- il y a 8 mois
Alain Bauer, professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers (CNAPM), était l’invité de BFM Politique de ce dimanche 1er juin. Il a été interrogé principalement sur les dégradations qui ont eu lieu en marge du sacre du PSG en Ligue des champions ce samedi 31 mai.
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00:00BFM TV, BFM Politique, Guillaume Daray.
00:07Bienvenue dans BFM Politique, notre invité ce matin Alain Boer.
00:10Merci d'être avec nous, criminologue, vous êtes professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers.
00:16J'ai dans les mains vos deux derniers ouvrages, Opération Zelensky et Menace sur Taïwan.
00:20C'est paru aux éditions First.
00:22A mes côtés ce matin pour vous interroger, Amandina Taillaya, éditeur et liste politique BFM TV,
00:27et Lucie Robquin, directrice de la Tribune, notre partenaire avec la Tribune dimanche.
00:33On le disait, le PSG qui est donc sur le toit de l'Europe,
00:36qui a gagné brillamment sa première Ligue des Champions, 5 buts à 0 hier contre l'Inter de Milan.
00:42Malheureusement, une fête qui a été entachée par des débordements en marge des célébrations.
00:48En l'état, il y a deux personnes qui sont mortes.
00:50Un jeune homme à scooter percuté par un véhicule à Paris.
00:53A Dax, un adolescent qui a été tué à coup de couteau en marge justement de ces célébrations.
00:59Au final, en l'état, on va voir ce que dit le préfet de police dans quelques instants.
01:02Les informations de BFM TV nous indiquent qu'il y aurait eu 320 gardes à vue en France, dont 216 à Paris.
01:10Alors Alain Bauer, qu'est-ce qu'on se dit ?
01:11Qu'on doit s'habituer à cela ?
01:13Que tout s'est bien passé quand même quand on voit ces images et ces affrontements ?
01:16Alors, ça s'est mieux passé qu'annoncé.
01:19Ça s'est mieux passé que les épisodes précédents qui avaient eu beaucoup plus de casses et beaucoup moins de violences physiques.
01:27Il faut équilibrer les deux.
01:30C'est une femme, je crois, qui meurt à scooter dans un accident de voiture dont le chauffeur a pris la fuite.
01:36Donc on ne sait pas exactement...
01:37Visiblement, ils ont corrigé après.
01:39Ils ont corrigé, pardon, alors, le jeune homme, mais dont on ne sait rien.
01:42À Grenoble, il y a eu un petit délit de fuite, puis un retour avec là aucun autre élément que la perte de contrôle du véhicule.
01:49Et le seul cas d'homicide clairement identifié est celui de Dax, dont on ne sait pas si c'est un malencontreux hasard, un effet des célébrations.
01:57Mais par rapport à ce qui était annoncé comme le risque majeur de Paris à deux ou trois magasins presse, qui est toujours beaucoup,
02:07quelques dizaines de blessés, un policier dans le coma suite à une attaque de mortier, je crois.
02:15On est dans une situation qui est bien moins catastrophique que celle qui était annoncée.
02:20Et il faut le dire, ceci est dû à l'exceptionnelle capacité de mobilisation menée par le préfet de police.
02:25Mais je vais laisser défendre son propre bilan.
02:29En général, je suis beaucoup plus critique que ça.
02:30Donc pour une fois, je peux être aimable sur la manière dont tout ceci a été géré.
02:36Et deuxièmement, vous savez, pendant longtemps, j'ai été le conseil de la Ligue de football pour gérer la violence dans les stades.
02:43Il se trouve que pour l'essentiel, le niveau de violence dans les stades s'est effondré.
02:47Le problème, c'est la violence autour des stades.
02:49Et comment ? Parce que franchement, je m'arrête juste par rapport au bilan que vous faites.
02:52Est-ce que néanmoins, quand on voit les images qu'on a vues hier soir, on peut dire que tout va bien ?
02:56Ça devait être la fête.
02:57Malheureusement, on ne devrait pas voir ces images-là, un soir de victoire en Ligue des champions ?
03:02Non, mais malheureusement, un peu partout dans le monde, il n'y a plus aucune célébration de victoire sportive, y compris aux États-Unis,
03:08qui étaient connues pour que les manifestations de la NBA et tout se passent dans la joie et la bonne humeur,
03:15qui ne se passent plus sans aucun acte de violence, de véhicules qui rentrent dans la foule.
03:20Ça n'est pas, pour vous, spécifique au foot ?
03:23Alors, ça ne l'est plus. Il y avait une spécificité au foot.
03:25Moi, je suis plutôt rugby, même s'il arrive de travailler pour la Ligue de football.
03:29Mais c'était une spécificité du foot depuis les affrontements anglais qui avaient créé le concept de hooligan.
03:37Et le problème que nous avons, c'est que nous faisons beaucoup de mélanges entre des supporters qui aiment le foot,
03:42des ultras qui aiment trop le foot et des voyous qui n'aiment que la violence et qui se servent du foot.
03:47D'ailleurs, qui n'aiment pas le foot, en général. Et donc, le cumul lors de grands rassemblements de ces trois populations
03:53avait posé des problèmes tels que Robin Le Proulx, au PSG Parc des Princes, avait décidé le premier d'organiser en tant que club,
04:00sans que la Ligue ou la Fédération n'interviennent à l'époque, en regardant ça d'un air un peu étonné,
04:05pour mettre fin aux violences à l'intérieur du stade et aux exactions à l'intérieur du stade.
