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  • il y a 8 mois
Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, est à la préfecture de Nanterre pour assister à une réunion de lutte contre l’islamisme et le repli communautaire.

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Transcription
00:00On écoute Bruno Retailleau.
00:02Je voudrais aussi saluer celles et ceux qui sont à mes côtés,
00:07le secrétaire général Luc Boutou du ministère,
00:10la directrice de LPAJ et des NRT, donc Renseignements Territoriaux.
00:16Peut-être que son collègue, je ne sais pas s'il est là, de la préfecture de...
00:20Ah ben voilà, de la préfecture de police qui se cachait tel le publicain derrière les caméras.
00:28J'ai souhaité venir ici ce matin pour deux raisons.
00:33La première, évidemment, c'est la sortie la semaine dernière
00:37d'un rapport qui est très important sur l'antrisme islamiste.
00:42Et c'est aussi l'occasion pour moi de présider donc une CLIR.
00:48Le CLIR, ça signifie cellule départementale de lutte contre l'islamisme
00:52et contre le repli communautaire,
00:55pour faire un point avec l'ensemble des services de l'État
00:57autour du préfet de département, Alexandre Brugère,
01:01qui est très engagé dans ce combat.
01:03Et si je suis ce matin à ses côtés, c'est aussi pour l'encourager,
01:07pour le féliciter précisément d'avoir mobilisé l'ensemble des services de l'État
01:13autour de cette action qui donne des résultats concrets.
01:17J'en eus la preuve encore une fois ce matin.
01:20Merci monsieur le préfet de cet engagement.
01:22Dans un combat qui est un combat républicain,
01:24qu'il nous faut tous mener au coude à coude.
01:28Nous avons donc sorti la semaine dernière et publié ce rapport
01:34sur l'antrisme islamiste.
01:36Et c'est un moment qui était extrêmement important.
01:40J'ai observé deux types de réactions d'ailleurs
01:43à l'issue de la publication de ce rapport,
01:47qui était, je pense, nécessaire pour ne rien cacher.
01:52Pour mettre dans le débat public ces informations,
01:56qui sont importantes.
01:58Deux réactions que je voudrais d'ailleurs dénoncer.
02:02La première, c'est la réaction du déni.
02:05C'est le parti du déni, évidemment,
02:08qui est celui des Insoumis, de monsieur Mélenchon,
02:12qui a enfourché le premier cheval de bataille,
02:16qui est un déni d'ordre d'ailleurs idéologique.
02:19Alors que ce rapport concentre un certain nombre de faits.
02:23Ça n'est pas d'ailleurs un document politique, pas du tout.
02:26C'est un document descriptif.
02:29C'est un document clinique, quasiment scientifique,
02:32qui a été réalisé par des hauts fonctionnaires
02:34après des mois de travail, après 200 auditions.
02:38Parmi ces auditions, plus de 40 universitaires
02:43très très renommés, qui ont fait le point
02:46sur une situation de fête.
02:48Voilà, ça c'est important.
02:50Et la première chose lorsqu'on veut s'attaquer
02:53à un adversaire, c'est de le définir,
02:57et c'est de faire la lumière.
02:59C'était l'objet d'ailleurs de ce rapport,
03:02qui est un rapport tout à fait factuel.
03:05Dans le rapport qui n'a pas été déclassifié,
03:09il y a des noms, il y a des organigames,
03:12il y a des éléments extrêmement précis,
03:15qui évidemment cadrent mal avec le récit
03:18de M. Mélenchon et de ses amis les Insoumis,
03:21celle d'une France dans laquelle l'islamisme,
03:24d'ailleurs comme l'antiséminisme, n'existerait pas,
03:27où seul existerait ce que certains appellent
03:29l'islamophobie, qui est un mot que je n'utilise pas
03:31puisque c'est un mot qui a été forgé précisément
03:34par les frères musulmans eux-mêmes.
03:37Et que M. Mélenchon et ses amis parlent
03:39comme les disciples de Tariq Ramadan,
03:42je pense que ça ne doit plus étonner personne
03:45puisqu'ils ne sont pas seulement aveugles
03:48volontairement je pense, vis-à-vis de l'islamisme,
03:51ils sont souvent les complices et même
03:54les idiots utiles de l'islamisme
03:56à des seules fins électoralistes
03:58pour draguer le vote de nos compatriotes musulmans.
04:03Donc ça a été une première réaction
04:05que je veux dénoncer, cette réaction
04:07qui consiste à dénier.
04:09Si ces gens-là avaient été avec nous
04:13au sein de la CLIR, ils auraient vite vu
04:15qu'il y a bien une réalité dans les départements,
04:18une réalité très concrète,
04:20et j'ai eu l'occasion de toucher du doigt
04:22quatre cas d'écosystèmes avérés
04:26qui ne souffrent aucune contestation.
04:28Voilà, donc le déni n'est plus possible aujourd'hui.
04:30Il l'a été parfois hier,
04:32on s'est caché derrière le petit doigt,
04:35on a fait la politique de l'autruche,
04:37ça n'est pas ma politique, il faut dire les choses
04:40parce qu'on ne perd jamais, je crois,
04:43à dire la vérité, on ne perd jamais
04:45à dire la vérité, même quand cette vérité
04:47elle est dérangeante.
04:49L'autre réaction après le déni,
04:51ça a été celui de l'amalgame.
04:55Dénoncer l'islamiste,
04:57l'islamisme ce serait dénoncer
04:59nos compatriotes, donc français, musulmans.
05:03Je veux dire de façon très très ferme
05:05et très précise
05:07que ça n'est pas les démocraties occidentales
05:11qui ont tapé les frères musulmans,
05:15leurs organisations.
05:17Ce sont des pays musulmans
05:19qui ont interdit
05:21les frères musulmans, leurs organisations.
05:24Ce sont donc des pays musulmans
05:26qui, les premiers,
05:28se sont rendus compte
05:30des dégâts que ces organisations-là
05:32pouvaient faire dans leurs propres pays.
