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  • il y a 8 mois
MEDI1TV Afrique : Zoom sur "L'Mina" de Randa Maroufi - 31/05/2025

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00:00And it's with a great pleasure to meet you on Median TV for this new escale culture
00:15at the heart of Africa. And as usual, we will be able to get a little bit of what is
00:21going on in Africa. But before all, place to our guest of the day.
00:30And today, we have an immense pleasure to meet Rime Mjdi. She is a co-founder of TV Films and she is one of the women
00:45behind the Mina, who made a full carton during the last season of Cannes. It was in the
00:55stage of the Semaine de la Critique. And Rime is with us. Bonjour Rime.
01:00Bonjour.
01:02Merci d'être avec nous. C'est un vrai plaisir que de vous recevoir. Et comme on le disait,
01:09voilà, Mina qui représentait le Maroc, donc à Cannes, notamment dans la section de la
01:16Semaine de la Critique et l'Unanimité puisqu'il a été primé. Et on voulait un peu revenir
01:23avec toi sur la genèse de ce film, en fait.
01:30Donc oui, je vais commencer par le début. Et donc Randa Amaroufi, la réalisatrice, qui est aussi une artiste plasticienne marocaine, franco-marocaine, qui a fait des études entre le Maroc et la France. Elle était invitée dans un festival à Oujda.
01:52Et à travers un ami, il lui a fait découvrir sa ville Gerada, la ville minière, avec toute son histoire. Et dès qu'elle est partie là-bas, elle a vu l'architecture, les mines désaffectées. Mais elle a aussi rencontré Morad, un jeune mineur qui travaillait toujours à la mine. Et à travers la rencontre avec Morad et sa famille, Randa a voulu faire ce film.
02:21Ce film, le désir pour faire ce film est né. Et depuis 2016, elle a régulièrement visité Gerada, passé du temps avec Morad, avec la famille de Morad, avec les vieux mineurs, les jeunes mineurs,
02:36pour construire petit à petit ce récit qui porte les voix des habitants de Gerada.
02:43Un récit qui porte ces voix, au pluriel, mais cette voix finalement unique que la réalisatrice, que j'imagine vous aussi, vous partagez avec ces mineurs.
02:56En fait, vous les faites un peu sortir de terre et vous les mettez en lumière. Et comment s'est passé, en fait, le tournage ? Parce que voilà, je pense que ça a dû être…
03:07Voilà, on est dans le documentaire, donc c'est un style très particulier où ce besoin de vérité, d'être au plus juste et de ne pas bafouer tout simplement la vie et la vérité de tout un chacun.
03:18Comment vous l'avez vécu ?
03:22Je parlerai d'abord du processus un peu du film et puis je dirais comment personnellement je l'ai vécu en tant que coproductrice.
03:30Donc l'approche de Randa, au départ, était documentaire. Elle a passé beaucoup de temps avec les mineurs, les vieux et les jeunes.
03:37Elle a recueilli leurs témoignages et puis son regard singulier, comme vous avez dit, de cinéaste, mais surtout et aussi de plasticienne.
03:46Parce qu'elle vient des beaux-arts, elle vient des arts plastiques et visuels.
03:51Et du coup, son cinéma s'ouvre et expérimente beaucoup avec les images.
03:58Donc le tournage, ce n'est pas passé de manière traditionnelle, dans le sens où on n'a pas filmé dans des mines,
04:03on n'a pas filmé dans des décors naturels.
04:06On était à Jorada, bien évidemment, avec les habitants et les mineurs.
04:09Mais Randa a préféré reconstruire des décors et rejouer ce qu'on appelle la reconstitution avec les vrais personnages dans des décors
04:23pour mieux sonder à la fois la terre, le ventre de ces mines, mais aussi les âmes de ces personnages.
04:31– Et justement, pourquoi ce choix de ne pas filmer dans des décors naturels ?
