutable pour tenir les efforts budgétaires.
01:26C'est socialement totalement inacceptable et c'est politiquement invendable à l'opinion.
01:32Jamais politiquement une potion pareille, évidemment, ne serait votée au Parlement.
01:37Et puis, il y a une autre note, Nicolas, qui a été publiée hier et qui livre des éléments nouveaux à 15 jours des arbitrages de Bercy et Matignon.
01:43Note de gens très sérieux.
01:45L'Institut des politiques publiques, vous savez, l'Institut qui s'est fait connaître notamment en éclairant la réalité précise de ce que payent comme impôts les ultra-riches en France.
01:53Là, c'est pareil, ils ont chiffré toutes les pistes qui sont sur la table.
01:56Le coût de l'abattement des retraités, la désindexation des pensions.
01:59Tiens, si on augmentait la CSG pour tout le monde, super efficace.
02:03Tu augmentes la CSG, t'as 15 milliards d'un coup.
02:05Tu vas taper les actifs, les retraités, les revenus du capital et même d'ailleurs les revenus de transfert comme l'assurance chômage.
02:10Ou alors, on fait l'année blanche, la fameuse année blanche, le truc le plus indolore qui soit, le truc le plus politiquement votable.
02:16Et hop, 6 petits milliards d'euros qui arrivent comme ça, ni une ni deux.
02:19Alors, pourquoi je vous parle de ça ce matin ? Ce ne sont que des chiffrages d'experts, rien n'est tranché.
02:24Je ne suis pas en train de vous annoncer des mesures.
02:26Mais on retrouve là-dedans quoi ? Exactement tout ce dont on parle depuis des semaines.
02:30Vous savez, tous ces ballons d'essai qui sont envoyés en catimini sous forme de rumeurs comme ça dans la presse.
02:35À force d'être des ballons d'essai, ça ne va plus être un ballon d'essai, on va transformer l'essai à l'arrivée.
02:40On sait que le pays est surendetté, que l'État est obèse.
02:43Les travaux de ces deux think tanks, sans honte de réflexion, ont un mérite, c'est de dire la vérité.
02:47Là, vous avez la vérité sur les montants.
02:49Vous avez la vérité sur qui va payer.
02:52Et vous allez voir que finalement, l'effort budgétaire de 2026, oui, il a un coût.
02:55Oui, effectivement, tout le monde paiera et ça sent bel et bien les impôts qui ne disent pas leur nom.
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