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Commission des affaires étrangères : Ratification du traité de coopération en matière de défense entre la République française et la République de Djibouti
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00:07:17Bien, mes chers collègues, il est 10 heures. Je vous propose de commencer sans plus tarder, car nous commençons déjà un peu tardivement aujourd'hui. L'ordre du jour de notre commission ce matin appelle l'examen du projet de loi.
00:07:29La loi autorisant la ratification du traité de coopération et de défense avec Djibouti. Mais avant de passer à ce sujet et de laisser la parole à notre rapporteur, nous devons également procéder à la nomination de rapporteur par la commission.
00:07:46Donc, nous devons nommer deux co-rapporteurs d'information sur les réseaux criminels internationaux opérant en France.
00:07:53Et j'ai été saisie à cet effet des candidatures de Mme Sylvie Josserand au nom du groupe du Rassemblement national et de M. Vincent Ledoux au nom du groupe Ensemble pour la République.
00:08:03Est-ce qu'il y a des objections à leur nomination ?
00:08:07Je n'en vois aucune, n'en entends aucune. Donc, il en est ainsi décidé. Et je félicite nos rapporteurs qui ne sont pas encore arrivés, mais qui, je n'en doute pas, arriveront bientôt.
00:08:19Nous devions initialement aussi désigner le rapporteur de la proposition de résolution européenne 1448.
00:08:26Mais le président de la commission a décidé d'un report de celle-ci. Donc, il y aura une convocation rectifiée qui vous sera envoyée.
00:08:34Et je vous propose, je voulais laisser un peu de temps aux uns et aux autres pour arriver, mais je vous propose quand même que nous passions sans plus tarder à l'examen du projet de loi
00:08:43autorisant la ratification du traité de coopération de défense avec Djibouti.
00:08:46Donc, il s'agit du traité de coopération en matière de défense entre la République française et la République de Djibouti, donc numéro 1450, et M. Marc de Florian est le rapporteur.
00:09:02À titre liminaire, je soulignerai que la France entretient une relation étroite avec Djibouti, qui est une ancienne colonie, devenue indépendante en 1977.
00:09:11Présent militairement depuis 1894, notre pays maintient aujourd'hui sa plus grande base à l'étranger, où stationnent 1500 personnels militaires et civils.
00:09:24Cette emprise est la seule base française à l'étranger disposant de capacités maritimes, aériennes et militaires permanentes, et d'un état-major interarmé.
00:09:33Le traité de coopération en matière de défense signé à Paris le 2 juillet 2024 a pour objectif de renforcer de façon, je cite, « ambitieuse » la relation bilatérale de défense entre la France et Djibouti
00:09:46et de garantir durablement l'accès français à des infrastructures stratégiques.
00:09:51Renouvelant le précédent accord qui datait de 2011, qui avait été arrivé à échéance, il a été conclu pour une durée de 20 ans et il est évidemment reconductible.
00:10:02À travers ce traité, la France s'engage à approfondir sa coopération avec Djibouti,
00:10:06notamment via le renforcement des capacités des forces armées djiboutiennes et un appui médico-militaire.
00:10:11En contrepartie, les forces françaises conserveront des facilités opérationnelles, dont notamment l'usage à titre permanent, mais non exclusif, de l'aéroport d'Ambouilly.
00:10:22Les forces djiboutiennes ont souhaité que soit revalorisée la contribution forfaitaire annuelle qui est payée par la France pour continuer à bénéficier des emprises qu'elles utilisent.
00:10:33Il n'en demeure pas moins que ce traité présente un intérêt certain en raison de la position stratégique essentielle de Djibouti.
00:10:40Sur la principale route maritime entre l'Europe et l'Asie, où transitent 70% des importations françaises et 15% des besoins d'hydrocarpures de France métropolitaine.
00:10:52La base française décuple nos capacités de projection vers l'Indo-Pacifique et vers les Outre-mer.
00:10:57Elle permet également à notre pays de contribuer à la stabilisation de la région par la lutte contre le terrorisme, les opérations anti-piraterie à Speed et à Talente.
00:11:06N'oublions pas non plus, mes chers collègues, que Djibouti abrite quatre autres bases militaires étrangères où stationnent les forces américaines, chinoises, italiennes et japonaises.
00:11:17C'est donc dire la compétition stratégique qui s'y joue et l'importance de notre vote en faveur de la ratification de ce texte.
00:11:24Mais après ces propos éliminaires, je vais laisser sans plus tarder la parole à notre rapporteur, M. Marc Deflurian, pour nous détailler son analyse et ses conclusions sur ce texte.
00:11:34La rapporteure pour avis de la Commission de la Défense, Mme Anne Le Hénant, que je salue et à qui je souhaite la bienvenue dans notre commission, nous présentera ensuite l'avis de cette dernière, de la Commission de la Défense.
00:11:47M. le rapporteur, vous avez la parole.
00:11:51Merci Mme la Présidente, Mme la rapporteure pour avis de la Commission de la Défense, Mesdames et Messieurs les députés, chers collègues.
00:11:57La République de Djibouti est un petit pays d'une surface de 23 000 km² et d'une population d'un million d'habitants.
00:12:04Sa position géographique en fait pourtant un acteur diplomatique de tout premier plan, entre la corne de l'Afrique et la péninsule arabique, à l'entrée de la mer Rouge.
00:12:11Sur le plan sécuritaire, Djibouti est à proximité immédiate de plusieurs foyers d'instabilité tels que le Soudan, le Yémen, la Somalie ou l'Éthiopie,
00:12:20où une guerre civile dans le Tigré a fait plus de 600 000 morts entre 2020 et 2022.
00:12:24Cela en fait un poste d'observation et d'action privilégié pour les forces occidentales ou asiatiques engagées pour la paix et dans la lutte contre le terrorisme et la piraterie.
00:12:33Ces conflits affectent directement Djibouti, qui subit des flux migratoires importants.
00:12:36200 000 Éthiopiens environ ont transité par Djibouti en 2024.
00:12:39Ainsi qu'une importante menace terroriste avec plusieurs attentats commis par les Chebabs somaliens ou par le groupuscule djiboutien du FRUD.
00:12:47L'armée djiboutienne est d'ailleurs directement impliquée dans la mission de stabilisation menée par l'Union africaine en Somalie avec 1500 soldats.
00:12:54Djibouti occupe également une position clé d'un point de vue économique, puisque son port occupe la principale route maritime, reliant l'Europe à l'Afrique et à l'Asie par le canal de Suez.
00:13:03Le détroit du Bab el-Mandeb, entre les côtes djiboutiennes et yéménites, ne fait que 27 km de large, mais il voit passer 30% du trafic mondial de conteneurs, dont 75% des exportations européennes et 10% du commerce pétrolier mondial.
00:13:16Cette position en fait un point névralgique pour la sécurité des routes commerciales internationales, notamment dans un contexte où les attaques outils à l'encontre des navires de marchandises se multiplient depuis le début de la guerre entre le Hamas et Israël.
00:13:28C'est depuis Djibouti que l'Union européenne mène ses opérations Atalante et Aspides, qui visent à lutter contre ces attaques, et plus largement contre la piraterie.
00:13:38Enfin, Djibouti est aussi une porte digitale pour notre continent, puisque 17 câbles sous-marins passent à son large et relient l'Asie, l'Afrique et l'Europe, et j'en profite pour saluer les ouvriers calésiens qui participent à la construction de ces câbles.
00:13:48Cette importance n'a échappé à aucune des grandes puissances militaires. Aujourd'hui, 5 puissances, dont 3 dotées, disposent d'une base militaire à Djibouti.
00:13:57La France, depuis l'indépendance en 1977, les Etats-Unis, depuis 2003, avec environ 4000 soldats, le Japon, depuis 2011, avec environ 400 soldats, l'Italie, depuis 2012, avec environ 300 personnels, et la Chine, depuis 2017, avec environ 1000 soldats, sur une base pouvant en accueillir jusqu'à 7000.
00:14:15La France, quant à elle, y possède sa plus grande base militaire à l'étranger, avec près de 1500 militaires. C'est également la seule balle française à l'étranger à disposer de capacités permanentes, maritimes, terrestres et aériennes, ainsi que d'un état-major interarmé.
00:14:30Cette présence permet une grande réactivité opérationnelle et une capacité de projection vers le Sahel, vers l'océan Indien et vers nos territoires ultramarins.
00:14:38Cette base a ainsi servi à une dizaine d'opérations extérieures depuis 2000.
00:14:40Récemment, les forces françaises stationnées à Djibouti, les FFDJ, ont rapatrié plus de 1000 ressortissants de 80 nationalités différentes lors des affrontements armés au Soudan.
00:14:51En 2024, la base de Djibouti a servi d'appui logistique pour l'opération de soutien à Mayotte, après le passage du cyclone Chido.
00:14:57Dans un contexte de redéploiement de la présence militaire française en Afrique et de développement de notre stratégie indo-pacifique, la base de Djibouti s'impose plus que jamais comme un atout central de notre dispositif de défense.
00:15:10Elle devrait d'ailleurs bénéficier d'un réinvestissement conséquent au cours des prochaines années, notamment avec l'arrivée de plusieurs rafales et la construction des infrastructures nécessaires.
00:15:17C'est dans le cadre de cette coopération historique et dense que s'inscrit le nouveau traité de défense qui entend renouveler et renforcer notre partenariat bilatéral.
00:15:28Acté en 2021 par les deux chefs d'État, la renégociation a commencé en mai 2023 pour s'achever en juillet 2024.
00:15:35Le traité conclut donc le 24 juillet 2024, reprend globalement l'architecture de celui de 2014.
00:15:42Il maintient la clause de sécurité qui, quoique non automatique, prévoit la participation de la France à la défense de Djibouti en cas de menace ou d'attaque.
00:15:50Cette clause, unique parmi les accords passés par Djibouti, a déjà été activée en 2008 lors d'une incursion des troupes érythréennes à la frontière du pays.
00:16:00Le traité rappelle également les différentes modalités de la coopération militaire franco-djiboutienne en termes de formation, de conseil ou d'armement.
00:16:09Il reconduit également les dispositions relatives au statut des membres des forces françaises stationnées à Djibouti en matière de permis de conduire, de port d'armes ou encore de coopération judiciaire.
00:16:19Enfin, la France conserve l'ensemble de ses installations et sécurise son accès à l'aéroport et à certains quais du port.
00:16:24Elle cède 40% de l'îlot du Héron, mais cela ne devrait pas affecter les capacités opérationnelles, puisque les zones rétrocédées étaient occupées par des logements qui seront relocalisés.
00:16:35Le nouvel accord apporte néanmoins quelques évolutions dans quatre domaines principaux, le dialogue stratégique, la coopération civile, les facilités opérationnelles et la contribution pour la mise à disposition des installations.
00:16:46D'abord, le traité prévoit la création d'un comité militaire de dialogue stratégique, ainsi qu'un mécanisme d'alerte ayant vocation à donner une portée plus efficace à la clause de sécurité.
00:16:57Ensuite, dans le domaine militaire ou civil, le traité précise que la France s'engage à apporter une aide médicale aux forces djiboutiennes, mais aussi, dans la mesure du possible, à la population.
00:17:05Il précise également que la France participe à la régulation du trafic aérien aux côtés de Djibouti.
00:17:10Par ailleurs, et c'est essentiel, le nouveau traité prévoit une simplification des contraintes administratives.
00:17:16Les déplacements et les exercices nécessiteront désormais une simple notification aux autorités locales, là où un accord préalable était auparavant exigé.
00:17:24S'agissant de la contribution financière, une augmentation significative est prévue, puisqu'elle passera de 30 à 85 millions d'euros par an.
00:17:31Cette hausse est substantielle, mais elle doit être appréciée au regard de l'étendue des emprises dont bénéficie la France,
00:17:36de la concurrence des autres pays pour s'y implanter, et des besoins financiers de Djibouti.
00:17:41Le précédent montant, qui datait de 2003, était nettement sous-évalué.
00:17:46Je rappelle par ailleurs que cette contribution est libératoire de toute imposition.
00:17:50Enfin, et c'est essentiel, le traité renégocié prévoit un engagement plus long, de 20 ans au lieu de 10 ans,
00:17:55permettant à la France d'avoir une visibilité plus longue sur ses actions,
00:17:58et une coopération plus approfondie avec nos partenaires djiboutiens.
00:18:01Au regard des enjeux stratégiques évoqués précédemment, il apparaît indispensable que le Parlement autorise la ratification de ce traité,
00:18:08afin de permettre à la France de maintenir sa présence militaire à Djibouti dans un cadre rénové et sécurisé.