04:42Est-ce que c'était pour les extirper véritablement, les avoir hors de ce lieu ?
04:49Peut-être qu'ils les habitaient trop ? C'était quoi l'intention derrière ?
04:55Je trouve ça très intéressant d'ailleurs ce que vous dites.
04:57– Je pense qu'après, là, Ramdas est mon amie et aussi ma collaboratrice, donc je connais le projet.
05:08Mais en fait, déjà, ses films d'avant, spécialement Bab Subta, qui devait se passer à Bab Subta,
05:19qu'elle a, encore une fois, préféré en reconstruire une partie, le faire dans un décor.
05:25Je pense que ça fait partie de sa démarche, c'est-à-dire s'inspirer du réel sans le copier.
05:31Parce que la question de comment on filme le réel, elle se pose plastiquement et cinématographiquement,
05:39et c'est pas forcément en filmant ce qui est qu'on arrive à une vérité plus profonde.
05:46Donc, des fois, c'est en utilisant l'artifice qu'on arrive à sonder une vérité ou des vérités,
05:54et ça faisait partie d'un parcours que Ramdas a construit au fil des ans,
06:00qui reflète aussi, encore une fois, sa formation académique,
06:05mais aussi ses inspirations visuelles et artistiques.
06:08– Et vous, en tant que coproductrice, mais également en tant que Camille de l'Inda,
06:17avec cette fibre artistique également très présente,
06:21comment avez-vous vécu la naissance de ce projet jusqu'à cette consécration à Cannes ?
06:29– Eh bien, j'étais toujours… Bon, je fais aussi des films, je réalise,
06:36et j'étais toujours fascinée par les histoires, avec un grand H, de nos travailleurs,
06:42la lutte de nos travailleurs, et ce que j'ai adoré dans ce projet,
06:46c'est que ça porte justement cette histoire qu'on voit très rarement à l'écran au Maroc,
06:50que ce soit dans des films de fiction ou documentaire.
06:52On n'a pas l'impression que le Maroc est un grand pays de travailleurs,
06:59alors que c'est le cas, nos travailleurs ont eu une histoire très importante,
07:03que ce soit sous le protectorat ou pendant l'indépendance,
07:07et ils ont vécu des choses qu'on doit raconter.
07:11Et justement, des fois, ces histoires, elles sont des fois marginalisées,
07:17pas racontées, et ce qui m'a beaucoup plu dans ce projet,
07:21et je voulais en faire partie, parce que ça porte une mémoire qui est encore vivante,
07:25qui n'est pas encore enterrée, mais qu'on a des fois, qu'on ne regardait pas assez.
07:30Du coup, ça rend visible ce qui n'est pas très visible,
07:35et c'est l'apanage justement du vrai cinéma.
07:39Et donc ce prix à Cannes, dernièrement, Semaine de la Critique,
07:45alors on voudrait revenir sur ce superbe moment,
07:47puisque vous avez porté très haut le drapeau marocain,
07:52et c'est toujours un plaisir et un honneur que de voir des jeunes femmes,
07:58en l'occurrence, briller, faire briller le Maroc à l'international.
08:03Déjà, félicitations.
08:04Et comment vous avez vécu ce moment ?
08:08Et voilà la réaction du public, un public qui n'est pas forcément marocain,
08:13donc à la cagnie un peu de tout.
08:15Quelles ont été les impressions ?
08:16Parce que mine de rien, c'est au Maroc, c'est une thématique véritablement universelle.
08:21Donc voilà, comment vous l'avez vécu justement ?
08:26On était très heureux, heureuse.
