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  • il y a 1 an

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Transcription
00:00Les narcotrafiquants, de plus en plus, utilisent les réseaux sociaux,
00:03notamment les messageries cryptées pour échanger entre eux ou bien contacter leurs clients.
00:08L'une d'elles de ces messageries est basée en Chine.
00:10Son nom, Potato Chat, pomme de terre, en français dans le texte.
00:13Et oui, Fini, Telegram, jugé de moins en moins fiable pour protéger leur activité illicite,
00:17il lui préfère désormais cette messagerie d'origine chinoise.
00:20Mais pour quelles raisons, Jean-Baptiste Marty ?
00:22Eh bien, première raison, pour l'anonymat, aucun justificatif n'est demandé pour se créer un compte.
00:27Alexandre Agas, policier du syndicat Alliance, spécialisé dans la criminalité organisée.
00:32Il n'y a pas besoin de s'identifier ni par un numéro de téléphone, ni par une adresse e-mail.
00:36Aucune donnée personnelle à fournir, pas même une date de naissance.
00:39Et une fois dessus, le narcotrafiquant est roi.
00:42Il peut créer des groupes avec un nombre illimité de personnes.
00:45Alexandre Agas.
00:46L'avantage que ça présente, en fait, c'est de pouvoir discuter avec plusieurs centaines,
00:49voire plusieurs milliers de personnes en même temps.
00:51Et en posant qu'une seule question, et d'avoir des centaines de réponses en même temps,
00:56et des prises de rendez-vous très très rapides et très efficaces pour eux.
00:59Pire encore, les consommateurs peuvent directement commander leur drogue sur l'application
01:02et en crypto-monnaie, via un portefeuille numérique de l'argent intraçable.
01:07Impossible donc pour les policiers de remonter les réseaux.
01:10Surtout que cette application basée en Chine ne coopère pas avec les autorités françaises,
01:14contrairement à Telegram désormais boycottés par les narco-bandits,
01:18qui ont ainsi toujours un train d'avance sur les enquêteurs.
01:20Jean-Baptiste Marti du service police-justice d'Europe.
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