05:36Le pire des amalgames
05:38c'est celui qui consiste
05:40à dire qu'attaquer l'islamisme
05:42c'est attaquer les musulmans.
05:44Ça c'est le pire des amalgames.
05:46Ce que nous voulons
05:49c'est précisément être intransigeants
05:51avec l'islamisme pour précisément
05:53que nos compatriotes musulmans
05:55puissent pratiquer leur foi
05:58compatible avec les principes
06:00de la République
06:02de façon paisible.
06:04Donc l'amalgame que moi je dénonce
06:06c'est cet amalgame,
06:08c'est cette idée que
06:10on ne devrait pas s'attaquer à l'islamisme
06:12pour protéger
06:14nos compatriotes
06:16qui ont et qui pratiquent cette foi musulmane.
06:18Ça c'est terrible.
06:20Ça reviendrait à dire
06:22que le djihadisme,
06:24le terrorisme,
06:26on ne devrait pas s'y attaquer,
06:28on ne devrait pas le dénoncer
06:30pour les mêmes raisons.
06:32Donc voilà, je pense que ces deux points
06:34étaient importants à dire
06:36non au déni
06:38et non à cet amalgame
06:40qui est proprement je trouve scandaleux.
06:42Ce rapport
06:44il établit un constat de fait
06:46sur une base,
06:48encore une fois clinique, sur une base scientifique
06:50et ce rapport
06:52montre bien qu'il y a
06:54une menace
06:56vis-à-vis des principes républicains,
06:58des institutions républicaines,
07:00une menace aussi vis-à-vis
07:02de la cohésion nationale.
07:04Cette menace
07:06elle est portée par
07:08une puissante flamme de fond
07:10qui est l'entrice islamique,
07:12qui est le propre précisément
07:14des frères musulmans
07:16et cette vague est portée
07:18à la fois par un projet
07:20que dévoile le rapport, par des méthodes
07:22et par une progression
07:24qui est inquiétante ces dernières années
07:26parce qu'ils ont pu se déployer
07:28finalement en toute impunité
07:30sans avoir subi
07:32énormément d'entrave.
07:34Le projet en réalité de ces organisations
07:36fréristes, frères musulmans,
07:38c'est un projet qui n'a guère changé
07:40depuis sa création
07:42par Hassan Albana en 1928.
07:44Ça n'est pas le même projet
07:46que le séparatisme.
07:48Là où le séparatisme souhaite créer
07:50de petites contre-sociétés, séparées
07:52comme ce nom l'indique, séparatisme
07:54de la communauté nationale,
07:56l'entrisme lui, cherche
07:58à modifier les règles de notre société,
08:00de nos institutions
08:02pour les acclimater à un islam politique
08:04avec cet objectif
08:06ultime, le rapport le dit
08:08dès sa page 5, le rapport qui n'a pas été
08:10déclassifié, pour que
08:12on fasse basculer
08:14notre société dans
08:16une forme d'état islamiste avec l'application
08:18de la charia. Donc
08:20c'est un projet qui se déploie sur le temps long
08:22mais dont l'objectif n'a pas changé
08:24et reste le même,
08:26c'est la raison pour laquelle il présente
08:28vraiment un danger. Il faut savoir
08:30du reste que ces organisations
08:32fréristes sont
08:34combattues, au moment encore où je vous parle,
08:36le dernier des pays musulmans
08:38à avoir interdit les frères, cette confrérie-là,
08:40c'est la Jordanie.
08:42Mais parce qu'ils ont
08:44eu en réalité ces entraves
08:46dans des pays
08:48arabes et musulmans,
08:50ils se sont largement repliés
08:52sur l'Europe. Ils ont
08:54concentré leur organisation financière
08:56à Londres et leur organisation institutionnelle
08:58notamment autour
09:00de Bruxelles. Un de leurs
09:02théoriciens, il y a un peu plus d'une vingtaine
09:04d'années, monsieur Alsouri,
09:06avait l'habitude de dire que
09:08c'est l'Europe qui était le ventre
09:10mou du camp occidental et qu'il
09:12fallait concentrer précisément
09:14toute l'action sur l'Europe. C'est exactement
09:16géographiquement ce qu'ils font. Donc d'abord
09:18un projet, un projet
09:20avec une géographie, un projet
09:22avec, là encore, une visée
09:24politique qui est très claire.
09:26Ensuite, il y a des méthodes.
09:28J'en parle un peu
09:30par opposition
09:32au séparatisme, mais les méthodes
09:34sont très méticuleuses.
09:36C'est à la fois l'entrisme
09:38et c'est aussi
09:40un double discours, en tout cas un discours
09:42très très lisse.
09:44L'entrisme, chacun sait désormais ce que ça signifie.
09:46S'attaquer à notre tissu
09:48associatif, faire en sorte
09:50qu'on puisse créer des écosystèmes
09:52à partir d'associations sportives,
09:54culturelles, culturelles, sociales,
09:56etc. Aucune
09:58des activités associatives ou humaines
10:00ne peut et ne doit
10:02y échapper. C'est le
10:04propre de cette confrérie,
10:06c'est le propre de cet islamisme
10:08là, mais il s'accompagne
10:10d'un double discours qui le
10:12rend d'autant plus dangereux que ce double discours
10:14est apparemment très très lisse.
10:16Il n'y a pas de paroles
10:18violentes. Au contraire, on va
10:20utiliser le vocabulaire de la démocratie
10:22libérale. On va
10:24utiliser par exemple
10:26la notion de liberté, on va
10:28utiliser la notion de tolérance, mais pour les
10:30retourner contre la liberté, pour les
10:32retourner contre la tolérance.
10:34Un des écosystèmes qui m'a été
10:36décrit tout à l'heure visait
10:38à l'apprentissage de l'arabe et
10:40une des conditions d'inscription
10:42pour les femmes, c'était que
10:44les femmes qui s'inscrivaient dans ces cours d'arabe
10:46puissent avoir l'autorisation
10:48ou du mari ou du père.
