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  • il y a 8 mois
Il n’y a toujours pas de Halte soins addictions (HSA) à Marseille mais la situation des personnes qui consomment de la drogue se dégrade. Pour la journée internationale "Support don’t punish", des associations réclament la fin d’une "politique répressive" contre les usagers.
"Salle de consommation à Marseille : à jamais les derniers." C’est le constat dressé par les associations locales qui accompagnent les usagers de drogues (https://www.laprovence.com/article/region/11370098451339/le-secteur-de-la-porte-d-aix-toujours-prise-par-des-consommateurs-de-drogues-a-marseille) et militent pour l’implantation d’une Halte soins addictions (HSA) dans le centre-ville. Le projet de salle de consommation, au 110, boulevard de la Libération (4e) a capoté en janvier 2024 (https://www.laprovence.com/article/region/1471120402427216/info-la-provence-marseille-la-salle-de-shoot-ne-se-fera-pas-au-110-boulevard-de-la-liberation) après un veto de l’État (https://www.laprovence.com/article/region/2423348897865815/salle-de-shoot-medecins-du-monde-attaque-l-etat-pour-reclamer-l-ouverture-d-une-halte-soins-addictions-a-marseille), et pourrait ne jamais voir le jour avec la fin de l’expérimentation autorisée jusqu’en décembre. Inscrite en énorme sur une banderole, la formule est aussi celle qui a ouvert le cortège d’une centaine de militants, du parc Longchamp (4e) à l’hôtel de ville (1er) pour la journée internationale d’action "Support don’t punish".
Dans le monde entier, et jusqu’à Marseille, les collectifs de préventions (https://www.laprovence.com/article/region/2728972851047515/salle-de-shoot-a-marseille-les-militants-pour-son-ouverture-reclament-des-reponses-de-letat) réclament la fin de la "politique répressive" contre les consommateurs (https://www.laprovence.com/article/region/12525794639048/consommation-de-drogues-a-belsunce-on-craint-un-ete-tres-complique). "La prison, la répression n’arrête pas les addictions, martèle Caroline, qui faisait partie du groupe de pilotage pour la HSA. Une approche basée sur la santé publique, pour garantir la dignité des usagers, et assurer la tranquillité des riverains des quartiers où la consommation est forte, est la seule alternative possible."
Arrivés au niveau du 110 sur le boulevard de la Libération, qui héberge un centre de formation de la Ville et la Cité des transitions (https://www.laprovence.com/article/elections/1067761724362615/marseille-confidentiels-la-ville-inaugure-la-cite-des-transitions-la-ou-le-projet-de-salle-de-shoot-a-capote), les militants s’installent pour une minute de silence et au sol sur le goudron pour un Die-in (https://www.laprovence.com/article/region/64826532019432/marseille-les-soutiens-de-la-salle-de-shoot-sur-le-vieux-port-pour-interpeller-les-elus-pendant-le-conseil-municipal) en mémoire des victimes d’overdose. "Ce lieu symbolise l’échec des politiques locales et nationales en matière de réduction des risques", regrette Marie Dos Santos, chercheuse en sociologie de la santé au laboratoire Sesstim de l’Inserm. Et ajoute : "combien faudra-t-il encore de drames pour avoir une réaction à la hauteur des enjeux ?"

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Transcription
00:00Musique
00:00Le but pour notre collectif de manifester, c'est évidemment de revendiquer l'ouverture d'une halte-soin à addiction à Marseille,
00:25de lutter contre les politiques de prohibition et de faire prendre conscience à tous et à toutes que ça fait 70 ans qu'on est dans ces politiques,
00:33ces politiques de répression, que c'est un échec et qu'il faut mettre le paquet sur la santé publique et pas sur la répression.
00:46Pour elle, pour eux, cette HSK est un du printemps marseillais.
00:50On espère en tout cas qu'aujourd'hui, ça pourra avoir un impact et que nos voix pourront se faire entendre pour que les usagers de drogue soient soignés,
00:59parce que là, ça va être une catastrophe sanitaire.
01:02C'est une question de santé, c'est de l'humanitaire.
01:04On s'occupe de personnes en très grande précarité.
01:07Cette précarité ne fait que s'aggraver et c'est une question humanitaire.
01:11On doit les soigner, on doit leur permettre d'accéder aux droits, aux soins et à la dignité.
01:15C'est moi un peu la mode, mais voilà, je pense que vous pouvez sauver l'étranger.
01:17C'est une question de l'usage, on analyse bien plus les pauvres de l'irige.
01:24Accenté et responsable sur le sujet.
01:27Pourtant, ce jour, il est...
01:29...
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