04:10Il en reste d'ailleurs des éléments comme les chants homophobes, les agressions xénophobes et racistes.
04:15Mais les violences avaient diminué, puis avaient remonté quand il y a eu une sorte de relapse sur le thème.
04:21Bon, ça y est, on est débarrassé, les familles sont revenues, tout va bien.
04:25Et on avait laissé à nouveau cette gangrène revenir tuer le foot et ceux qui aiment le foot.
04:31Et aujourd'hui, depuis deux ans, on est arrivé à l'option inverse, sauf qu'une fois que l'intérieur du stade est sécurisé,
04:38on a un phénomène bien connu qui s'appelle périphérie, périmétrie, compartimentage.
04:42Quand on gère le compartimentage, tout va bien. Quand on gère la périmétrie, c'est-à-dire l'entrée du stade, ça va pas mal.
04:48La périphérie est devenue l'enjeu, c'est-à-dire la circulation des supporters et des autres vers le lieu des rencontres
04:55et autour du lieu des rencontres, notamment dans la période de latence et la journée précédant la rencontre pour les matchs nationaux
05:03et les deux journées, ou la nuit et la journée précédant, et puis la soirée qui suit, pour les matchs internationaux.
05:09Et là, il y a un problème de gestion du transport et du transit des supporters qui n'a pas encore été résolu
05:15parce qu'il y a, chez le ministre de l'Intérieur, qui est très engagé dans cette affaire,
05:19chez le président de la Ligue, mais pas beaucoup au ministère des Sports, curieusement,
05:23une convention qui doit régler cette question et qui permet de clarifier qui fait quoi et comment et dans quelles conditions.
05:29Alors qu'aujourd'hui, on punit tous les supporters en interdisant les déplacements de tous les supporters,
05:34alors qu'on devrait punir les fauteurs de troubles en les identifiant.
05:38Alors justement, le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a eu des propos cinglants hier soir.
05:41Il dénonce des barbares venus dans les rues de Paris pour commettre des délits et provoquer les forces de l'ordre.
05:47Ces propos ont choqué certaines personnalités qui voient des relents racistes.
05:51Est-ce que ces propos étaient appropriés ?
05:54– La communication du ministre de l'Intérieur est toujours un sujet qui mérite des tas d'explications diverses.
06:00La réalité, elle est quoi ?
06:01Elle est que si c'est une célébration de victoire, il ne devrait y avoir aucune exaction.
06:06Et s'il y a des exactions, il y a bien des auteurs, des troubles en question.
06:10Alors soit c'est des gens très éméchés et très en forme et qui méritent d'être traités gentiment,
06:16soit ce sont des casseurs et certains sont des tueurs, puisqu'il y a deux morts,
06:20volontairement ou involontairement, je n'en sais rien.
06:22Il va bien falloir les traiter une bonne fois pour tout.
06:24– Mais est-ce que ça signifie que ce type d'incident est désormais inévitable dans ce genre d'événement sportif ?
06:28– Non, les Anglais ont réussi à les résoudre de manière massive à l'intérieur des stades
06:33par une extraordinaire détermination, la puissance de la loi, l'ordre.
06:39Et dans un pays où la quasi-totalité des policiers à l'époque n'étaient pas armés.
06:43Donc il y a un moment où la force de la loi, c'est la parole et l'action.
06:49Je note d'ailleurs que pour la première fois, il y a eu un peu plus de 500 interpellations, 300 gardes à vue.
06:55On verra ce que la justice décidera.
06:57Mais au vu des chiffres que je vois et que je lis, à la fois des décisions judiciaires
07:02et des mises en détention avec des prisons qui n'ont jamais été aussi pleines
07:05à l'intérieur des établissements pénitentiaires et des personnes qui sont sous écrous
07:11mais à l'extérieur, c'est-à-dire sous brassées électroniques,
07:13elle n'est pas laxiste, contrairement à ce qu'on peut imaginer.
07:15– Mais le ministre de l'Intérieur emploie le terme de « barbare ».
07:18Est-ce que c'est un terme que vous reprendriez pour ceux qui ont créé des violences ?
07:21– Moi, j'utilise le terme de « voyou », mais c'est assez libre d'emploi.
07:24Les barbares, en général, les seuls que nous connaissions historiquement,
07:28ils venaient de l'Est, pas du Sud.
07:30– Mais pourquoi est-ce qu'on n'a pas vu ces barbares, ou moins Alain Bauer,
07:33enfin ces barbares ou ces voyous,
07:35pendant les JO, par exemple, pendant la Coupe du monde de rugby,
07:38pendant la dernière Coupe du monde de foot ?
07:40Pourquoi est-ce qu'hier soir, les images semblent quand même différentes et plus violentes ?
07:44– Comme vous l'avez indiqué, culturellement, c'est quand même autre chose,
07:46même si les troisième mi-temps peuvent être parfois agités.
07:49J'ai été, à une époque, rapporteur général de la Commission de discipline du rugby à 13.
07:55Je peux vous dire que, je crois que la première réunion,
07:57j'ai dû mettre cent années de suspension après une bagarre généralisée
08:00en pleine finale de la Coupe de France.
08:02Mais alors après, le calme a beaucoup régné.
08:06– Mais pourquoi dans le foot, il y a un truc culturel ?