00:18:14Il reflète une volonté commune de réviser notre partenariat de manière ambitieuse,
00:18:18en consolidant plus de 4 décennies de liens d'amitié et de coopération privilégiés.
00:18:22Je vous invite donc, mes chers collègues, à voter en faveur de la ratification de ce traité,
00:18:26adopté par le Sénat le 21 mai dernier.
00:18:28Madame la Présidente, je vous remercie.
00:18:29Merci, monsieur le rapporteur.
00:18:33Je donne la parole à notre rapporteur pour la Commission de la Défense.
00:18:38Merci, madame la Présidente.
00:18:40Monsieur le rapporteur, chers collègues de la Commission des Affaires étrangères,
00:18:43tout d'abord, je vous remercie de m'accueillir au sein de votre commission.
00:18:45C'est un honneur pour moi de prendre la parole,
00:18:47pour vous présenter succinctement mon avis sur le projet de loi qui nous occupe ce matin.
00:18:51Compte tenu du temps limité, je vais le présenter de manière la plus concise possible,
00:18:57et notamment les enjeux stratégiques à Djibouti et, en conséquence, l'importance de ce traité pour nos armées.
00:19:03Comme j'ai pu m'en rendre compte lors de mon déplacement avec Yannick Favenekbeko,
00:19:08président du groupe d'Amitié France Djibouti, ici présent,
00:19:11Djibouti est un pays à la croisée de quatre zones géographiques,
00:19:15la plaque africaine, la plaque arabique, la plaque indienne et la plaque somalienne,
00:19:19et à la jonction de trois espaces stratégiques, l'océan Indien, la Mer Rouge et l'Afrique.
00:19:24De plus, Djibouti est au cœur de toutes les crises régionales,
00:19:26qu'elles soient climatiques, géopolitiques, économiques ou encore religieuses.
00:19:30Sa position géographique en fait ainsi un acteur important sur le plan stratégique et économique.
00:19:35En effet, Djibouti est un carrefour maritime mondial,
00:19:39grâce à son ouverture sur le détroit de Babel-Mandeb,
00:19:42l'un des points névralgiques du commerce mondial,
00:19:45et un carrefour numérique avec l'atterrage des câbles sous-marins.
00:19:50Djibouti est ainsi un îlot de stabilité dans un environnement marqué par une très forte instabilité,
00:19:56notamment, elle assure cette stabilité par le biais de son engagement en Somalie depuis 2012.
00:20:03Plus de 1200 militaires djiboutiens sont déployés sur le théâtre somalien au sein de l'OSOM,
00:20:09une opération de maintien de la paix de l'Union africaine en Somalie.
00:20:14C'est dans cet environnement volatil et emprunt de fortes tensions
00:20:18que les forces françaises installées à Djibouti, appelées les FFDJ, opèrent.
00:20:24Fortes de plus de 1450 femmes et hommes,
00:20:27les FFDJ constituent la plus importante base militaire française permanente à l'étranger.
00:20:33Elles sont à la fois une base opérationnelle avancée,
00:20:35disposant de capacités de projection propres,
00:20:38et un pôle opérationnel de coopération.
00:20:39Leur zone de responsabilité permanente englobe neuf pays de la zone.
00:20:44L'importance et l'excellence des FFDJ s'est récemment illustrée
00:20:49lors de l'opération d'évacuation des ressortissants français au Soudan
00:20:53dans le cadre de l'opération Sagittaire,
00:20:56et plus récemment lors des opérations d'évacuation à Mayotte
00:20:59à la suite du cyclone Kiddo.
00:21:01Mais plus qu'un traité, le TCMD vient renforcer une relation de confiance
00:21:07de longue date dans un cadre juridique clair.
00:21:10Lors de notre déplacement à Djibouti,
00:21:13nous avons échangé avec des amis de la France,
00:21:15défenseurs acharnés de la francophonie et de la relation bilatérale,
00:21:20qui nous ont fait part en toute sincérité de l'affection
00:21:22qu'ils portaient à notre pays.
00:21:25Je retiens tout particulièrement les mots prononcés
00:21:28par l'un de nos collègues parlementaires.
00:21:30Lorsque nous voyons des Français,
00:21:32c'est comme si on retrouvait de vieux amis.
00:21:35Puisse cette relation unique entre nos deux pays perdurer.
00:21:38Si j'en viens maintenant au traité de coopération
00:21:40en matière de défense plus précisément,
00:21:43dans l'ensemble et au regard du contexte stratégique,
00:21:46je dirais qu'il s'agit d'un accord équilibré,
00:21:49gagnant-gagnant,
00:21:50qui donne de la prévisibilité et de la stabilité aux deux parties
00:21:54en codifiant un certain nombre de pratiques
00:21:57en clarifiant les procédures et en allongeant sa durée.
00:22:02Quelles en sont les principales avancées ?
00:22:04La durée, je viens de le dire, qui passe de 10 à 20 ans.
00:22:07Il s'agit d'une durée significative,
00:22:09celle d'une génération,
00:22:11qui témoigne de la confiance accordée par Djibouti à la France
00:22:14et qui donne la visibilité nécessaire
00:22:15pour consentir des investissements de long terme.
00:22:19En outre, un comité militaire de dialogue stratégique sera créé.
00:22:24Ce comité aura vocation à renforcer le dialogue
00:22:26et la coopération entre nos deux armées
00:22:29afin de répondre à des enjeux communs.
00:22:32Ensuite, en termes de stationnement,
00:22:35les emprises nécessaires à nos missions opérationnelles
00:22:37sont garanties, voire augmentées,
00:22:40et notre capacité d'entraînement est préservée.
00:22:43En outre, des emprises non-opérationnelles
00:22:46vont être rendues en totalité ou pour partie.
00:22:50Je pense notamment à l'îlot du Héron.
00:22:52On pourra en parler plus en détail si vous le souhaitez.
00:22:54Enfin, le TCMD renforce la clause de sécurité
00:22:57par la mention explicite dans le texte
00:23:00de l'intégrité territoriale de Djibouti
00:23:03étant la coopération aux forces de sécurité intérieure
00:23:07et renforce la coopération en matière de santé.
00:23:11La Commission de la Défense nationale et des forces armées
00:23:14a émis un avis favorable à l'adoption de ce traité.
00:23:19J'espère que les membres ici présents
00:23:22de la Commission des affaires étrangères
00:23:23partageront cette position en votant favorablement
00:23:27à la ratification de ce TCMD.
00:23:29Je vous remercie.
00:23:31Merci, madame la rapporteure,
00:23:32pour l'avis de la Commission de la Défense,
00:23:34pour ces propos très clairs
00:23:35et pour cet appel à voter en faveur de ce texte.
00:23:40Nous allons maintenant passer à la discussion générale
00:23:42au cours de laquelle des représentants pour chaque groupe
00:23:45s'exprimeront pour une durée de 2 minutes 30.
00:23:48Vous pourrez ensuite répliquer, monsieur le rapporteur,
00:23:51pour une durée équivalente.
00:23:53Nous avons quelques députés inscrits à titre individuel.
00:23:56Si vous souhaitez prendre la parole à titre individuel,
00:23:58n'hésitez pas à nous le faire savoir
00:24:00et nous passerons ensuite à la mise au voie.
00:24:03Pour le groupe Rassemblement national,
00:24:05j'ai monsieur Michel Guignot qui s'exprimera.
00:24:09Oui, bonjour, madame la présidente, monsieur le rapporteur,
00:24:12madame la rapporteure.
00:24:17Bonjour.
00:24:18L'accord qui nous est proposé à la ratification
00:24:21est un accord important pour les relations
00:24:23entre la France et Djibouti, évidemment,
00:24:26dans un contexte géostratégique compétitif.
00:24:28En effet, 5 bases étrangères sont présentes dans le même espace,
00:24:32dont les seules bases chinoises et japonaises à l'étranger
00:24:34et la plus grande base américaine en Afrique.
00:24:37Pour la France, c'est actuellement notre plus importante base,
00:24:40également à l'étranger, avec près de 1 500 soldats
00:24:42qui y sont stationnés.
00:24:44A la demande de la partie djiboutienne,
00:24:46la présence militaire française est conditionnée
00:24:48à des restitutions de terrain
00:24:50actuellement occupées, en particulier 40%
00:24:54de la superficie de l'îlot du Héron,
00:24:57au nord de Djibouti,
00:24:58telle qu'actée à l'article 11 de l'annexe 1 du traité.
00:25:02Monsieur le rapporteur, nous avons la chance
00:25:04d'avoir la base aérienne 188,
00:25:07colonel Émile Massard,
00:25:08qui nous offre une autonomie stratégique aérienne.
00:25:11Toutefois, la restitution de la partie française
00:25:14de 40% de l'îlot du Héron
00:25:16risque-t-elle de mettre en difficulté
00:25:19notre autonomie stratégique navale
00:25:21dans le cadre de notre mission de défense ?
00:25:24Il s'agit certes d'une emprise avec des immeubles,
00:25:27vous l'avez évoqué tout à l'heure, d'habitation,
00:25:29mais le point 6 de l'article 8
00:25:30émet la possibilité d'une installation militaire
00:25:33étrangère sur cette zone,
00:25:35d'autant plus que la partie djiboutienne
00:25:37n'est tenue qu'à une simple information.
00:25:40Si notre emprise, même à usage exclusif,
00:25:42devait se révéler insuffisante
00:25:44au vu de nos besoins,
00:25:45devrons-nous partager le port
00:25:47avec la base chinoise implantée à Dorale?
00:25:51Également, le rapport du Sénat précise
00:25:53que les logements qui, jusqu'à présent,
00:25:54étaient disponibles sur l'île du Héron
00:25:56seront remplacés par des baux dans Djibouti,
00:25:59il s'agit donc d'une nouvelle augmentation
00:26:01des charges pour le logement du personnel
00:26:03alors que nous disposions des infrastructures.
00:26:08De plus, à l'article 1 de l'annexe 3,
00:26:10il est indiqué que la France s'engage
00:26:11à verser une contribution forfaitaire annuelle
00:26:14de 85 millions d'euros,
00:26:17soit 55 millions de plus qu'auparavant,
00:26:20laquelle vient en complément
00:26:22d'une augmentation prévue
00:26:23de 50% de stagiaires formés par la France par an
00:26:26au titre de l'article 5.
00:26:28M. le rapporteur, avez-vous l'idée du coût global
00:26:31que cela représenterait donc pour le contribuable?
00:26:34Le sénateur Viennig Zouvi
00:26:36a évoqué la somme de 1,2 milliard d'euros annuels.
00:26:41Est-ce que c'est effectivement dans les...
00:26:43possiblement dans les précisions,
00:26:45dans les prévisions?
00:26:47Il est nécessaire que la présence française
00:26:48se fasse fort tant pour notre stratégie
00:26:50de crédibilité en Afrique
00:26:52que pour la sécurité des denrées
00:26:54qui traversent le détroit de Bas-Belmandènes
00:26:57à destination ou en partance pour l'Europe,
00:27:00de l'Europe.
00:27:01Ainsi, aussi, le Rassemblement national
00:27:03votera en faveur de ce texte.
00:27:06Merci pour vos réponses.
00:27:07Merci, M. Guignot.
00:27:10M. le rapporteur,
00:27:13est-ce que vous souhaitez lui répondre?
00:27:17Oui, je réponds tout de suite.
00:27:19Merci, M. député.
00:27:22Sur la restitution de l'îlot du Héron,
00:27:24il s'agit d'un acte important
00:27:28d'un point de vue symbolique
00:27:29pour les Djiboutiens.
00:27:30C'est une emprise qui a pris beaucoup de valeur
00:27:33en termes de foncier située
00:27:34sur une partie très valorisée
00:27:37de Djibouti-Ville.
00:27:40Et donc, il était normal
00:27:41en tant que partenaire
00:27:42de répondre à, évidemment,
00:27:44cette demande de nos alliés.
00:27:49La problématique de la relocalisation
00:27:51des logements est en fait
00:27:52pas tellement un problème
00:27:53puisqu'on peut, en réalité,
00:27:56en logeant les familles
00:27:57ou les personnels célibataires
00:28:00qui étaient dans ces logements,
00:28:01en fait, on peut diminuer les coûts
00:28:02parce que soit on l'externalise
00:28:03pour les familles en ville,
00:28:05soit les célibataires,
00:28:06ils sont regroupés
00:28:07sur le camp du 5e RIAOM
00:28:10ou alors sur la BA 188 d'Amboulie.
