00:00A nos gens, la tristesse et le choc sont toujours intenses devant le collège où a été tuée Mélanie, l'assistante d'éducation.
00:14En particulier pour l'un des adolescents qui a assisté à toute la scène.
00:20Il sort le couteau, il allait planter la surveillante, elle fuit un peu mais il lui touche l'oreille gauche.
00:28Ensuite elle se retourne, elle court vers moi, il la plante dans le dos à l'épaule et à la côte.
00:35Elle tombe, elle s'assoit sur mes pieds à côté.
00:39Et puis ensuite les policiers sont deux, ils le plaquent, ils lui enlèvent le couteau et lui font une clé de bras pour le paralyser.
00:47Grièvement blessée, Mélanie est alors au sol et son agresseur lui adresse une phrase sinistre.
00:54Il a dit maintenant c'est qui le plus fort en rigolant.
00:58Un cynisme et une froideur confirmés par le procureur.
01:03En garde à vue, l'intéressé se montre détaché tant au regard de la gravité des faits reprochés que des conséquences vis-à-vis de lui-même.
01:16Il ne manifeste au demeurant aucun signe évoquant un possible trouble mental.
01:21Il n'exprime pas de regrets ni aucune compassion pour les victimes.
01:28Les premiers interrogatoires dévoilent un profil psychologique marqué par un attrait pour la violence.
01:37D'une manière générale, ce jeune homme apparaît en perte de repère quant à la valeur de la vie humaine à laquelle il ne semble pas attacher une importance particulière.
01:46Il fait part d'une certaine fascination pour la violence et la mort, ainsi que pour les personnages les plus sombres des films ou des séries télévisées.
01:56D'après ses déclarations, il ne ciblait pas particulièrement la jeune mère de famille.
02:01Il déclare avoir ressassé le projet de tuer une surveillante et selon ses propres termes, n'importe laquelle.
02:09Il indique avoir agi ainsi parce qu'il ne supportait plus le comportement des surveillantes en général, qui auraient eu, selon lui, une attitude différente selon les élèves.
02:18Un incident vendredi dernier aurait joué un rôle dans son passage à l'acte.
02:25Il établit peut-être lui-même un lien entre le fait d'avoir été sermonné par une surveillante vendredi 6 juin, alors qu'il embrassait sa petite amie au sein du collège.
02:37Il précise que cette surveillante n'est pas celle qui sera sa victime le mardi 10 juin.
02:43Le jour du meurtre, sans savoir que les gendarmes procéderaient à un contrôle des sacs, il a pris chez lui un couteau de cuisine doté d'une lame de 20 centimètres pour, a-t-il déclaré, faire le plus de dégâts.
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