- il y a 7 mois
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00:00...
00:00Vous écoutez Le Siffleur, un podcast issu des archives d'Europe 1.
00:18...
00:19Eh bien, Claude, les jours passent et aucun coup dur ne s'est produit.
00:28Il n'en faut pas moins faire très attention.
00:32Pour les gens du quartier, prends bien soin de garder sur ton visage la tristesse qui convient à un mari en deuil.
00:40Écoute, quelqu'un monte l'escalier.
00:49Monsieur Claude Moutier ?
00:50Oui ?
00:51Inspecteur Vasco.
00:54Désiré ?
00:55Vous parlez quelques instants.
00:56Qu'est-ce qui se passe ?
00:58Entrez.
01:01Essayez-vous.
01:02Merci.
01:05Monsieur Moutier, votre femme est décédée le 9 septembre dernier.
01:11C'est-à-dire il y a exactement neuf jours.
01:13C'est exact.
01:15De quoi est-elle morte ?
01:17D'une embolie.
01:18Elle avait le cœur très fragile.
01:20Puis-je savoir pourquoi vous me posez ces questions ?
01:22Monsieur Moutier, vous avez à Nice une excellente réputation.
01:25Vous êtes un de nos meilleurs assureurs conseil.
01:28Et votre cabinet a acquis une enviable réputation grâce à votre compétence et à votre honorabilité.
01:33Je vous remercie.
01:35Pourtant...
01:35Pourtant ?
01:37Le lendemain de l'enterrement de votre femme, nous avons reçu une lettre anonyme vous accusant de l'avoir empoisonnée.
01:46Si c'est une blague, elle n'est pas drôle.
01:49Vous avez jeté cette lettre au panier, je pense.
01:51Ah ! Non, monsieur Moutier, nous...
01:54Non ?
01:54Pour le principe, nous avons fait sur vous une enquête, aussi rapide que discrète, et n'ayant recueilli que de bons renseignements, nous avons classé.
02:01L'ennui, c'est que deux jours après, nous recevions une seconde lettre accusatrice.
02:07Ça alors ?
02:08Ce qui nous a obligés à pousser un peu plus loin notre première enquête.
02:12Sur moi ?
02:12Oui.
02:14Et les langues se sont déliées.
02:17Dites-moi, que pensez-vous de monsieur Jean-Pierre Sablé ?
02:21Sablé, je ne connais pas.
02:24Vous m'étonnez.
02:25J'vous jure ?
02:26Lui-même m'a dit qu'un jour, vous l'aviez menacé de lui casser la figure.
02:29Moi ?
02:30Quand ?
02:31Le jour où vous avez surpris votre femme dans ses bras.
02:33Oh !
02:35Mais c'est de la démence !
02:37La conduite de ma femme a toujours été irréprochable.
02:40Ce n'est pas ce qu'en disent les voisins.
02:43Et c'est ce Jean-Pierre Machin qui vous envoyait ces lettres anonymes ?
02:47Ah ben, nous n'en savons rien encore.
02:49Si c'est lui, vous pensez bien qu'il ne nous l'a pas dit.
02:50Alors, si je comprends bien, on m'accuserait d'avoir empoisonné ma femme pour la punir de m'avoir trompé.
02:58Une autre raison pourrait être également envisagée.
03:01Dites vite laquelle, vous m'amusez.
03:03Eh bien, une troisième lettre anonyme, reçue hier matin, mais oui, nous a informé que vous aviez pour maîtresse une certaine Josiane Valréas.
03:13Moi ?
03:13Monsieur Moutier, ne n'y est pas, nous sommes allés chez cette demoiselle Josiane.
03:17Elle est actuellement en voyage, mais sa mère nous a confirmé que depuis plus d'un an, sa fille filait avec vous le parfait amour et que le décès de votre femme allait lui permettre de vous épouser.
03:26C'est ça, de là à dire que j'ai empoisonné ma femme pour me rendre libre, bien qu'un pas.
03:29Rassurez-vous, il ne pourrait y avoir accusation qu'au cas où l'autopsie du corps de votre femme révèlerait la présence de toxiques dans les viscères.
03:38Vous ne sangez pas à faire une autopsie ?
03:41Elle sera faite demain matin à 11 heures.
03:43Eh bien, je porte plainte.
03:44Mais c'est votre droit.
03:45En attendant, monsieur Moutier, veuillez avoir l'obligence de passer cet après-midi à nos bureaux, pour les formalités d'usage.
