00:00Générique
00:00Bonjour à tous, bienvenue. Les routes, la mobilité, les finances du département.
00:19On en parle aujourd'hui en compagnie de Jérémy Lacroix,
00:22quatrième vice-président du Conseil départemental de la Loire,
00:26chargé des mobilités, des finances et des routes.
00:28Jérémy Lacroix, bonjour.
00:30Bienvenue dans cette émission, vous êtes élu dans le canton de Charlieu,
00:32adjoint au maire de Charlieu également.
00:35Un gros chantier sur un gros point noir a commencé il y a quelques jours,
00:40ça concerne l'ensemble des automobilistes bien habitués au bouchon de fin de journée
00:43sur la 72 dans le secteur de la Plaine du Forêt, à la Gouillonnière.
00:47Ce chantier-là, on s'était vu il y a quelques années,
00:50on avait dit que c'était le point noir sur lequel il fallait se pencher.
00:53Est-ce qu'on a enfin trouvé la solution ?
00:55Est-ce que ce chantier estival va régler le problème ?
00:58Alors, est-ce qu'on a enfin trouvé la solution ?
01:00Pour être tout à fait honnête, on ne va pas fluidifier complètement le secteur.
01:04Notre premier objectif, et je dirais pratiquement le seul,
01:07c'est de sécuriser la sortie 9B sur la 72.
01:10On a un phénomène aujourd'hui qui est assez dangereux.
01:14On a des remontées de fil aux heures de pointe, surtout en fin de journée,
01:17avec des véhicules qui stationnent en attente sur la bande d'arrêt d'urgence,
01:21et on a la crainte effectivement d'un accident,
01:24soit un effet de poussée éventuellement d'un véhicule.
01:26Donc là, on passe en deux voies à la sortie, c'est ça ?
01:28Vous pouvez faire un petit topo sur les travaux,
01:30même si vous avez forcément suivi ça dans les médias, dans les différents médias.
01:34Concrètement, on va doubler la bretelle 9B, là en direction de Saint-Just-Saint-Rambert,
01:38sur une longueur, on va dire, de 500 mètres, sans emprise foncière supplémentaire.
01:43On va travailler avec ce qu'on a aujourd'hui,
01:45et puis ça permettra d'augmenter et de doubler la capacité de stockage des véhicules aux heures de pointe.
01:50Et puis en même temps, on va pérenniser les feux tricolores,
01:53qui fonctionnent uniquement en cas de congestion de la sortie 9B,
01:58et ce qui permettra justement de vider en fait le plus rapidement possible cette sortie,
02:02afin d'avoir le minimum de congestion sur la 72.
02:05La difficulté du site, c'est qu'on dispose de peu de fonciers, évidemment,
02:08on est au cœur d'une zone commerciale et artisanale,
02:10donc il faut faire avec ce qu'on a, on se creuse la tête,
02:14c'est compliqué à gérer comme situation avec les ingénieurs et puis les différentes parties prenantes ?
02:18Oui, ce qui est compliqué, c'est qu'on est sur un secteur où on a 80 000 véhicules le jour,
02:21vous vous rendez compte ?
02:23Donc 80 000 véhicules, c'est très compliqué en termes de dossiers d'exploitation
02:26et de fonctionnement quand on veut réaliser des travaux.
02:29Et puis effectivement, on a des sociétés, des entreprises,
02:31qui se sont développées ces dernières années dans ce secteur-là,
02:34donc on a des emprises foncières où on doit faire en tout cas avec,
02:37sinon on serait obligé de faire de l'acquisition,
02:39supprimer des commerces dans le secteur,
02:41et on est sur des coûts qui ne seraient aujourd'hui pas acceptables.
02:43C'est des bouchons qui sont créés avec le mouvement des populations,
02:46c'est-à-dire il y a le mouvement des gens qui habitent de plus en plus sur la plaine,
02:50est-ce qu'on a d'autres points comme ça dans le département
02:52qui deviennent compliqués parce que les habitudes d'habiter,
02:56de vivre, de se déplacer changent ?
