00:00Je pense que ça aurait changé beaucoup de choses.
00:01Je n'avais pas peur de Rafa quand j'étais jeune.
00:03Je le connaissais, on s'était beaucoup joué.
00:05Je m'étais entraîné avec lui, on avait le même âge, je l'avais suivi.
00:08Donc je savais que je pouvais le battre.
00:09Alors, un voyageur dans le passé bouge une chaise
00:11et Tennis Magazine fait sa une, suivi en Adal, et pas sur quoi ?
00:16Ce n'est pas les mêmes pays.
00:18La France et l'Espagne, c'est totalement différent.
00:20Donc déjà, c'est compliqué parce que je te dis, en France, ça va vite.
00:23Dès que tu es un peu précoce, il y a des choses qui ne se passeraient pas en Espagne.
00:27Nous, en Espagne, il y a énormément de champions du Grand Schlem.
00:31Voilà, c'est différent, ce n'est pas les mêmes spécificités.
00:34Qu'est-ce qui se passe si Nadal est français ?
00:36Je pense quand même qu'il y a Roland-Garros
00:37parce que c'était un joueur qui était immense, qui était extraordinaire.
00:41Mais forcément, tu grandis avec plus de sérénité en Espagne.
00:43Alors, un voyageur dans le temps qui bouge une chaise dans le passé
00:46et on te dit d'abandonner ton revers à une main pour un revers à deux mains.
00:49J'aurais perdu un peu tout de mes atouts.
00:52Pourquoi je suis connu et pourquoi j'aime le sport et pourquoi j'aime le tennis ?
00:54C'est les émotions, c'est la technique.
00:57Moi, quand je vais voir un spectacle ailleurs, c'est pour ça.
01:00Ah ouais, j'ai entendu beaucoup de chaise dans le passé.
01:01Il y a historique 2004, tu bats Rafa 7-6 au dernier septembre.
01:04Je pense que ça aurait changé beaucoup de choses
01:06parce que je n'avais pas peur de Rafa quand j'étais jeune.
01:10Je le connaissais, on s'était beaucoup joué.
01:12Je m'étais entraîné avec lui, on avait le même âge, je l'avais suivi.
01:15Donc, je savais que je pouvais le battre.
01:16Là, à Monaco, je n'étais pas loin.
01:19Il y a Toronto aussi, il y a eu au Masters.
01:21Il y a eu énormément de matchs où j'étais très proche, où je peux largement gagner.
01:25Et après, ça m'a donné quand même de plus en plus de difficultés,
01:28de voir que je perdais.
01:29Plus tu perds sur un joueur, plus c'est difficile de le battre après.
01:31Donc, ça m'aurait fait beaucoup de bien de le battre pour la première fois à Estoril.
01:35Je pense que ça aurait pu changer pas mal de choses.
01:36Je gagne le match, forcément, mais j'ai fait 5-7, on a joué 5 heures de match.
01:48Et derrière, c'est pour jouer Rafa en quart de finale.
01:50Donc, j'aurais pu bouger la chaise, mais là, sincèrement, je pense que j'aurais fait quart de finale.
01:55Je ne vous laisse pas en finale de la Coupe Tévis 2014.
02:00Ça aurait fait un grand double, en tout cas.
02:02Je ne sais pas ce qui se serait passé.
02:03Parfois, je me pose la question, se fait derrière Vavrinka, son gars et moi.
02:09Ça aurait été un double incroyable, mais après, il s'est blessé.
02:12Ce que je sais, c'est qu'il a toujours tout donné à l'équipe de France.
02:15Il s'est battu du début à la fin.
02:17Donc, s'il y a bien quelqu'un qui ne méritait pas cette blessure à ce moment-là, c'était Joe.
02:21Mais après, j'avais Julien Beneteau, on faisait une bonne équipe aussi.
02:24Mais c'est sûr qu'avec Joe, ça m'aurait fait plaisir de jouer ce double-là, qui aurait été historique.
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