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  • il y a 1 an
Les adhérents des Républicains ont voté par internet pour choisir qui de Bruno Retailleau ou de Laurent Wauquiez allait prendre la tête du parti. C'est finalement le ministre de l'Intérieur qui l'emporte très largement avec 74% des voix.

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Transcription
00:00Voici le résultat de l'élection à la présidence de notre mouvement.
00:07Ont obtenu respectivement Laurent Wauquiez 25 107 voix, soit un score de 25,69%,
00:18et Bruno Retailleau 72 629 voix, soit un score de 74,31%.
00:30Se sont exprimés 97 736 suffrages, sur un nombre d'électeurs inscrits qui était de 121 617,
00:46étant précisé que nous avons également compté 374 votes blancs.
00:53Bien, quelques mots, mesdames et messieurs.
00:55Tout d'abord, je tiens à féliciter le nouveau président de notre mouvement, Bruno Retailleau.
01:03Je voudrais saluer Laurent Wauquiez pour la campagne déterminée qu'il a menée.
01:08Remercier la haute autorité en la personne de son président, Henri de Bourgare,
01:12et l'ensemble des membres, la constituant, les personnels du parti, les bénévoles, notre prestataire.
01:19Cette campagne pour l'élection à la présidence du parti Les Républicains a révélé une mobilisation remarquable,
01:27et je veux remercier chaleureusement les adhérents pour leur fidélité.
01:32Elle a démontré tout à la fois leur volonté de s'impliquer dans le choix de leur président,
01:38mais aussi leur souhait que la droite s'impose pleinement dans le débat politique,
01:42porteuse des valeurs qui lui sont chères et qui sont majoritairement partagées dans le pays.
01:49Le respect de l'ordre, la reconnaissance du travail, la cohésion de la nation,
01:55le respect de nos valeurs communes.
01:57C'est un fait politique porteur d'espoir.
02:01Demain, une nouvelle page s'ouvre pour les Républicains.
02:04L'unité est plus que jamais nécessaire, gage de notre crédibilité
02:10et de l'efficacité de notre action au service de la France.
02:15Je vous remercie.
02:20Voilà, vous venez d'entendre Annie Gennevard, secrétaire générale des Républicains,
02:23qui annonce donc la victoire sans appel de Bruno Retailleau,
02:27qui est donc le nouveau patron des Républicains.
02:29Plus de 74% des voix.
02:33C'est une victoire extrêmement nette,
02:34sans doute beaucoup plus large que ce qu'attendait la plupart des commentateurs et des analystes.
02:41Laurent Wauquiez, qui est très largement battu, née à la trousse.
02:45C'est un score quasiment soviétique pour Bruno Retailleau,
02:48qui est donc le nouveau patron des Républicains.
02:51Près de 75% des voix.
02:54Quasiment soviétique.
02:55Ça aurait pu être beaucoup plus.
02:57Mais effectivement, c'est un score qui appelle à plusieurs leçons.
02:59D'abord, c'est qu'effectivement, la leçon, c'est que les nouveaux adhérents,
03:04ceux dont vous parliez à Paris, Agnès Éverenne,
03:07qui vous disent avoir adhéré pour Bruno Retailleau,
03:09vraisemblablement, c'est un phénomène qui a pu se constater un peu partout sur le territoire.
03:13Parce que 74% des voix pour Bruno Retailleau,
03:16face à quelqu'un qui a déjà été président des Républicains,
03:20qui l'était en quelque sorte depuis quelques temps,
03:23pour assurer une forme d'intérim,
03:25qui a nommé un certain nombre de responsables,
03:26et qui ne réussit pas à s'arrimer,
03:31ou en tout cas à s'accrocher,
03:32pour faire en sorte que le score soit plus serré,
03:34en dépit d'une bonne fin de campagne au regard des commentateurs.
03:39Ça veut dire qu'il y a un effet Bruno Retailleau au sein de cette,
03:42pas électorat, mais de ces militants de droit,
03:46tous ceux qui ont envie de s'engager un peu plus.
03:48Ensuite, ça veut dire que Bruno Retailleau a les mains libres
03:51sur la composition de sa future équipe,
03:54à supposer qu'il souhaite composer à la proportionnelle
03:57les instances du parti,
04:00commission d'investiture,
04:01c'est celle qui délivre au candidat l'étiquette du parti
04:04pour pouvoir aller dans des élections, etc.
04:07Il n'est pas obligé de composer
04:11en tenant compte de tous les désidératas de Laurent Wauquiez,
04:14et surtout ça veut dire que sur la ligne,
04:15il est le patron incontesté aujourd'hui de la droite.
04:18Je voudrais qu'on aille tout de suite sur le terrain,
04:20retrouver d'abord Loïc Besson.
04:22Loïc, vous êtes Place Beauvau à quelques dizaines de mètres
04:24de là où Bruno Retailleau a découvert ses résultats.
04:28C'est une victoire extrêmement large pour le ministre de l'Intérieur,
04:30sans doute encore plus large que ce que son entourage et lui-même prévoyait.
04:38Oui, Bruno Retailleau qui est toujours en ce moment même dans son bureau,
04:40entouré de ses plus proches,
04:41c'est là qu'il a découvert les résultats par un appel,
04:45quelques minutes seulement d'ailleurs avant la déclaration d'Annie Gennevar.