08:29Bon, l'équipe, on était peut-être l'une des équipes les plus conséquentes
08:34pendant la Semaine de la Critique,
08:35parce que ce sont des courts-métrages,
08:36et généralement, toute l'équipe n'est pas là,
08:39mais Randa a veillé à ce qu'on soit au max, tous,
08:45parce que c'est aussi un travail collectif,
08:47dans le sens où c'est Randa qui a fédéré, quelque part,
08:52les compétences et les talents de ses amis autour,
08:55et il voulait mettre en lumière, justement,
08:59voulait mettre en lumière cet esprit collectif qui a régné pendant le film,
09:03que ce soit à l'écriture de la partie documentaire des témoignages
09:08entre Randa et les mineurs,
09:11ou en équipe de production et dans le tournage.
09:16Et voilà, on était très heureux.
09:18On a eu de très, très super bons retours,
09:21des équipes étrangères qui étaient avec nous en compétition.
09:24Tout le monde disait, et je pense que c'est le cas,
09:29que le film vraiment était très, très différent des autres,
09:33dans le sens où ça se distinguait de manière naturelle,
09:37que ce soit par la rigueur formelle,
09:39par le dispositif de mise en scène,
09:41ou par ces hommes magnifiques
09:43que Randa a réussi à magnifier
09:46à travers ce récit cinématographique.
09:49En tout cas, merci d'avoir été avec nous au RIM.
09:52Vraiment, c'était un plaisir de vous recevoir
09:54pour parler de ce très beau film,
09:57donc de ce très beau, belle œuvre cinématographique qu'Élumina.
10:00Merci encore, RIM.
10:03Merci à vous,
10:04et j'espère que ça va être le précurseur
10:09pour d'autres films marocains,
10:10de jeunes, faits avec un esprit collectif
10:12pour briller encore à l'international
10:15et mieux représenter le Marocain.
10:17Merci infiniment, RIM.
10:18À très bientôt.
10:20Merci.
10:22Et après avoir parlé cinéma,
10:27nous parlons tout de suite art avec un grand A.
10:31Et cette semaine, nous avons eu un coup de cœur
10:33pour Barthélémy Togo,
10:34un artiste affranchi de toutes règles,
10:37passant tout à fait librement
10:38d'une technique à une autre,
10:40dessin, peinture, gravure, sculpture,
10:42installation, vidéo,
10:43mais également performance.
10:45Alors, Barthélémy Togo peut être qualifié
10:47d'un voyageur insatiable
10:49et qui se nourrit un peu de l'actualité.
10:51Son art est d'abord au service des inégalités
10:53et crises qui fissurent
10:55continuellement notre monde.
10:57Barthélémy Togo est un artiste contemporain,
11:00avant tout engagé politiquement,
11:01socialement, mais surtout humainement
11:03et qui œuvre au nom de la liberté
11:05pour la liberté de tout un chacun,
11:09la liberté comme étant un droit inaliénable.
11:12D'ailleurs, il a été nommé en 2021
11:13comme artiste de la paix de l'UNESCO.
11:16On écoute tout de suite.
11:19Quand j'ai eu une éducation chrétienne,
11:23l'idée, c'était que je puisse obtenir des diplômes
11:25et être fonctionnaire au Cameroun.
11:28Quand je suis arrivé au secondaire,
11:30j'ai découvert les œuvres de Titien,
11:33de Goya, de Rembrandt,
11:35et j'ai été fasciné par le clair obscur,
11:38par la dextérité, la maîtrise du dessin.
11:46Et je me suis dit, j'aimerais un jour faire comme eux.
11:49Et quand j'ai terminé le cycle secondaire au Cameroun,
11:52j'ai décidé tout seul d'aller en Côte d'Ivoire.
11:56Quand je suis arrivé en quatrième année,
11:57je me suis dit, tiens, il doit y avoir
11:59certainement un autre type d'enseignement ailleurs.
12:02J'ai pris mes bagages,
12:03je suis allé à l'école d'art de Grenoble,
12:04je suis arrivé,
12:06mais ils m'ont mis en deuxième année.
12:08J'ai pleuré pendant trois jours.
12:10Mais après, je me suis dit, tant pis, c'est pas grave,
12:13je vais certainement apprendre autre chose.
