00:00Il est 8h moins le quart, l'invité de première édition, bonjour Teddy Riner.
00:04Bonjour.
00:04Et merci d'être avec nous ce matin sur le plateau de première édition.
00:07Vous êtes invité aujourd'hui par Emmanuel Macron et par l'Elysée.
00:10A l'occasion du 8e Sommet de Chousse France qui est organisé au château de Versailles,
00:13200 dirigeants du monde entier sont attendus, enfin on attend surtout leur argent.
00:17C'est vous qui vous êtes proposé ou c'est l'Elysée qui est venue vous chercher ?
00:20On m'a proposé et je trouve que c'est une noble cause parce qu'aujourd'hui je crois que les Français sont prêts,
00:26surtout lorsqu'on voit ce qu'on a vécu cet été, l'engouement autour de ces Jeux Olympiques
00:31à un moment où ce n'était pas évident.
00:33Et ce qui en est ressorti c'est surtout lorsqu'on est soudé, lorsqu'on est tous ensemble, on réussit et on va très loin.
00:40Et aujourd'hui quand ces entrepreneurs et ces investisseurs viennent,
00:43moi je trouve que c'est bien parce que ça fait des années que j'investis dans des sociétés françaises
00:48et ce que je peux voir sur la scène aujourd'hui française, c'est que la jeunesse est prête,
00:53c'est qu'on en a besoin, c'est qu'il y a un modèle qui s'offre à nous et voilà,
00:59que ce soit en gastronomie, en sport, dans la tech, les start-up.
01:02L'intelligence artificielle.
01:04Aussi, on est l'une des plus grandes nations dans tous les domaines.
01:07Vous allez être l'ambassadeur de la France cet après-midi.
01:09Vous avez quoi à dire aux patrons qui hésitent à venir investir en France ?
01:13Vous avez préparé un hippon verbal, quelque chose ?
01:16En quelque sorte ça va être un hippon verbal mais c'est surtout leur dire voilà, nous sommes prêts.
01:21Oui, à crédit parce que vous allez le faire en anglais.
01:22On est bon en plus en anglais, on est bon dans énormément de domaines,
01:26on est en attente de beaucoup de choses, on est capable de prouver dans tous les secteurs.
01:30Donc venez, faites-nous confiance parce que nous on est prêts.
01:32Ça c'est le message qui va être dit, c'est le message qui va être répété
01:35parce qu'aujourd'hui lorsqu'on regarde la situation de la France, on en a bien besoin.
01:39Les Français sont demandeurs, la jeunesse est demandeuse, donc voilà.
01:44Tout ça va à l'encontre du pessimisme ambiant et c'est important d'avoir une grande voix comme la vôtre,
01:49dire en fait, tout ne va pas si mal.
01:52Tout ne va pas si mal parce que si on fait un état des lieux, comme je l'ai dit tout à l'heure,
01:56comme je l'ai cité, la gastronomie on nous pique nos chefs.
02:00Dès qu'il y a des génies qui sortent de leurs études, on nous les pique à l'international.
02:05Les start-up, la tech, on est le pays où on en a les meilleurs.
02:12On n'arrive pas à les garder.
02:13Maintenant voilà, il faut se servir de choose France pour garder cette jeunesse,
02:18pour garder les Français à la maison et puis faire qu'on continue de grandir
02:22et montrer qu'on peut gagner ensemble.
02:24Vous avez préparé un discours en anglais pour les patrons.
02:27Vous avez été totalement libre ou on vous a relu et corrigé ?
02:29Totalement libre.
02:31C'est vrai ?
02:31Totalement libre, oui.
02:32L'Élysée n'a pas demandé à relire votre discours ?
02:33Ah si, bien sûr, évidemment.
02:34Si, mais elle n'a pas corrigé.
02:35Mais personne ne le corrige.
02:37Vous ne lisez pas.
02:39Tu m'étales.
02:41Ce qui est important aussi, c'est qu'au date de votre carrière de sportif,
02:45le fait d'être entrepreneur, ça vous habite depuis que vous êtes très jeune, n'est-ce pas ?
02:50Je suis entrepreneur depuis que j'ai 18 ans.
02:52Ça fait 18 ans que je suis entrepreneur.
02:54Ça fait 18 ans que j'ai investi en France.
02:56Alors, au début, petit, puis après, plus gros ?
02:59Plus grand.
03:00Plus grand.
03:02Non mais, qui vous a donné ce virus, cette envie d'être entrepreneur ?
03:06Vous savez, lorsque vous êtes sportif de haut niveau, vous partez d'une idée, d'un projet, d'être champion.
03:11Même si moi, je n'aime pas dire que je voulais être champion, je voulais tout gagner.
03:16C'est différent.
03:17Et bien sûr, après, on devient champion.
03:19Eh bien, se construire, penser à son avenir, c'est aussi croire en idée,
03:24croire en des personnes qui vont vous aider à réussir ces projets.
03:28Et bien sûr, ça passe par, parfois, investir dans des sociétés, des fleurons français.
03:33Vous allez entendre bientôt, j'en parle pas pour l'instant, mais des sociétés qu'on essaie de redresser,
03:38des sociétés françaises qui ont toujours existé et auxquelles je crois.
03:42Voilà, vous êtes sur une piste, là.
03:44Vous allez redresser une entreprise française ?
03:46Oui, et puis je crois...
03:47Et vous voulez nous dire laquelle ?
03:48Non, pour le moment, tant que les choses ne sont pas ficelées, ça ne sert à rien,
03:52mais vous en entendrez parler.
03:53Et puis, surtout, moi, je crois en la magie de la France, en notre triple A.