00:28:13Donc, en réalité,
00:28:15le fait de reconcentrer les emprises
00:28:16représenterait plutôt, à mon avis,
00:28:18un gain financier pour nos forces.
00:28:23Sur les capacités opérationnelles
00:28:24qui seraient handicapées
00:28:25par la restitution d'une partie
00:28:27de l'îlot du Héron,
00:28:29en réalité, on garde les ateliers
00:28:31et les capacités de mise à l'eau.
00:28:35Et puis, enfin, sur la possibilité
00:28:38de devoir faire appel aux Chinois,
00:28:40ça n'est pas nécessaire
00:28:42puisque la capacité historique
00:28:44de nos emprises
00:28:45est d'accueillir 5 000 personnels.
00:28:48On est aujourd'hui à 3 fois moins,
00:28:50donc on a la capacité
00:28:51d'accueillir 3 fois plus.
00:28:52Et on a aussi ce savoir-faire
00:28:53dans l'armée française
00:28:54de densifier les camps,
00:28:57comme on le fait régulièrement
00:28:58dans les opérations
00:28:59lorsqu'on doit monter en puissance,
00:29:01que ce fût au camp Cosseil,
00:29:03au Tchad,
00:29:03à l'aéroport de Bangui.
00:29:04On est capable de densifier
00:29:05et de multiplier parfois par 10
00:29:06la population de militaires accueillis
00:29:08sans difficulté.
00:29:09Sur l'augmentation de la contribution
00:29:12forfaitaire annuelle
00:29:13de plus de 55 millions,
00:29:15donc nous portant à 85 millions annuels,
00:29:18il faut d'abord en déduire
00:29:19les 4 millions de diverses taxes,
00:29:22prélèvements, impôts,
00:29:24droits de douane, octrois de mer.
00:29:26Et donc, en réalité,
00:29:26la contribution réelle
00:29:27serait plutôt de 81 millions.
00:29:29Déduction faite.
00:29:31Elle se situe, cette réévaluation,
00:29:33dans le contexte de la concurrence
00:29:35avec les autres puissances.
00:29:36Et en réalité,
00:29:37les Djiboutiens nous font un prix d'amis,
00:29:38puisque nous avons une emprise,
00:29:40nous avons des emprises
00:29:41qui sont extrêmement étendues,
00:29:43beaucoup plus que les Chinois,
00:29:45que les Américains,
00:29:46ou que les Italiens ou les Japonais.
00:29:47Et nous payons en réalité
00:29:48proportionnellement beaucoup moins.
00:29:50Les Américains doivent payer 60 millions,
00:29:52si je ne dis pas de bêtises.
00:29:53Les Chinois, 100 millions
00:29:54pour une emprise bien plus petite.
00:29:57Et puis, les Japonais et les Italiens
00:29:59à hauteur de 30 millions,
00:30:00me semble-t-il.
00:30:02Pour les stagiaires djiboutiens
00:30:05accueillis en France,
00:30:06il s'agit de quelques dizaines
00:30:07de milliers d'euros par an.
00:30:08à mon avis,
00:30:10soit qu'ils soient accueillis
00:30:11dans les écoles de formation initiales,
00:30:13à l'école de guerre,
00:30:14dans les écoles d'application,
00:30:16les écoles techniques.
00:30:17Il s'agit de la coopération
00:30:18telle qu'on l'a
00:30:19avec de nombreux autres pays
00:30:21alliés et amis.
00:30:24Sur le montant
00:30:25d'1,2 milliard émis
00:30:27par notre collègue sénateur,
00:30:30en réalité,
00:30:30ce montant d'1,2 milliard,
00:30:32il prend en compte
00:30:32le fonctionnement global
00:30:34des forces françaises
00:30:36de Djibouti.
00:30:37Donc, ça inclut
00:30:37la masse salariale
00:30:39des militaires
00:30:39qui y sont projetés,
00:30:41le kérosène des avions
00:30:43qui y volent,
00:30:44le carburant des bateaux,
00:30:46la maintenance, etc.
00:30:46Donc, en réalité,
00:30:47il s'agit beaucoup
00:30:48de frais qui seraient engagés
00:30:50pour n'importe quelle force
00:30:51prépositionnée ailleurs.
00:30:53Voilà, j'espère que j'ai répondu
00:30:54à vos questions.
00:30:58Merci, merci,
00:30:59monsieur le rapporteur.
00:30:59Bon, normalement,
00:31:00il n'y a pas d'échange,
00:31:02mais je vous en prie,
00:31:03on a un peu de temps.
00:31:03Allez-y.
00:31:04Oui, madame la présidente,
00:31:05comme je siège
00:31:06toutes les semaines ici,
00:31:07j'ai remarqué
00:31:08qu'il n'y a pas d'échange.
00:31:09Mais ce n'est pas ça,
00:31:10c'est que je pense
00:31:11que le rapporteur n'a pas...
00:31:13Ma question était
00:31:15« Devrons-nous partager le port
00:31:17avec la base chinoise ? »
00:31:18Ce n'était pas tout à fait...
00:31:20Oui, pardon.
00:31:20Voilà.
00:31:22Très bien.
00:31:22Si vous savez
00:31:23qu'il n'y a pas d'échange,
00:31:23je raisonne de plus
00:31:24pour ne pas reprendre la parole.
00:31:25Mais je vous laisse,
00:31:26monsieur le rapporteur, répondre.
00:31:30Je vous en prie.
00:31:31C'est ma faute.
00:31:32C'est ma faute.
00:31:34Non, le partage...
00:31:35Justement, le traité prévoit...
00:31:37Sécurise le cas numéro 9
00:31:38sur lequel nous stationnons
00:31:39nos bâtiments
00:31:40de la Marine nationale
00:31:40et permet l'accès
00:31:42à titre...
00:31:45temporaire à titre ponctuel
00:31:46des quais 8 et 10.
00:31:48Donc, en réalité,
00:31:48on sécurise juridiquement
00:31:49un quai à demeure
00:31:52et la capacité de nous étendre
00:31:53si jamais on devait accueillir
00:31:54plus de bâtiments
00:31:55de la Marine.
00:31:58Merci, monsieur le rapporteur.
00:31:59Je passe maintenant
00:32:00la parole pour le groupe
00:32:01Ensemble pour la République
00:32:02à madame Amélia Lacrafie.
00:32:08Merci, madame la présidente,
00:32:09monsieur le rapporteur,
00:32:10madame la rapporteure,
00:32:11mes chers collègues.
00:32:12Je tiens tout d'abord
00:32:13à vous remercier,
00:32:14chers rapporteurs,
00:32:15pour la qualité
00:32:16et la clarté de ce rapport
00:32:17qui porte sur un accord
00:32:18hautement stratégique
00:32:19pour la France
00:32:20comme pour Djibouti,
00:32:21un pays clé
00:32:22de ma circonscription
00:32:23et un fidèle
00:32:24allié de longue date.
00:32:26Ce traité de coopération
00:32:27en matière de défiance
00:32:28vient non seulement
00:32:30renouveler
00:32:30mais aussi renforcer
00:32:31un partenariat
00:32:33qui est tout sauf symbolique.
00:32:35Il s'inscrit
00:32:35dans une histoire
00:32:36dense et profonde
00:32:37que j'ai pu
00:32:38personnellement mesurer
00:32:39lors de mon déplacement
00:32:40à Djibouti
00:32:41en mai 2021
00:32:42aux côtés
00:32:43du ministre
00:32:43Jean-Baptiste Lemoyne.
00:32:45J'ai ressenti
00:32:45la force de ce lien
00:32:47franco-djiboutien
00:32:48incarné par les plus
00:32:49de 4000 Français
00:32:50sur place
00:32:51dont de nombreux
00:32:51binationaux
00:32:52et par la présence
00:32:53de nos plus de 1500 militaires
00:32:55au cœur
00:32:55de notre plus grande base
00:32:56à l'étranger.
00:32:58Ce lien,
00:32:58c'est aussi celui
00:32:59de la francophonie,
00:33:00vivante,
00:33:01assumée,
00:33:01partagée.
00:33:02Dans cette région
00:33:03majoritairement anglophone,
00:33:05Djibouti fait figure
00:33:06de bastion francophone
00:33:07ce qui donne encore
00:33:08plus de sens
00:33:09à notre engagement mutuel.
00:33:11Alors où notre présence
00:33:12militaire en Afrique
00:33:13se réduit,
00:33:14en droite ligne
00:33:14avec les objectifs
00:33:15du discours
00:33:15de Ouagadougou
00:33:16de notre président
00:33:17en 2017,
00:33:18la base de Djibouti
00:33:19est devenue
00:33:19notre dernier ancrage
00:33:21stratégique permanent
00:33:22sur le continent
00:33:22si l'on accepte
00:33:23celui de Libreville.
00:33:25Et dans un contexte
00:33:26où d'autres puissances
00:33:26s'implantent,
00:33:27maintenir cette coopération
00:33:28est essentiel,
00:33:29pas seulement pour
00:33:30des raisons diplomatiques
00:33:31mais aussi pour
00:33:32la sécurité collective
00:33:33et vous l'avez rappelé,
00:33:34Madame la rapporteure,
00:33:35lors de l'opération
00:33:37Sagittaire
00:33:38pour l'évacuation
00:33:38de nos compatriotes
00:33:39à Khartoum.
00:33:40Cette opération
00:33:41menée depuis Djibouti
00:33:42fut un exemple
00:33:43éclatant
00:33:43de l'efficacité
00:33:44de notre dispositif
00:33:45militaire et diplomatique
00:33:47et j'en profite
00:33:48pour saluer
00:33:49chaleureusement
00:33:49le professionnalisme
00:33:51de nos forces armées
00:33:52et de notre réseau diplomatique
00:33:54ainsi que la coopération
00:33:55précieuse
00:33:56des autorités
00:33:57djiboutiennes.
00:33:58Je retiens aussi
00:33:59de ce traité
00:33:59plusieurs avancées notables.
00:34:01Une clause
00:34:01de sécurité exclusive,
00:34:03une durée
00:34:04de 20 ans,
00:34:05qui signe
00:34:06la confiance
00:34:07et une coopération
00:34:08militaire
00:34:08mais aussi civile
00:34:09renforcée
00:34:10au service
00:34:10des populations.
00:34:12Enfin,
00:34:13permettez-moi
00:34:14de poser une question.
00:34:15Alors que quelques pays,
00:34:16notamment ceux de la US,
00:34:17ont récemment exprimé
00:34:18des tensions
00:34:19vis-à-vis de la France,
00:34:19il est essentiel
00:34:20de rappeler
00:34:21que la très grande
00:34:21majorité
00:34:22des États africains,
00:34:23soit 50 sur 54,
00:34:25entretiennent avec nous
00:34:26des relations de confiance
00:34:27dynamiques
00:34:28et respectueuses.
00:34:29Dans ce contexte,
00:34:30quels sont,
00:34:31selon vous,
00:34:31les éléments
00:34:32qui font que Djibouti,
00:34:33un partenaire aussi stable,
00:34:35est un partenaire
00:34:36aussi stable
00:34:36et engagé
00:34:37à nos côtés
00:34:38et surtout engagé
00:34:39à doubler
00:34:39la durée du partenariat.
00:34:40Merci.
00:34:41Merci,
00:34:42Madame la députée.
00:34:43Monsieur le rapporteur.
00:34:44Oui,
00:34:45merci,
00:34:45Madame Lacrafie,
00:34:46pour votre question.
00:34:48Effectivement,
00:34:49vous avez raison
00:34:49de saluer
00:34:49les 5 000 Français
00:34:50qui sont stationnés
00:34:51à Djibouti,
00:34:52militaires avec leur famille
00:34:53et puis également
00:34:54qui incluent
00:34:55un tiers
00:34:55de franco-djiboutiens
00:34:56et qu'on salue
00:34:58d'ici.
00:35:00Sur la raison
00:35:01de la stabilité
00:35:02de notre partenariat
00:35:03avec Djibouti,
00:35:04en réalité,
00:35:05c'est une association,
00:35:08c'est une coopération
00:35:08entre nos deux pays
00:35:09qui est le facteur
00:35:11de stabilité.
00:35:12En réalité,
00:35:12pour les Djiboutiens,
00:35:14la coopération
00:35:15particulière,
00:35:16spécifique,
00:35:17privilégiée
00:35:17avec la France
00:35:18leur permet
00:35:19de garder
00:35:21l'équilibre
00:35:22et de garder
00:35:22leur liberté d'action
00:35:23vis-à-vis
00:35:23des autres puissances
00:35:24qui sont implantées.