12:15Et je me suis mis à l'enseignement que Grenoble dispensait,
12:18avec des professeurs comme Jean-Luc Moulen,
12:21comme Angélie Tchard.
12:22Et quand je termine à Grenoble en 1996,
12:26j'ai encore envie d'apprendre.
12:27C'est comme ça que je suis accepté
12:29à la Kunst Academy de Düsseldorf en Allemagne,
12:32quatre ans à Bidjan,
12:33quatre ans à Grenoble,
12:34deux ans à Düsseldorf.
12:38– Barthélémy Togo, il faut l'avouer,
12:42à l'art de concilier la beauté,
12:44la poésie et l'engagement.
12:45Cet artiste camerounais est passé par les écoles
12:47des beaux-arts d'Avidjan, de Grenoble
12:49et par la Kunst Academy de Düsseldorf,
12:52en revient de vivre entre Paris et Bonjun Station,
12:55où il œuvre afin de mettre à jour
12:57d'autres modes d'existence.
12:59Il œuvre également afin de favoriser
13:01le dialogue entre les arts du Nord et du Sud,
13:03de redonner au continent africain,
13:06ce qui a régulièrement été volé
13:08chez Barthélémy Togo,
13:09si la dimension politique de son art est indéniable.
13:12Il ne cherche pas à donner des leçons,
13:14mais mettre à jour plutôt
13:15une sensibilité nouvelle au monde.
13:18J'essaie de m'exprimer avec toute cette richesse
13:23de technique que j'ai eue à apprendre.
13:26L'artiste a envie de s'exprimer.
13:29C'est le rendu plastique qui est la finalité
13:32de mon discours.
13:33Et donc, je dois utiliser tout ce qui est mis
13:35à disposition, que je sais faire.
13:37Je suis artiste et je dois parler
13:40par le rendu des formes.
13:42Je n'hésite pas à utiliser la gravure,
13:44la céramique ou la sculpture pour parler.
13:48...
13:48Travaillant sur plusieurs supports,
13:52Barthélémy Togo sonde dans une perpétuelle fusion
13:55avec son oeuvre, Le Monde, l'Humain,
13:57à travers des thèmes aussi divers que l'identité,
14:00la conscience civique et politique,
14:02l'exil et bien d'autres encore.
14:04Partir entraîne forcément la perte
14:06de son mode de vie.
14:07Barthélémy Togo, à travers ses oeuvres,
14:09l'artiste a mis en scène
14:11et met toujours en scène la difficulté
14:13à se fondre dans une culture d'accueil.
14:15Il traduit la complexité,
14:17à aborder une nouvelle culture
14:18tout en apportant avec soi celle d'où l'on vient.
14:21Artiste vagabond, Barthélémy Togo
14:23aborde en son travail des formes
14:25et des thématiques variées.
14:26Je ne suis pas un artiste enfermé
14:28dans un médium ou dans un sujet.
14:30Même si certains thèmes reviennent régulièrement,
14:32mon travail dresse un univers,
14:34avant tout sans critères.
14:35J'ai passé un mois à dessiner au sol
14:39toute cette ambiance de personnages
14:41et de végétation et de tâches bleues.
14:46Et ce bleu Togo a sa composition
14:48et son rendu chimique.
14:52Et ce bleu est juste fantastique.
14:55Le rendu plastique dans cette station,
14:57c'est d'une beauté inexplicable.
14:59Le travail de la manufacture
15:01de Sèvres a été déterminant
15:03parce que c'est des gens
15:04qui ont une façon de travailler
15:07qui est générationnelle,
15:10qui dure depuis longtemps.
15:14Et donc le moment
15:15de l'allumage du four,
15:16c'était vraiment...
15:17On était comme une tribu
15:19autour du feu
15:20et avec ce moment très, très gai
15:22pendant le jour et la nuit.