04:48Je discutais avec certaines sources au ministère de l'Intérieur,
04:51cinq minutes encore avant,
04:52qui me disaient que non, il n'avait pas le résultat.
04:54Alors ils étaient sereins sur la finalité
04:56que Bruno Retailleau l'emporterait.
04:58Ils croyaient bien sûr en leur candidat,
05:00il faut dire qu'il était ultra favori.
05:02En revanche, c'est vrai que personne n'avait parié sur un tel score,
05:06quasiment 75% des suffrages pour Bruno Retailleau,
05:10qui voit sa ligne et sa stratégie validée,
05:12puisque c'est ça qui s'est joué dans cette campagne interne
05:15pour la présidence de LR,
05:17cette stratégie de participer au gouvernement,
05:20tout en critiquant le macronisme,
05:23en estimant que le macronisme avait été une impasse
05:25et qu'il était désormais à la fin.
05:27Maintenant, la question, c'est que va-t-il se passer pour lui ?
05:29Il a dit qu'il resterait au gouvernement en cas de victoire,
05:32c'est désormais le cas.
05:33Oui, mais pour combien de temps ?
05:35Là-dessus, les paris sont déjà lancés,
05:36y compris parmi ses collègues au gouvernement.
05:37Loïc Besson en direct de la Place Beauvau avec Raphaël Parrault.
05:41Et allons tout de suite voir comment réagissent les soutiens du vaincu du soir.
05:47La douche froide pour Laurent Wauquiez qui réunit un peu plus de 25% des voix.
05:52On retrouve tout de suite Edgar Becquet.
05:53Edgar, vous êtes au Puy-en-Velay.
05:55Comment ont réagi les militants, les soutiens de Laurent Wauquiez
05:59face à ce score extrêmement décevant ?
06:02Seulement un peu plus de 25% des voix.
06:06C'est une très nette défaite pour Laurent Wauquiez.
06:11Benjamin, on va résumer ça en deux mots.
06:13Douche froide.
06:14Voilà l'ambiance ici ce soir à la soirée électorale de Laurent Wauquiez
06:19dans son fief, dans sa circonscription du Puy-en-Velay.
06:22Beaucoup, beaucoup, beaucoup de déceptions.
06:24Vous l'imaginez bien de la part des militants.
06:27Je discutais avec certains militants juste avant l'annonce des résultats.
06:30Ils me disaient, bon, je pense qu'on va perdre,
06:32mais je pense que l'écart ne sera pas si important que cela.
06:35On a fait une bonne fin de campagne et finalement,
06:37les résultats sont tombés.
06:3875% pour Bruno Retailleau, 25% pour Laurent Wauquiez.
06:41On est d'ailleurs avec un militant, un supporter de Laurent Wauquiez.
06:46Je vois que, monsieur, vous n'avez pas le sourire ce soir.
06:48Comment vous réagissez, vous, à ces résultats ?
06:51On ne s'attendait pas à ça.
06:53Là, l'écart, c'est un choc.
06:57Un tel écart, c'est incroyable.
06:58Il reste quoi ? Un quart d'heure, c'est ça ?
07:01On ne s'y attendait pas.
07:02Franchement, voilà, sous le choc.
07:05Vous pensiez tout de même que Laurent Wauquiez allait,
07:07même s'il perdait, qu'il allait faire un meilleur score que ça ?
07:10Peut-être 40, 40%, mais pas 25%, c'est ça ?
07:13Ah ben non, pas 25%.
07:14Non, non, non, non.
07:15Là, franchement, on est sous le choc.
07:16Enfin, nous, en plus, on est sur son secteur,
07:19on est sur son territoire.
07:20Franchement, on ne comprend pas.
07:21Comment vous imaginez la suite pour Laurent Wauquiez ?
07:26Là, laissons-le parler, j'en dirai pas plus.
07:30Voilà, mais franchement, ouais, là, c'est incompréhensé.
07:34Merci beaucoup pour votre réaction.
07:36Vous l'avez entendu, beaucoup de déceptions de la part des militants
07:40qui ont perdu depuis quelques minutes le sourire ici,
07:42du côté du Puy-en-Velay, sur le toit-terrasse d'un immeuble
07:47de cette ville du Puy-en-Velay, le candidat Laurent Wauquiez
07:51qui va prendre la parole dans quelques instants.
07:54Il va prononcer un discours aux alentours de 19h.
07:57Edgar Becquet en direct du Puy-en-Velay avec Célia Vallée
08:00et on entend effectivement, Robert Ménard,
08:03la difficulté pour les militants face à cette débâcle.
08:09Bon, Bruno Retailleau, c'est le nouvel homme fort de la droite.
08:12Là, il est lancé quasiment 75%.
08:14Je voudrais qu'on mesure bien aussi en nombre de voix.
08:16Ça veut dire que Bruno Retailleau fait quasiment trois fois
08:18le nombre de voix de Laurent Wauquiez.
08:22Donc, Bruno Retailleau, nouvel homme fort de la droite,
08:24c'est le futur candidat à l'élection présidentielle ?
08:26Oui, et puis, au fond, il a en charge les deux questions
08:30qui passionnent et les deux seules vraies questions
08:32qui passionnent les militants de droite.