00:35:24Les Djiboutiens
00:35:26n'ont pas envie
00:35:26d'avoir de partenariat
00:35:28privilégié
00:35:28avec les Américains
00:35:29ou avec les Chinois.
00:35:31En revanche,
00:35:31avec la France,
00:35:32ils savent qu'ils trouvent
00:35:33avec nous
00:35:35un partenaire
00:35:36respectueux,
00:35:37équilibré
00:35:37et qui joue
00:35:43ce rôle
00:35:44d'arbitre
00:35:46entre les grandes puissances
00:35:47présentes sur ce sol.
00:35:51Merci,
00:35:52M. le rapporteur.
00:35:54Pour le groupe
00:35:55La France Insoumise,
00:35:57j'ai M. Bastien Lachaud.
00:35:59Merci,
00:36:00Mme la Présidente,
00:36:01M. le rapporteur,
00:36:03mes chers collègues.
00:36:04L'accord de défense
00:36:05entre la France
00:36:05et Djibouti
00:36:06qui nous est présenté
00:36:07aujourd'hui
00:36:07constitue à nos yeux
00:36:08un texte de haute
00:36:08importance stratégique.
00:36:10Il s'inscrit
00:36:10dans une continuité
00:36:11qui ne doit rien au hasard,
00:36:13celle de la présence
00:36:13de nos forces armées
00:36:14dans une région du monde
00:36:15dont le rôle géopolitique
00:36:16est de plus en plus central.
00:36:18Djibouti occupe
00:36:18une position cruciale
00:36:19à la croisée
00:36:20des routes maritimes
00:36:20internationales,
00:36:22aux portes de la mer Rouge
00:36:23et à l'entrée du détroit
00:36:23de Babel-Mandel.
00:36:25Cette voie
00:36:26relie la Méditerranée
00:36:28à l'océan Indien
00:36:29et donc aux principales
00:36:30zones économiques d'Asie.
00:36:31Elle constitue
00:36:31l'un des axes vitaux
00:36:32du commerce mondial.
00:36:33Près de 70%
00:36:34du trafic maritime
00:36:35de l'Union européenne
00:36:36y transite.
00:36:36Or, cette zone,
00:36:38on le sait,
00:36:38est marquée
00:36:38par des instabilités récurrentes
00:36:40qui rendent impérative
00:36:41une capacité de présence,
00:36:42de dissuasion
00:36:43et de sécurisation.
00:36:44Dans ce contexte,
00:36:45la base militaire française
00:36:46à Djibouti
00:36:47est un outil opérationnel
00:36:48indispensable.
00:36:50Elle permet de garantir
00:36:50la liberté de navigation,
00:36:51de protéger les navires
00:36:53bateaux en pavillon français
00:36:54et plus largement
00:36:55de défendre
00:36:55nos intérêts stratégiques.
00:36:56Elle constitue également
00:36:57un point d'appui
00:36:58pour la projection
00:36:58de nos forces
00:36:59vers des régions sensibles
00:37:00comme le Moyen-Orient
00:37:01ou l'Asie de l'Est.
00:37:02Elle remplit en outre
00:37:03un rôle logistique essentiel
00:37:05entre l'Hexagone,
00:37:06la Réunion et Mayotte.
00:37:08Elle a notamment permis
00:37:08d'assurer des interventions
00:37:09rapides et efficaces
00:37:10lors des récentes
00:37:11catastrophes naturelles,
00:37:12notamment après les passages
00:37:13des cyclones.
00:37:15Cependant,
00:37:16si nous reconnaissons
00:37:16la portée stratégique
00:37:17de cet accord,
00:37:18nous ne saurions fermer
00:37:19les yeux
00:37:19sur la situation politique
00:37:20préoccupante
00:37:21qui prévaut à Djibouti.
00:37:22Le président Ismaël
00:37:23Omar Guélet
00:37:24dirige le pays
00:37:24depuis 1999.
00:37:26Cette longévité
00:37:27s'accompagne
00:37:28dans l'exercice
00:37:28du pouvoir autoritaire,
00:37:30répression des opposants,
00:37:31restriction des libertés publiques,
00:37:33violation persistante
00:37:34des droits fondamentaux.
00:37:36Nous avons le devoir
00:37:37de le rappeler ici
00:37:38car cela fait partie
00:37:39intégrante
00:37:39de notre responsabilité politique.
00:37:41Notre soutien
00:37:42à cet accord
00:37:42ne signifie donc pas
00:37:43un silence complice.
00:37:45Il doit s'accompagner
00:37:45d'une exigence claire,
00:37:47celle du respect
00:37:48des droits humains
00:37:48et des libertés fondamentales.
00:37:50La coopération militaire
00:37:51ne peut pas effacer
00:37:52nos principes.
00:37:54C'est pourquoi,
00:37:55tout en affirmant
00:37:55notre vigilance
00:37:56sur la situation
00:37:57intérieure de Djibouti,
00:37:59notre groupe votera
00:38:00en faveur de ce traité
00:38:02car il répond
00:38:03aux intérêts
00:38:03de la France
00:38:04sans renier
00:38:05les valeurs
00:38:05qui fondent
00:38:05notre engagement républicain.
00:38:08Je vous remercie,
00:38:10monsieur le député.
00:38:10Est-ce que monsieur le rapporteur
00:38:11vous souhaitez répondre ?
00:38:13Oui.
00:38:15Merci, monsieur Lachaud.
00:38:16Deux points
00:38:16si vous me permettez.
00:38:18D'abord le fait
00:38:19que, en réalité,
00:38:21tout ce que vous avez dit
00:38:21est pertinent
00:38:23mais c'est bien
00:38:24une opportunité
00:38:27pour les Djiboutiens
00:38:28que ce soit la France
00:38:28qui soit le partenaire privilégié
00:38:30pour le domaine
00:38:31que vous avez évoqué,
00:38:32la question des droits de l'homme.
00:38:34Si jamais les Djiboutiens
00:38:34choisissaient comme partenaire
00:38:35privilégié
00:38:36la Chine
00:38:37ou les Américains,
00:38:38on n'aurait peut-être
00:38:38pas le même résultat.
00:38:39Et donc la France joue
00:38:41un rôle
00:38:42mélioratif
00:38:45dans ce domaine
00:38:46que ne joueraient pas
00:38:47les autres puissances.
00:38:47Et donc c'est bien
00:38:48pour moi l'occasion
00:38:50d'insister sur
00:38:51la nécessité
00:38:52que ce soit la France
00:38:52qui reste le partenaire privilégié
00:38:54et ne surtout pas se retirer,
00:38:55ne surtout pas réduire
00:38:56notre présence
00:38:57puisque justement
00:38:58la France apporte
00:38:59une plus-value
00:39:00par rapport aux autres puissances
00:39:01avec lesquelles Djibouti
00:39:01pourrait coopérer.
00:39:04Et puis il y a également
00:39:05d'autres partenariats.
00:39:06Je pense à l'École nationale
00:39:07à la vocation régionale
00:39:08de police judiciaire
00:39:09qui vise à diffuser
00:39:11des bonnes pratiques
00:39:11dans ce domaine.
00:39:12Donc les choses
00:39:14se font progressivement
00:39:16petit à petit
00:39:16dans le respect
00:39:17de la souveraineté
00:39:17des États.
00:39:19Encore une fois,
00:39:20si ce n'était pas la France,
00:39:21ce serait moins bien
00:39:22et on irait moins facilement
00:39:25dans la bonne direction.
00:39:28Merci monsieur le rapporteur.
00:39:30Maintenant pour le groupe
00:39:31de la droite républicaine,
00:39:32j'ai notre collègue
00:39:33Nicolas Faurissier.
00:39:36Merci beaucoup
00:39:36madame la présidente.
00:39:38Ce sujet,
00:39:40ce traité
00:39:41entre la France
00:39:42et la République
00:39:43de Djibouti
00:39:43est évidemment,
00:39:44et ça a été souligné
00:39:45par tous nos collègues,
00:39:46extrêmement important.
00:39:47Il s'agit d'un sujet
00:39:48stratégique.
00:39:51Je veux dire ici
00:39:51tout de suite
00:39:52qu'évidemment,
00:39:52le groupe de la droite républicaine
00:39:54sur la base
00:39:55des deux rapports
00:39:56et notamment du vôtre,
00:39:57monsieur le rapporteur
00:39:58de la Commission
00:39:58des Affaires étrangères
00:39:59se prononcera
00:40:00pour l'adoption
00:40:02de ce traité.
00:40:04nous avons
00:40:05au fond
00:40:06les uns et les autres
00:40:07dessiné
00:40:08la valeur stratégique
00:40:09de ce traité.
00:40:11Moi,
00:40:11je m'interroge
00:40:12sur deux points
00:40:13et peut-être
00:40:14que ce sont
00:40:14des choses
00:40:15sur lesquelles
00:40:16vous avez travaillé,
00:40:17réfléchi,
00:40:18notamment dans le cadre
00:40:18de vos auditions
00:40:19en allant au fond
00:40:21plus loin
00:40:21que l'analyse
00:40:22stricte du traité.
00:40:24La première,
00:40:25c'est le rôle stratégique
00:40:27de la position
00:40:29de cette base militaire
00:40:31al-Jibouti.
00:40:33C'est une base importante,
00:40:34mais ce n'est pas
00:40:35la plus importante,
00:40:36vous l'avez rappelé.
00:40:37Est-ce que vous considérez
00:40:38qu'au regard
00:40:39des enjeux stratégiques
00:40:40et de proximité
00:40:41le détroit
00:40:42de Babel-Mandem
00:40:43et plus globalement
00:40:44toute cette zone,
00:40:45est-ce que vous considérez
00:40:46que l'investissement
00:40:47de la France
00:40:47est suffisant
00:40:48à ce jour
00:40:48ou est-ce qu'il faudrait
00:40:50renforcer encore
00:40:50dans les années qui viennent
00:40:51les moyens consacrés
00:40:54à cette base militaire
00:40:55dans ce lieu
00:40:56encore une fois
00:40:56éminemment stratégique
00:40:57et deuxièmement,
00:40:59vous l'avez évoqué
00:40:59tout à l'heure,
00:41:00il y a une lutte d'influence
00:41:01qui existe déjà là
00:41:03entre,
00:41:04pas seulement en mer de Chine
00:41:06ou dans le Pacifique,
00:41:07mais déjà là
00:41:07entre la Chine
00:41:09et les Etats-Unis.
00:41:10Vous l'avez dit,
00:41:11la France peut être
00:41:11quelque part,
00:41:13et c'est ce que souhaitent
00:41:13les Djiboutiens,
00:41:14une puissance d'équilibre,
00:41:16une puissance
00:41:17qui permet
00:41:18une troisième voie,
00:41:19est-ce que vous avez pu
00:41:20au fond
00:41:21sur cette base-là
00:41:22aller plus loin encore
00:41:24et au fond
00:41:24est-ce que la France
00:41:25ne devrait pas
00:41:26se servir plus encore
00:41:27du modèle
00:41:27établi à Djibouti
00:41:29dans sa présence
00:41:30et dans son rôle d'équilibre,
00:41:32que ce soit
00:41:32pour inspirer
00:41:34sa politique étrangère
00:41:35et de défense
00:41:36proche et Moyen-Orient
00:41:37et plus globalement
00:41:38sur la zone
00:41:39Asie-Pacifique
00:41:40qui on le sait
00:41:41est extrêmement importante,
00:41:43y compris
00:41:43au regard de l'importance
00:41:45que nous avons
00:41:45en matière
00:41:45de domaine maritime.
00:41:46Est-ce que Djibouti
00:41:48au fond
00:41:48n'est pas
00:41:48un parfait exemple
00:41:50de ce que la France
00:41:51doit continuer
00:41:51à construire
00:41:52mais ça passe
00:41:53par un renforcement
00:41:53de moyens
00:41:54qui n'est pas forcément
00:41:56facile à obtenir
00:41:57dans le contexte budgétaire
00:41:58actuel ?
00:41:59Voilà,
00:41:59j'essaie de résumer
00:42:00mais c'est ça
00:42:01les deux orientations.
00:42:02Merci monsieur.
00:42:02Mais nous voterons
00:42:03bien sûr pour.
00:42:03Merci de votre rapport.
00:42:05Merci beaucoup
00:42:06monsieur le député.
00:42:07Monsieur le rapporteur.
00:42:09Merci madame la présidente,
00:42:10monsieur le député
00:42:10Fourricier.