10:50Donc le discours
10:52apparemment médiatique et autre est très
10:54très lisse. C'est un discours souvent
10:56transactionnel vis-à-vis des
10:58autorités publiques, mais il
11:00faut s'en méfier précisément parce que
11:02ils visent à dissimuler, ils visent
11:04à subvertir et je pense
11:06que là encore, si je
11:08reprends, alors là c'est pas M.
11:10Alsouris, c'est M. Alkardaoui
11:12qui est un des
11:14théoriciens, des idéologues
11:16majeurs des frères musulmans, déclaré
11:18en 2002, il y a un peu plus d'une vingtaine
11:20d'années, cette phrase qui à mon
11:22avis résume tout.
11:24Avec vos lois, nous vous coloniserons.
11:26Avec nos lois,
11:28avec nos lois,
11:30nous vous dominons.
11:32C'est bien cette idée d'utiliser
11:34nos principes démocratiques contre la
11:36démocratie, la liberté contre la
11:38liberté et tout le
11:40reste. Quant à sa progression,
11:42là encore elle est profonde parce
11:44que cet entrisme,
11:46peu l'ont vu venir, peu l'ont dénoncé
11:48même si ces dernières années,
11:50il y avait un certain nombre de mobilisations
11:52et je pense que ce rapport
11:54a pour mérite de faire un point
11:56extrêmement précis, aucun
11:58autre de ces rapports ne l'avait
12:00fait. Je signale qu'à l'époque
12:02il avait été demandé par trois
12:04ministres, mon prédécesseur vis-à-vis
12:06de l'intérieur, Gérald Darmanin, le ministre
12:08des armées et le ministre
12:10des affaires étrangères. C'était interministériel,
12:12ce n'est pas Bruno Retailleau, voyez, qui a
12:14demandé ce rapport. Simplement
12:16je suis arrivé, il était sur
12:18la table de mon bureau et je suis très
12:20heureux qu'il ait pu donner lieu
12:22à un débat public
12:24qui continuera dans les prochains
12:26mois, j'en suis sûr. Alors
12:28la menace, elle est
12:30établie, elle est caractérisée
12:32dans la méthode, dans le projet,
12:34dans le temps long
12:36et maintenant on a
12:38deux choix finalement.
12:40Le premier choix c'est la fausse prudence,
12:42c'est-à-dire pas de vagues.
12:44On ne dit rien pour ne
12:46pas être accusé,
12:48accusé précisément
12:50de vouloir l'amalgame,
12:52or encore une fois c'est une vraie
12:54injustice vis-à-vis de nos
12:56compatriotes musulmans que de
12:58faire croire qu'en tapant
13:00l'islamisme, on taperait aussi
13:02celles et ceux qui
13:04professent un islam compatible avec
13:06des règles de la République. Donc ça,
13:08ça n'est pas possible. Ça n'est pas
13:10possible de ne rien faire,
13:12faire comme si on ne savait rien,
13:14désormais ça n'est plus possible puisqu'il y a ce
13:16rapport. Le second
13:18choix, c'est la réponse
13:20et je pense que
13:22la dissimulation, c'est-à-dire
13:24la taquilla,
13:26ça ne peut pas être justement
13:28la réponse à la taquilla, la réponse
13:30de l'omerta, c'est-à-dire le silence.
13:32Voilà. C'est la raison pour laquelle
13:34je pense que le dévoilement
13:36de ces méthodes, de ces visées
13:38et de ce projet
13:40devait être public.
13:42C'est l'objet de la publication
13:44du rapport
13:46déclassifié. Déclassifier
13:48un rapport, le faire connaître,
13:50c'est déjà agir,
13:52mais il faut agir de façon
13:54très concrète. Parmi les
13:56pistes qui ont été évoquées,
13:58préparées,
14:00je ne les citerai pas les
14:02unes après les autres, mais il y a
14:04finalement trois groupes
14:06de décisions qui sont importants
14:08pour refonder un débat
14:10contre l'antrisme islamisme.
14:12D'abord, c'est l'organisation de l'État.
14:14Exactement ce qui a été fait à l'époque
14:16sur le terrorisme, ce qui a été fait encore
14:18contre le narcotrafic.
14:20Quand on veut être efficace, il faut
14:22que l'État, qui en France
14:24est bâti en tuyaux d'orgue
14:26et très cloisonné, puisse
14:28mieux se coordonner pour être beaucoup
14:30plus efficace. Faire en sorte, comme
14:32dans la CLIR tout à l'heure, j'avais une quinzaine
14:34de services de l'État qui
14:36représentaient beaucoup de ministères, pas seulement
14:38le ministère de l'Intérieur, mais il y avait
14:40Bercy, il y avait la Jeunesse
14:42et les Sports, il y avait
14:44beaucoup d'autres ministères. Peu importe, seule une action
14:46coordonnée de l'État peut aboutir à quelque chose.
14:48Donc on va, comme pour le terrorisme,
14:50on avait un PNAT, un parquet
14:52national, on avait aussi un État-major,
14:54idem sur le narcotrafic,
14:56là aussi une nouvelle organisation de l'État,
14:58de l'État central et de l'État territorial.
15:00Au niveau de l'État central,
15:02ce sera, parce que ce qui est
15:04fondamental en matière d'entrisse,
15:06puisque c'est la dissimulation, c'est donc
15:08l'information, c'est donc le renseignement,
15:10c'est donc la transparence, et donc
15:12le renseignement, on aura donc une organisation
15:14avec un chef de fila qui sera
15:16caractérisé,
15:18vraiment sûr et confié
15:20à la direction nationale
15:22du renseignement territorial
15:24et
15:26au directeur,
15:28là encore, du renseignement territorial de la préfecture
15:30de police, pour son ressort,
15:32préfecture de police de Paris. Mais le chef
15:34de fila, vous vous souvenez que
15:36sur le terrorisme, c'était la DGCI,
15:38sur le narcotrafic,
15:40là encore, c'était la
15:42DNPJ, la direction nationale de la
15:44police judiciaire, eh bien là, ce sera
15:46la filière du renseignement
15:48territorial, préfecture de police
15:50et nationale. Ça, c'est fondamental.