03:53Non, non, entendu, entendu.
03:54Au revoir, monsieur Moutier.
03:55Au revoir, monsieur, je vous raconte.
04:03Quelle est l'ordure qui a pu écrire ces lettres ?
04:07Jean-Pierre, le nom de ma femme.
04:09Je fichais pas mal d'elles.
04:13Alors qui ?
04:15Allô, oui ?
04:20Allô, monsieur Claude Moutier ?
04:23Oui, de la part de qui ?
04:25Mon nom ne vous dirait rien.
04:28Vous êtes au courant de l'autopsie qui doit avoir lieu demain à 11 heures ?
04:33Oui, et alors ?
04:35Alors, j'ai tout lieu de croire que cette décision du parquet va vous causer pas mal d'ennuis.
04:43Des ennuis ? Des ennuis pour quoi ?
04:46Vous ne voyez pas ?
04:49Non, pas du tout.
04:50Vous êtes prudent.
04:53Si cette communication était un piège de la police, n'est-ce pas ?
04:56Je vous en prie à cette phrase, qu'est-ce que vous voulez ?
04:59Vous voir.
05:00Pour ?
05:01Pour vous éviter le pire.
05:03C'est vous qui envoyez les lettres anonymes.
05:11Oui.
05:11Salaud !
05:12On n'est pas parfait, hein ?
05:17En tout cas, je possède le moyen d'empêcher que l'autopsie de demain n'ait pour vous les conséquences désastreuses que vous craignez si fort.
05:27Ou puis-je vous voir ?
05:27En sortant de Nice, vous montez à la haute cornif et à 4,3 km en direction de Vintimille, vous trouvez sur votre droite une villa isolée et en ruine.
05:44Le nom est encore visible.
05:46Les yeux bleus.
05:49La couleur des yeux de votre femme.
05:50Je vous attendrai au bord de la route, ce soir, à 10h30.
05:57Bon, j'y serai.
05:58Bon, j'y serai.
06:28Bonsoir, M. Moutier.
06:37C'est dedans, je ne vois pas de voiture. Comment êtes-vous venu ?
06:40À bicyclette.
06:42Je me déplace toujours à bicyclette.
06:45Qui êtes-vous ?
06:47Vous ne me connaissez pas.
06:49Mais moi, je vous connais très bien.
06:52J'habite à Nice, la maison qui est juste derrière la vôtre.
06:56Nous donnons sur la même cour et nos fenêtres se trouvent.
06:58vis-à-vis.
07:00Le soleil ne donnant pas de ce côté-là, vous ne pensez jamais à fermer vos valets.
07:04Et le soir, n'est-ce pas que...
07:06Quand vos lumières sont allumées...
07:08déroulez-vous ?
07:09Je suis célibataire, M. Moutier.
07:13Et le soir, après le dîner, je ne sais pas toujours quoi faire.
07:16Alors, je regarde ce qui se passe chez vous.
07:21Je n'ai pas été long à savoir que votre femme avait un amant.
07:25Et vous, une maîtresse.
07:26Une certaine Josiane.
07:28Oh !
07:29Il y a une quinzaine de jours,
07:32vous êtes entrée avec cette jolie fille à la brasserie Gunther,
07:35avenue de la Victoire.
07:37Et vous êtes venus tous les deux vous asseoir sur une banquette surmontée de plantes vertes.
07:41Derrière, il y avait une autre banquette où j'étais assis.
07:47Mais, à cause de ces plantes vertes,
07:51à aucun moment vous n'avez soupçonné ma présence.
07:53Oui, oui.
07:54Il était trois heures et demie de l'après-midi.
07:57La brasserie était déserte.
08:00J'ai l'oreille fine.
08:02Ce qui fait que je n'ai pas perdu un mot de votre conversation.
08:06Conversation en termes voilés, mais pour moi, sans équivoque.
08:11Vous aviez décidé d'empoisonner votre femme.
08:14C'est vous dire qu'il y a neuf jours,
08:16aussitôt après avoir appris le décès de Mme Moutier,
08:19j'ai envoyé des lettres anonymes pour provoquer l'autopsie.
08:22Mais je vais vous casser la gueule !
08:24Non.
08:26Non.
08:26Non.
08:27Vous allez me donner un million.
08:30Quoi ?
08:31Vous faites de très belles affaires, M. Moutier.
08:35Et pour vous, un million, c'est peu de choses.