00:42:12Deux points
00:42:12que vous avez évoqués.
00:42:13D'abord le rôle stratégique
00:42:14de la France
00:42:15et donc savoir si
00:42:17les moyens
00:42:17positionnés à Djibouti
00:42:19sont suffisants.
00:42:20Ils sont conséquents.
00:42:22Un régiment
00:42:22inter-armes complet
00:42:23avec une compagnie
00:42:24d'infanterie,
00:42:25un escadron
00:42:26de combat blindé,
00:42:28une compagnie
00:42:29d'appui mix,
00:42:29des moyens
00:42:30de la latte,
00:42:30des moyens
00:42:31de l'armée de l'air,
00:42:32des hélicoptères
00:42:33de manœuvre,
00:42:33des hélicoptères
00:42:34d'attaque,
00:42:35des moyens navals,
00:42:36un détachement
00:42:37de force spéciale
00:42:38permanent.
00:42:39on a en réalité
00:42:40déjà sur place
00:42:41et évidemment
00:42:41la chasse,
00:42:43les escadrons
00:42:43de mirage
00:42:45qui sera plus tard
00:42:46remplacé par
00:42:47un escadron
00:42:48de rafale.
00:42:49On a déjà
00:42:50la capacité
00:42:50d'agir sur
00:42:51l'intégralité
00:42:51du spectre
00:42:52et donc
00:42:53c'est un bon
00:42:55équilibre
00:42:55entre le coût
00:42:56que pourrait représenter
00:42:57le pré-positionnement
00:42:58des forces
00:42:58et les besoins
00:43:00dont on pourrait
00:43:00avoir besoin
00:43:01dans l'immédiat.
00:43:02Et puis
00:43:02comme je l'évoquais
00:43:03tout à l'heure,
00:43:04on a la capacité
00:43:04de monter en puissance,
00:43:05on le fait
00:43:06régulièrement
00:43:07à chaque crise
00:43:08qui se déploie,
00:43:09on a la capacité
00:43:09de multiplier
00:43:10assez vite
00:43:11par 2,
00:43:11par 3,
00:43:13par 4,
00:43:14par 5,
00:43:14par 10,
00:43:15parfois
00:43:16nos forces
00:43:18qui sont positionnées
00:43:19sur nos emprises
00:43:19et donc
00:43:20les capacités
00:43:21et l'infrastructure
00:43:22de Djibouti
00:43:22permettraient
00:43:23d'accueillir
00:43:24cette montée
00:43:25en puissance
00:43:25rapide
00:43:26et très conséquente.
00:43:28Donc
00:43:28à mon sens,
00:43:29il s'agit
00:43:30d'un équilibre
00:43:30entre le coût
00:43:31d'un pré-positionnement
00:43:33et la capacité
00:43:34à ensuite
00:43:35monter en puissance
00:43:35de manière massive
00:43:36et puis
00:43:37sur le modèle
00:43:39Djiboutien,
00:43:40effectivement,
00:43:40c'est un bon modèle
00:43:41dont on pourrait s'inspirer,
00:43:42dont il faut s'inspirer
00:43:43pour construire
00:43:44ou reconstruire
00:43:45des relations équilibrées
00:43:46avec nos partenaires
00:43:48africains,
00:43:49notamment,
00:43:50au vu des derniers
00:43:51retraits,
00:43:52la réduction
00:43:53de la présence
00:43:55militaire française
00:43:56en Afrique,
00:43:57effectivement,
00:43:58les Djiboutiens,
00:43:59en ce sens,
00:43:59sont également
00:44:00un partenaire
00:44:01privilégié
00:44:02puisqu'ils nous permettent
00:44:04de montrer,
00:44:05de proposer
00:44:06un modèle
00:44:06qui marche
00:44:07et qui est
00:44:08basé sur
00:44:09des relations
00:44:10rénovées.
00:44:12Merci,
00:44:13M. le rapporteur,
00:44:13pour le groupe
00:44:14socialiste et apparenté.
00:44:15J'ai notre collègue
00:44:16Stéphane Nablot.
00:44:17Madame la Présidente,
00:44:22M. le rapporteur,
00:44:23Mme la rapporteur,
00:44:26tout à l'heure,
00:44:26vous avez parlé
00:44:28de transparence.
00:44:30Je pense qu'on ne doit pas
00:44:30être manichéen.
00:44:31On l'a vu,
00:44:31effectivement,
00:44:32mieux vaut que ce soit
00:44:33la France plutôt que
00:44:34la Chine ou les Etats-Unis
00:44:35qui s'implantent là-bas,
00:44:36mais autant se dire les choses.
00:44:37J'en profite
00:44:38parce que nous devons
00:44:39privilégier l'amitié
00:44:40entre Djibouti et la France
00:44:41pour saluer la présence
00:44:42du président des Amitiés.
00:44:44Ici, donc,
00:44:45à nos côtés,
00:44:45M. le rapporteur,
00:44:46avec vous,
00:44:47nous sommes d'ailleurs
00:44:48vice-présidents
00:44:49et nous privilégions
00:44:49le dialogue.
00:44:51Le traité de coopération
00:44:52en matière de défense
00:44:53entre Djibouti et la France
00:44:54est essentiel.
00:44:55On mesure évidemment
00:44:56les enjeux importants.
00:44:57C'est un passage
00:44:58pour le commerce mondial.
00:44:59C'est aussi un endroit
00:44:59géostratégique.
00:45:00Avec le groupe
00:45:01Parti socialiste,
00:45:03nous voterons
00:45:03pour la ratification
00:45:05de ce traité.
00:45:06M. le rapporteur,
00:45:06vous avez été militaire.
00:45:08Vous savez qu'une coopération
00:45:09militaire est une priorité.
00:45:11Elle nécessite confiance
00:45:12et loyauté.
00:45:13Donc, dans ce contexte
00:45:14où, effectivement,
00:45:15la Chine et les Etats-Unis
00:45:16s'implantent,
00:45:18mieux vaut que privilégier
00:45:19la France.
00:45:20Et la coopération militaire
00:45:22doit être aussi
00:45:23une coopération élargie
00:45:24aux droits fondamentaux.
00:45:25On avait évoqué
00:45:26tout à l'heure
00:45:26la francophonie.
00:45:27La France investit
00:45:28dans le développement urbain,
00:45:29la santé,
00:45:30l'énergie,
00:45:31l'éducation.
00:45:31Je voudrais,
00:45:33à ce propos,
00:45:33puisque nous parlons
00:45:35effectivement d'une coopération,
00:45:37dire qu'il y a
00:45:37une affaire en ce moment
00:45:39qui nous montre
00:45:39qu'on doit dialoguer
00:45:41et on doit faire évoluer
00:45:42les choses,
00:45:42notamment les droits fondamentaux.
00:45:44Une enfant de nationalité française
00:45:46donc a été enlevée.
00:45:48Alors, c'est une affaire privée.
00:45:49Moi, je ne fais pas d'ingérence.
00:45:50Mais la décision
00:45:51des deux justices
00:45:52de France et Djibouti
00:45:53va dans le même sens.
00:45:54Et la justice
00:45:55n'est pas appliquée.
00:45:56Quand la justice est ignorée,
00:45:58il n'y a plus la confiance.
00:45:59Le président de la République,
00:46:00Emmanuel Macron,
00:46:01s'en est mêlé.
00:46:01C'est une affaire
00:46:02qui a fait du bruit,
00:46:03une affaire nationale.
00:46:03C'est l'affaire
00:46:04de la petite enfant,
00:46:05l'IA leader.
00:46:06Comment avoir confiance,
00:46:07alors, dans les règles
00:46:08de sécurité et de défense ?
00:46:10Nous, nous disons oui
00:46:10à l'alliance stratégique,
00:46:12oui à la souveraineté nationale.
00:46:13On oublie le temps
00:46:14des vieilles habitudes
00:46:15de la France-Afrique.
00:46:16Certes, ce temps-là
00:46:17est révolu.
00:46:18On ne doit pas s'asseoir
00:46:19sur les principes fondamentaux.
00:46:20L'amitié entre la France
00:46:21et Djibouti
00:46:22mérite mieux que des silences.
00:46:24Nous le disons haut et fort
00:46:25et nous le dirons bientôt
00:46:26au nouvel ambassadeur
00:46:27qui a été nommé
00:46:27de France à Djibouti.
00:46:29Nous devons dialoguer
00:46:30pour faire respecter
00:46:31nos droits fondamentaux.
00:46:32Merci beaucoup,
00:46:36M. le rapporteur.
00:46:38Oui, merci,
00:46:39M. le député.
00:46:39J'ai bien entendu
00:46:40ce que vous avez dit.
00:46:41Pour ce qui est
00:46:42de la coopération judiciaire,
00:46:43elle est renforcée,
00:46:44elle est formalisée
00:46:45dans le cadre du traité,
00:46:46elle est sécurisée.
00:46:48Pour ce qui est
00:46:48du cas particulier,
00:46:49je m'abstiendrai
00:46:50d'évoquer quoi que ce soit
00:46:51parce que la moindre prise
00:46:52de parole peut empêcher
00:46:54la résolution du problème.
00:46:55Donc, là-dessus,
00:46:57vous me permettrez
00:46:57de m'abstenir
00:46:58de commenter.
00:46:59Très bien.
00:47:03Allez-y, M. le rapporteur.
00:47:04Non, simplement,
00:47:05totalement d'accord
00:47:05avec vous,
00:47:06M. le rapporteur.
00:47:07J'ai bien dit
00:47:08qu'on ne se mêlait pas
00:47:09d'affaires privées.
00:47:11Là, on n'est pas
00:47:11dans une affaire privée.
00:47:12C'est une décision
00:47:13de deux justices
00:47:14et la justice doit être appliquée.
00:47:15C'est tout.
00:47:16Merci.
00:47:16Merci, M. le rapporteur.
00:47:19Pour le groupe
00:47:20écologiste et social,
00:47:21j'ai Mme Clémentine Autain.
00:47:24Oui, merci,
00:47:24Mme la présidente.
00:47:27Oui, M. le rapporteur
00:47:29et les intervenants.
00:47:30Donc, la porte d'entrée
00:47:32de la mer Rouge
00:47:32et du golfe d'Athènes,
00:47:33le détroit de Babel-Mandeb,
00:47:36a une importance stratégique
00:47:37évidente puisqu'il permet
00:47:38de relier la Méditerranée
00:47:39à l'océan Indien.
00:47:40C'est un point de passage
00:47:41crucial pour l'Europe
00:47:42dont 70% du trafic maritime
00:47:44passe par cette route.
00:47:46L'intérêt stratégique
00:47:47de Djibouti
00:47:47n'est pas à démontrer.
00:47:49Nous sommes évidemment
00:47:49tout à fait d'accord là-dessus.
00:47:51La France,
00:47:52ancienne puissance coloniale
00:47:53de Djibouti,
00:47:54le sait d'ailleurs très bien.
00:47:55Depuis l'indépendance
00:47:56de 1977,
00:47:57notre pays conserve
00:47:58une présence militaire
00:47:59dont nous discutons aujourd'hui
00:48:00du renouvellement pour 20 ans.
00:48:02Ce traité
00:48:02renforce celui de 2014
00:48:04sur plusieurs aspects,
00:48:05notamment la rétrocession
00:48:07de 40% de l'île
00:48:08de l'Uéron
00:48:08de Djibouti
00:48:09et le loyer annuel
00:48:10de notre base
00:48:11qui passera
00:48:12à 85 millions d'euros.
00:48:13Ce nouvel accord
00:48:14vient donc maintenir
00:48:15notre imposition
00:48:16dans la région
00:48:17où les enjeux de sécurité
00:48:18sont nombreux.
00:48:19Les actes de piraterie
00:48:20des milices
00:48:21chez Bab
00:48:21depuis la Somalie
00:48:22et les attaques
00:48:23des rebelles houtistes
00:48:24du Yémen
00:48:25menacent la circulation maritime.
00:48:27Djibouti est donc
00:48:28indispensable
00:48:29pour sécuriser
00:48:30ces flux.
00:48:31Et puis,
00:48:32notre base
00:48:33de Djibouti
00:48:33est aussi un relais
00:48:34utile
00:48:35pour connecter
00:48:35l'Hexagose
00:48:36à la Réunion
00:48:37et à Mayotte,
00:48:38par exemple,
00:48:39pour l'aide d'urgence
00:48:40lors des récents cyclones.
00:48:41Donc,
00:48:42c'est la raison
00:48:42pour laquelle
00:48:43nous voterons ce texte.
