00:00J'ai choisi de rompre le silence médiatique que je m'étais imposé pour une raison et une seule.
00:10Aurélie et sa famille.
00:15C'est la seule raison qui fait que j'ai tenu à être ici.
00:21Cher Bruno, je me souviens de ce jour. En arrivant, j'étais président de la République. Je me demandais dans la voiture comment vous alliez m'accueillir.
00:39Je n'avais pas peur. La peur n'est pas un sentiment naturel chez moi. Mais je m'interrogeais. Je me disais qu'est-ce qu'ils vont me dire.
00:55Car voyez-vous, le ministre de l'Intérieur est responsable. On ne peut pas dire aux femmes et aux hommes qui dépendent de vous, interpellez ces criminels.
01:09Ne laissez rien passer. Et considérez au moment d'un drame qu'on n'est pas soi-même responsable.
01:17Je me suis, je vous le dis bien en face, comme je vous l'ai dit il y a 15 ans, senti responsable de la mort de votre fille et de la mort de ta mère.
01:30Quand je suis arrivé, je vous ai vu, détruit par la douleur, et je vous ai pris dans mes bras.
01:44Et on a partagé un moment d'émotion qui ne m'a jamais quitté.
01:53Je ne vous ai jamais oublié.
01:56Votre dignité,
01:59votre humanité,
02:01et votre gentillesse.
02:03Alors que vous connaissiez un drame absolu.
02:05Merci.
02:06Merci.
02:07Merci.
02:08Merci.
02:09Merci.
02:10Merci.
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