Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 mois
Invité sur France Inter ce jeudi 12 juin, le ministre de la Santé Yannick Neuder a annoncé la fin du numerus apertus, qui avait succédé en 2019 au numerus clausus. Il définissait jusqu'alors le nombre maximum d’étudiants pouvant accéder en deuxième année de médecine.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Margot de Fouil, comment fonctionne le système actuel ?
00:02Le système actuel, c'est le numerus apertus qui a remplacé le numerus clausus.
00:06Oui, qu'on connaît mieux que le numerus apertus.
00:08Qui a commencé en gros au début des années 1970 jusqu'en 2020.
00:13En gros, c'était un quota national pour définir le nombre d'étudiants admis en deuxième année de médecine.
00:20Un quota très strict puisqu'on avait environ plus de 80% des étudiants qui étaient recalés.
00:25Depuis 2020, un changement de paradigme a été opéré puisqu'il n'y a plus de quota national.
00:29Le nombre d'étudiants admis en deuxième année de médecine est défini localement par les universités,
00:35par les agences régionales de santé, les ARS, en fonction des capacités de formation et aussi des besoins.
00:41Qu'est-ce que ça changerait, la suppression de ce numerus apertus ?
00:45Jusqu'à présent, je vous ai dit en fonction des capacités de formation et des besoins.
00:50Là, si on supprime le numerus apertus, ce serait surtout en fonction des besoins.
00:54Yannick Noder estime que ça permettrait de lutter contre le départ d'étudiants français
01:00pour faire leurs études de médecine à l'étranger, en Belgique.
01:04C'était notamment la Roumanie et la Belgique.
01:06Sauf que quand on interroge les syndicats de jeunes médecins ou d'internes en médecine,
01:09ils sont beaucoup plus sceptiques.
01:11Ils expliquent déjà qu'en prenant un exemple,
01:14si l'université décide de former 150 étudiants avec 150 places en deuxième année,
01:20mais qu'après on se rend compte que les capacités ne sont que de 120,
01:23ça va poser un problème de définir les besoins avant de voir les capacités.
01:26Et puis surtout, former par exemple 150 médecins, 150 étudiants en médecine,
01:30ça ne veut pas dire qu'il y en aura 150 qui vont s'installer dans la région, dans le coin,
01:35et même s'installer tout court.
01:36Puisqu'on voit par exemple que les internes en médecine générale,
01:39il y en a moins de 50% d'entre eux qui s'installent après en ville.
01:42Ça pose la question surtout de l'attractivité de la médecine libérale.
01:47Donc pour ces syndicats de jeunes médecins et des internes,
01:51ils estiment que la suppression du numerus clausius,
01:53ça ne va pas changer grand-chose en termes d'accès des soins
01:56et que ça risque même de dégrader la formation.
01:59Merci.
Commentaires

Recommandations