08:34Qu'est-ce qui intéresse un militant de droite ?
08:36C'est pas le débat sur la retraite, sans rigoler.
08:39C'est même pas les débats sur plus ou moins libéral en termes économiques.
08:44Il y a deux questions, mais qui intéressent toute la France.
08:47Pas ça.
08:47L'immigration et l'insécurité.
08:49Tu découvres que quelqu'un qui est en charge
08:52de ces deux questions essentielles,
08:54tu tournes, tu viens, mais même votre parti,
08:56ils ont toujours tourné, viré,
08:57avant de enfin de comprendre que ces deux questions
09:00qui sont essentielles.
09:02et sur ces deux questions, il a tenu le discours,
09:06qui est un discours majoritaire, pas chez vous,
09:08mais majoritaire à la France.
09:10Il y a plus de...
09:10Enfin, il n'y a que vous qui le savez mieux que nous.
09:13Enfin, il y a 70-75% des Français
09:15qui trouvent qu'il y a trop d'immigration,
09:18qu'il faut la choisir.
09:19Deux tiers.
09:19C'est ça, tu vois.
09:21Qu'on devrait être plus sévère,
09:23que les mecs qui se comportent mal,
09:24on n'a qu'à les virer,
09:25et que ceux qui se comportent encore plus mal chez nous
09:27ont que les font en prison.
09:28En gros, ce n'est pas simpliste, c'est la base.
09:31Et Retailleau, il dit ça depuis des mois,
09:34et il ne se contente pas de le dire.
09:36Encore ce matin, c'était...
09:38Oui, non, hier.
09:39Hier, il a décidé sur les diplomates algériens
09:42qui n'avaient pas besoin de visa,
09:44il aura qu'au l'invisa depuis hier.
09:45Maintenant, tu ne peux plus rentrer
09:46quand tu es diplomate en France.
09:47Même pour les passeurs diplomatiques.
09:49Il faut...
09:50Voilà, tu te dis, putain,
09:51ils nous font chier, ces autorités algériennes,
09:54on leur rend leur monnaie de la pièce.
09:56Et c'est ça qui est payant.
09:58Enfin, me semble-t-il.
09:59Agnès Évren, je rappelle que sur ce plateau,
10:01vous êtes la représentante de Bruno Retailleau.
10:03C'est donc une très large victoire pour le candidat
10:04que vous souteniez,
10:05alors que j'accueille sur ce plateau Vincent Jean-Brun,
10:08qui, lui, est un soutien de Laurent Wauquiez.
10:10Je vous donnerai la parole dans un instant.
10:11Il est en deuil, ce soir.
10:12C'est sûr que c'est plus facile pour Agnès Évren
10:15que pour Vincent Jean-Brun.
10:16On ne peut pas parler de deuil.
10:16On est la même famille politique.
10:18On porte le même drapeau.
10:19Quand tu as gagné, tu es très ouvert
10:22et tu pardonnes à tout le monde.
10:24Quand tu as perdu, c'est plus...
10:24Non, les guerres patricides,
10:25nos militants n'en peuvent plus, justement.
10:26Ils ne veulent absolument pas ça.
10:27Mais je voudrais juste...
10:28Oui, non, mais moi, je voudrais juste poser ma question
10:30puisque la question que posait également
10:32Loïc Besson tout à l'heure en direct de la Place Beauvau,
10:34c'était celle de la participation de Bruno Retailleau
10:36au gouvernement.
10:37Le camp de Laurent Wauquiez,
10:38l'équipe de Laurent Wauquiez,
10:39de Laurent Wauquiez lui-même,
10:40ont passé leur campagne à dire
10:41qu'on ne peut pas être patron
10:42de la principale formation politique de droite
10:45et être au gouvernement.
10:46Vous, vous nous dites, Bruno Retailleau,
10:47il va rester ministre de l'Intérieur
10:49et patron des Républicains.
10:51Ça ne pose pas de problème.
10:51Il va d'autant plus rester
10:52que ce score valide sa stratégie.
10:54Il faut comprendre une chose,
10:55c'est que tout le monde confond
10:56au fait que les militants et les adhérents.
10:58Le corps électoral a profondément évolué
11:00entre le mois de janvier
11:01et aujourd'hui.
11:02Ce sont beaucoup d'adhérents
11:03qui sont contents d'entendre le dit,
11:05comme le dit Robert Ménard,
11:07que désormais,
11:08il incarne une droite
11:09qui ne rase plus les murs,
11:10une droite qui ne s'excuse plus,
11:11une droite qui est dans la clarté.
11:14Et donc, il trouve ça même courageux.
11:15C'est une droite, maintenant.
11:16Il trouve ça même courageux,
11:18voilà, qu'il s'assume
11:19telle qu'elle est, cette droite.
11:20Et il trouve ça même courageux
11:21que Bruno Retailleau soit au gouvernement
11:23pour batailler contre l'extrême-gauche.
11:25Et donc, ça valide le fait
11:26que demain, évidemment,
11:27il restera au gouvernement
11:28parce que rester sur le banc de touche
11:30et commenter,
11:31quel est l'intérêt
11:31quand on est un parti gaulliste
11:32et qu'on n'a pas gouverné depuis 12 ans ?