15:52Et à ses côtés, on aura
15:54une autorité administrative qui existe, la
15:56DLPJ, qui est représentée par
15:58Pascal Léglise,
16:00qui sera une plateforme centralisée au ministère
16:02de l'Intérieur,
16:04participeront à cette plateforme plusieurs autres
16:06ministères
16:08dont les ressources sont importantes,
16:10parce que Bercy, Trakfim, etc.,
16:12la fiscalité, tout ça est fondamental,
16:14et cette plateforme-là
16:16sortent
16:18d'utiliser
16:20un parquet administratif, sera
16:22chargée de centraliser,
16:24d'aider les préfectures en soutien,
16:26d'illigenter
16:28un certain nombre de contrôles, mais d'orienter
16:30les services qui vont contrôler pour savoir quelles sont
16:32les preuves, quels sont les indices, quelles sont les
16:34traces qui permettront de solidifier
16:36un dossier, et
16:38ensuite, qui montrera, ce service,
16:40cette autorité administrative, montrera
16:42les dossiers en matière de
16:44police administrative. Donc, cette
16:46autorité administrative, ce sera pour
16:48l'entrave, faire en sorte d'utiliser
16:50tous les moyens possibles et imaginables
16:52qu'on peut avoir pour une entrave
16:54vis-à-vis de cet écosystème
16:56et de ces associations.
16:58Donc ça, c'est le niveau central.
17:00Au niveau local, c'est les CLIR, justement.
17:02Les CLIR qui sont, qui pourront être
17:04des CLIR de forme plénière,
17:06ou des CLIR de façon plus opérationnelle.
17:08Le propre d'une CLIR,
17:10c'est pas de s'attacher à des individus, c'est de
17:12s'attacher, à partir d'individus,
17:14c'est de s'attacher à décrire des écosystèmes,
17:16à tracer des organigrammes,
17:18à tracer des liens, des relations
17:20entre des associations,
17:22entre des sociétés, etc.
17:24Des communes, parfois.
17:26On a eu le cas, notamment, d'un directeur
17:28de cabinet d'une commune du département
17:30qui est très impliqué dans des écosystèmes.
17:32Donc, on voit bien que l'entrisme,
17:34il est partout, y compris
17:36au niveau, parfois,
17:38municipal. Voilà.
17:40Donc, premier groupe de décision,
17:42une réorganisation de l'État central
17:44et une organisation
17:46aussi de l'État territorial,
17:48bien sûr, pour que
17:50on puisse être beaucoup plus efficace.
17:52Deuxième groupe de décision,
17:54un arsenal
17:56de nouvelles armes qui nous permettront d'agir
17:58de façon beaucoup plus
18:00précise. Ce sera le cas,
18:02par exemple, on en a parlé, on a vu
18:04un certain nombre de cas ce matin sur des publications
18:06qui sont des publications qui s'opposent
18:08aux principes de la République et qui peuvent être
18:10mises à disposition de jeunes
18:12consciences, notamment de jeunes élèves.
18:14Donc, là aussi, un certain
18:16nombre de mesures pourront être prises,
18:18notamment sur les publications
18:20étrangères, pour que on puisse
18:22réinstaurer
18:24un contrôle. Il y en avait eu un
18:26dans le cadre de la loi
18:28du 29 juillet
18:301881, qui est la grande loi
18:32sur la presse, mais
18:34il faut, là encore, je pense, demain
18:36reprendre des mesures pour mieux contrôler
18:38le régime de ces publications.
18:40Deuxième type
18:42de mesures, faciliter les
18:44dissolutions, notamment
18:46des associations
18:48avec plusieurs mécanismes. On pourrait
18:50par exemple ajouter des mécanismes
18:52de nouveaux motifs
18:54pour dissoudre,
18:56qui pourrait être, je prends
18:58un des exemples, faire en sorte qu'une
19:00association qui prêcherait
19:02justement le fait de se
19:04prévaloir de sa religion,
19:06de ses croyances, de ses origines, pour
19:08échapper à la règle commune,
19:10c'est le cas typique d'un comportement
19:12anti-républicain, d'un comportement
19:14ou séparatisme, ou qui
19:16caractériserait l'entrisme.
19:18Là encore, j'avais
19:20cité l'autre jour au Sénat
19:22le régime de
19:24dévolution des biens. Il y a eu
19:26deux associations qui avaient été
19:28dissoutes, le CCIF
19:30et puis Baraka City.
19:32Et avant d'être
19:34dissoutes, ces associations avaient
19:36pu en réalité transférer
19:38leurs biens pour Baraka
19:40City à Londres, et puis
19:42pour le CCIF
19:44en Belgique. Là aussi,
19:46ça nous interroge. Il faut qu'on arrive
19:48à parfaire notre système
19:50et notre
19:52arsenal. Et enfin
19:54et surtout, on l'a encore vu ce matin,
19:56ce sont les circuits financiers
19:58qui peuvent nous permettre de tracer ces relations,
20:00ces liens entre les organisations
20:02qui peuvent nous permettre de décrire
20:04progressivement quelque chose
20:06qui n'est pas transparent, mais
20:08qui, comme avec une encre sympathique, peut
20:10se révéler à notre regard
20:12grâce justement à l'innovation
20:14des flux
20:16financiers. Et là,
20:18là encore, les fonds de dotation
20:20qui nous permettront d'assécher
20:22ces écosystèmes, leur
20:24meilleure connaissance, ce sera là encore
20:26fondamental. Je terminerai par
20:28une troisième série de mesures
20:30qui sont très importantes, puisque
20:32on a, vous le voyez bien,
20:34une action qui se dissimule
20:36et une action subversive.
20:38Par conséquent, c'est
20:40la transparence. C'est pour ça que je me suis
20:42félicité de la publication
20:44du rapport.
20:46Et là aussi, il faudra sans relâche
20:48expliquer. D'ailleurs, quand on explique,
20:50ça fonctionne, puisque le seul fait
20:52d'avoir rendu public
20:54le rapport a permis,
20:56notamment au président de la région PACA,
20:58Renaud Muselier, et à la présidente
21:00du département des Bouches-du-Rhône,
21:02Martine Vassal,
21:04de diligenter sur le collège-lycée
21:06Yves Caldoun de Marseille.