08:38En tout cas, beaucoup moins que les travaux forcés à perpétuité ou la guillotine.
08:44Pourquoi ?
08:45Vous auriez la possibilité ?
08:46Oui.
08:48Versez-moi un million et l'autopsie conclura votre parfaite innocence.
08:53On ne trouvera pas une once de poison.
08:55Alors, comment vous y prendrez-vous ?
09:00Vous connaissez le processus, hein ?
09:01On opère des prélèvements sur le foie, la rate, les intestins, l'estomac et le cerveau.
09:06On enferme ces prélèvements dans des flacons pour que par la suite,
09:09ils puissent être analysés en laboratoire.
09:11Oui.
09:11Alors ?
09:11Eh bien, il me suffira de remplacer ces flacons par d'autres
09:15qui contiendront des prélèvements effectués sur un autre cadavre de l'amphithéâtre municipal.
09:21Eh bien, il faudra des complicités.
09:23Aucune.
09:26Je m'appelle Jean Pedroni.
09:28Je suis le chimiste chargé d'effectuer les analyses du laboratoire.
09:43Ainsi, Claude, tu as versé le million.
09:47Pedroni a tenu parole.
09:49Et maintenant, tu vis en paix avec Josiane.
09:52En paix ?
09:55Non, pas tout à fait.
09:58Si, pendant dix mois, Pedroni t'a laissé tranquille,
10:03il n'en est plus de même depuis un an.
10:06Et, ma foi, tout a des limites.
10:10Josiane est bien de cet avis.
10:12Et si toi, tu le dénonçais ?
10:13Oui.
10:14Le petit trafic auquel il s'est livré, il conduirait tout droit en prison, lui aussi.
10:17Après, ça me fait une belle jambe.
10:20Et alors ?
10:21Eh bien, alors, il me fera chanter jusqu'à ce que je sois dans la misée.
10:25Il y a huit jours, tiens, je l'ai vu perdre à Monte Carlo.
10:27Plus de 500 000 francs.
10:30Si c'est un joueur, il n'y a pas d'espoir.
10:33Si alors, il n'y a pas de solution.
10:34Ah si, ah si, ah si, ah si.
10:36A quelle ?
10:36Ah si, je suis allé à Draguignan.
10:37Qu'on ne me connaît pas.
10:40Oui.
10:40Et là, j'ai acheté une vieille bagnole.
10:43J'ai maquillé les numéros et posé sur le tableau de bord une plaque gravée à son nom et à son adresse.
10:50À ce soir, je vais à 10h30 au rendez-vous qui m'a fixé, à l'endroit habituel.
10:55Et là, je la somme avec un tuyau de plan.
10:58Oh Claude.
11:00Je l'embarque dans la voiture.
11:02Trois kilomètres plus loin, il y a le fameux tournant qui a déjà fait tant de victimes.
11:06Et là, je balance la voiture par-dessus le parapet.
11:09Oh Claude.
11:10Claude, pourvu que tu ne te fasses pas prendre.
11:12C'est ma dernière carte.
11:15Et puis, si je suis pincé, tu vois cette bague ?
11:20Oui.
11:21Elle contient assez de poison pour me faire mourir dans les 15 minutes qui suivent mon arrestation.
11:24Tais-toi.
11:26C'est le poison que j'ai employé pour ma femme.
11:29Petit à petit, insensiblement, la tension baisse et on meurt de faiblesse, on souffre pas.
11:36Tais-toi.
11:38Rien à rien, va. Je suis sûr de mon coup.
11:54Bonsoir, Moutier.
12:18Bonsoir, Petroni.
12:19Qu'est-ce que c'est que cette guimbarde ?
12:21Oh oui.
12:22Vous n'allez pas me faire croire que je vous ai mis sur la paille.
12:23Moi, je vous en prie. Ma voiture est en panne et un ami m'a prêté la sienne.
12:27Ah bon ?
12:29Vous avez d'argent ?
12:31Oui.
12:32Comme d'habitude.
12:33Allez, donnez, vite.
12:34Voilà.
12:35Le cœur ne bat plus. C'est fini.
12:47Bon, maintenant dans la voiture. Vite.
12:56Il est lourd, animal.
12:56Par terre.
13:07Devant les places arrières.
13:09Avec cette couverture par-dessus, on ne le verra pas.
13:14Bon, maintenant, la route.
13:26T'avais la mémoire courte, Petroni.
