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  • il y a 8 mois
L'UFC-Que Choisir a annoncé mardi 3 juin lancer plusieurs actions en justice face à ce qu'elle qualifie de "scandale" des eaux minérales Nestlé et d' "immobilisme" des pouvoirs publics, via une assignation en référé et deux dépôts de plainte, dont une contre plusieurs ministres.La ministre Agnès Pannier-Runacher et les anciens ministres Roland Lescure, Aurélien Rousseau et Agnès Firmin-le-Bodo sont visés.

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Transcription
00:00Bonjour à tous et bienvenue sur BFM2.
00:03On va reparler du scandale des eaux en bouteille avec notre invitée Magali Butta,
00:08responsable du service juridique UFC Que Choisir.
00:12Bonjour.
00:14Bonjour.
00:15Merci d'avoir accepté notre invitation.
00:17Alors, on va rappeler rapidement les faits.
00:20Plusieurs minéraliers, dont Nestlé Waters, ont utilisé des systèmes de purification interdits
00:26pour décontaminer leurs eaux de source.
00:29Il y a donc eu une commission d'enquête sénatoriale pour déterminer le rôle de l'État dans cette affaire.
00:36Et voici ce que dit le rapport de conclusion.
00:39Je cite « l'État a délibérément dissimulé la fraude à grande échelle de Nestlé ».
00:45Donc, malgré ces révélations qui sont extrêmement graves,
00:48aucune mesure ne semble avoir été prise contre le géant Nestlé
00:52pour garantir sans délai la protection des intérêts des consommateurs.
00:56Magali Butta, c'est dans ce contexte que l'UFC Que Choisir a décidé d'engager plusieurs actions de justice ?
01:03Exactement.
01:05Vous avez parfaitement bien résumé les faits de ce scandale.
01:09Une fraude massive, une stratégie de dissimulation à grande échelle
01:13et à tous les échelons étatiques.
01:16Vous avez un industriel leader du marché, Nestlé Waters,
01:20qui depuis des années et continue encore aujourd'hui,
01:24produit et commercialise des eaux périées qui l'estampillent aux minérales naturelles,
01:31alors qu'en fait, elles n'ont plus rien de naturel,
01:33puisqu'il pratique sur ces eaux des traitements illicites
01:37qui sont contraires à la réglementation.
01:42Initialement, des traitements qui sont clairement des mesures de désinfection de l'eau.
01:47Puis, c'était des traitements par ultraviolet,
01:49des traitements par filtre au charbon actif.
01:51Ensuite, des traitements par une micro-filtration de l'eau,
01:54mais qui n'est toujours pas conforme à la réglementation.
01:57Et donc, nous, aujourd'hui, au regard de l'historique de ce scandale
02:01qui a été révélée au public en janvier 2024
02:05par vos confrères du Monde, France Info et Radio France,
02:10et surtout au regard de la teneur du rapport de la commission d'enquête sénatoriale,
02:14nous, on constate une chose, c'est qu'en dépit de toutes ces révélations,
02:17en dépit des faits qui sont accablants,
02:19il n'y a absolument aucune mesure qui a été prise
02:22pour assurer la protection du consommateur.
02:24Protection du consommateur à double titre,
02:27d'une part par rapport aux infractions dites économiques
02:30que sont la tromperie, la falsification,
02:33les pratiques commerciales trompeuses
02:35qui existent de façon évidente dans ce dossier,
02:37et c'est clairement établi par le rapport d'enquête sénatoriale,
02:40mais également la question du risque sanitaire
02:43qui ne peut être exclu au regard des conclusions
02:46de cette commission d'enquête
02:48et des nombreux documents,
02:49et notamment des rapports scientifiques qui sont produits.
02:53Donc là, nous, on dit stop.