08:09– Non, je ne sais pas qui disait que c'était un sport de gentleman joué par des voyous
08:16et le rugby était un sport de voyous joué par des gentleman.
08:18Je crois que les deux affirmations sont très exagérées.
08:21Mais je crois qu'il y a un moment où la détermination par rapport aux enjeux,
08:24et c'est pour ça que je rappelle la figure emblématique de Robin Leproux sur le Paris Saint-Germain,
08:29et la capacité qu'il y a eu à baisser la garde pendant un moment,
08:32en considérant qu'une fois, puisque ça a été réglé, ça ne reviendrait plus jamais,
08:35ça arrive très souvent dans la manière dont nous gérons les questions de sécurité
08:39ou les questions militaires, par exemple.
08:41Après la chute du mur de Berlin, on considère qu'il n'y aurait plus jamais de guerre,
08:45et donc on a totalement désarmé.
08:47C'est un peu la même chose pour à peu près tous.
08:49C'est un des défauts nationaux de considérer qu'une fois qu'on a réglé un problème,
08:53il ne reviendra plus jamais, donc on peut désarmer.
08:55Alain Boer, on n'avait quand même pas vu ce type de débordement
08:58quand le Real Madrid gagne la Ligue des Champions l'an dernier,
09:01quand Manchester City le fait l'année précédente,
09:04ce n'est quand même pas tout à fait la même chose à l'étranger.
09:06Il y a une difficulté nationale, mais elle n'est plus seulement nationale.
09:12Ce n'est pas une satisfaction de considérer que les autres sont soumis aux mêmes problèmes,
09:15mais ça veut dire que partout en Europe,
09:18comme ça a été le cas en Angleterre dans les années 80,
09:20il va falloir reprendre la question des violences dans le sport,
09:22et notamment régler ce problème de l'identification des fauteurs de troupes
09:26pour défendre la liberté des supporters à venir célébrer la victoire
09:31et le faire en famille.
09:32C'était comme ça que Robin Le Proulx avait imaginé le PSG,
09:36c'est comme ça qu'il faut le réimaginer,
09:38pas seulement le PSG d'ailleurs, mais tout le football.
09:40Alors certaines mesures radicales sont effectivement proposées pour sécuriser le pays.
09:44Gérald Darmanin évoque une généralisation de la reconnaissance faciale
09:48dans tous les espaces publics.
09:49C'est ça la solution ?
09:49Non, mais à l'entrée des stades, l'identification de tous ceux qui veulent pénétrer dans le stade,
09:55l'identification de ceux qui veulent avoir une capacité d'entrée...
09:58Il se trouve que toute personne qui prend un coup de couteau n'est pas un supporter de football,
10:07même si c'est en marge d'une célébration.
10:10Il faut le rappeler, la France qui avait le plus bateau d'homicides en 2011-2012 avec moins de 700,
10:17en a eu plus de 1000 l'année dernière,
10:19et avec les tentatives 5000, le plus mauvais chiffre des 50 dernières années,
10:23et donc de l'histoire de notre statistique moderne.
10:26Il y a une généralisation des violences homicides,
10:29ce que j'appelle les homicidités en France,
10:31et c'est une réalité qui dépasse largement le football.
10:33La reconnaissance faciale ne fonctionnerait que si on a une base de reconnaissance faciale
10:38qui permet qu'elle soit utile.
10:39Ça, c'est plutôt de la fumer pour dire qu'on fait quelque chose.
10:43Il y a des moyens de résoudre en partie les problématiques du sport,
10:46et la gestion des questions criminelles se fait en surmesure et pas en prêt-à-porter.
10:51Mais il y a un certain nombre de solutions.
10:53Elles sont d'ailleurs à la signature de Bruno Retailleau,
10:56qui est très dynamique sur cette affaire.
11:00La question, c'est d'arriver à faire signer aussi le ministère de la Justice et le ministère des Sports.
11:03Il ne faut pas désespérer.
11:05Au fur et à mesure des incidents et des difficultés qui sont rencontrées,
11:08de la pression de l'opinion publique et de la vôtre,
11:10il n'est pas impossible qu'on arrive enfin à signer ce document
11:13et surtout à le mettre en application.
11:15Car après la cérémonie, la com, le blabla,
11:20il va bien falloir mettre en application un certain nombre de choses.
11:22Et en général, ceci produit des effets,
11:25comme ceci a été démontré d'ailleurs au cours des deux dernières années à l'intérieur des stades.
11:29Ce n'est pas seulement de la com,
11:31c'est aussi la réalité de la manière dont on peut traiter des sujets.
11:33Alors dans quelques instants, on suivra justement en direct sur BFM TV
11:36le point du préfet de police Laurent Nouniez,
11:38est-ce qu'il nous dira si dans ces conditions,
11:40la parade prévue cet après-midi est maintenue ou non ?
11:43Et quel est le bilan qu'il fait effectivement de cette nuit de célébration
11:47après la première ligue des champions du PSG ?
11:50On disait qu'il y avait un problème national,
11:51même si parfois ça se reproduit à l'étranger.
11:53Est-ce qu'il y a un problème PSG aussi ?
11:56Ça se voit plus d'abord parce que c'est un immense club,
12:02qu'il a regagné beaucoup de supporters,
12:05qu'il a réélargi son champ,
12:07que ses ultras sont très déterminés, très présents.
