00:00La revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde, et il faut toujours écouter, on vient d'en parler avec Eugénie Bastier,
00:08toujours écouter ce que dit le Président de la République.
00:10Hier, date anniversaire de son inoubliable dissolution, Emmanuel Macron a continué à nous faire un peu la leçon.
00:16La chose est rapportée par le Figaro, notamment, continue, parce qu'il avait commencé ce week-end dans la presse régionale
00:22à dénoncer les médias qui pensent mal, ceux qui parlent des sujets qu'il vaudrait mieux laisser sous le tapis.
00:28Eugénie Bastier nous en parlait à l'instant, ceux qui brainwashent, comprenez, lavent les cerveaux,
00:34en parlant de l'invasion du pays ou des derniers faits divers.
00:37Et hier, Emmanuel Macron a enfoncé le clou, explique Lucas Hélain, on a cette espèce de passion pour le drame permanent
00:44et pas assez pour les débats qui nous permettent collectivement de faire mieux, a déclaré le chef de l'État.
00:50Je n'ai pas beaucoup de leçons d'écologie à recevoir.
00:54Alors chiche, parlons-en, et direction la Une de l'Opinion,
00:57un journal qui a longtemps été l'un des plus fervents soutiens du Président de la République.
01:00Le Président dénonce une surenchère sécuritaire, écrit Olivier Bacusa dans son édito.
01:06Mais peut-il vraiment balayer ces questions d'un revers de manche,
01:09alors qu'il figure en tête des principales préoccupations des Français ?
01:13Écologie, sécurité ou budget, les punchlines de Macron ne font pas un bilan,
01:19martèle-t-il en première page.
01:22Et c'est pour ça que, probablement, les journaux vont encore être accusés à paralyser de brainwasher,
01:27à l'instar du Parisien aujourd'hui en France,
01:29qui en une se demande comment ne pas devenir une cible des home-jacking,
01:34puisque même le Président de la République parle franc-anglais.
01:36Allons-y.
01:38On passe à un autre brainwasher.
01:40Le Figaro, qui plutôt que de célébrer notre Président sauveur des océans,
01:45s'inquiète de ces universitaires qui vivent sous la menace islamiste.
01:49Campagne de dénigrement, insultes, intimidations,
01:51les experts qui travaillent sur les frères musulmans notamment,
01:54exercent désormais leur métier dans un climat pesant.
01:58Le journal rappelle que l'anthropologue Florence Bergeau-Blaclair
02:01vit sous protection policière depuis la publication de son ouvrage
02:05Le frérisme et les réseaux.
02:07Qu'ils soient journalistes, chercheurs ou diplomates,
02:10tous ceux qui se risquent à décrire la stricte réalité
02:13ne peuvent même pas compter sur le soutien de leur père,
02:17rappelle Yves Tréhard dans son éditorial.
02:20Mais les choses sont peut-être en train de changer.
02:22Et à bas bruit dans la société française, Dimitri,
02:25ce que les sociologues appellent les signaux faibles.
02:29Après le succès du pèlerinage de Chartres,
02:31La Croix nous raconte par exemple qu'à Toulouse,
02:33à l'occasion de la Pentecôte,
02:3415 000 personnes se sont rassemblées au parc des expositions
02:37pour une messe géante.
02:39Et puis dans la France entière, signale le journal,
02:41près de 9 000 adultes ont reçu le sacrement de confirmation de l'année dernière.
02:46C'est plus du double par rapport à 2022.
02:49Autre signal faible,
02:50et après le goupillon, le sabre,
02:52le succès de la réserve militaire.
02:55Ça c'est dans le Parisien que vous lirez ça.
02:57Ils sont étudiants, conducteurs de métro, maîtres nageurs,
02:59et depuis janvier, ils ont enfilé le treillis.
03:02Le ministère des armées constate une forte demande de civils,
03:05souhaitant devenir réserviste.