02:55Il est temps de marquer un coup d'arrêt à ce scandale
02:57et il faut que Nestlé Water cesse la tromperie
03:02à l'égard des consommateurs,
03:05et ça, ça passe par plusieurs mesures
03:06qu'on demande au juge des référés,
03:09dans le cadre d'une première action,
03:11à savoir qu'il puisse ordonner des mesures
03:12de retrait du marché,
03:14des opériés qui continuent à être estampillés
03:16aux minérales naturelles,
03:18un rappel des produits pour toutes les bouteilles
03:20qui sont encore chez les consommateurs
03:21et qui n'ont pas été consommées,
03:22et puis qu'on arrête dans les supports de communication
03:26la publicité de continuer à appeler ça
03:29des eaux minérales naturelles.
03:30Ça, c'est le premier volet de notre action.
03:32Et ensuite, il y a un second volet,
03:33un volet pénal,
03:35où là, effectivement,
03:36il y a déjà des plaintes qui ont été déposées,
03:39il y a déjà une instruction qui est en cours
03:41devant un juge d'instruction du TG de Paris,
03:44mais nous, là, par notre plainte
03:46devant le parquet de Nanterre,
03:48on élargit à tous les nouveaux faits
03:50et toutes les nouvelles révélations
03:51qui résultent de cette commission d'enquête sénatoriale.
03:55Et on vise évidemment Nestlé Water et ses dirigeants,
03:57mais pas que,
03:58puisqu'on vise un certain nombre de membres
04:01et anciens membres des cabinets ministériels,
04:04des autorités de contrôle,
04:05notamment l'ARS Occitanie,
04:06la Direction Générale de la Santé.
04:08Enfin, je ne vais pas tous vous les citer
04:09parce que malheureusement,
04:10la liste est extrêmement longue
04:12et c'est toute la nature de ce scandale aussi,
04:16soit pour des faits de complicité
04:19par rapport aux acteurs tiers,
04:20soit évidemment pour le fait
04:22d'avoir potentiellement commis ces infractions
04:24en ce qui concerne Nestlé Water.
04:27Et puis, la dernière action,
04:29c'est une plainte devant la Cour de justice de la République,
04:32puisque comme vous le savez,
04:32la Cour de justice de la République,
04:33c'est une juridiction spécialisée
04:35qui est spécifiquement compétente
04:36pour connaître des délits
04:37qui ont été commis par des membres
04:40de l'exécutif, du gouvernement,
04:42dans le cadre de l'exercice de leur fonction
04:44et lorsqu'ils étaient encore en fonction.
04:45Et là, par cette plainte,
04:47on vise quatre anciens ministres.
04:49Alors, certains sont encore ministres,
04:51mais avec un autre portefeuille.
04:52Mais en l'occurrence,
04:53sur la période concernée,
04:54donc de 2020 à 2024.
04:56Vous parlez d'Agnès,
04:56Pannier-Runacher, notamment ?
04:58Non.
04:59Notamment,
05:00Madame Pannier-Runacher,
05:01exactement,
05:02qui a été ministre déléguée à l'Industrie
05:03entre 2020 et 2022,
05:06son successeur,
05:07Monsieur Lescure,
05:08et puis du côté du ministre de la Santé,
05:10Monsieur Rousseau,
05:11et Madame Firmin-Lebaudot
05:14qui lui a succédé.
05:16Voilà.
05:16Il est temps que,
05:17effectivement,
05:18la question de la responsabilité
05:19de ces membres du gouvernement
05:20soit clairement posée,
05:22soit clairement examinée
05:23et que la justice puisse faire
05:24toute la lumière
05:25sur les différentes responsabilités
05:27et le rôle des différents acteurs,
05:29mais à tous les échelons,
05:30notamment étatiques,
05:32parce que,
05:35très clairement,
05:35on ne peut pas admettre
05:36l'existence d'une telle collusion
05:39entre un industriel,
05:40leader sur son marché
05:42et des autorités publiques,
05:44des pouvoirs publics,
05:45tout ceci au détriment du consommateur
05:47et en plus,
05:48avec potentiellement
05:49une question de sécurité alimentaire,
05:51de sécurité sanitaire
05:52qui se pose.
05:54Ce que vous dites,
05:55en fait,
05:55c'est que l'État
05:56a cédé au lobbying
05:58du géant agroalimentaire Nestlé
06:00avant même la protection
06:01des citoyens français
06:02ou même des consommateurs
06:03en France,
06:04en Europe
06:05et partout dans le monde.