12:13Mais le club lui-même a, cette fois-ci comme la fois précédente,
12:18je ne parle pas de la demi-finale,
12:20mais je parle des épisodes précédents
12:22pris des mesures d'amélioration considérables
12:25de ces conditions de sécurisation et de gestion.
12:30Il restera à traiter de la culture et du dialogue avec ses supporters.
12:35Mais si on voit ce qui se passe à Saint-Étienne
12:37ou parfois même à Marseille,
12:39on se rend bien compte que ce n'est pas un problème PSG-PSG.
12:43Il y a un problème de spécificité,
12:46du mélange de deux types de supporters,
12:51les supporters gentils, on va dire,
12:53les ultras très déterminés et surtout les voyous.
12:56Et la question, c'est d'éliminer les voyous
12:58et de faire le tri avec les deux autres.
13:00Cette situation devrait permettre
13:01de considérablement améliorer cela.
13:03Et il faut convaincre les clubs de supporters
13:05que le moment est venu de l'identification individuelle
13:08de ceux qui rentrent dans les stades,
13:09dans leur propre intérêt et dans l'intérêt des déplacements.
13:13Vous dites que les forces de l'ordre
13:15ont très bien travaillé,
13:17Laurent Nunez aussi, Bruno Retailleau.
13:19Néanmoins, est-ce qu'on peut faire encore un peu plus,
13:21encore un peu mieux,
13:22à part l'identification dont vous parlez, individuelle ?
13:25D'abord, il faut les aider.
13:26Ils sont considérablement sur-sollicités
13:29de manière permanente.
13:31Nous parlons des célébrations sportives,
13:33mais les célébrations sociales
13:35ne se font pas dans la joie et la bonne humeur.
13:37Qu'il s'agisse des manifestations
13:39à caractère environnemental ou de celles du 1er mai,
13:41il y a en général des débordements.
13:43Il y a des choix d'opposition déterminés
13:46qui sont passés de la manifestation sociale,
13:48c'est-à-dire la démonstration du rapport de force
13:50qui doit exister avec l'État,
13:52que l'État lui-même a installé.
13:53La France a mis l'an de jacquerie,
13:54elle ne va pas changer demain matin.
13:56Et puis la capacité à aller à la provocation,
13:59à la préméditation.
14:01On a vu d'ailleurs des agressions
14:02qui ne portaient pas sur des policiers,
14:04mais sur des pompiers
14:05ou des agents de la santé publique,
14:09ce qui arrive beaucoup
14:10dans un grand nombre de territoires tous les week-ends.
14:13Moi, je regarde le matin ce qui s'est passé la nuit,
14:15il y a beaucoup d'agressions
14:16sur des personnels de santé,
14:17sur des postiers,
14:18sur des électriciens,
14:19sur des gaziers,
14:20sur des ambulanciers,
14:21sur des infirmiers,
14:23sur des personnels des urgences.
14:25Il y a une dégradation générale
14:28de la violence pour tous.
14:30Et qui date de quand et dû à quoi ?
14:31Je le dis, moi,
14:32je le vois par rapport
14:34à l'augmentation du nombre
14:35de victimes physiques.
14:35Car la statistique
14:36a tous les défauts du monde.
14:37En France, elle est partielle,
14:38parcellaire et partiale,
14:39manipulée, instrumentalisée
14:41et en général mensongère.
14:42On ne parle que de ce dont on veut parler.
14:44Mais par contre,
14:45le nombre de blessés physiquement traités
14:46dans les hôpitaux
14:47et le nombre de morts,
14:48on compte très bien les morts en France
14:49depuis 1539
14:50et la création de l'État civil
14:51par François 1er.
14:53Donc on a une idée assez précise
14:54de ce qui se passe.
14:55L'augmentation massive
14:56des homicides et des tentatives,
14:57des coups et blessures volontaires,
14:59des règlements de comptes
15:00et désormais,
15:01je rajouterais,
15:02les enlèvements crapuleux
15:03avec actes de torture et de barbarie
15:04est une réalité récente.
15:06Elle a une quinzaine d'années
15:07et donc on peut la fixer
15:09à ce moment précis.
15:11De ce point de vue-là,
15:12il n'y a pas de doute
15:13ou d'erreur statistique.
15:14Il s'est produit quelque chose
15:15à partir du début des années 2010
15:18et cette dégradation
15:19est à la fois accélérée
15:20en nombre et en intensité.
15:22Qu'est-ce qui s'est passé
15:23à ce moment-là ?
15:26C'était quoi le déclencheur ?
15:27On a des tas d'hypothèses
15:29et entre ce que je crois,
15:30ce que je sais et ce que je cherche,
15:31j'essaye d'éviter de mélanger tout.
15:33Donc ce que je crois,
15:34je voulais indiquer,
15:34enfin ce que je sais,
15:35je voulais indiquer.
15:36Ce que je crois,
15:37un mélange de désagrégation
15:39de l'ensemble
15:40de ce que sont les éléments
15:41de ce que j'appelle
15:42le service public,
15:43les règles fonctionnelles
15:44qui permettent de vivre
15:45en communauté dans un espace
15:47et deuxièmement,
15:49l'expansion massive
15:50des réseaux sociaux
15:51et la dérégulation
15:52ou la déstructuration totale
15:54de ce qui faisait la liste
15:56de ce qu'on pouvait faire
15:57et ce qu'on ne pouvait pas faire.
