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  • il y a 7 mois
Gérald Darmanin est l'invité du Face à Face sur RMC et BFM ce jeudi 12 juin. Le ministre de la Justice a annoncé qu'il allait adresser aux groupes politiques et aux institutions concernées des "propositions fortes" pour une "révolution pénale". Il évoque la mort d'Élias, tué pour un téléphone portable à Paris au mois de janvier.

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Transcription
00:00En tout cas, tout n'a pas été fait, de ce que j'en sais, pour que notre code des mineurs, notre code pénal, notre fonctionnement de la justice et de la police
00:11puissent garantir la sécurité la plus importante, elle n'est jamais totale, à tous les parents de France.
00:19J'ai reçu la maman et le papa d'Elias, je les ai trouvés d'une très grande dignité.
00:24Ils veulent connaître ce qui s'est passé, les dysfonctionnements, pour la première fois dans une affaire en cours.
00:32J'ai demandé à l'inspection de la justice de pouvoir, c'était sa demande à la maman d'Elias, rendre des conclusions publiques sur ce qui s'est passé.
00:40Ça arrivera au mois de septembre. J'ai accédé à sa demande tout à fait légitime et comprendre que les deux personnes, les deux gamins,
00:50les deux assassins de son enfant, qui étaient déjà connus six fois et douze fois.
00:55On va y revenir parce que c'est précisément de ça qu'il s'agit. Est-ce que vous utiliseriez, vous, vous venez de le dire dans les propos de la mère d'Elias, dysfonctionnements ?
01:04Est-ce qu'il y a des dysfonctionnements ?
01:06Il y en a notamment un, moi, qui m'a beaucoup choqué. C'est le fait que ces deux assassins potentiels, ces deux gamins qui étaient déjà très connus de service de police,
01:20n'avaient pas le droit de se rencontrer. C'était la mesure d'assistance éducative qui était prononcée.
01:25Et ils étaient ensemble. D'abord, ils n'habitaient pas très loin de l'autre, mais surtout, ils étaient ensemble.
01:29Et si jamais un policier les avait rencontrés avant qu'ils rencontrent Elias, il ne se serait rien passé.
01:35C'est-à-dire qu'on aurait constaté qu'ils avaient...
01:37Mais je vais vous dire, ça a été le cas.
01:39Oui, ça a été le cas. Ils ont été rencontrés. Ils ont été rencontrés pas une fois, pas deux fois. Ils ont été rencontrés toutes les semaines.
01:45Non, mais par ailleurs, il y a d'autres dysfonctionnements. Par exemple, cette mesure prononcée par la justice n'était pas dans la connaissance des policiers,
01:52dans ce qu'on appelle le FPR, le fichier des personnes recherchées.
01:55Donc, quand même il y aurait eu un contrôle, il n'est pas certain que les policiers ou les gendarmes
01:58auraient constaté qu'ils violaient leurs mesures d'assistance éducative.
02:02Mais imaginons que le policier le connaisse, et il aurait rencontré ces deux gamins,
02:07il aurait dit, mais vous n'avez pas le droit d'être ensemble.
02:09Eh bien, il n'y a pas de sanction qui est prévue aujourd'hui, dans le Code des mineurs,
02:13quand on viole sa mesure d'assistance éducative.
02:16Genre, tu n'as pas le droit d'être avec ton copain avec qui tu as déjà fait des cas de sang.
02:19Donc, en fait, tu n'as pas le droit, mais en fait, si tu le fais, il t'arrivera à rien.
02:21En fait, c'est une mesure prononcée par l'autorité, nous, l'État, la justice,
02:25et puis il n'y a pas de conséquences quand on viole cette autorité.
02:28On a des enfants, beaucoup d'entre nous, quel que soit leur âge,
02:31si on leur dit quelque chose et qu'ils ne le font pas, et qu'il ne se passe rien,
02:35nous ne faisons pas une bonne éducation.
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