21:08Ils ont annoncé une procédure
21:10et ils ont annoncé tous les deux,
21:12l'une pour le collège, l'autre
21:14pour le lycée, département et région,
21:16la décision, pour le moment,
21:18de suspendre leur financement
21:20dans l'attente de l'inspection qui est
21:22prévue. Donc cette transparence,
21:24c'est nécessaire et permet d'informer,
21:26si j'ose dire, les uns et les autres
21:28qui peuvent avoir des actions,
21:30qui peuvent avoir une tutelle, une autorité
21:32sur telle ou telle organisation.
21:34Là encore, deuxième élément,
21:36la formation.
21:38Nous en avons encore parlé ce matin.
21:40Il y a des préfectures qui sont en première ligne,
21:42comme la préfecture ici
21:44des Hauts-de-Seine, d'autres
21:46qui le sont moins. Donc nous devons
21:48former, bien sûr les préfets.
21:50Nous organiserons dans quelques semaines,
21:52le secrétaire général du ministère de l'Intérieur,
21:54un séminaire qui réunira
21:56les préfets, mais il nous faudra
21:58aller bien au-delà pour la formation
22:00des fonctionnaires,
22:02pas seulement d'ailleurs du ministère de l'Intérieur,
22:04mais cette capacité
22:06à former, à éveiller
22:08un certain nombre de consciences professionnelles,
22:10c'est capital dans le combat que
22:12nous voulons mener.
22:14Et ça, c'est clairement important.
22:16Enfin, sur le combat des idées,
22:18puisque c'est le combat des idées qu'il faut mener.
22:20Dans le combat des idées,
22:22je pense qu'il faudra aussi nourrir
22:24la documentation, nourrir la recherche
22:26en matière
22:28d'islamologie, pour
22:30qu'on puisse avoir un
22:32état, une meilleure connaissance
22:34en termes notamment universitaires
22:36de ces
22:38phénomènes. Voilà ce que
22:40je voulais dire pour conclure.
22:42Encore une fois, très heureux que
22:44ce rapport, désormais, soit
22:46dans le débat public. On a vu qu'il
22:48avait suscité de nombreuses réactions.
22:50C'est très bien. Il y a pu
22:52avoir des polémiques, et c'est parfait.
22:54On est dans une grande démocratie.
22:56On est face à des organisations qui tentent
22:58d'entrer en se dissimulant,
23:00qui ont des visées qui sont très
23:02clairement anti-républicaines, qui menacent
23:04la cohésion nationale de la
23:06nation. Eh bien, je pense qu'il ne
23:08peut pas y avoir d'accommodement
23:10raisonnable
23:12avec l'islamisme. C'est un
23:14combat qui est important, sur lequel
23:16nous sommes engagés, et il s'agit
23:18de le mener jusqu'à son terme.
23:20Merci.
23:47Non, le combat
23:49contre l'islamisme,
23:51il remonte à des années,
23:53des années. Je me souviens
23:55très bien, je me rappelle le lieu où j'étais
23:57au moment du 11 septembre
23:592001.
24:01Je me souviens ensuite,
24:03en 2012,
24:05de Toulouse. Et j'étais
24:07le premier parlementaire à me rendre
24:09en Irak. C'était
24:11en août 2014,
24:13avec mes propres moyens.
24:15M. Al-Baghdadi avait
24:17proclamé le califat depuis Mossoul.
24:19C'était l'État islamiste.
24:21C'était Daesh. En juin,
24:23les troupes de Daesh
24:25avaient déferlé dans la grande plaine de Ninive,
24:27où il y avait beaucoup de chrétiens d'Orient,
24:29à partir de Diblout.
24:31Et je m'y suis rendu la troisième semaine d'août.
24:33J'avais cette conscience particulière
24:35que ce qui se jouait avec
24:37Daesh, ce qui se jouait au Levant,
24:39pourrait avoir des conséquences
24:41chez nous. C'est-à-dire
24:43sur le sol européen
24:45et sur le sol national.
24:47Et je pense que, malheureusement,
24:49un an après,
24:512015, Charlie Hebdo,
24:53etc., jusqu'au Bataclan,
24:55ensuite. Donc, c'est un combat
24:57pour moi qui me tient à cœur.
24:59Et qui a endeuillé, d'ailleurs,
25:01la France, ce combat contre la forme
25:03violente, le djihadisme
25:05terroriste. Non, moi,
25:07je n'ai pas pris cela comme un recadrage.
25:09Un, c'était important
25:11qu'il y ait eu un Conseil de Défense.
25:13Parce qu'un Conseil de Défense est présidé
25:15par le Président de la République, avec le Premier ministre
25:17qui y assiste. Et surtout, c'est
25:19interministériel. Et je pense que
25:21dans la conscientisation, dans ce combat des idées,
25:23je pense que c'était la bonne formule
25:25pour pouvoir faire en sorte que l'État
25:27et l'ensemble des ministres
25:29puissent, comment dirais-je,
25:31comprendre cette menace
25:33et y faire participer son
25:35ministère. La publication
25:37du rapport, pour moi, c'est une première
25:39masse de granit posée dans les
25:41bas publics. Ça, c'est fondamental.
25:43Ensuite, il y a eu un certain
25:45nombre de discussions. Il y a eu, moi,
25:47j'ai présenté un certain nombre de propositions.
25:49Qu'il y ait des propositions à retravailler
25:51comme on appelle en
25:53interministérialité. Vous voyez bien que
25:55j'ai parlé beaucoup d'écosystème
25:57financier. Bon, je suis
25:59totalement prêt à en parler avec
26:01Amélie de Montchalin. On l'a déjà
26:03fait. Donc, on peut, encore une
26:05fois, améliorer les choses. On peut même
26:07aller bien plus loin.
26:09J'avais, à l'époque, quand j'étais
26:11sénateur, présenté un texte pour
26:13interdire des listes communautaires.