00:48:44Mais je mets
00:48:44deux questions
00:48:45ici sur la table.
00:48:47La première,
00:48:49c'est plus globalement
00:48:50sur un plan stratégique,
00:48:51quel est notre but ?
00:48:53Moi,
00:48:53il me semble
00:48:54que nous avons besoin
00:48:55d'ouvrir un débat
00:48:55sur notre présence
00:48:56militaire en Afrique
00:48:58dans les relations
00:48:59avec les autres puissances
00:49:00qui ont aussi
00:49:01leur rayonnement
00:49:03et en particulier
00:49:03la Chine
00:49:04de plus en plus fortement.
00:49:06Néanmoins,
00:49:06quel est notre objectif ?
00:49:08Et donc,
00:49:09dès lors qu'on partage,
00:49:11mais il faudra le vérifier,
00:49:12qu'il faut sortir
00:49:13de la France-Afrique,
00:49:14je pense que c'est aussi
00:49:15important de se dire
00:49:17quel est notre objectif.
00:49:18Et le mélange
00:49:18sur la présence militaire
00:49:20et la diplomatie
00:49:21au moment où
00:49:22les moyens diplomatiques
00:49:23sont sabrés
00:49:24m'interroge énormément.
00:49:26Parce que si notre diplomatie
00:49:27maintenant,
00:49:27c'est notre présence militaire
00:49:28dont on sait,
00:49:30y compris les écueils
00:49:30en Afrique,
00:49:32les rejets
00:49:33que ça peut susciter,
00:49:34la difficulté
00:49:35pour nos militaires,
00:49:36je veux dire,
00:49:36la France n'est pas vue
00:49:37avec un regard bienveillant
00:49:40tel que j'ai pu l'entendre
00:49:41tout à l'heure
00:49:42comme si c'était formidable
00:49:43parce que notre présence
00:49:43est ancienne
00:49:44et qu'on est les bienvenus.
00:49:46Ce n'est pas comme ça
00:49:46que ça se passe
00:49:47sur le terrain.
00:49:48Donc moi,
00:49:48j'attends aussi
00:49:49du gouvernement
00:49:51et de ceux
00:49:51qui signent ces textes
00:49:52des axes stratégiques
00:49:54plus percutants,
00:49:55plus intéressants
00:49:56sur le sens
00:49:57de ce que nous voulons y faire.
00:49:58Et ça m'amène
00:49:58au deuxième point
00:49:59qui a déjà été soulevé,
00:50:01mais sur le régime actuel
00:50:04à Djibouti,
00:50:05vous le savez,
00:50:06qui est autocratique,
00:50:08qui est un pouvoir
00:50:08avec un président
00:50:10qui est en poste
00:50:11depuis 1999,
00:50:13qui pose la question
00:50:13de sa succession
00:50:14et un régime
00:50:17qui est accusé
00:50:17de crimes de guerre,
00:50:18de torture,
00:50:19ce n'est pas rien,
00:50:20quelle va être
00:50:20la parole de la France
00:50:22à cet égard ?
00:50:22Est-ce que la France
00:50:23va plaider pour la démocratisation
00:50:25du régime
00:50:25et en particulier
00:50:26le droit de l'opposition
00:50:27à concourir
00:50:28aux élections parlementaires ?
00:50:30Donc,
00:50:30nous voterons pour,
00:50:32mais moi,
00:50:32je le dis à titre personnel,
00:50:33ce n'est pas un blanc-seing
00:50:34et je ne trouve pas
00:50:35que nous ayons
00:50:36un axe stratégique
00:50:38et des propos clairs.
00:50:39Merci,
00:50:40chers collègues,
00:50:40c'est très clair.
00:50:42Je vais laisser
00:50:42le rapporteur
00:50:43vous répondre.
00:50:45Oui,
00:50:46merci,
00:50:46madame la présidente,
00:50:47madame la députée
00:50:48Hautin.
00:50:49Je ne sais pas
00:50:49quoi vous dire,
00:50:50à ce moment-là,
00:50:51on arrête de faire
00:50:52de la diplomatie,
00:50:53on arrête d'avoir
00:50:53de la projection de puissance,
00:50:55on laisse les Chinois
00:50:55et les Américains
00:50:56se partager le monde
00:50:56et puis nous,
00:50:57on ne fait plus rien.
00:50:58Et puis on reste chez nous
00:50:58et puis on attend
00:50:59que le monde se passe
00:51:00et il viendra
00:51:01de toute façon à nous.
00:51:02Le monde,
00:51:02il viendra à nous.
00:51:03Alors,
00:51:03qu'est-ce que vous proposez ?
00:51:04Vous voulez qu'on aille dire
00:51:05à nos partenaires
00:51:06dans le monde entier,
00:51:07il y a 70% des pays
00:51:08qui ne respectent pas
00:51:09les normes démocratiques.
00:51:10Vous voulez qu'on arrête
00:51:11de travailler avec le monde ?
00:51:12Vous voulez qu'on s'enferme
00:51:13entre nous ?
00:51:13Enfin,
00:51:14je ne sais pas où on est là,
00:51:15mais j'ai l'impression
00:51:15qu'on joue à la dînette.
00:51:17J'ai l'impression
00:51:17qu'on vit dans le monde
00:51:18des bisounours.
00:51:19Voilà,
00:51:20je ne sais pas quoi vous dire
00:51:20à part que le monde réel,
00:51:22il existe
00:51:22et qu'il faut faire au mieux
00:51:23avec ce qu'on a.
00:51:24Voilà.
00:51:26Merci,
00:51:26monsieur le rapporteur.
00:51:27À titre exceptionnel,
00:51:28madame la rapporteure
00:51:29de la Commission Défense
00:51:30souhaiterait intervenir également.
00:51:33Merci, madame la présidente.
00:51:36Madame Autain,
00:51:37la France-Afrique
00:51:37n'est plus,
00:51:39n'est plus.
00:51:40La présence djiboutienne,
00:51:43d'abord,
00:51:43la France n'est pas
00:51:44le seul pays
00:51:45militairement présent
00:51:45à Djibouti.
00:51:46On l'a bien développé,
00:51:47on est nombreux
00:51:48et c'est peut-être
00:51:50l'argument le plus fort
00:51:52que je souhaiterais partager
00:51:53avec vous,
00:51:53c'est que Djibouti
00:51:55est un État souverain
00:51:56et il a envie
00:51:57que la France soit présente.
00:51:59C'est quand même
00:52:00quelque chose
00:52:00de très important à dire.
00:52:03Après,
00:52:03quelle est la feuille de route ?
00:52:04On a une feuille de route
00:52:05et l'objectif
00:52:06est de reprendre
00:52:07effectivement des relations
00:52:08avec les pays
00:52:09du continent africain
00:52:10et Djibouti
00:52:11jouera un rôle majeur
00:52:12entre la France
00:52:13et les autres pays d'Afrique
00:52:14pour renouer
00:52:15des relations,
00:52:16je dirais,
00:52:17de coopération
00:52:18avec les pays d'Afrique.
00:52:19C'est ce qu'a souhaité
00:52:19le président de la République.
00:52:20Nous sommes sur cette voie-là
00:52:21et on a vraiment confiance
00:52:23du rôle que jouera Djibouti
00:52:25dans cette évolution.
00:52:26Et enfin,
00:52:27les projets que nous avons
00:52:28avec Djibouti
00:52:28sont énormes.
00:52:30Les câbles sous-marins
00:52:30passent là-bas.
00:52:31Donc,
00:52:32on assure notre souveraineté,
00:52:34je dirais,
00:52:35numérique
00:52:35et de télécommunication.
00:52:37On a des projets
00:52:38avec Djibouti
00:52:38sur l'espace.
00:52:39On va coopérer
00:52:40sur un programme
00:52:41pour l'espace
00:52:42avec Djibouti.
00:52:43On a des vrais projets
00:52:44de fond
00:52:45et ce n'est pas
00:52:46simplement
00:52:46une présence militaire.
00:52:48Ce n'est pas que cela.
00:52:49ce traité,
00:52:51au contraire,
00:52:51évolue vers une coopération
00:52:53beaucoup plus large
00:52:54en éducation,
00:52:55en santé,
00:52:56en communication,
00:52:59en projet d'innovation
00:53:00et de recherche
00:53:01avec eux.
00:53:02Voilà ce que je voulais
00:53:02compléter par rapport
00:53:04à M. le rapporteur.
00:53:06Merci beaucoup
00:53:06pour le groupe
00:53:07des démocrates.
00:53:08J'ai Mme Louise Morel.
00:53:10Merci Mme la Présidente,
00:53:12Mme et M. les rapporteurs,
00:53:13chers collègues.
00:53:13On examine aujourd'hui
00:53:15un projet de loi crucial
00:53:16pour notre posture stratégique
00:53:17en Afrique de l'Est
00:53:18et dans l'océan Indien,
00:53:20un texte qui autorise
00:53:21la ratification
00:53:22du nouveau traité
00:53:22de coopération
00:53:23en matière de défense
00:53:24entre la France
00:53:25et Djibouti.
00:53:26Les rapporteurs
00:53:26l'ont rappelé.
00:53:28Situé au débouché
00:53:28du détroit
00:53:29de Babel-Mandeb
00:53:30par lequel transite
00:53:3112% du commerce mondial,
00:53:33plus de 6 millions
00:53:33de barils de pétrole
00:53:34par jour.
00:53:35Djibouti,
00:53:36c'est une position
00:53:37géostratégique majeure.
00:53:39C'est aussi
00:53:39un îlot de stabilité
00:53:40dans une région
00:53:41marquée par les instabilités.
00:53:43En effet,
00:53:43depuis la fin de l'année 2023,
00:53:45la mer Rouge
00:53:45est le théâtre d'attaques
00:53:47répétées des outils
00:53:48qui ont fortement perturbé
00:53:50ce trafic maritime
00:53:51avec une baisse
00:53:52estimée jusqu'à 40%
00:53:53de celui-ci.
00:53:54A cela s'ajoute
00:53:55la piraterie,
00:53:56autre facteur
00:53:57de déstabilisation
00:53:57contre laquelle,
00:53:58nous voudrions le rappeler,
00:53:59l'Union européenne
00:54:00est engagée
00:54:00depuis déjà 2008
00:54:02via l'opération Atalante.
00:54:04La France entretient
00:54:05avec Djibouti
00:54:05une relation de défense
00:54:06privilégiée,
00:54:08de confiance
00:54:08depuis l'indépendance
00:54:09du pays en 1977
00:54:11et l'accord actuellement
00:54:12en vigueur,
00:54:13c'est ce qui nous rassemble
00:54:14aujourd'hui,
00:54:14signé en 2011,
00:54:15entré en vigueur
00:54:16en 2014,
00:54:17n'est plus à jour.
00:54:19Or,
00:54:19depuis plusieurs années,
00:54:20Djibouti est devenu
00:54:21un centre d'accueil
00:54:22privilégié
00:54:23pour les opérations
00:54:24militaires,
00:54:24humanitaires,
00:54:25de renseignement,
00:54:26outre la France
00:54:26et les Etats-Unis.
00:54:27C'est d'autres puissances
00:54:28qui y sont implantées.
00:54:29La Chine,
00:54:30depuis 2017,
00:54:32qui a ainsi créé
00:54:33sa première base militaire
00:54:34à l'étranger.
00:54:35Dans ce contexte,
00:54:36nous saluons le nouveau
00:54:37traité de coopération
00:54:38en matière de défense,
00:54:39signé à Paris,
00:54:40le 24 juillet,
00:54:41par les présidents
00:54:42Emmanuel Macron
00:54:43et Ismaël Omar Ghele,
00:54:45qui visent à adapter
00:54:46notre partenariat
00:54:47militaire bilatéral.
00:54:49La ratification
00:54:50de ce traité
00:54:51représente des opportunités
00:54:52pour notre pays,
00:54:53pour les 1 500 militaires
00:54:54présents sur place
00:54:55que je veux saluer.
00:54:56Il modernise en effet
00:54:57notre partenariat
00:54:58sur plusieurs points
00:54:59essentiels,
00:55:00en sécurisant
00:55:01d'un point de vue
00:55:01juridique et opérationnel
00:55:02la présence des forces
00:55:03françaises
00:55:04pour les 20 prochaines années.
00:55:06Il renforce
00:55:06nos capacités
00:55:07d'intervention
00:55:07dans l'accord de l'Afrique.
00:55:09Il instaure
00:55:09un comité stratégique
00:55:10militaire,
00:55:10renforçant le dialogue
00:55:11entre nos Etats-majors.