15:58La gestion de ce qu'on appelle
15:59le surmoi chez les psys,
16:01c'est-à-dire les indications
16:02qui sont données
16:03par vos parents,
16:04vos pères,
16:05P-A-I-R-S et P-E-R-E-S,
16:06donc vos mères aussi,
16:08sur ce qu'on peut faire
16:09et ne pas faire
16:10et donc il n'y a plus
16:11aujourd'hui de contrôle
16:12puisque nous avons sous-traité
16:14aux algorithmes et aux réseaux sociaux
16:15toute une série d'éléments
16:16de comportement
16:17qui ne sont plus maîtrisés
16:19avec des individus
16:20de plus en plus jeunes
16:21et d'ailleurs,
16:22nous avons un rajeunissement
16:23des auteurs de violences,
16:25y compris une enquête
16:27d'Europol en cours
16:28sur les tueurs à gages
16:30de 13 à 18 ans
16:32qui sont plusieurs dizaines.
16:34La Suède vient d'en découvrir
16:35des dizaines d'un seul coup.
16:37La Suède qui n'est pas connue
16:38comme l'espace le plus dangereux
16:40de l'univers mondial
16:42et pourtant,
16:43partout,
16:44il y a ce rajeunissement
16:45et cette augmentation massive
16:46de la dangerosité
16:47et donc de la violence physique
16:49réelle effectuée
16:50d'une partie des populations.
16:52Je crois qu'il y a là un enjeu
16:54et que cet enjeu,
16:55il est autour du contrôle
16:56des réseaux sociaux.
16:56L'Union européenne
16:57va bientôt réglementer
16:58l'accès des jeunes
16:59aux réseaux sociaux.
16:59À partir de juillet,
17:00l'âge sera contrôlé
17:01sur les réseaux sociaux.
17:03C'est la solution ?
17:04C'en est une,
17:04à défaut de ne faire rien
17:06et de le faire trop tard.
17:07La question des réseaux sociaux,
17:09elle a été posée
17:09il y a 15-20 ans
17:10sur la manière
17:11dont ils allaient nous échapper.
17:13La plupart des auteurs
17:14de science-fiction,
17:15on aime beaucoup Jules Verne,
17:16mais il y en a beaucoup d'autres,
17:18expliquaient
17:19ce qu'allait être
17:20l'univers des robots.
17:21Nous sommes entre Matrix
17:22et Terminator.
17:23Vous verrez la date de sortie
17:24de ces deux films
17:25et vous vous rendrez compte
17:26du temps qu'il a fallu
17:27pour les experts gouvernementaux
17:29et les politiques
17:30de tout d'un coup
17:31tomber du placard
17:32et dire
17:33tiens,
17:33il se passe quelque chose.
17:34Vous vous rendez compte
17:34que la commission d'enquête
17:35du Sénat
17:36sur le narcotrafic,
17:37excellente commission d'enquête
17:38avec d'excellentes propositions,
17:40date de 2024.
17:41Nous avons dû écrire
17:42des choses
17:44sur l'élargissement
17:45et le racinement
17:45du narcotrafic.
17:46Je crois,
17:47le premier long papier
17:48publié d'ailleurs
17:49dans un quotidien du soir
17:51qui paraît maintenant
17:51le matin,
17:52date de 1999.
17:54Entre 1999 et 2024,
17:56ce n'est pas grave,
17:57ça n'existe pas.
17:57Vous savez,
17:58le système politique français,
17:59il est très marqué
17:59par une maladie
18:00qui s'appelle
18:01négation,
18:01minoration,
18:02éjection.
18:02En français courant,
18:03un,
18:03ce n'est pas vrai,
18:04ce n'est pas vrai.
18:05Deux,
18:05c'est vrai,
18:06mais ce n'est pas grave,
18:06vous exagérez beaucoup.
18:07Et trois,
18:08c'est vrai,
18:11avec les citoyens
18:12qui du coup décident
18:12de s'adresser
18:13à quelqu'un d'autre.
18:14Presse du préfet de police
18:16Laurent Nunez
18:16qui revient donc
18:17sur l'état de la situation
18:19à Paris.
18:19Le préfet de police
18:20qui nous écoute,
18:20qui vous écoute,
18:21vous avez entendu.
18:22Alors,
18:22il dit qu'il ne faut
18:23surtout pas minimiser,
18:25dit-il.
18:26Il évoque plusieurs milliers
18:27de personnes hier
18:29qui sont venues
18:30casser à Paris.
18:31Ce ne sont pas
18:32des supporters,
18:33ce sont des pillards,
18:34des casseurs.
18:36Il dit que ce n'est
18:36ni un échec
18:37ni une réussite non plus.
18:39Est-ce qu'il a raison ?
18:40Qu'est-ce que vous en pensez ?
18:41Je pense que c'est
18:42un bilan extrêmement honnête,
18:43précis, clair,
18:45qui montre à la fois
18:46le risque auquel
18:47il s'affrontait
18:49avec l'ensemble
18:50des unités
18:51mises à sa disposition,
18:52policiers et gendarmes,
18:54CRS.
18:55Et donc,
18:56il a évité
18:57le pire
18:57de ce qui était possible
18:59ou craint.
19:00Il n'a pas été,
19:02comme il le dit lui-même,
19:03jusqu'au bout
19:03du zéro casse
19:05ou du zéro blessé.
19:08Voilà.