26:15C'est très difficile à caractériser.
26:17On l'a vu ce matin. Dans quelques
26:19mois, on va avoir des
26:21élections municipales. Et il va y avoir
26:23un risque. Soit qu'il y ait des communautaristes
26:25au sein
26:27de ces listes, ou soit qu'il y ait
26:29un communautarisme
26:31qui pourrait s'exprimer parce que
26:33telle ou telle tête de liste
26:35rencontrerait tel ou tel
26:37leader de telle ou telle communauté
26:39qui lui promettrait
26:41tant de milliers de voix. Voilà.
26:43Donc, ça, il faut y faire très
26:45très attention. Mais le conflit
26:47d'intérêt, on l'a vu ce matin,
26:49dans un cas d'une commune
26:51de ce beau département,
26:53où on a un directeur de cabinet placé auprès d'un
26:55maire,
26:57qui se trouve vraisemblablement, peut-être,
26:59dans des situations qui
27:01rappellent le conflit d'intérêt. Il y a aussi
27:03un certain nombre de moyens adjacents
27:05pour lutter contre
27:07la communautarisation
27:09de ces listes. Il y a une proposition
27:11de loi constitutionnelle que nous avions fait
27:13à l'époque avec Philippe Bas. Philippe Bas, désormais,
27:15n'est plus sénateur. Il est membre
27:17du Conseil constitutionnel. C'était
27:19cette proposition
27:21de loi constitutionnelle d'ajouter
27:23dans notre Constitution
27:25le terme que j'ai utilisé d'ailleurs
27:27tout à l'heure quand j'ai parlé de la dissolution
27:29des associations. Mais j'en parlais
27:31pour le CSI, pour le
27:33Code de sécurité intérieure,
27:35où on pourrait compléter l'article,
27:37je crois, c'est 211 et quelques,
27:39ou 212.
27:41Mais je pense qu'on aurait peut-être
27:43avantage, certes aujourd'hui
27:45il n'y a pas de majorité au Parlement,
27:47mais à l'avenir, de modifier
27:49la Constitution pour y faire rentrer
27:51une phrase,
27:53qui aurait beaucoup de conséquences.
27:55Nul ne peut
27:57se prévaloir
27:59de sa religion,
28:01de ses croyances, de ses origines,
28:03pour échapper à la règle commune.
28:05C'est ce que souhaite faire
28:07l'antrisme islamiste.
28:09Échapper à la règle commune.
28:11Faire en sorte de tordre la règle commune.
28:13Faire en sorte de progressivement
28:15déplacer la règle commune,
28:17l'influencer de telle façon
28:19à ce qu'elle devienne compatible
28:21avec l'islamisme.
28:23L'inscription de cette phrase
28:25dans la Constitution, qui évidemment
28:27dans le paysage politique
28:29actuel et complexe,
28:31puisqu'encore une fois, il faut une majorité
28:33de trois cinquièmes, mais
28:35réglerait beaucoup de choses, notamment
28:37pour un directeur d'établissement hospitalier,
28:39par exemple, pour un directeur d'établissement
28:41scolaire, pour un
28:43chef d'entreprise, pour un président d'association.
28:45Ça pourrait être là encore
28:47quelque chose qui serait
28:49intéressant. J'avais aussi
28:51nous avions signé et co-signé
28:53sur le voile, puisque
28:55j'ai vu que ce week-end que cette question
28:57revenait dans l'actualité.
28:59Je pense qu'en matière sportive,
29:01puisqu'on voit bien que les menées
29:03de l'antrisme concernent notamment le sport.
29:05Tout à l'heure, du reste, on a eu
29:07un cas de prière
29:09de rue dans
29:11un stade, dans un stade de foot.
29:13Donc,
29:15encore une fois, il y a un texte qui a été
29:17voté au Sénat. Ce texte,
29:19il a été porté, je l'avais co-signé
29:21à l'époque, il a été porté par le sénateur
29:23Michel Savin, qui est un
29:25grand spécialiste d'ailleurs du mouvement
29:27sportif et de la vie
29:29sportive.
29:31Ce texte, il existe.
29:33C'est d'interdire le voile dans
29:35les compétitions sportives, parce que le sport
29:37c'est plus que le sport. Parce que le sport,
29:39ça doit être un moment de communion
29:41et qu'on doit tous pouvoir y participer
29:43sans prosélytisme.
29:45Il n'y a pas besoin de prosélytisme religieux,
29:47politique ou syndical dans le sport.
29:49C'est ce que nous rappelle d'ailleurs le grand
29:51moment que furent
29:53les Jeux Olympiques. Précisément,
29:55il y a eu ce moment de communion, parce
29:57qu'en réalité, on se
29:59consacrait au sport et au seul sport et
30:01aux belles valeurs du sport. Et d'ailleurs, la charte,
30:03l'article 5 ans de la charte de l'Olympisme
30:05rappelle que
30:07tous les signes, tous ces signes
30:09de prosélytisme sont interdits. Donc, je pense
30:11que l'esprit olympique devrait prévaloir.
30:13Et je
30:15termine juste, vous avez...
30:17Pardon, je suis long, mais c'est important.
30:19Après, il y a un certain
30:21nombre d'autres dispositions qu'on peut
30:23prendre, et on a bien vu ce matin que
30:25il y avait d'autres réglementations
30:27qui peuvent servir, justement,
30:29à faire en sorte de confondre
30:31l'antrisme. Une de ces réglementations
30:33c'est, par exemple, l'accueil
30:35collectif des mineurs.
30:37On pourrait simplifier. Aujourd'hui,
30:39quand vous...
30:41Par exemple, je citais tout à l'heure
30:43le préfet Dugard qui avait, grâce
30:45à cette réglementation, fermé 15 écoles
30:47coraniques, mais il faut qu'il y ait au moins
30:49une pluréactivité. C'est compliqué.
30:51Et puis, pour les élèves
30:53de moins de 6 ans, il faut un accord du préfet.
30:55Sinon, vous avez un délit.