11:34Au contraire, on veut tirer le chariot
11:36vers la droite
11:36et c'est pour ça qu'on assume
11:38d'être au gouvernement
11:38et que les adhérents
11:39qui sont nouveaux
11:40le souhaitent également.
11:41France et Jérôme Fourquet,
11:42je vous donne la parole dans un instant.
11:43Juste avant, Vincent Jambrun,
11:45la douche froide,
11:47un peu plus de 25% des voix.
11:49Je vous recevais encore
11:49sur ce plateau,
11:50c'était, je crois, jeudi soir.
11:52Vous espériez une victoire.
11:53Là, non seulement,
11:54c'est une défaite,
11:55mais c'est une défaite
11:56extrêmement large.
11:57Quelle conclusion
11:58est-ce que vous en tirez ?
12:00C'est la fin de la vie politique
12:01de Laurent Wauquiez ?
12:02C'est une mauvaise campagne ?
12:04Robert Médard parlait de deuil.
12:06On n'est absolument pas en deuil.
12:07Et notre famille politique
12:08a triplé son nombre d'adhérents.
12:10Donc, malgré tout,
12:11on est contents.
12:12Vous êtes contents ?
12:13Non, mais je veux dire,
12:14la famille politique.
12:15Laurent Wauquiez a fait une campagne.
12:16Vous n'êtes pas obligé
12:16d'être foucu quand même.
12:17Je ne suis pas foucu du tout.
12:18Je dis qu'au bout du compte
12:20pour notre famille politique,
12:20c'est une bonne nouvelle.
12:23Alors, allez-y.
12:23Laissons Vincent Jambrun parler.
12:25Allez-y, allez-y, allez-y.
12:27Évidemment déçu.
12:28Regarde, l'énergie déployée
12:29par Laurent Wauquiez
12:30qui a fait une campagne extraordinaire.
12:32Il était dans toutes les fédérations.
12:33Il était à la rencontre
12:33de tous nos adhérents.
12:35Bien sûr que ce soir,
12:36c'est un petit peu dur
12:37quand on a...
12:38Comment est-ce que vous interprétez
12:38ce score qui est aussi bas ?
12:40En revanche, maintenant,
12:42l'heure est au rassemblement,
12:43comme le disait très bien
12:44Agnès Évrenne.
12:45Et on va se rassembler.
12:46On a eu ce débat sur
12:47faut-il ou pas être au gouvernement ?
12:50Moi, je continue à être convaincu
12:51qu'il faut que notre famille politique
12:52ait une parole libre.
12:53Mais les adhérents ont tranché
12:55et de façon très nette.
12:57Donc, effectivement,
12:58Bruno Rotaillot,
12:59c'est autour de lui
13:00qu'on va se rassembler
13:00pour faire en sorte
13:01que notre famille politique
13:02se redresse.
13:03Elle l'a fait en nombre d'adhésions.
13:05Nous sommes désormais
13:05le premier parti politique de France.
13:07Elle va le faire
13:07d'un point de vue idéologique.
13:09Et puis, je crois
13:09qu'il y a quelque chose
13:10qui a été entendu
13:10par tous les candidats
13:11de la part de nos adhérents.
13:13Il faut maintenant
13:13qu'au-delà des mots,
13:14on passe aux actes.
13:15Et ça va vraiment être
13:16le défi qui va être le nôtre
13:17avec Laurent Wauquiez
13:19autour de Bruno Rotaillot.
13:20Et Laurent Wauquiez
13:21va continuer à faire de la politique
13:22pour redresser notre famille politique.
13:24C'est l'engagement.
13:24C'est pour ça qu'il a quitté
13:25la présidence de la région
13:26pour pouvoir entrer
13:27à l'Assemblée nationale
13:28et ferrailler chaque jour
13:29à l'Assemblée
13:30pour faire gagner nos idées.
13:31Mais c'est intéressant,
13:32Vincent Jeanbrun,
13:32puisque ce soir,
13:33vous considérez
13:34comme représentant
13:35de Laurent Wauquiez
13:36qu'au fond,
13:36le score réalisé
13:38par Bruno Rotaillot
13:38a tranché au fond
13:39cette question de savoir
13:40s'il fallait ou pas
13:40rester au gouvernement
13:41juste avant d'aller retrouver
13:42Benoît Russe
13:43avec des militants
13:44les républicains.
13:46Ce n'est pas parce qu'on perd
13:46qu'on change la vie.
13:47Jérôme Fourquet,
13:49votre analyse,
13:50vous encore,
13:50le sondeur politologue
13:51qui regardait précisément
13:53une sorte de sorcier
13:54des chiffres électoraux.
13:56Comment est-ce que
13:56vous analysez ce scrutin
13:58et les résultats
13:59de ce scrutin ?
13:59Il y a plusieurs enseignements.
14:01D'abord, effectivement,
14:02c'est la ligne de participation
14:03au gouvernement
14:04qui a été validée.
14:05Mais il faut qu'on change
14:06de grille de lecture.
14:06C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
14:08si cette participation
14:09était validée,
14:10c'est aussi parce qu'on a
14:11un Premier ministre
14:11qui est faible
14:12et un président qui est faible
14:13et donc un ministre
14:14de l'Intérieur
14:15qui peut porter son message
14:17sans être dans une forme
14:20de retenue.