13:35Il ne fallait pas oublier qu'il n'y a que le premier pas qui coûte.
13:38J'avais déjà tué une fois, moi.
13:47Qu'est-ce qu'il y a ?
13:48Qu'est-ce qu'il se passe ?
13:49Qu'est-ce qu'il y a là, cette bagnole à tirer comme ça sur la droite ?
13:53Oh, ça y est. Je parie que j'ai un pneu gravé.
13:56Bon, Dieu de bon Dieu, je suis à plat.
14:08Bon, eh bien, ne nous affolons pas.
14:09Ne nous affolons pas, il y a qu'une chose à faire.
14:11Changer la roue en vitesse.
14:13Où est le crèque, là-dedans ?
14:20Ah, me voilà.
14:23Bon, c'est pas précis, vital de Louis XV.
14:26Comment ça marche, là-dedans ?
14:31Ah, ça y est, il est cassé.
14:36Alors ça, c'est complet.
14:38Avec ce baguette-là, là-dedans.
14:44Vous êtes crevés ?
14:46Eh oui.
14:47Le crèque ne marche pas ?
14:49Non, il est...
14:50Attendez, on va vous prêter le nôtre.
14:52Daniel, va le prendre dans le coffre avant.
14:56Voilà.
14:58Tenez, monsieur.
14:59Oh, ben, merci, vous êtes gentil, hein.
15:02Attendez, je vais vous l'installer.
15:03Oh, ben non.
15:05Voilà qui est fait.
15:07Il n'y a plus qu'à tourner, maintenant.
15:08Non, non, mais laissez-donc, je veux dire.
15:09T'es crevé comme ça sur la route à cette heure-ci, c'est pas marrant.
15:12Eh oui, c'est la poisse.
15:14Je vous amène votre route de secours.
15:17Vous êtes gentil, merci.
15:18Allez, on va...
15:19Voilà.
15:20Allez, passez-moi cette pièce.
15:21Oui, voilà.
15:23Ne bougez pas, je mets l'autre en place.
15:26Voilà, c'est gentil.
15:27Vous avez des boulons ?
15:29Oui, oui, oui.
15:29Non, non, mais vous donnez pas la peine, je vais le faire.
15:31Oh, dis donc, dis donc, qu'est-ce qu'il y a dans votre voiture ?
15:34Quoi ?
15:34Il y a quelque chose qui coule.
15:36Qui coule ?
15:37Mais c'est du sang.
15:40Ah, c'est un lapin.
15:44Quel lapin ?
15:45Tout à l'heure, j'ai écrasé un lapin sur la route et je l'ai ramassé.
15:49Voyez-vous ça ?
15:50Eh oui.
15:51Dis donc, vous faites pas repérer par les gendarmes, le braconnage, c'est pas bon marché.
15:54Ça, vous avez raison, vous inquiétez pas.
15:58Bon, eh ben voilà, c'est terminé.
16:01Il n'y a plus qu'à redescendre le cric.
16:02D'accord.
16:03En appuyant là-dessus, ça descend tout seul.
16:06Oh, dis donc.
16:08Il faudrait que j'en achète un comme ça, moi.
16:10Bon, Daniel.
16:12Regarde.
16:12La portière qui vient de s'ouvrir toute seule.
16:15Il y a un homme, là.
16:17C'est un cadavre ?
16:19Mais non.
16:21C'est mon ami Berlet.
16:23Laissez-le, laissez-le cuver son vin et...
16:26Allez, mon vieux, allez.
16:27Recouchez-vous sur la banquette et bougez plus, hein ?
16:31Hein ?
16:31Vous...
16:34Vous aviez un homme, là-dedans ?
16:37Oui.
16:38Et vous, vous nous parliez d'un lapin.
16:40Ben...
16:40Non, écoutez, je vais tout vous dire.
16:43C'est mon ami Berlet.
16:46Il est juge de paix à Menton.
16:48Nous venons fêter son anniversaire et je suis bien obligé de dire qu'il est...
16:52Ivre-mort, c'est ça.
16:54Je ne tenais pas à ce que vous le voyez dans un état pareil.
16:57Voilà.
16:57C'est sa réputation, vous comprenez ?
16:59Il perd son sang, votre ami.
17:01Oui, oui, oui.
17:02En montant en voiture, il s'est ouvert le fond contre le marche-pied.
17:05Mais c'est pas grave.
17:05Dans une demi-heure, on sera à Menton.