30:57Là encore, sur les classes sportives,
30:59je pense que le rôle des fédérations
31:01est important, puisqu'elles ont une délégation
31:03de services publics. Donc, il pourrait y avoir un dialogue
31:05un peu plus resserré.
31:07Et enfin, je rappelle
31:09qu'il y a le
31:11champ immense
31:13de l'imam Google, ou de l'imam
31:15TikTok, de ce qui se passe
31:17en ligne.
31:19On pourrait évidemment
31:21donner à Pharos, à cette plateforme,
31:23une extension de ses responsabilités.
31:25Et enfin,
31:27sur le plan international
31:29et surtout européen, là aussi, on a un rôle.
31:31Puisqu'on l'a bien vu
31:33pour Baraka City, etc., il y a
31:35des opérations transfrontalières.
31:37Mais j'ai vu, vous voyez, qu'après la publication
31:39du rapport, la Suède s'en était
31:41saisie et qu'à son tour,
31:43elle s'engageait dans un travail de
31:45diagnostic sur l'infiltration islamiste.
31:47Donc, cette dimension internationale,
31:49qui est une dimension native, si j'ose dire,
31:51je vous l'expliquais tout à l'heure, dans le repli
31:53entre les pays arabes musulmans
31:55vers l'Europe, ça veut dire
31:57qu'il faut que l'Europe, qui parfois
31:59a d'ailleurs subventionné des
32:01universités, je pense à Gaziantep, en Turquie,
32:03qui étaient clairement des universités
32:05liées aux frères islamistes, qu'il y ait aussi
32:07ce travail-là. Donc, vous voyez,
32:09le champ est large.
32:11Il s'est pas développé depuis plusieurs jours
32:13aujourd'hui que les frères musulmans essayent
32:15aujourd'hui, en 2025, d'imposer
32:17la charia en France, alors même que ce n'est pas
32:19du tout ce que conclut le rapport
32:21qui est mesuré, qui conclut même, à une perte
32:23de vitesse, des frères musulmans en France
32:25en 2025.
32:27Non, non, mais vous avez mal lu le rapport, le rapport qui n'a pas été
32:29déclassifié.
32:31Page 5.
32:33Je vous lis le rapport, je vous lis la phrase.
32:35Le projet défini par M.
32:37Albana s'articule autour de deux objectifs.
32:39L'application d'un charia et la création d'un
32:41Etat islamique. Et plus loin, à plusieurs reprises,
32:43le rapport dit bien que ce projet
32:45n'a pas changé, que c'est un projet de long terme
32:47et que la visée est bien celle-ci.
32:49Très clairement.
32:51Donc, là encore, pas de déni
32:53puisque c'est l'objectif, c'est un
32:55objectif de long terme des frères musulmans.
32:57Et quand on voit comment ils ont saccagé,
32:59comment les frères musulmans ont saccagé
33:01des peuples arabes, musulmans,
33:03ces peuples ont réagi d'ailleurs.
33:05Bien, ne soyons pas moins naïfs que
33:07ces peuples-là, que ces pays-là.
33:11Oui, ben oui, parce que ça fait un moment
33:13que vous êtes ici.
33:15...
33:17...
33:19...
33:21...
33:23...
33:25...
33:27...
33:29Il avait réagi
33:31sous le coup de l'émotion, vous savez, après
33:33le meurtre d'Abu Bakar Sissé.
33:35Ça fait plusieurs années
33:37que je suis très sensible à la sémantique
33:39utilisée précisément par les frères
33:41musulmans. Et je n'utilise, et le
33:43ministère n'utilise jamais le terme
33:45d'islamophobie, mais d'actes anti-musulmans.
33:47Comme on utilise
33:49l'acte anti-chrétien, l'acte
33:51antisémite. On ne parle pas, par exemple,
33:53de judéophobie. Parce que c'est
33:55beaucoup plus caractérisé. La différence
33:57entre l'acte anti-musulman
33:59et l'islamophobie, c'est que
34:01d'ailleurs, quelqu'un en parlerait
34:03beaucoup mieux que moi.
34:05Il a été condamné pour les versets
34:07sataniques. Salman
34:09al-Rajdi. Il a montré comment
34:11les frères musulmans, pour interdire
34:13toute critique de l'islam, toute religion
34:15est critiquable. Que ce soit la religion
34:17chrétienne, que ce soit la religion juive,
34:19etc. Donc l'islamophobie, c'est ça.
34:21C'est un thème qui était forgé pour
34:23faire en sorte qu'on ne puisse pas critiquer
34:25la religion. C'est contraire
34:27aux objectifs, aux valeurs des démocraties.
34:29Tandis que les actes anti-musulmans,
34:31c'est des actes dirigés
34:33contre ceux qui professent cette religion.
34:35Et je crois que c'est très important
34:37parce que ça rentre dans l'arsenal
34:39qui a été forgé
34:41par les frères musulmans.
34:43Mais quand le Premier ministre en a parlé,
34:45il pensait pas mal. C'est simplement
34:47sous le coup de l'émotion qu'il a voulu indiquer
34:49qu'il y avait ce lien et que c'était
34:51un acte anti-musulman.
34:53Vous avez beaucoup remercié et félicité le préfet.
34:55Est-ce qu'Alexandre Boucher,
34:57c'est votre préfet préféré ?
34:59Écoutez,
35:01là, je suis entouré de préfets.
35:03Il y en a d'autres qui sont dans la salle.
35:05Je n'ai pas de préfet préféré.
35:07J'ai un immense
35:09respect pour le corps préfectoral.
35:11Je l'ai dit en arrivant
35:13parce que moi je suis un ancien élu local.
35:15J'ai présidé une intercommunalité,
35:17un département et une région.
35:19Et j'ai bien vu dans l'exercice de ces responsabilités
35:21locales, départementales
35:23ou régionales, pour que ça fonctionne,
35:25il faut qu'il y ait un couple. On a parlé beaucoup
35:27pendant la Covid du couple maire-préfet.
35:29Et croyez-moi, quand un président
35:31de département ou qu'un président de région
35:33ne s'entend pas bien avec le préfet, on n'avance pas.