19:09Mais en la matière,
19:10eu égard
19:11à la dégradation
19:12générale
19:13des incidents
19:14lors de toutes
19:15les célébrations,
19:16y compris celle
19:16de la demi-finale,
19:17y compris celle
19:18du 1er mai
19:19et on en passe d'autres,
19:21ou des incendies
19:22de véhicules
19:23comme la Fiesta
19:24du 1er de l'an,
19:26on peut dire
19:26que le résultat
19:28est plutôt
19:28à son honneur.
19:29Lui-même dit
19:31quand même
19:31que ce n'est pas
19:31un échec,
19:33mais ce n'est pas
19:33un échec.
19:33C'est lucide
19:34et honnête,
19:34on ne va pas lui reprocher
19:35de ne pas faire
19:36de la com' politique
19:37mais de faire
19:37de la bonne com'
19:38de préfet de police.
19:39Et est-ce que
19:39vous pouvez nous éclairer
19:40sur le profil
19:41des casseurs
19:42et des pillards,
19:43puisque plusieurs milliers
19:44dit-il,
19:44qui sont venus
19:45à Paris,
19:46ils viennent d'où déjà ?
19:48Ce sont des Parisiens,
19:49ils viennent de l'extérieur,
19:50ce sont des jeunes,
19:51pas des jeunes,
19:52politisés,
19:52pas politisés ?
19:53Personne n'en sait rien
19:54puisqu'il n'y a pas encore
19:55de descriptif
19:56qui ne pourra avoir lieu
19:57que sur ceux...
19:58Mais il dit que c'est toujours
19:58les mêmes,
19:59donc vous devez bien
19:59avoir une idée.
20:01Toujours les mêmes
20:02par rapport au passé,
20:03oui,
20:03par rapport à hier,
20:04non.
20:04Il faut toujours être précis,
20:05hier, je ne sais pas.
20:07Et on le saura
20:08dans ceux qui passeront
20:10devant les tribunaux
20:11qui feront l'objet
20:11d'un descriptif
20:12de tous vos journalistes
20:14qui expliquent
20:15qui est passé
20:15devant le tribunal
20:16et qui montrent en général
20:17que ce n'est pas
20:17ceux auxquels on pense
20:19parce qu'il y a à la fois
20:20des jeunes gens
20:21bien sous tous rapports
20:22entraînés par le mouvement
20:23de foule,
20:24ça arrive,
20:24on l'a vu dans des casses
20:26nombreuses précédentes
20:27notamment durant la période
20:28des Gilets jaunes
20:29qui était une population
20:29tout à fait différente
20:31en tout cas au début
20:32et puis qui a commencé
20:34à agréger
20:34des populations
20:35plus traditionnelles.
20:38On a des populations
20:39de casseurs
20:39très politisées,
20:41c'est-à-dire
20:41qui ont vocation
20:42à lutter
20:42contre le capitalisme,
20:45le libéralisme,
20:47l'État central.
20:47Politisés de gauche
20:48comme de droite,
20:49des deux côtés ?
20:49Des groupes
20:51plutôt fascinés
20:52gauchisants
20:53qui eux
20:54règlent des comptes
20:55plutôt marqués
20:56par des groupes
20:57plutôt gauchisants
20:58ou des profils
21:01plutôt liés
21:01à la défense
21:02des droits
21:03des étrangers
21:04ou des immigrés,
21:05ça arrive,
21:06et puis de purs voleurs
21:08et de purs casseurs
21:09opportunistes
21:10qui viennent là
21:11pour piller
21:13et par appât du gain
21:14ou par effet d'obéné.
21:15Donc les mêmes potentiellement
21:16que pendant les émeutes
21:17qu'on avait vues
21:18il y a quelques mois
21:20ou années de ça ?
21:21Alors ça dépend
21:21quelles émeutes.
21:22Comme je viens de l'indiquer,
21:23les gilets jaunes,
21:23ce n'est pas la même chose
21:24que les black blocs
21:25qui ne sont pas la même chose
21:26que les ultra-environnementalistes
21:28des bassines.
21:28Les émeutes après la mort
21:29de Naël
21:30puisque Laurent Nunez
21:32dit que ce sont toujours
21:33les mêmes qui cassent et pillent.
21:34Alors non, la mort de Naël
21:35c'était très particulier,
21:36c'était des émeutes TikTok
21:38extraordinairement puissantes
21:39mais sur une journée,
21:40une journée et demie.
21:41La plupart des violences
21:42dites urbaines
21:43c'est 4 jours, 3 nuits,
21:443 jours, 4 nuits.
21:45C'est des populations
21:46un peu différentes,
21:47plutôt banlieues.
21:49Là on a des éléments
21:50qui sont plutôt diversifiés
21:51qui se sont répandus
21:52sur tout le territoire.
21:54Donc chaque fois
21:54on fait une analyse très fine
21:55de quelles émeutes ont eu lieu
21:57et vous lirez
21:58six mois ou un an plus tard
21:59dans des revues
22:00très doctes
22:01de sciences politiques
22:02ou de sociologie.
22:04Alors je parle bien de sociologie
22:05et pas de sociolatrie.
22:06La sociolatrie c'est
22:07plutôt un culte
22:08qui vise à excuser tout le monde.