00:55:13Il offre un régime
00:55:14juridique clair et stable
00:55:15à nos militaires.
00:55:16Et enfin,
00:55:17il confirme,
00:55:17et c'est là le plus important,
00:55:19le rôle de la France
00:55:20comme garant de la sécurité
00:55:21aussi du territoire
00:55:22de Djibouti
00:55:23en cas d'agression extérieure.
00:55:25Je crois que,
00:55:26ratifier ce traité
00:55:27et c'est le message
00:55:27que nous souhaitons passer
00:55:28au groupe Les Démocrates,
00:55:30c'est renforcer en réalité
00:55:31notre souveraineté stratégique,
00:55:32c'est protéger
00:55:33nos intérêts sécuritaires,
00:55:34c'est affirmer
00:55:35la voix de la France
00:55:36sur un continent
00:55:36de plus en plus disputé
00:55:38et c'est la raison
00:55:39pour laquelle,
00:55:39très simplement,
00:55:40le groupe Démocrate
00:55:41votera en faveur
00:55:42de ce texte.
00:55:43Je vous remercie.
00:55:44Merci Madame la députée.
00:55:46Monsieur le rapporteur,
00:55:46est-ce que vous souhaitez
00:55:47ajouter quelque chose ?
00:55:48Il n'y a pas de question,
00:55:50effectivement,
00:55:50mais si vous souhaitez
00:55:51commenter, non ?
00:55:52Très bien.
00:55:56Pour le groupe Horizon
00:55:57et Indépendant,
00:55:58j'ai Monsieur Bertrand Boué.
00:56:03Merci Madame la Présidente.
00:56:04Monsieur le rapporteur,
00:56:06le groupe Horizon
00:56:06votera ce texte.
00:56:08Le groupe Horizon
00:56:09comprend les enjeux
00:56:12qui sont attenants
00:56:13à ce texte.
00:56:14Moi, je souhaiterais
00:56:15brièvement, en fait,
00:56:17vous interroger
00:56:18sur les liens
00:56:19que Djibouti a
00:56:21depuis longtemps
00:56:21avec la Gendarmerie nationale
00:56:23au travers de l'école
00:56:24de perfectionnement
00:56:26à la police judiciaire
00:56:27qui est créée
00:56:29depuis 2016
00:56:30à Djibouti.
00:56:32C'est une école
00:56:33importante
00:56:33non seulement
00:56:34pour les Djiboutiens,
00:56:35mais bien évidemment
00:56:36pour l'ensemble
00:56:37de l'Afrique francophone
00:56:39qui vient ici
00:56:40se former
00:56:41aux bonnes pratiques
00:56:42de la police judiciaire.
00:56:44Et dans un moment
00:56:44où l'Afrique
00:56:47peut être déstabilisée
00:56:48sur un plan judiciaire,
00:56:50sur un plan aussi
00:56:51de certaines violences,
00:56:52de certaines pratiques,
00:56:53dans un moment
00:56:54où la menace terroriste
00:56:56est aussi présente,
00:56:57il a été rappelé ici
00:56:58la menace
00:56:59que fait peser
00:57:01les chébabs,
00:57:02je souhaitais savoir
00:57:03quelles étaient
00:57:04les perspectives
00:57:04pour cette école
00:57:06de police judiciaire
00:57:07où certains
00:57:09de nos gendarmes
00:57:10sont présents
00:57:10pour assurer
00:57:10de la formation.
00:57:12Merci.
00:57:13Merci,
00:57:14M. le député,
00:57:15pour cette question.
00:57:16M. le rapporteur,
00:57:17est-ce que vous avez
00:57:17des éléments ?
00:57:18Sinon, peut-être
00:57:18que Mme la rapporteure
00:57:19de la Commission
00:57:20de la Défense
00:57:20peut nous apporter
00:57:21des éclairages.
00:57:25Merci, Mme la Présidente.
00:57:26Merci, chers collègues.
00:57:29C'est tout l'objet
00:57:29également
00:57:31de l'évolution
00:57:31du traité.
00:57:32C'est qu'on élargit,
00:57:33vous avez vu
00:57:34que ce ne sont plus
00:57:35seulement
00:57:36les forces armées
00:57:40qui sont concernées
00:57:41dans ce traité,
00:57:42mais bien
00:57:42les forces de sécurité,
00:57:44dont les forces
00:57:44de sécurité intérieure
00:57:45de Djibouti.
00:57:48On a pu le constater
00:57:49avec mon collègue
00:57:50Yannick Favenek-Bécaud,
00:57:51c'est que la qualité
00:57:53de la formation
00:57:55par les gendarmes
00:57:57et la police,
00:57:59d'ailleurs,
00:57:59puisqu'il y a
00:58:00un attaché de défense
00:58:01et également
00:58:01un attaché
00:58:02de la police
00:58:03ou de la gendarmerie
00:58:05nationale,
00:58:06on a pu le voir
00:58:07concrètement,
00:58:08notamment,
00:58:09ils forment
00:58:09des équipes
00:58:12du GIGN,
00:58:13il y a un GIGN
00:58:14djiboutien,
00:58:14l'équivalent,
00:58:16une formation
00:58:18également approfondie
00:58:19sur la police judiciaire,
00:58:22donc ça se renforce,
00:58:24on est au début,
00:58:25mais ils sont très demandeurs
00:58:26et dans ce traité,
00:58:28il y a effectivement
00:58:29une volonté
00:58:30de renforcer
00:58:32la présence
00:58:34de la compétence française
00:58:35pour accompagner
00:58:35les forces de sécurité
00:58:36djiboutiennes
00:58:37et notamment
00:58:38au regard
00:58:39des risques
00:58:40qui sont doubles
00:58:41pour eux
00:58:41et où ils attendent
00:58:43vraiment l'expertise
00:58:43de la France,
00:58:45c'est la pression
00:58:46migratoire,
00:58:48donc ils attendent
00:58:49notre expertise
00:58:50sur ce sujet
00:58:51et la lutte
00:58:52contre le terrorisme
00:58:53également,
00:58:54donc ce traité
00:58:54répond aux attentes
00:58:56clairement
00:58:57du gouvernement
00:58:59djiboutien
00:58:59et on a eu
00:59:00l'occasion
00:59:00de les rencontrer
00:59:01et d'échanger
00:59:02avec eux là-dessus,
00:59:03ils sont très demandeurs
00:59:03après dans le traité
00:59:05c'est amené,
00:59:06c'est une base,
00:59:06c'est amené
00:59:07à évoluer
00:59:08dans la pratique
00:59:09et de manière opérationnelle
00:59:10sur le terrain
00:59:11là-bas.
00:59:13Merci,
00:59:13madame la rapporteure
00:59:15pour cet éclairage,
00:59:17j'ai pour le groupe
00:59:18UIOT,
00:59:19liberté indépendante
00:59:19outre-mer
00:59:20et territoire,
00:59:21monsieur Yannick Favnek.
00:59:24Merci madame la présidente
00:59:25et merci de m'accueillir
00:59:26exceptionnellement
00:59:27dans votre belle commission,
00:59:29je suis heureux
00:59:29de saluer
00:59:29nos deux rapporteurs
00:59:31et de les féliciter
00:59:32bien sûr
00:59:32pour la qualité
00:59:33de leur travail,
00:59:34c'est moins une question
00:59:35qu'un témoignage
00:59:36que je voudrais apporter
00:59:37devant votre commission
00:59:38et peut-être une façon
00:59:39de répondre
00:59:39à certains
00:59:40de nos collègues
00:59:40également,
00:59:42dire un mot
00:59:42sur la promotion
00:59:43de la francophonie,
00:59:45elle est dans le préambule
00:59:46du nouveau TCMD,
00:59:48c'est vraiment
00:59:48un enjeu capital
00:59:49pour le rayonnement
00:59:51de la France
00:59:51à Djibouti
00:59:53et son inscription
00:59:54dans le traité
00:59:55traduit
00:59:56aussi
00:59:57cet attachement
00:59:59réciproque
01:00:00des deux parties
01:00:00à la langue française
01:00:02et je rappelle
01:00:03que notre langue
01:00:03est aux côtés
01:00:04de l'arabe
01:00:04la langue officielle
01:00:06de Djibouti,
01:00:07le français reste
01:00:08très présent
01:00:09dans l'administration,
01:00:11l'enseignement,
01:00:12les médias
01:00:13et la vie culturelle,
01:00:15c'est un héritage
01:00:16de la présence française
01:00:17dans ce pays,
01:00:18elle est aussi
01:00:19un pilier institutionnel
01:00:21et elle continue
01:00:23d'être une langue
01:00:24de travail
01:00:26et également
01:00:26c'est important
01:00:27de transmission
01:00:28des savoirs.
01:00:30Alors,
01:00:31malheureusement,
01:00:32où cependant
01:00:33l'anglais
01:00:34gagne du terrain
01:00:35porté par
01:00:36la mondialisation,
01:00:38la diplomatie
01:00:39régionale
01:00:40et puis
01:00:40les partenariats
01:00:41internationaux.
01:00:43Dans les universités,
01:00:44dans les entreprises,
01:00:45l'anglais
01:00:46s'impose
01:00:47peu à peu
01:00:47comme la langue
01:00:48d'opportunité,
01:00:49je dirais,
01:00:50notamment
01:00:50dans la jeune génération.
01:00:53Djibouti devient
01:00:54un carrefour linguistique.
01:00:57Le français,
01:00:57l'anglais,
01:00:58l'arabe,
01:00:59le somalie,
01:01:00la phare
01:01:00s'adapte
01:01:02et se redéfinisse.
01:01:04Nous devons donc
01:01:05d'urgence,
01:01:05et je crois que c'est important
01:01:06de le dire ici
01:01:07dans cette commission,
01:01:08nous devons d'urgence
01:01:09nous interroger
01:01:10sur l'avenir
01:01:11de la langue française
01:01:12dans un pays
01:01:13en pleine
01:01:14mutation
01:01:15linguistique.
01:01:16Et nos homologues
01:01:17djiboutiens
01:01:18et Anne Le Hénanf,
01:01:20notre rapporteur,
01:01:21était effectivement
01:01:22avec moi
01:01:23lors de cette mission
01:01:24à Djibouti,
01:01:25nos homologues,
01:01:29les députés
01:01:30djiboutiens,
01:01:31ont beaucoup
01:01:31insisté
01:01:32sur ce point
01:01:33et je crois vraiment
01:01:34que nous devons réfléchir
01:01:35et travailler ensemble
01:01:37sur ce sujet
01:01:38rapidement
01:01:38et concrètement.
01:01:40Ils ont insisté
01:01:41et ils attendent
01:01:42beaucoup de nous
01:01:42dans ce domaine.
01:01:43La promotion
01:01:44de la francophonie,
01:01:45c'est très important
01:01:45pour l'avenir
01:01:46de notre relation
01:01:47avec ce beau pays
01:01:49et ce pays ami
01:01:49qu'est Djibouti.
01:01:50Oui, vous faites bien
01:01:52de le rappeler.
01:01:52On a un peu parlé
01:01:53de francophonie
01:01:54et c'est évidemment
01:01:54un élément essentiel.
01:01:56Je vous remercie
01:01:56et vous souhaitez
01:01:58évidemment la bienvenue
01:01:59dans notre commission.
01:02:00Est-ce que M. le rapporteur
01:02:01ou Mme la rapporteure
01:02:02vous souhaitez commenter ?
01:02:04Oui, merci M. le Président,
01:02:06chers collègues.
01:02:08Vous avez évoqué
01:02:09effectivement le rôle
01:02:10essentiel de la francophonie
01:02:11et le rôle essentiel
01:02:12que joue la France
01:02:12dans la construction,
01:02:14la préservation,
01:02:14le rayonnement
01:02:15de la francophonie
01:02:16à partir de Djibouti.
01:02:17Je signale la signature
01:02:19d'un accord cadre
01:02:19entre les ministères
01:02:20de l'éducation nationale
01:02:21français et Djibouti
01:02:22en juin 2023
01:02:23qui a conduit
01:02:25à un programme d'échange
01:02:26entre le lycée
01:02:27d'excellence de Djibouti
01:02:27et les classes préparatoires
01:02:28aux grandes écoles
01:02:29en France
01:02:29à Nancy, Poitiers et Paris
01:02:31et puis il y a également
01:02:32la participation de la France
01:02:34à la construction du musée
01:02:36qui remplace
01:02:37l'ancienne gare de Djibouti
01:02:38et puis il y a aussi
01:02:39également l'institut français
01:02:41qui joue un rôle essentiel.