14:21Ça, c'est le premier point.
14:21Le deuxième point,
14:22c'est qu'effectivement,
14:24l'électroite droite
14:26et plus encore
14:27ceux qui ont pris
14:28leur carte d'adhérents
14:29sont très inquiets
14:30manifestement
14:31sur la situation du pays,
14:33notamment sur le plan
14:34sécuritaire et migratoire.
14:36Et ils considéraient
14:36qu'on ne pouvait pas
14:37se payer le luxe
14:38d'attendre
14:38la prochaine élection
14:40présidentielle
14:41pour agir.
14:42Et donc,
14:42Bruno Rotaillot
14:43leur a présenté,
14:46si vous voulez,
14:47cette stratégie
14:47avec deux avantages.
14:48d'une part,
14:49celui de la clarté
14:50et de pouvoir
14:51dire les choses
14:53sur une ligne
14:54tout à fait ferme
14:55et l'autre,
14:56essayer de changer
14:57les choses
14:58sur le terrain.
14:59Là encore,
15:00peut-être,
15:00reprenons quelques distances
15:03avec ce que nous
15:04commentons aujourd'hui
15:05et quand on compare
15:06à la situation
15:07qui était celle
15:09de la droite
15:09il y a une vingtaine d'années,
15:10celle du pays.
15:11Au début des années 2000,
15:12il y avait 50 000 détenus
15:13en France.
15:14Aujourd'hui,
15:14il y en a 83 000
15:16plus 17 000 personnes
15:17qui sont porteurs
15:18de bracelets électroniques.
15:19C'est-à-dire que le nombre
15:19de personnes
15:20qu'on dit sous écrou
15:21a été multiplié par deux
15:23en 25 ans.
15:24Vous avez un refus
15:25d'obtempérer
15:26toutes les 20 minutes
15:27en France.
15:28Et donc,
15:28c'est face à ça
15:29qu'aujourd'hui,
15:30la droite
15:31attend des réponses
15:32fermes énergétiques
15:33et que l'électorat de droite
15:35considère qu'il n'y avait pas
15:36de temps
15:37à laisser filer
15:39que Bruno Rotaillot.
15:41Tout cela en plus
15:42avec un score
15:43qui est massif,
15:44un nombre d'adhérents
15:45qui est très important.
15:46On rappelle qu'il y a eu
15:47des élections internes
15:48à Renaissance
15:49il y a quelques mois maintenant
15:50qui est le parti
15:51du président de la République.
15:52Il y avait 16 000 adhérents.
15:5316 000 adhérents.
15:54Un peu comme à Paris seulement.
15:56Donc,
15:56on voit que la droite
15:57se remet dans le jeu.
16:01L'enjeu pour Bruno Rotaillot,
16:05c'est à la fois
16:05comment il va se comporter
16:07vis-à-vis de son premier ministre
16:08de tutelle
16:09et le président de la République,
16:10mais c'est aussi
16:11aux yeux de cet électorat de droite
16:12s'il va avoir la capacité
16:14d'améliorer la situation
16:15sur le front migratoire
16:16et sécuritaire.
16:17Parce que les électeurs
16:18jugeront aux actes
16:19et aujourd'hui,
16:20il est encore un peu tôt
16:21pour trancher.
16:22Et on parlera bien évidemment
16:23des défis du nouveau patron
16:26des Républicains,
16:27ministre de l'Intérieur
16:27Bruno Rotaillot.
16:28Je voudrais vous montrer
16:29cette réaction.
16:30Elle est signée
16:31François Bayrou,
16:31Premier ministre,
16:32le patron,
16:33si j'ose dire,
16:33de Bruno Rotaillot,
16:34ministre de l'Intérieur.
16:35Félicitations chaleureuses
16:36à Bruno Rotaillot
16:36pour sa magnifique victoire.
16:38Les Français engagés
16:39souhaitent, je le crois,
16:40que nous fassions cause commune
16:41pour sortir autant que possible
16:42notre pays,
16:43des difficultés
16:44qu'ils traversent.
16:45Ils aiment la diversité
16:46et veulent la solidarité.
16:48Je vous demandais
16:48dans un instant
16:49ce que vous en pensez.
16:49juste avant,
16:50je voudrais qu'on aille retrouver
16:51Benoît Ruiz à Nice
16:53puisque tout à l'heure
16:53vous étiez avec des militants
16:55qui attendaient
16:55avec impatience
16:56le résultat de ce scrutin.
16:59Comment ont-ils pris
17:00ce résultat ?
17:01Et je pense notamment
17:02à ceux qui soutiennent
17:04ou soutenaient
17:04Laurent Wauquiez
17:05qui a donc fait seulement
17:06un peu plus de 25% des voix.
17:11Clairement,
17:11ils sont déçus.
17:13Ça, c'est sûr.
17:14Ils essaient un peu
17:15de faire contre
17:17mauvaise fortune bon cœur
17:18mais ils sont déçus.
17:19pour les supporters
17:20de Laurent Wauquiez
17:21pour ceux de Bruno Retailleau.
17:23Eux, ils ont applaudi
17:24lors de l'annonce
17:26des résultats.
17:28Et voilà,
17:28dans cette ambiance,
17:29nous évoluons
17:30dans cette permanence
17:30niçoise.