22:10La sociologie c'est une analyse
22:11sérieuse
22:11de qui fait quoi comment
22:13et de voir à quel point
22:14ces populations évoluent
22:15depuis les années 80
22:17c'est-à-dire la mort
22:18de Malik Ousekine
22:19et le rajeunissement massif
22:20de jeunes lycéens
22:22qui n'avaient jamais eu
22:23de comportement
22:25de syndicalisme étudiant
22:27par exemple
22:27qui n'étaient pas liées
22:28à des organisations syndicales
22:30traditionnelles
22:31et qui voulaient aller
22:31au contact
22:32donc qui étaient
22:33l'avant-garde
22:34des manifestations
22:35ce qu'on appelait
22:36la nébuleuse
22:36qui ensuite ont surfé
22:38sur les manifestations
22:39et qui ont fini
22:40par attaquer
22:40et voler les manifestants
22:41eux-mêmes.
22:42Ces trois mouvements
22:43ont eu lieu
22:43entre 1986
22:44c'est 1995
22:45en 10 ans
22:46le profil des manifestants
22:48violents
22:49a totalement changé
22:50les gilets jaunes
22:51ont rajouté une couche
22:52de ce que les sociologues
22:54appellent très méchamment
22:55les petits blancs
22:57des gens qui travaillent
22:58et qui ne manifestaient
23:00que le week-end
23:00alors que traditionnellement
23:02on manifeste la semaine
23:03et qui étaient plutôt
23:04dans un affrontement
23:05avec l'État
23:05à qui ils ne faisaient plus
23:06confiance
23:07plutôt que dans
23:08une sorte
23:09plutôt la fin du mois
23:10que la fin du monde
23:11vous avez les ultra
23:12environnementalistes
23:13c'est plutôt la fin du monde
23:13que la fin du mois
23:14et vous avez de temps en temps
23:16ces agrégations
23:17dont vient de parler
23:18le préfet de police
23:19alors sur les sports
23:21je vous ai expliqué
23:21les trois types
23:22de manifestants
23:23les vrais supporters
23:24qui aiment le foot
23:25les ultras qui aiment le foot
23:26et qui sont parfois violents
23:27et les voyous
23:28qui n'aiment que la violence
23:29et qui n'aiment même pas le foot
23:30et donc vous pouvez avoir
23:31lors de célébrations
23:33comme celle-là
23:33des couches successives
23:35qui viennent se rajouter
23:36juste parce qu'un événement
23:37permet de se fondre
23:38dans la foule
23:39de se disperser
23:40sur les côtés
23:41pour attaquer les magasins
23:42d'affronter les forces de l'ordre
23:44en avant de la célébration
23:46ou de se réfugier
23:48sous les porches
23:48parce qu'on est venus en famille
23:49et qu'on était venus
23:50pour fêter une belle victoire
23:51Alors Laurent Nunez le dit
23:52nous ne sommes qu'à la mi-temps
23:54les joueurs dégileront
23:55cet après-midi
23:55sur les Champs-Elysées
23:56est-ce qu'il n'y a pas
23:57une certaine forme d'inconscience
23:59à maintenir ce type de parade
24:00on sent qu'il n'y a pas
24:01de risque zéro
24:02sur ce type d'événement
24:03qu'en pensez-vous ?
24:04On ne peut pas tout interdire
24:05tout le temps
24:05et je crois que
24:07comme il a fait la démonstration
24:09de la capacité
24:10de gérer à moindre coût
24:12même si ça n'est pas à zéro
24:13l'événement précédent
24:15il pense qu'il faut montrer
24:17que l'État est encore maître
24:18chez lui
24:19et particulièrement à Paris
24:20Et il y a une volonté ferme
24:21de sécuriser les Champs-Elysées
24:23mais les débordements
24:23peuvent avoir lieu ailleurs
24:25dans Paris
24:25Comme il l'a indiqué
24:26République, Bastille
24:28Parc des Princes
24:29etc.