17:07Sa femme le soignera.
17:08Dis-donc, dis-donc, dis-donc.
17:09Votre petite histoire, ça ne m'a pas l'air bien catholique, hein ?
17:11Quoi ? Quoi ?
17:12Oui, oui, oui, il y a des chauffards qui tuent des piétons et qui vont planquer leur corps, Dieu sait où.
17:15Oh, qu'est-ce que vous êtes...
17:16Je suis très copain avec le docteur Chazot à Beaulieu.
17:18On va lui conduire votre juge de paix.
17:19Mais...
17:20On sera tout de suite fixés sur l'état de ce beau gars.
17:21Mais c'est pas la peine, il n'y a pas...
17:23Allez, mettez-vous au volant.
17:25Je reste à côté de vous.
17:26Et toi, Daniel, tu nous suis avec l'autre voiture.
17:29Attendez.
17:31Allez, en route.
17:42Alors, Claude, te voilà dans le salon du docteur.
17:51Avec son ami, il a transporté le cadavre de Pedronie jusque dans son cabinet.
17:56Et toi, sous la garde de Daniel, tu attends.
18:00Tu attends quoi ?
18:02Pourquoi le docteur n'a-t-il pas constaté tout de suite le décès ?
18:06Peut-être font-ils exprès de jouer avec tes nerfs.
18:08À moins qu'il n'ait appelé tout de suite la police.
18:13Eh oui, c'est ça, Pardy.
18:16Il s'attendent les gendarmes.
18:19Le cours d'assises.
18:21Les travaux forcés.
18:23La guillotine.
18:25Non, je veux pas.
18:27Je t'ai toujours dit, je veux pas.
18:29C'est jamais.
18:31La bague.
18:32Le poison.
18:35Et puis après...
18:36Ce sera le calme.
18:40La paix.
18:43Mais qu'est-ce que vous faites ?
18:44Vous croquez du verre ?
18:45Laissez-moi, laissez-moi.
18:50Claude.
18:51Tu m'attendais ?
18:53Pedronie.
18:54Dites donc, votre ami le juge de paix, il a le crâne dans le vendu, hein ?
18:58Le docteur dit qu'il s'est fichu un sale coup, il aurait pu y passer.
19:02Le docteur est un arse.
19:03Il m'a fait une piqûre.
19:07Et maintenant, je me sens presque bien.
19:09Alors, messieurs, au revoir.
19:13Eh bien, Claude.
19:14Tu ne remercies pas ces messieurs ?
19:17Merci, messieurs.
19:18En route pour Menton.
19:25Vous voulez que je vous aide à monter en poignée ?
19:27Non, pas la peine, je vous remercie.
19:29Au revoir, messieurs.
19:37Eh bien, Claude.
19:38Qu'est-ce que tu attends pour démarrer ?
19:41Voilà.
19:41Vous pensez bien que je ne les ai pas détrompés, ces braves gens.
19:53J'ai tout dit exactement comme vous.
19:56Alors, Moutier,
19:58c'est comme ça qu'on voulait tuer son petit Pedronie ?
20:01Raté.
20:03À partir de maintenant, vous êtes à l'amende.
20:07J'augmente mes tarifs.
20:10Non.
20:12Plus un sou.
20:14Vraiment ?
20:15Vraiment.
20:18Pedronie, nous allons mourir ensemble.
20:20Quoi ?
20:21Qu'est-ce que vous me chantez ?
20:24Je vous croyais mort.
20:27Je me suis empoisonné.
20:29Vous êtes fou ?
20:32Ma tension baisse.
20:35Je me sens...
20:36Je me sens de plus en plus faible.
20:39Attention !
20:40Vous conduisez de travers !
20:42Je n'ai plus la force de redresser.
20:45Les rochers, la mer.
20:47Lâchez l'accélérateur, mon Dieu !
20:49Lâchez l'accélérateur !
20:50Vous venez d'écouter Le Siffleur,
21:05un podcast issu des archives d'Europe 1.
21:09Réalisation, Julien Tarot.
21:11Production, Romy Azoulay.
21:13Patrimoine sonore, Sylvaine Denis,
21:15Laetitia Casanova et Antoine Reclus.
21:18Promotion, Marie Corpet.
21:21Le Siffleur est disponible sur le site et l'appli Europe 1.
21:26Écoutez aussi l'épisode suivant
21:28en vous abonnant gratuitement sur votre plateforme d'écoute.
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