Chapitre VI â Duel sous Orage
đïž ScĂšne : JO 2026 â Tournoi de football
Le monde entier regarde.
Ce ne sont pas les clubs, cette fois.
Ce sont les nations.
Les drapeaux.
Les hymnes.
Les yeux tendus vers une balle qui roule au rythme des espoirs collectifs.
Mais sous la surface, un courant plus profond circule.
Car PicasSauces est annoncé.
Pas officiellement.
Pas sur les feuilles de match.
Mais dans les couloirs, dans les regards, dans les dribbles qui osent lâimpossible.
Il est lĂ .
Et cette fois⊠ils sont deux.
âïž Deux hĂŽtes. Une seule Ă©nergie.
Le premier : un joueur libre. Brut. Instinctif.
Il ne connaĂźt pas les plans.
Il joue comme il respire.
PicasSauces lâa choisi Ă lâĂ©chauffement, sans prĂ©venir.
Le deuxiÚme : un joueur modifié, sous surveillance.
Il a été préparé par Le Professeur.
Ses gestes sont millimétrés.
Son contrĂŽle est absolu.
Mais il est possédé par une version synthétique : une copie de PicasSauces, artificielle, recréée en laboratoire.
âïž Le match : TempĂȘte au centre du monde
DĂšs le coup dâenvoi, quelque chose cloche.
Le ballon change de vitesse.
Les trajectoires se courbent.
Les gestes vont plus vite que les caméras.
Le public ne sait pas ce quâil voit.
Mais les deux hĂŽtes se reconnaissent.
Ils ne se cherchent pas.
Ils se trouvent.
Un premier duel.
Une feinte réelle contre une feinte codée.
Un contrÎle naturel contre un algorithme prédictif.
Un choc.
Le ballon rouleâŠ
Et lâorage commence.
đ„ Moment-clĂ© : la fracture du jeu
Le joueur libre tente un geste ancien :
la trace originelle de PicasSauces, celle du terrain grillagĂ© de MedellĂn.
Il y met tout.
Son corps. Son feu. Son vide.
En face, lâautre anticipe.
Il intercepte.
Mais au moment oĂč son pied touche le ballonâŠ
⊠le synthétique sature.
Trop de logique.
Pas assez dâĂąme.
La copie se fissure.
Et lĂ , dans un ralenti cosmique, on le voit :
PicasSauces quitte le faux.
Et entre en plein, en entier, dans le vrai.
đ Explosion finale
Le joueur libre devient plus que lui-mĂȘme.
Il dĂ©passe mĂȘme PicasSauces.
Il devient le trait final dâun chef-d'Ćuvre collectif.
Un dernier dribble.
Une frappe Ă lâaveugle.
But.
Mais ce nâest pas le but quâon cĂ©lĂšbre.
Câest le geste, la puretĂ©, le silence dans le vacarme.
Les Ă©crans sâĂ©teignent une seconde.
Le monde reprend sa respiration.
Et sur les rĂ©seaux, dans les rues, sur les mursâŠ
Un tag apparaĂźt, dans 44 langues, 108 villes, au mĂȘme moment :
"Vous ne m'avez jamais contrÎlé.
Vous mâavez seulement regardĂ© passer."
â P.S.
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