24:30Mais à un moment ou à un autre
24:32il faut assumer le fait
24:33que ce qui reste
24:35la seule et unique promesse
24:36de l'État
24:37qui tienne encore
24:38c'est-à-dire la garantie
24:39d'une certaine forme d'ordre
24:41le reste ayant été sous-traité
24:43un peu partout
24:44ou s'étant délité
24:45comme le reste
24:45de la plupart
24:46de nos services publics
24:47il y a un moment
24:48où il faut quand même
24:48affirmer la capacité
24:50à pouvoir garantir
24:52ce type de manifestation
24:53après tout
24:54c'est un pari
24:55mais disons que
24:57pour l'instant
24:57sur la première mi-temps
24:59il mène au score
25:00Qu'est-ce qui garantit
25:01que la parade
25:01ça se passe bien
25:02cet après-midi
25:02parce que certes
25:03ça va être compartimenté
25:04mais on a déjà vu récemment
25:05des concerts par exemple
25:06au stade Vélodrome
25:07ou rappelez-vous
25:08la finale de la Ligue des Champions
25:09au stade de France
25:10avec l'équipe de Liverpool
25:11avec des gens qui arrivent
25:13sans billet
25:13qui forcent les entrées
25:14qui essayent de rentrer
25:15qui essayent de passer
25:16qu'est-ce qui fait
25:18qu'est-ce qui fait
25:18que nous sommes à l'abri
25:18de cela cet après-midi
25:19pour la parade
25:20des Champs-Elysées
25:21Rien ne permet de le savoir
25:23et Mme Irma
25:24n'a pas été embauchée
25:25par le préfet de police
25:26ou par le ministre intérieur
25:27par moi non plus d'ailleurs
25:28mais vous pouvez noter
25:29que la semaine d'après
25:29le match de Liverpool
25:30il y a le concert des Tiranes
25:31avec un contrôle strict
25:32des entrées
25:33des dispositions
25:34extrêmement intéressantes
25:35un algorithme de validation
25:37du fait qu'il ne peut pas
25:37y avoir de faux billets
25:38et qui s'est passé
25:39dans la joie et la bonne humeur
25:40comme la plupart
25:41des manifestations
25:41qui se sont ensuite
25:42passées au stade de France
25:46pour arriver à un désastre
25:48comme celui de Liverpool
25:50et les erreurs
25:51ont été clairement identifiées
25:53en la matière
25:54donc la situation
25:56elle est celle d'un pari
25:57toute mise en place
25:59d'un dispositif de sécurité
25:59est un pari sur la sécurité
26:01mais je crois
26:02que le préfet de police
26:03et ses équipes
26:04sont parfaitement en mesure
26:05de le tenir
26:06après tout
26:07je suis prêt à venir
26:07demain matin
26:08faire le bilan
26:09de la suite
26:12et voir si le pari
26:13a été tenu
26:14mais en ce qui me concerne
26:15si je devais faire
26:16des paris
26:16ce que je m'interdis
26:17je parierais plutôt
26:18sur sa capacité
26:20à tenir la deuxième mi-temps
26:21aussi bien
26:22peut-être mieux
26:22que la première
26:23Est-ce qu'on peut dire
26:24donc à ceux
26:25qui nous écoutent
26:25et qui ont envie
26:26d'aller voir la parade
26:27cet après-midi
26:28qu'ils peuvent y aller
26:29a priori plutôt sereins
26:31et que la jauge
26:32c'est un bon compromis
26:33pour espérer
26:34que ça se passe bien
26:34en termes de sécurité ?
26:36Oui
26:36Oui ?
26:38Vous êtes conscient ?
26:39Bah oui
26:40En fait d'ailleurs
26:40c'est ce qu'on fait désormais
26:41c'est comme pendant
26:42les Jeux Olympiques
26:42la jauge semble être
26:44la façon dont on peut
26:46faire la fête
26:46tout en se disant
26:48je ne crains rien
26:49aux Jeux Olympiques
26:50ce qui était la réponse
26:51à ma fameuse question
26:52pour l'instant
26:53tout ceci n'est pas géré
26:54et un milliard d'euros
26:55plus tard
26:56a permis de tenir
26:57des Jeux Olympiques
26:58parfaitement
26:59sous l'autorité
27:00du préfet de police
27:01ce qui était un des rares
27:02à avoir parfaitement entendu
27:04ce qui était
27:05la problématique
27:05d'une sécurisation
27:06des Jeux
27:07qui avait été sous-estimée
27:08par le reste
27:09de l'appareil d'État
27:10Oui parce que vous n'étiez pas
27:10optimiste avant
27:11les Jeux Olympiques
27:12Il n'y avait rien
27:13je pouvais être
27:14largement pessimiste
27:15un milliard d'euros
27:16plus tard
27:16de surcoûts sécuritaires
27:17la mise sous cloche
27:18de la ville
27:19le compartiment
27:19etc
27:20on peut arriver
27:20à tenir des Jeux
27:21sur la durée
27:22qui avait été
27:23un magnifique succès
27:24et sous l'égide
27:25du préfet de police
27:25donc de ce point de vue-là
27:26entre le préfet Lallemand
27:27qui avait préorganisé
27:29les Jeux
27:29et le préfet Nunez
27:31il y a eu
27:31une parfaite réussite
27:33de la sécurisation
27:34la question c'est
27:35qu'il faut que tout le monde
27:36soit aligné
27:36visiblement le préfet de police
27:37a réussi à avoir aligné
27:39tout le monde
27:39et il faut saluer
27:40de ce point de vue-là
27:41la bonne volonté aussi
27:42du ministre intérieur
27:43Je rappelle le bilan fait
27:44il y a quelques instants
27:45sur BFM TV
27:46par le préfet de police
27:47Laurent Nunez
27:48qui évoque néanmoins
27:49des incidents très graves
27:50il ne faut pas minimiser
27:52ce n'est ni une réussite
27:53ni un échec
27:54dit-il au terme
27:55seulement de la première mi-temps
27:56la deuxième mi-temps
27:57c'est aujourd'hui
27:57avec les autres célébrations
27:59et notamment cette parade
28:00enfin d'après-midi
28:01des joueurs du PSG
28:02qui ramènent la coupe
28:02aux grandes oreilles
28:03parade sur les Champs-Elysées
28:05il évoque effectivement
28:06des gardes à vue
28:08392 qui ont eu lieu à Paris
28:10ce ne sont pas des supporters
28:11ce sont des pillards
28:13et des casseurs
28:14des mots extrêmement
28:15enfant de Laurent Nunez
28:15le préfet de police de Paris
28:17merci Alain Boer
28:17d'avoir été avec nous ce matin
28:18pour décrypter tout cela
28:21je rappelle
28:21vos deux derniers ouvrages
28:22qui viennent d'être publiés
28:23aux éditions First
28:24Opération Zelensky
28:26et Menace sur Taïwan
28:28c'est à retrouver
28:29donc aux éditions First
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