00:00Monsieur Cordier, je suis le commandant Bertrand de l'IGPN,
00:02l'inspection générale de la police nationale,
00:04mon collègue le major Guérini.
00:07Nous enquêtons sur les circonstances qui ont mené à la blessure de Guillaume Girard samedi dernier.
00:11Sa mère nous a dit que vous étiez avec lui au moment des faits.
00:14Est-ce exact ?
00:16Ouais.
00:17Nous souhaitons vous entendre en qualité de témoin.
00:20Mais je sais même pas comment il va, j'ai aucune nouvelle.
00:22Son pronostic vital n'est plus engagé,
00:24mais les médecins ne le jugent pas en état d'être auditionné.
00:27Pas en état, ça veut dire quoi ?
00:29Il va y avoir des séquelles ?
00:31Je ne sais pas.
00:32Putain, mais il n'a rien fait.
00:34Ses fils de pute, ils l'ont défoncé alors qu'il n'a rien fait.
00:36Tu baisses d'un ton, là.
00:38Et tu parles correctement, s'il te plaît.
00:40Et vous les avez retrouvés ?
00:42Les flics, là, qui ont fait ça, vous les avez retrouvés ?
00:44Monsieur Cordier, c'est nous qui posons les questions.
00:45Est-ce que vous allez me croire ?
00:48Au tribunal, ils ne m'ont même pas écouté.
00:50Ça a duré cinq minutes, montrant en main, tout ce qui comptait,
00:52c'était une fiche d'interpellation rédigée par les flics
00:55qui disaient que je leur avais tapé dessus.
00:57C'est complètement faux.
00:59Monsieur Cordier, nous ne sommes pas là pour enquêter sur votre interpellation,
01:02mais sur ce qui est arrivé à Monsieur Girard.
01:04Votre témoignage peut nous aider à comprendre ce qui s'est passé.
01:08Mais si c'est ma parole contre la leur, ça ne sert à rien.
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