00:00Absolument. Pendant plusieurs heures, il y a eu des milliers de personnes, peut-être même des dizaines de milliards.
00:06On ne sait pas exactement le nombre exact, puisque ça s'était roulé sur une longue artère.
00:14Donc, démonstration de force, bien évidemment.
00:17Selon certains commentateurs, c'était aussi une réponse aux déclarations insultantes, entre guillemets, du président Trump,
00:25qui s'est moqué du guide suprême iranien lorsqu'il a dit, en limitant qu'il n'avait pas obtenu de victoire et qu'il fallait qu'il reconnaisse la défaite de l'Iran.
00:37C'est aussi une démonstration d'unité, selon les termes qui ont été utilisés par différents responsables iraniens.
00:45L'Iran ne sait pas dans ce contexte s'il va reprendre les discussions avec les États-Unis.
00:51Visiblement, les dirigeants iraniens se posent des questions, quels vont être les termes des négociations,
00:58puisque les États-Unis ont affirmé, comme Israël, que si jamais l'Iran reprenait son programme d'enregistrement d'uranium,
01:05il y aura de nouvelles frappes contre les installations nucléaires de l'Iran.
01:09Donc, on est dans un flou pour l'instant.
01:13Et puis, il y a aussi une décision du Parlement iranien, la loi qui a été votée,
01:17qui interdit ou qui suspend plus exactement toute coopération avec l'IUA,
01:23tant que la sécurité des sites nucléaires iraniens n'aura pas été assurée.
01:27Donc, pas question que Raphaël Grossi et les inspecteurs de l'agence onusienne puissent venir sur place
01:32pour aller, par exemple, constater les dégâts sur les différents sites nucléaires iraniens.
01:36Donc, on est dans une situation de confrontation,
01:40mais en même temps, les dirigeants iraniens se demandent s'il faut retourner à la table des négociations.
01:44Et pour l'instant, c'est toujours, d'après le ministre Irène Zéretangère,
01:49ils sont en train d'examiner la situation pour voir s'ils vont retourner à la table des négociations,
01:55dans l'immédiat ou pas.