15:25En fait, je pense que
15:27seule l'envie et l'amour
15:30sont déterminants pour moi
15:32et je suis sincère
15:34avec ce que je fais.
15:42Et tout de suite,
15:43dans l'Afrique en culture,
15:44nous parlons cinéma
15:46avec le dernier film
15:47de Gilali Farhati.
15:49On ne peut pas parler
15:50de Gilali Farhati
15:51sans se rappeler bien
15:52de son film fétiche
15:53Poupée de Roseau,
15:54sorti en 82,
15:55réalisé d'ailleurs
15:56dans le cadre
15:56de la 15e des réalisateurs
15:58et qui fut de bonne augure
15:59pour toute sa carrière.
16:00Car avec ce long métrage
16:01réalisé après Brèche dans le mur,
16:03donc sorti en 77,
16:05il s'est vu attribuer
16:05le grand prix
16:06du Festival de Valence,
16:07le prix de la mise en scène
16:08et le prix
16:09de la meilleure interprétation féminine
16:10au premier festival national
16:11du film au Maroc.
16:13Viennent ensuite
16:13ses autres oeuvres cinématographiques
16:15qui ont consolidé sa carrière
16:17et lui ont donné un sens,
16:18notamment avec
16:19La plage des enfants perdus
16:20en 91 chevaux de fortune,
16:2295-13 en 2000
16:23et cette fois-ci
16:24en cette année 2025
16:25qui revient
16:26avec La guerre des 6 mois.
16:27On regarde tout de suite
16:28un extrait de la bande-là.
16:29Ça va.
16:59Son père est très contrarié parce qu'il est au courant de tout.
17:08Ce n'est pas juste.
17:11Je l'aime, maman, je l'aime.
17:13Ça finira par un interna, je te jure.
17:16Je n'ai pas l'impression qu'il n'y a rien.
17:19Je n'ai pas l'impression qu'il n'y a rien.
17:22Je n'ai pas l'impression qu'il n'y a rien.
17:25C'est ce que vous voulez dire.
17:29Je n'ai pas l'impression qu'il n'y a rien.
17:30Je n'ai pas l'impression qu'il n'y a rien.
17:31Je n'ai rien.
17:33Je n'ai rien.
17:34Je n'ai rien.
17:36Il n'y a rien.
17:50Et lui, qu'est-ce qu'il y a de merde?
17:52La guerre des six mois, le tout dernier film de Gilali Farhati, toujours fidèle à lui-même.
18:04Il parle à travers des silences, silence si cher à son cœur.
18:08Véritable signature du cinéaste dont la grammaire cinématographique se fait à travers l'image,
18:12à travers les non-dits et le hors-champ, qui est un scénario à part entière chez le cinéaste marocain.
18:17Un film dans le film.
18:19C'est d'ailleurs le cas dans la guerre des six mois.
18:21Rebecca Amin, deux confessions différentes.
18:24Elle est juive, il est musulman.
18:25Ils sont dans le même lycée, fou amoureux l'un de l'autre et naîtra de cette union.
18:29Mimi, enfant illégitime, naît l'année de leur bac.
18:32Les années passent, Mimi naît prématurément, développe bien une maladie des reins.
18:36Elle doit trouver un donneur.
18:39Rebecca et Amin s'aiment toujours loin de l'autre et leur amour en hors-champ hante tout le film.
18:44Ensuite, à coups de réminiscences, toute cette histoire, leur histoire, l'histoire d'un amour interdit qui ne veut pas se taire et qui hurle.
18:51Comme dirait Gilali Farhati, je rêve de réaliser un film complètement muet.
18:54Cette réflexion du cinéaste résume en fait toute une conception du 7e art, une manière d'aborder le récit cinématographique avec ce besoin viscéral de le sonder seulement à travers la rhétorique de l'image, le cinéma comme poésie, le cinéma comme hymne à la vie et à l'amour et surtout à la liberté.
