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  • il y a 7 mois
Match - Championnat d' Europe - Espoirs -
Aller -
Avril 1982 -
Comm FRA

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Sur le terrain enneigé du Rasdan à Yerevan, tous les espoirs sont permis au tricolore.
00:05Dans les tribunes, balayées par un ventre glacial, il y a autant de miliciens que de spectateurs, c'est-à-dire pas grand monde, à peine 1000 personnes.
00:13Mais ce n'est pas cela qui va refroidir les ardeurs de nos espoirs, bien au contraire.
00:18Dès le coup d'envoi, on voit, on sent que les Français conduits par Jean-Claude Lemieux en veulent,
00:24et qu'à défaut d'une large victoire sur les tenants du titre, ils peuvent obtenir, comme à l'allée, un match nul contre les Soviétiques.
00:31Et de fait, pendant les 30 premières minutes de la partie, les deux équipes font jeu égal, à tour de rôle,
00:38elles ont de belles occasions de but, mais le ballon se refuse à aller au fond des filets,
00:42alourdi par la neige qui, petit à petit, transforme sous les crampons le terrain en bourbier et en patinement.
00:48Pourtant, à la 36ème minute, les Soviétiques vont ouvrir la marque, à la suite d'un cafouillage devant les buts de Ruffier,
00:55par Kakilashvili, le numéro 10, un pensionnaire du célèbre club Dynamo de Tbilisi.
01:02Les Français reprennent la partie, et jusqu'au repos, c'est eux qui imposent le jeu,
01:07par Stopira, Mgum, et surtout Feradj, le Nîmois, qui affolera plus d'une fois la défense soviétique.
01:13Rien n'y fait, et l'arbitre danois, M. Sorensen, siffle la mi-temps sur le score de 1 à 0.
01:22A la reprise, le rythme change.
01:24Feradj, toujours lui, va marquer lorsqu'il est fauché dans la surface de réparation par le goal soviétique Novikov.
01:31Et l'arbitre ordonne très justement un pénalty que transforme le stéphanois Jean-Louisannou.
01:37Les deux équipes sont à égalité, un partout.
01:39La joie des Français sera malheureusement de courte durée, car trois minutes plus tard,
01:45à la suite d'une action très confuse devant les vues de Ruffier,
01:48M. Sorensen siffle cette fois en faveur des soviétiques.
01:52Personne ne comprend, et Aganetian, le numéro 9, le régional de l'étape,
01:56puisqu'il joue à Irevan, sera chargé de la besogne.
01:59Il redonne l'avantage à l'URSS 2 à 1.
02:04Dès lors commence une course poursuite entre les Français et les Russes, qui jouent en blanc.
02:08Et ce sont les Blancs qui vont marquer une nouvelle fois, à la 61e minute,
02:13à la suite d'un exploit personnel du numéro 8, Igor Gourinovitch, du Dynamo de Minsk.
02:18Ce dernier déborde sur l'aile droite, efface trois défenseurs français,
02:22et centre pour donner sur un plateau la balle à l'opportuniste Aganetian,
02:27encore lui, qui aggrave la marque 3 à 1.
02:30Les Français ne sont nullement découragés, et à la 67e minute,
02:35ils voient leurs efforts récompensés par ce coup franc dans la surface de réparation
02:39que Jean-Louis Annon va tirer à la mode stéphanoise,
02:42c'est-à-dire sans laisser la moindre chance aux portiers soviétiques, 3 à 2.
02:47D'autant que les Français dominent, passant à plusieurs reprises à côté d'une égalisation à 3-3.
02:54Stopira, Innsberger et Feradj verront leur tir frôler la cage soviétique à plusieurs reprises.
03:01Mais la chance n'était pas française, mercredi soir à Yerevan,
03:03puisqu'à la suite de ce coup franc tiré à la 85e minute par Ponomaryov,
03:09la balle est déviée par le mur français,
03:12mais elle revient par un centre juste sur la tête de Gourinovitch,
03:16qui marque le quatrième et dernier but pour les soviétiques.
03:20Score final, 4 à 2, une marque qui ne reflète en rien l'ensemble de la partie,
03:25et qui explique la déception de leur capitaine.
03:28Déçu quand même ?
03:29Beaucoup déçu.
03:30Déçu par le score, l'ampleur du score, ou déçu par les conditions de la partie ?
03:34Pas du tout par les conditions que les joueurs ont réalisées, notre équipe.
03:40Déçu par les conditions de l'arbitre, oui, et déçu par ce résultat.
03:44Qui ne reflète pas la partie, parce que c'est un score trop lourd pour la partie.
03:47Oui, c'est vraiment... c'est trop lourd et ce qui était justifié, c'est qu'on se qualifie.

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