00:00Oui, absolument, on l'a vu le 7 octobre, ceux qui sont partis à l'étranger, c'était des familles pour permettre à leurs jeunes enfants qui ne pouvaient pas participer à l'effort national de se reposer.
00:08Moi, par exemple, à bout de trois semaines, mes filles faisaient des nuits blancs, je suis parti quelques jours à l'étranger pour qu'elles puissent respirer.
00:14Mais les jeunes qui sont en âge d'aller à l'armée ou dans la réserve, ils restent.
00:17Et moi, je peux vous dire que, je vous le disais, c'était le week-end de l'Aigüterad qui n'a évidemment pas eu lieu, pas de doute là-dessus.
00:23Mais je vous le dis soit, en pleine nuit, moi j'étais chez un ami, les sirènes ont commencé, j'ai foncé pour aller chez moi.
00:28Ils ont croisé les gens dans la rue, qui passaient en une seconde de la routine à l'urgence.
00:33J'ai un ami qui était en boîte de nuit, qui est sorti, qui est parti avec la mission d'uniforme.
00:36J'ai un autre ami, dont le conjoint a été rappelé tout de suite à l'armée.
00:41Voilà, c'est ça, c'est vraiment ce sentiment de... c'était entre nos mains.
00:46Ce sentiment de survie, comme vous le dites, en fait, on n'a pas ce privilège.
00:51Parce que je voyais la réaction de la France et des États-Unis, qui n'ont pas condamné Israël, qui ont même dit qu'Israël a le droit de se défendre.
00:57Ce qui est formidable.
00:58Mais au bout du compte, ceux qui sont passés à l'acte, c'est les Israéliens.
01:01Pourquoi ? Parce qu'on n'a pas le choix.
01:03Tout simplement, on n'a pas le choix.
01:04Et c'est vraiment un enfant de survie.
01:05Sous-titrage Société Radio-Canada