17:31Voilà,
17:31les pro-Retailleau,
17:33les pro-Wauquiez
17:33mais un mot maintenant,
17:35c'est le rassemblement.
17:36Gilbert,
17:37vous n'allez pas
17:38me contredire maintenant,
17:39c'est le rassemblement.
17:41c'est ça,
17:41le maître mot
17:42après cette élection.
17:44C'est que maintenant,
17:45on a un vrai parti,
17:46les Républicains,
17:46avec un président
17:47et on est le premier parti
17:49de France,
17:49ce qui était très important.
17:51Sur 121 080%
17:53des gens ont voté
17:53pour une élection interne,
17:54ce qui est très important
17:55pour nous.
17:56Maintenant,
17:57on est en ordre de marche
17:58pour les prochaines élections.
18:00Vous m'avez dit
18:00avant cette interview,
18:01j'ai repris ma carte
18:02il n'y a pas longtemps,
18:02vous sentez qu'il se passe
18:03quelque chose
18:04chez les Républicains ?
18:06C'est quoi ?
18:06C'est le début
18:07d'une belle aventure ?
18:09Oui, tout à fait.
18:10On est une vraie droite.
18:11On n'est pas dans les extrêmes,
18:12surtout.
18:14C'est ce qui me redonne espoir
18:16dans ce nouveau parti
18:17des Républicains.
18:18Aujourd'hui,
18:19vous êtes satisfait
18:19de l'élection
18:20de Bruno Retailleau.
18:21Vous aviez voté
18:21pour le ministre de l'Intérieur ?
18:23Allez, faites-nous...
18:24Je ne permets pas de dire...
18:25Non, vous ne voulez pas nous dire ?
18:26Non, je n'ai pas à vous dire.
18:27Maintenant,
18:27je suis content
18:28qu'on ait un vrai président des LR.
18:29Maintenant que ce soit vous
18:30qui êtes ou Retailleau,
18:32ce sont des Républicains.
18:33Donc,
18:36il ne faut surtout pas diviser.
18:38Il ne veut froisser personne,
18:40Gilbert,
18:40militant historique
18:42et qui a repris sa carte
18:44il n'y a pas longtemps.
18:45Donc, voilà,
18:45ici,
18:46des sourires
18:46et quelques déceptions.
18:47C'est normal
18:47dans cette permanence
18:49niçoise des Républicains.
18:51Benoît Ruiz
18:52en direct de Nice
18:52avec Émilie Flamma.
18:54Franz Olivier,
18:54Gilbert,
18:55est-ce qu'au fond,
18:56ce qu'ont sanctionné
18:57au sens propre du terme
18:58les militants
18:59en plébiscitant Bruno Retailleau,
19:01ce n'est pas simplement
19:02que c'était le mieux placé
19:03en vue de 2027 ?
19:04Alors, certes,
19:04ce n'est pas génial.
19:05Dans les sondages,
19:06il est à quoi ?
19:0610, 11 ?
19:07Là où Laurent Wauquiez
19:08était autour de 5, 6 ?
19:08Ce n'est pas ça ?
19:09Oui, c'est ça.
19:10Il est parti.
19:12Ils ont envie de gagner
19:13les militants en l'air.
19:14C'est un soutien massif,
19:15d'autant plus massif
19:16que Laurent Wauquiez
19:17a fait une très bonne campagne,
19:19que c'est l'un des plus doués
19:19de sa génération,
19:21peut-être le plus doué.
19:22Il a fait une très bonne campagne,
19:23il a fait ce qu'il a pu
19:24et en face,
19:25c'est clair que les militants
19:26le volent.
19:27Bon, et il y a quand même
19:29un petit aspect
19:30qu'il faut aborder.
19:31Je ne suis pas tout à fait d'accord
19:32avec ce qu'a dit Agnès Évren,
19:34c'est quand même l'histoire
19:36de...
19:36Je suis désolé,
19:37mais l'histoire de...
19:39Ça valide la ligne
19:40et maintenant,
19:41il va continuer.
19:42Non, mais dans trois mois.
19:43Mon petit doigt me dit
19:44que ça ne va pas marcher longtemps.
19:46Pour une raison très simple,
19:48c'est que jusqu'à présent,
19:50Bruno Rotaillot était
19:51le personnage le plus populaire
19:52du gouvernement.
19:53Maintenant,
19:54c'est devenu le plus puissant aussi
19:55parce qu'il est à la tête
19:57d'un parti très important.
19:59Donc, le rapport de force
20:00va changer.
20:01C'est vrai que le premier ministre...
20:03Et on va écouter Annie Gennevard.
20:05Pardonnez-moi,
20:05à fond de lui,
20:06Jusbert.
20:06Je vais vous démontrer.
20:08Sur le rapport de Bruno Rotaillot,
20:09vous êtes satisfaites ?
20:10Non, mais le fait
20:11qu'il y ait eu
20:12beaucoup d'adhésion,
20:13une forte participation,
20:15ça montre bien
20:16que la droite
20:17qu'on a dit tant de fois
20:19absente du paysage
20:21est bien là
20:23et qu'elle entend peser
20:24sur les choix
20:25qui sont faits
20:26pour le redressement du pays.