02:57On a quelques points comme ça,
02:59même si on en a beaucoup, je pense, réglés ces dernières années.
03:02On a un point à laquelle, je pense,
03:04qui est sur le secteur rouennais,
03:06à l'entrée de Rouen,
03:08où on a là aussi une voie qui est à 18 000 véhicules jour
03:11qui arrive au nord de Rouen,
03:13où on a un projet, avec le développement d'une zone économique,
03:17de créer un nouveau rond-point sur la RD482,
03:19ce qui permettra aussi d'améliorer la desserte locale
03:22de l'entrée nord du département.
03:23– Quand on a vice-président chargé des routes,
03:26on a une bonne visibilité de la qualité des routes dans le département.
03:30Qu'en est-il ?
03:31Est-ce qu'on peut dire que le département a des routes en bon état ?
03:33Et est-ce que financièrement,
03:34on arrive à maintenir l'entretien des routes ?
03:37Parce que la voirie, c'est énorme, c'est un poste énorme.
03:39– Effectivement, c'est des investissements lourds, importants.
03:43Et puis, on a eu quand même des effets aussi d'augmentation de prix.
03:45C'est-à-dire qu'avec aujourd'hui 100 000 euros de travaux,
03:48on fait moins de longueur de voirie, pour être très clair.
03:50Et avec un budget qui, malheureusement, on ne peut pas l'augmenter
03:54de par nos difficultés financières.
03:56Donc, on doit être stratégique.
03:58On doit intervenir là où il faut l'être.
04:01Et le problème de la route, c'est que plus vous attendez pour intervenir,
04:04plus les travaux sont lourds.
04:05– Oui, plus ça coûte cher.
04:06– Donc, plus ça coûte cher.
04:07Et donc, du coup, ce qu'il faut qu'on arrive à faire,
04:09et ce qu'on fait avec les équipes au niveau des équipes voirieux des départements,
04:12c'est de travailler sur du préventif.
04:15Alors, je sais qu'on a l'impression d'embêter le monde avec le gravillonnage,
04:19mais c'est une technique routière qui porte ses fruits.
04:22Alors, certes, elle va nous embêter pendant deux mois,
04:24parce qu'il y a encore du gravillon et des projections.
04:26Donc, adaptez bien votre vitesse.
04:28Je le dis et je le répète aux téléspectateurs.
04:30Mais derrière, on prolonge la durée de vie de la chaussée,
04:32puisque l'ennemi de la chaussée, c'est l'eau.
04:34Et quand l'eau pénètre dans une chaussée, elle se dégrade très fortement.
04:37Et derrière, on a des problématiques, en tout cas, de portance.
04:40Vous parlez d'eau.
04:41Je voudrais qu'on revienne sur les événements climatiques du 17 octobre dernier.
04:45Pila, Vallée-du-Gyé, avec des voies complètement explosées à certains endroits
04:48à cause des pluies, des glissements de terrain, etc.
04:53Est-ce qu'aujourd'hui, on est à jour en termes de réfection de la chaussée ?
04:58Non, malheureusement.
05:00Alors, on a une grosse problématique qui s'est sectorisée sur le Pila.
05:04Déjà, moi, je voudrais quand même dire qu'on a mis en œuvre plus de, on va dire,
05:09quasiment 2 millions d'euros dans les premiers mois, suite aux intempéries.
05:13On a pu refaire une bonne partie du réseau routier.
05:17Mais il nous reste deux points noirs.
05:18La RD7, entre Chavannay et Pellucin, avec le pont de Chaurieux qui s'est complètement
05:22effondré, écroulé.
05:23Je pense que vous avez pu le voir.
05:24Un ouvrage à refaire.
05:25Un ouvrage complet à refaire.
05:26Et un deuxième mouffrage qui est fortement, on va dire, fragilisé,
05:30sur la RD1086, là aussi, à Chavannay, où on a été obligé de mettre en place
05:34des portiques de restriction parce qu'on a un ouvrage qui a tendance à s'affaisser.
05:39Donc, ces deux projets sont en étude.