35:35Parce que nous sommes la France.
35:37La France, c'est un Etat
35:39unitaire, une République
35:41une et indivisible, laïque
35:43au passage, et
35:45on a aussi la diversité de nos territoires.
35:47La façon de penser cette
35:49unité et cette diversité,
35:51elle se fait justement à l'aune
35:53de l'action quotidienne des élus
35:55et des préfets. Mais je sais que
35:57par ailleurs, Alexandre Brugère
35:59est très mobilisé sur le combat dont on parle
36:01actuellement. J'ai pu m'en rendre compte.
36:05Non, ça n'est pas une affaire
36:07de politique, c'est une affaire
36:09d'intérêt général.
36:11Quand on a des organismes,
36:13des organisations qui prétendent
36:15lutter contre les principes de la République,
36:17quand on a des
36:19organisations qui prétendent
36:21atteindre, subvertir le tissu
36:23de la cohésion nationale,
36:25ce n'est pas une question de politique.
36:27Ce n'est pas une question de politique.
36:29J'écoutais l'autre jour un collègue, Manuel Valls,
36:31sur ces sujets-là.
36:33On ne vient pas de la même crèmerie. Et pourtant,
36:35sur ces sujets, on a
36:37une communauté d'analyse
36:39et d'objectifs.
36:41Monsieur le ministre, en conseil de défense, le Président
36:43nous a demandé de présenter de nouvelles propositions.
36:45Est-ce que les mesures que vous venez de dévoiler en font partie ?
36:47Et est-ce que vous pouvez nous raconter
36:49le moment où vous travaillez avec l'Élysée,
36:51avec le ministère pour le
36:53Président ?
36:55Un conseil de défense, c'est
36:57quelque chose de très formel.
36:59Et c'est toujours très préparé
37:01en amont par les différents ministères,
37:03par Mitterrand, par
37:05l'équipe de l'Élysée.
37:07Ce conseil de défense
37:09n'a pas échappé
37:11à la règle en matière de préparation.
37:13J'ai mis sur la table
37:15de nombreuses
37:17mesures. Des mesures qu'il faut sans doute
37:19compléter et mieux articuler
37:21avec d'autres ministères.
37:23Mais l'important,
37:25c'est que désormais, il y ait
37:27un objectif commun. Je pense que
37:29quand le Président de la République a mis
37:31sur la table, justement,
37:33cette priorité de lutte,
37:35de combat contre l'islamisme,
37:37moi je m'en réjouis.
37:45J'ai indiqué ce que j'en pensais.
37:47Je pense qu'on a des textes
37:49par lesquels on pourrait commencer.
37:51Je vous ai cité tout à l'heure
37:53l'interdiction du voile dans les compétitions sportives
37:55parce qu'il y a cet article
37:5750 de la charte de l'olympisme
37:59et on est tous attachés à faire
38:01prévaloir les valeurs du sport. Parce que par ailleurs,
38:03les fédérations sportives
38:05sont des délégataires
38:07notamment de services publics
38:09au nom de l'État pour
38:11les sports, les disciplines sportives
38:13qu'elles encartent. Donc ça me paraît
38:15quelque chose de très cadré.
38:17Et enfin, cette PPL
38:19a été votée au Sénat. Donc il ne resterait plus
38:21qu'à l'inscrire. Donc je ne propose pas
38:23qu'on commence par ça. Le souci
38:25des moins de 15 ans, c'est aussi un souci
38:27d'application.
38:29Quand on édicte une règle,
38:31il faut être certain
38:33qu'après l'édiction de la règle, on puisse la faire appliquer.
38:35C'est plus compliqué.
38:45Vous avez raison de me la poser.
38:47C'est une question qui est très lourde.
38:49Je me la suis souvent posée.
38:51Et quand je regarde les pays arabes,
38:53on voit bien que la seule interdiction
38:55de la structure
38:57frères musulmans,
38:59finalement,
39:01n'obtient rien en termes de bénéfices
39:03très concrets. Parce que c'est
39:05une tête de pyramide qui se délogalise
39:07très rapidement, très facilement.
39:09J'ai parlé tout à l'heure
39:11de la dévolution des biens. J'ai parlé aussi
39:13du redéploiement de cette organisation
39:15notamment en Europe, à Londres,
39:17à Bruxelles, etc. Non.
39:19Si l'on veut dissoudre,
39:21si l'on veut entraver,
39:23il faut entraver leurs œuvres, leurs actions,
39:25à travers les clubs,
39:27à travers les associations, à travers la prédication,
39:29les mosquées, etc.
39:31C'est comme ça qu'on peut être le plus efficace.
39:33Sinon, vous décréterez un interdit.
39:35Il faut que le juge, d'ailleurs,
39:37y fasse droit, ce qui est autre chose
39:39dans notre droit à nous.
39:41Mais surtout,
39:43vous ne réglez rien.
39:45Puisqu'ils continueront
39:47à tirer les ficelles de ces écosystèmes.
39:49Donc, si l'on veut les taper,
39:51si l'on veut précisément
39:53les combattre, il faut
39:55combattre l'ensemble de ces écosystèmes.
39:57C'est ça qui est efficace.
39:59L'exemple d'un certain nombre de pays arabes
40:01nous montre que ce n'est pas en interdisant
40:03cette confrérie qu'on obtient
40:05des résultats. Il faut aller au-delà.
40:07— Il y a une question d'actualité.
40:09Si on peut la finir très rapidement.
40:11Les sabotages dans nos bars...
40:13— Je ne prendrai pas de questions d'actualité.
40:15Parce qu'après, il y aura les crypto-monnaies.
40:17Et puis, voilà.
40:19Donc, on sera là encore.
40:21— Le ministre de l'Intérieur
40:23qui ne souhaite pas répondre aux questions d'actualité.
40:25Il était à la préfecture des Hauts-de-Seine
40:27ce matin pour parler
40:29des mesures mises en place,
40:31son projet, son plan
40:33pour s'attaquer à l'islamisme.
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