06:07En tout cas,
06:08le rapport de la commission
06:09d'enquête sénatoriale
06:10appuie ce point,
06:12c'est-à-dire que,
06:12manifestement,
06:13un choix a été fait
06:14et en tout cas,
06:15ce n'est pas le choix
06:17de la protection
06:17des intérêts du consommateur
06:18qui a été fait
06:21dans ce dossier
06:21et on le regrette.
06:22En revanche,
06:23effectivement,
06:23la fraude de Nestlé
06:24lui aurait rapporté,
06:26c'est ce que dit aussi le rapport,
06:27plus de 500 millions d'euros.
06:29Donc,
06:29on voit que
06:30c'est effectivement
06:31l'économie
06:32qui a été mise en avant.
06:34D'ailleurs,
06:34le rapporteur de la commission
06:35d'enquête,
06:36le sénateur socialiste
06:37Alexandre Ouisi,
06:39dit que la présidence
06:40de la République
06:41le savait au moins
06:42depuis 2022
06:43et que rien n'a été fait.
06:46Est-ce que vous avez
06:47été en lien
06:48avec le sénateur socialiste,
06:50aussi rapporteur
06:51de la commission d'enquête ?
06:52On a évidemment suivi
06:55les travaux
06:56de cette commission
06:57d'enquête
06:57depuis qu'elle a été créée,
06:59notamment sur les différentes auditions
07:02qui ont été menées.
07:03Il n'y a pas eu
07:04de lien direct
07:05avec le rapporteur
07:07qui a procédé
07:09à ses investigations
07:11et qui a procédé
07:12à ses auditions
07:14dans le strict cadre
07:15du fonctionnement
07:16d'une commission d'enquête.
07:17Mais bien évidemment,
07:20on a suivi de très près
07:22les travaux
07:22de cette commission
07:24et assez rapidement,
07:25d'ailleurs,
07:25au regard des déclarations publiques
07:26qui ont été faites
07:27notamment par M. le rapporteur,
07:30la fraude massive
07:31et l'effet de tromperie
07:34au préjudice des consommateurs
07:35ont été assez rapidement établis.
07:39Ensuite,
07:39il y a eu d'autres révélations
07:40qui ont été encore plus accablantes
07:43et nous,
07:45on pensait sincèrement
07:46que des mesures
07:47seraient prises
07:47à l'issue
07:48de la publication
07:49de ce rapport.
07:52Mais manifestement,
07:53il n'y a pas eu de volonté
07:54même après
07:54ce rapport particulièrement.
07:57Il y a un rapport quand même,
07:59une commission d'enquête,
08:01un sénateur.
08:02Donc voilà,
08:03on reste dans l'aspect étatique.
08:05Il y a des choses
08:06qui sont vraiment mises en avant,
08:07des risques sanitaires
08:08pour le consommateur,
08:09des rapports officiels
08:10qui sont tronqués,
08:12voire falsifiés.
08:13On met l'État
08:15face à ses responsabilités.
08:17Et là,
08:17on est plus de deux semaines
08:18après le rapport,
08:19il n'y a rien qui se passe,
08:20à part vous qui décidez
08:21d'engager certaines actions
08:23en justice.
08:24Exactement.
08:28Très clairement,
08:29on a attendu aussi
08:31de voir si des mesures
08:33allaient être prises
08:34et constatant que rien n'était fait.
08:37Et surtout,
08:37et c'est ce qui ressort du rapport aussi,
08:39c'est qu'il n'y a jamais eu
08:40aucune volonté
08:41de la part des pouvoirs publics
08:43et des autorités politiques,
08:44surtout en particulier,
08:46de prendre ces mesures
08:48de protection du consommateur.
08:50Donc,
08:51il y a un moment,
08:52nous,
08:52en tant qu'association
08:53de consommateurs,
08:54on ne peut pas
08:55attendre éternellement,
08:57d'autant que la tromperie continue
08:59et d'autant que
09:01le risque sanitaire
09:02ne peut pas être exclu.