03:07Depuis le début de l'année, signale Véronique Beaugrand,
03:10plus de 12 000 candidats franciliens se sont portés volontaires
03:13pour rejoindre la réserve opérationnelle militaire.
03:17C'est 7 fois plus qu'en 2024.
03:20Autre changement, plus politique celui-là.
03:22Des artistes qui ne font plus peur aux élus de droite.
03:26C'est un long et très intéressant papier du Figaro
03:29qui raconte comment de plus en plus d'élus,
03:32les Républicains et d'autres,
03:34résistent désormais au totalitarisme intellectuel des artistes de gauche.
03:37Parce que depuis des décennies,
03:39ils courbaient les Chines devant la Cébile,
03:41versant sans barguigner de confortables subventions
03:44à ces artistes qui, une fois la bourse pleine,
03:46ne se privaient pas de lire tout le mépris que la droite leur inspirait.
03:50Eh bien, c'est en train de changer,
03:51nous indique Ronan Plachon,
03:53de David Lysnard à Christelle Morancet.
03:55De plus en plus de politiques
03:57assument la suppression de subventions d'associations culturelles,
04:01argant que leurs administrés
04:03ne se reconnaissent plus dans ce monde culturel
04:07où seule la pensée de gauche a voix au chapitre.
04:10Mais, on va terminer ce matin par un artiste
04:14qui, lui, n'a jamais demandé de subvention,
04:18c'est peut-être ça qui m'étouffe,
04:19même pas besoin.
04:21Il y a 40 ans, signale le Parisien,
04:24il allait participer à une révolution chez les disquaires.
04:29A l'époque, arrivait dans les bacs un nouveau format
04:32qui devait remplacer le vinyle,
04:34le compact disque, le fameux CD.
04:36Et le premier album à connaître un succès phénoménal
04:40sous ce format,
04:41eh bien, ce fut celui de ce groupe,
04:43Dire Straits, vous l'avez peut-être reconnu.
04:45L'album Browser in Arms se vendu
04:47à plus d'un million d'exemplaires.
04:49Pour l'écouter de nombreuses femmes,
04:51achetaient même un lecteur CD.
04:53Quatre décennies plus tard,
04:55l'album est toujours mythique,
04:56rappelle Eric Bureau,
04:57qui a rencontré Marc Neufler,
04:59le leader de Dire Straits.
05:01Alors, je vais mettre mon bord d'un,
05:03parce que c'est une promesse que je vous ai faite.
05:05Ah, il le fait !
05:06Incroyable !
05:08C'est pas grave !
05:10Ah, vous êtes parfait !
05:11Je n'arrive pas à croire que c'était il y a 40 ans.
05:14Le temps affilé,
05:15un album qui sera à la fois
05:16le chef-d'oeuvre du groupe
05:17et le début de sa fin.
05:19Nous avons vécu une période de rêve,
05:21raconte Marc Neufler.
05:22Nous avions tout ce que nous voulions
05:24et en même temps,
05:25le plaisir a commencé à s'éloigner, oui.
05:27Alors, on va se permettre de dédier
05:29cet anniversaire à notre président de la République,
05:31qui à l'époque avait 7 ans.
05:33Il n'y a que des tubes sur cet album,
05:36mais nul doute qu'il appréciera le clin d'œil,
05:38lui qui est si attentif à ne pas laver les cerveaux
05:41et à ne pas creuser notre déficit public.
05:44Money for nothing.
05:45Voilà, Money for nothing.
06:01Vous aviez dit que vous alliez mettre un bandana, vous aussi.
06:04Mais je n'en ai pas, je ne sais pas que vous avez.
06:06Je ne sais pas si vous ressemblez plus à Marc Neufler
06:08ou à André Agassi en fin de carrière.
06:09Ce n'est pas faux, ce n'est pas faux.
06:11André Agassi en plus tôt.
06:13Merci Olivier Delagarde, votre passion.
06:16Avec plaisir.
06:18Pascal Praud nous a rejoint.
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