03:59Voilà, j'ai envie de dire que...
04:01Moi, si je n'avais pas eu et je n'avais pas bénéficié de toutes les infrastructures françaises,
04:06je n'aurais pas été ce monsieur qui est là devant vous.
04:08Et donc, c'est ma manière de redonner à la France ce qu'elle m'a donné.
04:11Investir, prendre des risques, quitte à se planter.
04:14Vous vous êtes planté, vous, en investissant ?
04:16Ça serait mentir de dire que je ne me suis jamais planté,
04:19que ce soit dans le sport ou dans les affaires.
04:20Mais c'est comme ça qu'on apprend.
04:22Et vous êtes confronté aux mêmes difficultés que tous les patrons ?
04:24La paperasse, les normes, le coût de la main-d'œuvre ?
04:27Vous allez glisser un mot à Emmanuel Macron, au passage,
04:29pour les difficultés que rencontrent aujourd'hui les patrons ?
04:31Parce qu'il ne faut pas non plus faire preuve d'angélisme.
04:33Non, on ne va pas dire qu'on est parfait,
04:35mais on a quand même un socle,
04:37on a quand même un héritage,
04:38on a quand même des Français qui sont là et qui attendent.
04:41Donc, on va se servir surtout
04:42de ces investisseurs
04:44pour qu'ils investissent en France,
04:46pour qu'ils croient en cette main-d'œuvre
04:48qui est là, qualifiée,
04:49et qui ne demande qu'à bosser,
04:51qu'à emmener des sociétés au haut des sommets.
04:53Il y a des sociétés, il y a des patrons qui vous bluffent ?
04:56Bien sûr, il y a des patrons qui me bluffent,
04:58il y a des patrons devant lesquels je suis
05:01pas intimidé, mais reconnaissant.
05:05Desquels, par exemple ?
05:06Non, je n'ai pas de nom à citer,
05:08parce qu'on n'est pas là pour faire leur pub.
05:09On ne donnera pas le nom d'entreprise,
05:10on n'a pas le nom des patrons.
05:11Mais je me suis inspiré moi-même
05:13de certains patrons
05:14pour essayer de reproduire
05:15certains modèles économiques
05:17dans mes différents investissements, bien sûr.
05:19Bon, on vous reverra en kimono
05:21ou désormais, c'est le costard,
05:22votre uniforme ?
05:23Parce que bon, là, vous avez annoncé
05:24que vous n'iriez pas au Mondial de Budapest
05:26le mois prochain.
05:27Non, mais je vous explique pourquoi.
05:28Parce que je me suis fait opérer, du coup,
05:30d'après les Jeux Olympiques.
05:31Ça va très bien,
05:32sauf que ça met un petit peu de temps.
05:33Et si je veux être bon
05:35à Los Angeles en 2028,
05:36c'est comme dans les affaires,
05:37il faut se préparer
05:38et il faut ménager sa monture.
05:40Donc Paris 2024,
05:41ce n'était pas votre dernière Olympiade ?
05:43Ah, je n'ai jamais dit ça.
05:44On sent que ça vous titille, l'engagement.
05:46Est-ce qu'un jour, la politique ?
05:47C'est ce que vous allez dire.
05:48On a déjà vu des judokas
05:49qui faisaient de la politique.
05:50Oui, mais je ne ferme aucune porte.
05:51Moi, je suis épicurien.
05:53Ça veut dire que si demain,
05:54je me lance dans quelque chose,
05:55je le ferai bien.
05:56Et je le ferai pour une cause.
05:58Pour l'instant, je suis judokas.
05:59Pour l'instant, je n'ai pris aucune décision.
06:02Mais je ne ferme jamais.
06:03Il y a un mandat qui vous exciterait ?
06:07Une élection ?
06:07Vous, vous pensez quoi ?
06:10Moi, je vous veux maire de ma ville.
06:12Au ministre de la Jeunesse et des Sports.
06:13Au ministre de l'Économie,
06:14parce qu'apparemment,
06:15c'était votre matière préférée.
06:16Non, mais ce n'est pas ça.
06:17Oui, j'aime beaucoup les enjeux économiques.
06:18C'est vrai, à Sciences Po, je le faisais.
06:20Non, pourquoi je dis ça ?
06:21Parce que souvent, on me pose la question,
06:23on me dit,
06:23vous verrez bien le ministre des Sports.
06:25Mais pourquoi toujours réduire
06:27le sportif au sport ?
06:29Alors, question de journaliste politique.
06:31Quand vous voyez Emmanuel Macron
06:32travailler la présidence de la République,
06:34Teddy Riner, vous vous dites,
06:35c'est un bel engagement ?
06:36Vous voyez le champion que je suis.
06:37Si demain, je rentrerai en politique,
06:39ce n'est pas pour être ministre des Sports.
06:40C'est pour être président de la République.
06:41Bien sûr.
06:42Moi, quand je fais quelque chose,
06:43c'est pour gagner,
06:44c'est pour emmener des choses,
06:46une locomotive.
06:46Je vous attends le dimanche
06:48dans BFM Politique
06:48pour vous éclairer
06:49la candidature à l'élection président,
06:50si il y a le Teddy Riner.
06:51Il va falloir agrandir le studio.
06:53Absolument.
06:54Merci infiniment.
06:55On vous écoutera avec attention
06:56en anglais,
06:57donc tout à l'heure
06:58au sommet de Chouze-France
06:59ou les heures de Versailles.
07:00Merci beaucoup d'être venu nous voir
07:02ce matin sur le plateau
07:02de première édition.
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