09:04Ça résulte très clairement
09:04du rapport.
09:05Donc,
09:05à partir de là,
09:07on va attendre
09:08combien de temps
09:09et on va laisser
09:10combien de temps
09:11le consommateur
09:11face à une eau
09:13qu'il achète
09:14en pensant
09:15que c'est une eau
09:15minérale naturelle
09:16alors qu'en fait,
09:16elle ne l'est pas
09:17et qui potentiellement
09:18pose un problème
09:19de sécurité
09:20en termes de qualité
09:21de l'eau.
09:22Voilà.
09:23D'où notre action
09:24et notre articulation
09:25avec un arsenal
09:26d'actions lancé
09:27aujourd'hui
09:28parce qu'il est temps
09:30que la justice
09:30se saisisse
09:31de l'ensemble
09:32des aspects
09:33de ce dossier
09:33et que
09:34je pense que
09:35le consommateur,
09:36on pense à l'UFC
09:37que je veux dire
09:37que le consommateur
09:38a droit à la vérité
09:39désormais
09:40et sous tous ses aspects.
09:42Est-ce que vous pensez
09:43que la justice
09:43est plus à l'écoute
09:44que l'État
09:46puisque vous avez quand même
09:46été autorisée
09:47à saisir en urgence
09:48par la voie
09:49d'une procédure
09:50de référé
09:51le tribunal judiciaire
09:54de Nanterre ?
09:57On espère
09:57que la justice
09:58effectivement,
09:58l'autorité judiciaire
09:59sera un peu plus
10:00à l'écoute
10:01des intérêts
10:01des consommateurs.
10:03Nous,
10:03notre demande,
10:04notre action
10:05en référé d'horreur
10:06elle est aussi fondée
10:07sur un grand nombre
10:08d'éléments
10:09qui permettent
10:10d'établir
10:11qu'il y a
10:12un certain nombre
10:13de faits
10:14qui pose question
10:15et en tout cas
10:16il y a urgence
10:17à ce que
10:18les mesures
10:20dont on demande
10:21l'édiction aujourd'hui
10:23soient discutées
10:24devant un juge
10:25pour qu'il puisse apprécier
10:27si effectivement
10:28il y a matière
10:29à les ordonner ou pas.
10:30Nous,
10:30on considère évidemment
10:31que oui
10:31mais la justice
10:33fera son travail
10:34de ce point de vue-là.
10:35Est-ce que c'est
10:36selon vous aussi
10:37une affaire
10:37qui révèle
10:38l'importance
10:39des associations
10:41comme l'UFC
10:42Que Choisir
10:42l'importance
10:44des associations
10:45qui mettent en avant
10:46les consommateurs
10:47les citoyens
10:48et qui permettent
10:50de faire marcher
10:51une démocratie
10:52puisque là
10:52on a le droit
10:53de se poser
10:54un peu des questions
10:55face à un État
10:56et des pouvoirs publics
10:57qui ne font rien
10:58face à un scandale
10:59sanitaire
10:59de grande ampleur.