19:11La guerre des six mois qui est sortie cette semaine dans toutes les salles de Megarma au Maroc.
19:24Et avant de nous quitter dans l'Afrique en culture, on parle tout de suite des littératures avec Makodou Atto Lodénia Dakar en 1991.
19:35Il est venu en France pour ses études d'ingénieur. Il travaille comme développeur d'applications web mais la littérature prend vite le dessus.
19:42Il puis son inspiration dans ses nombreuses lectures et son lien personnel avec le Sénégal.
19:45Et un seul rebelle qui se déroule en grande partie dans la région de la Casamance et son premier roman en Sénégal dont l'inspecteur Gabriel Latir Fayet vient de réussir après deux ans d'investigation à coincer l'un des plus gros trafiquants de drogue du pays.
20:00Mais sitôt arrêté, celui-ci est relâché et pour s'être rebellé contre cette décision venue de sa hiérarchie, Latir est muté en Casamance dans une zone sous haute tension où s'affrontent trois groupes ennemis.
20:12Le jeune homme qui ne connaît rien de son pays au-delà de la capitale rencontre Hayen, une journaliste locale qui va l'aider à comprendre, à mieux comprendre en tout cas les enjeux de ce territoire et l'accompagner dans sa croisade contre la corruption.
20:26Au cœur de la tourmente, l'armée, les sécessionnistes, un clan secret baptisé les chasseurs et une curieuse panthère. On écoute tout de suite.
20:33Macodou à Toilodé
20:38À la série noire de Gallimard
20:43Gabriel Latir est un jeune flic à Dakar au Sénégal. Il vient d'arrêter un caïd de la drogue à la suite d'une longue mission d'infiltration.
20:55Peu après le premier interrogatoire, il reçoit de sa hiérarchie l'ordre de libérer le prisonnier. Il refuse. On lui promet une belle promotion. Il refuse.
21:06Il se voit donc muté, placardisé plutôt, en pleine Cambrousse en Casamance. La région au sud du pays où diverses factions armées disputent le pouvoir à l'État sénégalais.
21:17Intègre, curieux et surtout déterminé, Latir ne va pas se contenter du simple travail administratif qui lui est dévolu.
21:25Il va vite se retrouver sur le terrain à enquêter au milieu des mouvements rebelles, des groupuscules séparatistes et des trafiquants en tout genre, supervisés par la mafia.
21:35En parallèle, une jeune journaliste décide de dénoncer via une série d'articles dans un journal la corruption endémique qui sévit dans son pays jusqu'au sommet de l'État.
21:46Comme nous sommes dans un univers littéraire et pas mathématique, les parallèles vont se croiser et ils ont tous les deux finalement le même but.
21:54D'abord, l'univers décrit par l'auteur, à la fois urbain et rural, où l'on voyage en 4x4 mais aussi en pirogue.
22:03Les romans qui se déroulent en Afrique subsaharienne sont peu nombreux. Nous voici au Sénégal avec ses tribus, ses richesses convoitées et sa corruption généralisée.
22:13Et l'on découvre la Casamance dans laquelle Makoudou Atolodé nous immerge tout au long de ses 350 pages.
22:19La Casamance aux prises avec les brigands que sont les coupeurs de tête, mais aussi les chasseurs indépendantistes qui les combattent.
22:25Enfin, les mafieux qui trafiquent avec la bénédiction des militaires corrompent.
22:29Le personnage de l'attire est particulièrement réussi. Un jeune flic honnête et idéaliste.
22:34Il se démène, se débat, quitte à mettre à mal les traditions encore très ancrées dans ce pays, quitte à en prendre plein la gueule, quitte à s'éloigner de sa famille.
22:43Et on arrive à la fin de l'Afrique en culture. Merci d'avoir été avec nous.
22:49Et puis, on se donne rendez-vous dès la semaine prochaine.
22:51Sans faute d'ici là, portez-vous bien sur tout.
22:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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