05:42Effectivement, on n'en voit encore pas forcément les fruits sur le terrain.
05:45Mais là, le chantier avance.
05:47On a des ouvrages de soutènement.
05:49Ça ne se voit pas du tout de la route.
05:50Mais qui sont complètement effondrés sur les parties basses.
05:53La rivière est venue arracher, en fait, le mur, le mur de soutènement.
05:57Donc, ces chantiers, là, sont en cours.
05:59Et puis, on espère rouvrir la RD7 au plus vite avec un pont provisoire, cette fois-ci,
06:03qui nous permettra, justement, de rétablir les accès,
06:05à la fois pour le monde économique et le monde agricole du secteur.
06:08Pour une réouverture définitive, quand ?
06:10On imagine que des travaux vont avoir lieu pour que ça se refasse ou on n'en est pas encore là ?
06:14Je ne peux malheureusement pas donner de date aujourd'hui sur la RD7
06:16parce qu'on est en discussion encore avec les services de l'État
06:18pour bien calibrer cet ouvrage de provisoire.
06:21Moi, je vais vraiment demander aux services de l'État qu'on travaille main dans la main
06:24avec un préfet spécifique pour qu'on puisse avancer le plus vite possible.
06:29Il nous reste 47 secondes pour évoquer les finances du département.
06:31Autant dire que nous n'en dirons rien.
06:33Simplement, je voudrais vous entendre sur ce mouvement des départements français
06:35qui disent qu'à partir de là, cette fin juin,
06:38les départements payent seuls les dépenses de la solidarité nationale.
06:44C'est-à-dire que les compensations de l'État ne suivent plus ce que versent les départements.
06:48Est-ce que c'est véritablement une difficulté dans le département de la Loire qui nous concerne ?
06:52Oui, c'est une véritable difficulté.
06:54Aujourd'hui, clairement, on n'a pas assez de recettes devant les dépenses de fonctionnement
06:58que nous avons, notamment dans les solidarités humaines.
07:01Ce sont l'autonomie, l'insertion et puis aussi tout le secteur de l'enfance.
07:06Je ne sais pas où ça va s'arrêter, mais en tout cas, on est très inquiets
07:09parce qu'aujourd'hui, on est obligé de faire face à ces dépenses-là
07:12sans avoir la capacité de pouvoir justement mettre les recettes qui vont en face.
07:17Demain, malheureusement, ça impute le budget des routes, le budget des collèges.
07:20Ça veut dire qu'on ne s'embête pas, on prend ailleurs.
07:22Et oui.
07:23Et c'est possible ?
07:24Parce qu'on ne peut pas lever l'impôt, en fait, au niveau du département.
07:27Donc, on a des droits de mutation qui sont en baisse.
07:29Quand vous achetez une maison, vous avez des droits de mutation, ils sont en baisse.
07:32Donc, pas de recettes qui augmentent à ce niveau-là.
07:34Et puis, malheureusement, une politique de l'État qui, aujourd'hui,
07:37a plutôt tendance à geler nos recettes, mais avec nos dépenses qui augmentent.
07:41Et du coup, c'est une inquiétude perpétuelle quand on est vice-président chargé des finances ?
07:45Bien sûr que c'est une inquiétude perpétuelle.
07:46On n'a pas voté le budget, si vous voulez, qu'on est déjà en difficulté budgétaire.
07:50Et ça, ce n'est pas sain.
07:51Ça met en difficulté nos services.
07:52Nous, nos choix politiques sont fortement impactés.
07:56Et moi, je suis inquiet, clairement, pour l'avenir des départements en France.
08:00On fera l'occasion d'une autre émission.
08:02Merci beaucoup, Jérémy Lacroix, d'être venu nous voir aujourd'hui.
08:06Donc, ce chantier de la Gouillonnière qui est lancé, qui va se poursuivre tout l'été.
08:10Merci d'être venu nous voir.
08:11Je rappelle que vous êtes vice-président en charge des mobilités, des routes et des finances du département.
08:15Merci.
08:16Merci.
08:16Merci de nous avoir suivis.
08:17À demain.
08:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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