11:02Tout à fait
11:02c'est l'une de nos missions
11:03c'est-à-dire que
11:04là très clairement
11:05on est obligé
11:07d'agir
11:08pour pallier
11:09l'incurie
11:10et la défaillance
11:12des autorités
11:13de contrôle
11:14des pouvoirs publics
11:15des politiques
11:16ça ne devrait pas
11:19fonctionner comme ça
11:19normalement
11:20les mesures
11:21devraient être prises
11:22et auraient dû
11:23être prises
11:24dans ce dossier
11:24depuis très très longtemps
11:26et ils avaient
11:26le moyen de le faire
11:27puisqu'il y a
11:28un dispositif
11:29dans le code
11:29de procédure pénale
11:30qui s'appelle
11:30l'article 40
11:31et qui permet
11:32notamment aux fonctionnaires
11:33aux ministres
11:34à tous ces acteurs-là
11:35de pouvoir
11:36lorsqu'ils sont
11:37soupçonnent
11:38la commission
11:38d'infraction
11:39de pouvoir
11:39saisir
11:40les autorités
11:41judiciaires
11:41saisir le parquet
11:42pour que
11:44la justice
11:44puisse se pencher
11:45et investiguer
11:46rien de ça
11:47n'a été fait
11:48et pourtant
11:50l'occasion
11:50s'est présentée
11:51à maintes reprises
11:52donc
11:52oui
11:53heureusement
11:54qu'il y a
11:54des associations
11:56comme l'UFC
11:57que choisir
11:58pour pouvoir
11:58pallier
12:00la carence
12:01des autorités
12:02alors
12:03on le rappelle
12:04deux plaintes
12:05déposées
12:05dont une
12:06contre des membres
12:07du gouvernement
12:07de la part
12:08du FC
12:08que choisir
12:09est-ce qu'on sait
12:10quand il y aura
12:11l'audience
12:11qui va commencer
12:12en juillet
12:13alors
12:15sur l'aspect
12:16il y a un aspect
12:17civil
12:18un aspect pénal
12:18sur l'aspect civil
12:19c'est-à-dire
12:19notre action
12:20en référé
12:21d'extrême urgence
12:23on a été autorisé
12:25à signer
12:26pour une audience
12:26du début
12:26du mois de juillet
12:27donc
12:27la décision
12:29qui tente
12:30à obtenir
12:31des mesures
12:32provisoires
12:33urgentes
12:33de cessation
12:34de rappel
12:34de produits
12:35et de suspension
12:36de la commercialisation
12:37donc au rendu
12:39mois de juillet
12:39a priori
12:41je n'ai évidemment
12:42pas la date
12:43du rendu
12:45de la décision
12:45en avance
12:46mais voilà
12:46c'est tout l'intérêt
12:48de cette procédure
12:48et c'est pour ça aussi
12:49qu'on a choisi
12:50cet outil procédural
12:51sur le volet pénal
12:53là naturellement
12:54le temps judiciaire
12:55est potentiellement
12:56un tout petit peu
12:57plus long
12:57puisqu'il va
13:00appartenir
13:01à l'autorité
13:01judiciaire
13:01de décider
13:02des suites
13:02qu'elle entend
13:03donner
13:03à ces deux plaintes
13:05en termes
13:07de poursuite
13:07et en termes
13:09de suite possible
13:10donc on va laisser
13:11la justice
13:12travailler
13:12et effectivement
13:14on espère
13:14qu'elle va saisir
13:15à bout de bras
13:16ce sujet
13:17pour que ça puisse
13:18mener rapidement
13:20vers des décisions
13:22exemplaires
13:23parce qu'il est
13:24impératif
13:25que la confiance
13:26soit restaurée
13:27la confiance des consommateurs
13:28soit restaurée
13:29sur ce marché
13:31des eaux en bouteille
13:32et puis qu'un message
13:34fort soit adressé
13:35aux industriels
13:35également
13:36de ce secteur
13:37mais pas uniquement
13:38pour qu'ils puissent
13:39comprendre
13:39qu'on ne peut pas
13:40faire n'importe quoi
13:42même en ayant
13:45un certain soutien
13:46des pouvoirs publics
13:46on ne peut pas faire
13:47n'importe quoi
13:48on ne peut pas tromper
13:49impunément
13:49les consommateurs
13:50Merci beaucoup
13:52Magali Butard
13:53d'avoir répondu
13:54à notre invitation
13:55sur BFM2
13:56je le rappelle
13:56vous êtes responsable
13:57du service juridique
13:58de l'association UFC
14:00Que Choisir
14:01qui a pris la décision
14:03d'engager
14:04plusieurs actions
14:05en justice
14:06suite au scandale
14:07des eaux en bouteille
14:08notamment
14:09concernant
14:10Nestlé
14:11ou Waters
14:11on va continuer
14:12à suivre
14:13l'évolution
14:14de ces actions
14:15sur BFM2
14:16et on se retrouve
14:17très bientôt
14:18pour un nouveau direct
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