01:02:42Tout ça, ce sont
01:02:43des éléments essentiels
01:02:46qui font que oui,
01:02:47bien sûr,
01:02:47on travaille avec les Djiboutiens
01:02:48parce qu'on a des intérêts communs
01:02:51mais aussi parce qu'on a
01:02:51beaucoup plus en commun,
01:02:53on a une façon de penser,
01:02:54une façon d'appréhender le monde
01:02:55que nous donne le français
01:02:56en partage.
01:03:00Merci beaucoup.
01:03:01cela nous amène à la fin
01:03:03des prises de parole
01:03:05des orateurs
01:03:06pour les différents groupes politiques.
01:03:08Nous avons deux non-inscrits.
01:03:10Nous avons Madame Christine Angrand
01:03:12pour une question.
01:03:14Oui, merci Madame la Présidente,
01:03:16Messieurs et Mesdames les rapporteurs.
01:03:18Ce traité est présenté
01:03:19comme une modernisation nécessaire
01:03:20de nos engagements
01:03:20mais il entérine également
01:03:22des obligations lourdes
01:03:23pour notre pays.
01:03:24La contribution annuelle
01:03:26de 85 millions d'euros
01:03:27forfaitaires exonératoires
01:03:28exonératoires de toute taxe
01:03:29interroge sur la soutenabilité
01:03:32budgétaire d'un tel dispositif.
01:03:34D'autant qu'aucun mécanisme
01:03:36d'évaluation sérieux
01:03:37de son efficacité
01:03:38n'est prévu
01:03:39avant la 19e année du traité.
01:03:41Alors moi, ma question,
01:03:42c'est une question financière
01:03:43dans cette période
01:03:44où la France est quand même
01:03:44en grande dérive.
01:03:46En cas donc justement
01:03:46de dérive budgétaire
01:03:47ou de hausse des coûts logistiques,
01:03:49la France pourra-t-elle
01:03:50renégocier les termes financiers
01:03:52ou serons-nous pieds et poignés
01:03:54pendant 20 ans ?
01:03:55Merci.
01:03:56Merci pour votre question.
01:03:58Monsieur le rapporteur.
01:04:05Il faut que vous éteignez
01:04:06votre micro, madame.
01:04:07Merci.
01:04:07Merci madame la présidente,
01:04:09madame la députée.
01:04:10Sur la contribution
01:04:11de 85 millions d'euros,
01:04:12je l'ai évoqué
01:04:12dans mon propos liminaire,
01:04:13en réalité,
01:04:14c'est une réévaluation
01:04:15et donc c'est la restauration
01:04:17d'une relation paritaire
01:04:18avec nos partenaires djiboutiens.
01:04:20En réalité,
01:04:21la contribution précédente
01:04:22de 30 millions d'euros
01:04:23était insuffisante
01:04:24et on va dire
01:04:25presque irrespectueuse
01:04:26de nos partenaires.
01:04:27Là, on rétablit
01:04:28la parité
01:04:29et un contrat
01:04:30respectueux
01:04:32des deux parties
01:04:32et puis sur la rentabilité
01:04:35de cette contribution forfaitaire,
01:04:37il faut se demander
01:04:38par exemple
01:04:38quel coût
01:04:39aurait eu,
01:04:41aurait coûté
01:04:42l'opération Sagittaire
01:04:43par exemple
01:04:44si on n'avait pas eu Djibouti.
01:04:45ça aurait coûté
01:04:4685 millions d'euros,
01:04:48peut-être même davantage
01:04:49que 85 millions d'euros
01:04:50de développer,
01:04:51de déployer une opération
01:04:52à partir de zéro
01:04:52et sans compter
01:04:53les vies humaines
01:04:54qui auraient été perdues,
01:04:55sans compter évidemment
01:04:56les...
01:04:57Et puis,
01:04:57je vais évoquer aussi
01:04:59là,
01:04:59pour des sommes
01:05:00bien plus importantes,
01:05:02la sécurisation
01:05:03de la mer Rouge
01:05:05et du Babel-Mandeb
01:05:06qui sont
01:05:06incantifiables.
01:05:09La valeur d'usage
01:05:09est tellement importante
01:05:11qu'on ne peut même
01:05:12pas le quantifier
01:05:13même si
01:05:15on voit d'ailleurs
01:05:16une augmentation
01:05:17des coûts
01:05:20en Europe
01:05:21en partie lié
01:05:22au fait
01:05:24que 40%
01:05:24du trafic
01:05:25qui passait
01:05:26par le Babel-Mandeb
01:05:27passe désormais
01:05:28par le cap
01:05:28de Bonne-Espérance.
01:05:29Et évidemment,
01:05:30ça renchérit les coûts,
01:05:30c'est un impact
01:05:31direct sur les ménages français.
01:05:32Et donc,
01:05:33ces 85 millions d'euros,
01:05:34ils sont largement rentabilisés,
01:05:36largement rentabilisés
01:05:38peut-être même
01:05:39dès le premier mois
01:05:39de chaque année
01:05:40de coopération.
01:05:41Merci M. le rapporteur.
01:05:45Enfin,
01:05:45j'ai une dernière question
01:05:46de Jérôme Buisson
01:05:48du Rassemblement national
01:05:49pour une durée
01:05:50d'une minute.
01:05:51Oui,
01:05:52merci Mme la Présidente.
01:05:53M. le rapporteur,
01:05:55les questions
01:05:56que je voulais poser
01:05:56ont toutes été posées,
01:05:58donc j'en profite
01:05:58pour remercier
01:06:00le rapporteur
01:06:00sur la qualité
01:06:01de son rapport.
01:06:03Peut-être une question
01:06:04qui me vient
01:06:05à l'esprit
01:06:05comme ça,
01:06:06ce sont les régions
01:06:07du monde
01:06:08où il y a autant
01:06:08de bases militaires,
01:06:09les unes à côté des autres
01:06:11sont assez rares,
01:06:12je pense.
01:06:13Et quelles sont
01:06:14les relations
01:06:15entre ces bases militaires,
01:06:18comment se passe
01:06:19la, comment dire,
01:06:21pas la confrontation,
01:06:23mais le voisinage.
01:06:24Voilà.
01:06:24Merci bien.
01:06:24Merci Mme la Présidente,
01:06:28M. le député Buisson.
01:06:30Oui, il s'agit des...
01:06:31On peut raisonner
01:06:32pour la stratégie
01:06:33et l'implantation
01:06:34des bases militaires
01:06:34stratégiques
01:06:35comme pour l'immobilier.
01:06:37Il y a trois choses
01:06:38qui comptent,
01:06:38l'emplacement,
01:06:39l'emplacement et l'emplacement.
01:06:40Donc c'est normal
01:06:40que tout le monde
01:06:40se retrouve au même endroit.
01:06:42C'est plutôt bon signe.
01:06:43Ça veut dire
01:06:43qu'on fait plutôt
01:06:44le bon choix.
01:06:45D'ailleurs,
01:06:45ce sont les autres
01:06:46qui nous ont rejoints
01:06:47et non pas l'inverse.
01:06:48sur la coordination
01:06:54avec les autres puissances présentes.
01:06:56C'est une volonté ferme
01:06:57des Djiboutiens
01:06:59que les querelles
01:07:00entre Américains et Chinois
01:07:02ne soient pas,
01:07:02donc en mer de Chine
01:07:03et en mer du Japon,
01:07:04ne soient pas importées
01:07:05sur la façade occidentale
01:07:06de l'océan Indien.
01:07:08Et pour ça,
01:07:08la France joue un rôle prédominant
01:07:10puisque c'est elle
01:07:11qui assure la police du ciel,
01:07:12c'est elle qui assure
01:07:13en coopération
01:07:13et en soutien des Djiboutiens,
01:07:16la police du ciel,
01:07:17la coordination
01:07:17des opérations militaires
01:07:19aériennes,
01:07:19notamment les missions
01:07:22américaines
01:07:22vers le Yémen,
01:07:25la police des eaux,
01:07:27c'est également
01:07:27le...
01:07:29On accueille également
01:07:30sur nos emprises
01:07:31le détachement espagnol
01:07:34qui participe
01:07:35à l'opération Atalante,
01:07:36donc qui vise à lutter
01:07:36contre la piraterie.
01:07:38Et donc,
01:07:39c'est la France
01:07:39qui a ce rôle de coordinateur.
01:07:41Il y a des réunions
01:07:41qui sont...
01:07:42que les Djiboutiens
01:07:43ont demandé
01:07:43à ce que des réunions
01:07:45se tiennent obligatoirement
01:07:46entre toutes les parties.
01:07:47pour pouvoir purger
01:07:51les éventuels
01:07:51petits différents
01:07:52de la vie quotidienne.
01:07:54Mais c'est bien
01:07:54la France
01:07:55qui, par ce traité,
01:07:56se voit confier
01:07:58en appui
01:07:59des Djiboutiens
01:08:00et en faveur
01:08:01des Djiboutiens
01:08:01un certain nombre
01:08:02de fonctions clés
01:08:03que nous remplissons
01:08:05justement
01:08:06dans ce rôle
01:08:07de puissance d'équilibre
01:08:08que nous jouons
01:08:10à Djibouti
01:08:10comme ailleurs.
01:08:13Merci.
01:08:14Oui,
01:08:14madame la rapporteure,
01:08:15allez-y,
01:08:15je vous en prie.
01:08:16Je voulais juste préciser
01:08:17pour l'avoir vu,
01:08:20il faut noter
01:08:20que les militaires français,
01:08:22ils sont près de 1500,
01:08:23mais les familles
01:08:24sont présentes.
01:08:25Et les familles françaises,
01:08:26les enfants,
01:08:27sont scolarisés
01:08:27dans les écoles.
01:08:28Donc nous sommes
01:08:29une nation
01:08:30ouverte
01:08:30non seulement
01:08:31sur Djibouti
01:08:32et les Djiboutiens,
01:08:33mais également
01:08:34sur les nations
01:08:35militaires présentes.
01:08:37et il ne faut pas oublier
01:08:39le rôle essentiel
01:08:41également que joue
01:08:41l'ambassade de France
01:08:42à Djibouti
01:08:43puisque l'ambassadrice,
01:08:45en partance,
01:08:46on va voir un nouvel
01:08:47ambassadeur,
01:08:48accueille les autorités
01:08:51étrangères
01:08:52lors de rencontres
01:08:54à l'ambassade
01:08:55et les chefs de corps,
01:08:57je dirais,
01:08:58les responsables militaires
01:09:00rencontrent leurs homologues,
01:09:02que ce soit américains,
01:09:03il y a des échanges
01:09:04avec toutes les nations
01:09:06militaires présentes
01:09:07à Djibouti.
01:09:08Donc nous sommes
01:09:08une nation ouverte.
01:09:10On n'est pas enfermés
01:09:12sur nous,
01:09:12pas du tout.
01:09:13On vit à Djibouti,
01:09:14on consomme à Djibouti
01:09:16et on rencontre
01:09:16les forces militaires étrangères
01:09:18à Djibouti également.
01:09:21Merci pour ces précisions,
01:09:22Madame la rapporteure.
01:09:24Je ne pense pas avoir
01:09:25d'autres prises de parole.
01:09:26Si vous souhaitez vous exprimer,
01:09:28vous avez encore
01:09:28la possibilité de le faire.
01:09:30Sinon, je vais mettre
01:09:31au voie
01:09:32ce projet de loi
01:09:35qui comporte
01:09:35un article unique
01:09:36et donc le vote
01:09:38de l'article
01:09:39vaudra adoption
01:09:40ou rejet
01:09:41de l'ensemble
01:09:42du projet de loi.
01:09:43Je mets donc au voie
01:09:44l'article unique
01:09:45autorisant la ratification
01:09:46du traité de coopération
01:09:47en matière de défense
01:09:48entre la République française
01:09:49et la République de Djibouti
01:09:51qui a été signé à Paris
01:09:52comme nous l'avons rappelé
01:09:52le 24 juillet 2024.
01:09:55Qui est pour ?
01:09:58C'est une très belle
01:09:59unanimité.
01:10:00L'article unique
01:10:02est adopté.
01:10:03Le projet de loi
01:10:04est adopté
01:10:04sans modification.
01:10:07Nous avons épuisé
01:10:08tous les points
01:10:09inscrits à l'ordre du jour.
01:10:10Je vous souhaite donc,
01:10:11chers collègues,
01:10:12une très bonne suite
01:10:13de votre journée.
01:10:15La séance est levée.
01:10:15de l'article
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