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  • il y a 8 mois
L'agence de notation Standard & Poor's doit donner une nouvelle note à la France ce vendredi 30 mai aux alentours de 22h sur sa gestion de la dette publique et sur sa fiabilité à rembourser l'argent à ses prêteurs. 

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Transcription
00:00Guillaume, c'est un nouveau test très important que va passer la France aujourd'hui.
00:04L'agence de notation S&P doit se prononcer ce soir sur la note de la France.
00:08Si elle la baisse, forcément ça va faire des dégâts.
00:11Et alors là, je peux dire que du côté du gouvernement, on doit être dans ses petits chaussons, comme on dit,
00:14parce que l'agence S&P, c'est la plus influente au monde.
00:16Je vous rappelle juste les agences de notation, c'est ces agences qui notent un pays en fonction de l'état de son économie,
00:22de ses dettes, de ses déficits.
00:25Et ensuite, ça fait référence, ça sert de référence à tous ceux qui nous prêtent de l'argent pour dire
00:28« Bon, on continue à vous prêter, mais à tel niveau de pourcentage ».
00:31Donc, c'est toujours un rendez-vous très très important.
00:32Alors, elle se prononce deux fois par an sur la note de la France.
00:35Ce soir, il y a un risque particulier ?
00:37Oui, il y a un risque particulier, parce que si ce soir, S&P nous dégrade encore une fois,
00:41la France risque de changer un petit peu de catégorie.
00:44Je ne dis pas qu'on va être légué en Ligue 2 comme le stade de Reims, mais enfin, ça ressemble un petit peu à ça.
00:48En gros, l'idée, c'est de dire quoi ? Notre note chez S&P, elle s'est dégradée depuis 10 ans.
00:52En 2012, on avait le fameux triple A, vous savez, qui était la meilleure note.
00:54Et puis, au fur et à mesure des années, on a été dégradé.
00:57Donc, de triple A, on est passé à double A+.
01:00Et puis ensuite, on a été double A.
01:02Et aujourd'hui, on est double A-.
01:05Et le souci, c'est que si ce soir, on est dégradé et qu'on passe à simple A+,
01:11alors là, parmi toutes celles et ceux qui nous prêtent à travers le monde,
01:15donc les banques, les assurances, les fonds de pension,
01:18il y en a qui risquent de nous regarder différemment.
01:21Alors, peut-être pas ce week-end, mais à partir de lundi matin, finalement.
01:23Non, parce que justement, pourquoi ? Parce qu'on sera descendu à un niveau de notation trop bas ?
01:26Parce que oui, ceux qui nous prêtent de l'argent tous les jours,
01:29avec lesquels on est en contact depuis des années, finalement,
01:31du jour au lendemain, ils risquent de nous dire lundi matin,
01:33bah voilà, jusqu'à vendredi dernier, vous étiez classé double A.
01:36Aujourd'hui, vous êtes simple A.
01:37Et moi, je suis désolé, je vous aime beaucoup, mais j'ai un cahier des charges.
01:40C'est-à-dire que dans ma boîte, ma chèvre, elle me dit, double A, on prête.
01:43Simple A, on ne prête plus.
01:45Ou alors, on prête à des taux d'emprunt beaucoup plus chers.
01:48Et vous avez compris l'engrenage pour le franc,
01:50ça fait plus d'argent à sortir pour emprunter,
01:52ça fait moins de recettes fiscales, ça fait une dette qui s'envole.
01:55Et donc, ça peut avoir des conséquences désastreuses,
01:57ce qui fait qu'il faudra augmenter, mais véritablement, les impôts
01:59et s'abréer encore plus dans les dépenses sociales.
02:01Je ne vous dis pas que ça va se passer comme ça,
02:02mais je vous dis que c'est un risque qui, malheureusement, nous pend où on est.
02:06On espère y échapper une fois de plus, évidemment.
02:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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