20:27Est-ce que demain,
20:28les relations seront apaisées
20:29avec les équipes de l'Ouble
20:30et la campagne a été longue
20:31et dure aussi ?
20:32Bruno Rotaillot a dit
20:33j'ai pris des coups
20:34pendant cette campagne.
20:35Vous savez,
20:35c'est une campagne
20:36qui voyait s'affronter
20:37deux candidats
20:38de grande force,
20:41de grand talent
20:42qui ont jeté
20:43toutes leurs forces
20:43dans la bataille.
20:44Ils ont fait l'un et l'autre
20:45une campagne de terrain
20:46absolument extraordinaire
20:47et je veux saluer ça.
20:48Ils ont vraiment profondément
20:50respecté les adhérents
20:52en allant partout
20:53et je pense qu'on peut dire
20:57qu'ils ont fait le job
20:58l'un et l'autre
20:58très sérieusement.
21:00Ce score est net,
21:01ça veut dire
21:02que le regain de participation
21:03était quand même
21:04avec l'idée
21:05d'un choix pré-établi.
21:07Il y a très peu
21:08de votes blancs
21:09donc c'est un choix clair
21:10et il appartiendra
21:12maintenant au nouveau président
21:13de déterminer
21:14les modalités
21:15de mise en oeuvre
21:16de son projet
21:17pour le parti
21:18qui en a besoin
21:19après les turbulences
21:20que le mouvement a connues.
21:23Et je suis convaincue
21:25qu'il fera tout
21:27pour que l'unité prévale
21:30parce que c'est un gage
21:32de crédibilité
21:33pour le mouvement
21:34et d'efficacité
21:36pour le retour
21:36de nos idées
21:37et pour un projet solide
21:41pour le pays.
21:41Un projet solide
21:42en vue de 2027
21:43après une victoire aussi nette
21:44est-ce que ça doit être
21:45votre candidat
21:46pour l'élection présidentielle
21:47Bruno Retailleau ?
21:47C'est une question
21:48extrêmement prématurée
21:49et je ne veux pas
21:50y répondre
21:51pas plus que d'ailleurs
21:52le nouveau président
21:54n'a souhaité y répondre.
21:57Je pense que l'anticiper
21:58serait une erreur.
21:59Il faut déjà maintenant
22:00reconstituer les forces
22:02d'un parti
22:03qui a été quand même
22:04très bousculé
22:05ces derniers mois
22:05avec le départ
22:07de son prédécesseur
22:08et il faut reconstituer
22:11nos forces vives.
22:12Il faut entretenir
22:13cette dynamique
22:14qui a surgi
22:15à l'occasion
22:15de l'élection
22:16pour la présidence
22:18et puis
22:19redonner des forces
22:22à la droite
22:22dans notre pays
22:23c'est la priorité
22:24des priorités.
22:26Je pense qu'il ne faut pas
22:27anticiper le débat
22:27du choix
22:28de notre candidat.
22:30Je crois que
22:30l'un et l'autre
22:31avaient exprimé
22:32le désir
22:32que ce soit
22:34les adhérents
22:35qui disent
22:36leurs souhaits,
22:37leurs choix
22:38pour 2027.
22:39Nous n'y sommes pas.
22:40N'allons pas trop vite
22:41en besogne.
22:42Chacun connaît
22:43la situation
22:43de notre pays,
22:44sait à quel point
22:45notre pays
22:45est en difficulté.
22:46nous devons nous concentrer
22:48sur son redressement.
22:50C'est ce que nous ferons
22:50à la fois au gouvernement
22:52pour ceux des ministres
22:53LR qui s'y trouvent
22:54et à la fois
22:55au parti
22:56Les Républicains.
22:58Il peut rester
23:00ministre de l'Intérieur ?
23:01Je crois que
23:02rien...
23:03On va écouter
23:04Laurent Wauquiez
23:05qui est en train
23:06d'arriver
23:07auprès des militants
23:10au Puy-en-Velay.
23:11Laurent Wauquiez
23:11qui a donc
23:12fait ce score
23:1325,69%.
23:15Un score
23:15très décevant
23:17par rapport
23:17à ce qui était
23:18attendu.
23:19Certains s'attendaient
23:20à un score
23:20serré.
23:22On va écouter
23:22Laurent Wauquiez
23:23qui va donc
23:23prendre la parole
23:24dans un instant
23:26la toute première
23:27réaction
23:28de celui
23:28qui a donc été
23:29très largement
23:31défait
23:32par le ministre
23:33de l'Intérieur
23:34Bruno Retailleau.
23:35Laurent Wauquiez
23:36qui l'envoie
23:37au contact
23:39de ses militants.
23:40C'est lui.
23:42C'est beau.
23:47Merci beaucoup.
23:51Voilà, Laurent Wauquiez
23:51qui est en train
23:52de monter sur la scène
23:53et qui va donc
23:54prendre la parole.
23:55On l'écoute.
23:55Ce soir,
24:06je pense d'abord
24:07aux adhérents
24:08de notre famille politique
24:09et je veux les remercier
24:11du fond du cœur.
24:11quels qu'aient été
24:13les résultats
24:20de ce scrutin,
24:22j'ai adoré
24:22aller à leur rencontre
24:24partout.
24:26Dans toute la France,
24:26dans tous nos départements,
24:28dans toutes nos fédérations,
24:30j'ai aimé échanger
24:30avec vous,
24:32j'ai aimé dialoguer,
24:33j'ai aimé écouter,
24:35j'ai aimé cela
24:35et j'aime notre famille politique.
24:38Je partage aussi
24:39avec vous
24:39cette conviction
24:40que la politique
24:41est belle
24:42quand elle est faite
24:43avec passion
24:44et quand elle est faite
24:46avec énergie.
24:48Cette campagne
24:49a été digne,
24:51elle a été faite
24:53avec respect
24:53et elle a aussi
24:55été faite
24:55avec engagement.
24:58Je voudrais
24:59témoigner d'abord
25:00toute ma gratitude
25:01à mon équipe.
25:03Ils ont été exceptionnels
25:04et je voudrais
25:05vraiment leur dire
25:06j'ai eu la chance inouïe,
25:08j'ai eu la chance inouïe
25:10d'avoir dans cette campagne
25:13des amis,
25:17des adhérents,
25:19une jeune génération aussi
25:20qui est pleine de talent.
25:23Et je me suis employé
25:23à les faire monter.
25:26Et demain,
25:26je veillerai à ce qu'ils aient
25:27toute leur place
25:28parce qu'ils sont une chance
25:30pour notre famille politique.
25:30je viens d'appeler Bruno Retailleau
25:34pour le féliciter
25:36de sa victoire
25:36et je lui adresse
25:38tous mes voeux de réussite
25:40dans la mission
25:41qui va être la sienne.
25:43Je sais trop
25:44à quel point
25:46le poison de la division
25:47a si souvent fait du mal
25:49à notre famille politique.
25:50Dans cette campagne,
25:53j'ai toujours plaidé
25:53pour le rassemblement.
25:56J'ai toujours dit
25:56qu'il fallait additionner
25:57plutôt que de diviser
25:58et je le pense
26:01ce soir plus que jamais,
26:03évidemment,
26:05il faut faire en sorte
26:06que nous soyons unis
26:07pour gagner
26:08parce que diviser,
26:09nous sommes sûrs de perdre.
26:10Ma conviction reste la même.
26:15Il faut rassembler
26:15toute la droite
26:16et il faut porter
26:18un procès de rupture.
26:20Et nous ne pourrons le faire
26:22si nous sommes dilués
26:22dans le macronisme.
26:25Les Français attendent de nous
26:26que nous portions
26:28un projet de changement
26:29permettant de tourner
26:31la page du en même temps.
26:33Un vrai projet d'alternance.
26:37Et vous connaissez
26:37mes convictions en la matière.
26:38Je suis convaincu
26:41que pour cela,
26:42il faut que nous fassions
26:42sauter les verrous
26:43de l'impuissance
26:44qui aujourd'hui condamne
26:47la politique française
26:48à l'absence de résultats.
26:51Le poids des juges
26:52des Cours suprêmes,
26:54la bureaucratie administrative,
26:57le poids aussi
26:57de toutes ces associations
26:59militantes d'extrême-gauche
27:00qui prétendent dicter
27:01leurs lois
27:02à la majorité des Français.
27:04La réalité,
27:05c'est qu'il faut commencer
27:06par libérer notre pays
27:07de ses chaînes.
27:09Cela signifie
27:10que la droite
27:11doit préparer
27:13un projet de rupture
27:14qui est de même ampleur
27:16que celui
27:17qui a été porté
27:18en 1958.
27:21Et ma conviction
27:22reste aussi la même.
27:25La droite ne pourra réussir
27:26qu'en assumant
27:27des idées fortes,
27:29nous permettant
27:30de renverser la table
27:31quitte à déplaire
27:32à la cohorte
27:33de tous ceux
27:34qui veulent que rien ne change.
27:35pour juguler enfin
27:38l'explosion
27:38de l'immigration
27:39et du communautarisme,
27:41pour rendre la sécurité
27:43à nos compatriotes
27:44qui ont droit,
27:47pour tout simplement
27:47s'attaquer
27:48à l'explosion
27:49de la dépense publique.
27:52Baisser la dépense publique
27:53sera sur la durée
27:55le seul moyen
27:56de protéger
27:56les Français,
27:57notamment nos retraités,
27:59de l'explosion
27:59des impôts.
28:00Et enfin,
28:03vous savez ce que j'en pense,
28:05faire cesser
28:05la cistana
28:06pour revaloriser
28:07le travail.
28:10Il y a une vraie attente.
28:13Il y a un vrai chemin.
28:15Il y a un vrai projet
28:17de rupture à porter
28:18et j'y prendrai
28:20toute ma part
28:20avec les députés
28:22de la droite républicaine.
28:25Et notre responsabilité
28:26n'est pas seulement
28:27de reconstruire la droite,
28:28notre responsabilité
28:31c'est de porter
28:33quelque chose
28:33de plus grand que nous,
28:35la France.
28:37Et notre France,
28:38nous devons la libérer
28:39de ses chaînes
28:40pour que nous puissions
28:41retrouver la France
28:42que nous aimons.
28:44Ce chemin d'espérance,
28:46c'est à nous
28:47de le porter
28:48tous ensemble,
28:51unis
28:51et déterminés.
28:54Merci à tous.
28:55Un grand merci
28:56à tous.
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