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  • il y a 9 mois
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky salue ce dimanche 11 mai la proposition de son homologue russe qui a suggéré des négociations "directes" et "sans condition préalable" entre Moscou et Kiev. 

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Transcription
00:00Est-ce que vous pensez que ce face-à-face est possible ?
00:04Est-ce que vous pensez que Vladimir Poutine va accepter de se retrouver à la même table que Zelensky
00:09pour envisager de parler de la paix ?
00:12Possible, on va voir, souhaitable, sans aucun doute.
00:15Et j'ai envie de dire que M. Zelensky, il est habile-bile, c'est bien fait.
00:19Parce qu'il y a aussi du positionnement politique.
00:22Là, il donne l'impression, lui, on aurait pu s'attendre à ce qu'il y ait nombre de rancœurs,
00:25mais il prend la main et pour le coup, dans le narratif, c'est Vladimir Poutine qui est sous la pression.
00:31Il n'a pas totalement dit non, ce serait important si cette scène avait lieu à Istanbul, me semble-t-il, en Turquie,
00:36qu'enfin, il se voit pour que la politique, du moins la diplomatie, que les armes cessent indiscutablement.
00:43C'est une avancée, vous connaissez, j'ai la dent parfois très dure vis-à-vis du président Macron,
00:47mais je me félicite que les dirigeants européens auront quelque sorte pris des initiatives qui permettent cela.
00:52On aurait pu imaginer que ce soit un petit peu avant.
00:54Et pour terminer sur une dernière chose, la question, c'est comme il y a des ultimatums,
00:57quels sont nos moyens pour faire pression ?
00:59Moi, je suis de ceux qui pensent qu'on pourrait envisager la question de la saisie des avoirs, des fonds ouvrains russes.
01:05Il faut menacer Poutine au portefeuille indiscutablement.
01:07Il y a quelques mesures qui ont été prises au niveau européen, on en est au 15e.
01:10Pour l'instant, ça ne se fait pas parce que ça pose des questions juridiques.
01:13J'entends bien, mais il y a un débat de juristes aussi là-dessus,
01:15qui considère que dans la mesure où il y aura sans aucun doute des indemnités qui seront demandées à la Russie
01:20pour les destructions de la guerre dont il est responsable,
01:24on peut anticiper cela.
01:26Je crois que c'est aussi un moyen.
01:27Vous voyez, moi, ce que je souhaite, c'est que les armes cessent.
01:29Il n'y aura pas de solution militaire là-dedans, il faut des solutions diplomatiques.
01:33Et on le sait très bien que...
01:34Mais donc vous dites comme Emmanuel Macron qui dit, par exemple, à l'instant,
01:37il insiste sur la nécessité d'un cessez-le-feu pour qu'une rencontre Russie-Ukraine ait lieu.
01:41Vous pensez comme lui, il faut d'abord qu'on obtienne un cessez-le-feu.
01:44Je vais prendre la grosse tête et dire c'est Macron qui pense comme moi et comme nous.
01:48Non mais bon, je veux dire, le jeu n'est pas à polémiquer à l'heure actuelle.
01:51Je pense qu'on a perdu du temps, etc. Moi, je me félicite de la situation actuelle.
01:56Alexis Corbière, moi, j'ai une question sur l'après-discussion.
02:00On espère tous qu'on va arriver à un accord, mais ça ne réglera que le sujet actuel.
02:06Et pour la suite, on voit bien qu'on est face aujourd'hui à une Russie
02:09qui est devenue un empire menaçant, qui consacre un tiers de sa dépense publique à s'armer,
02:14qui demain s'attaquera à un autre pays européen.
02:16Qu'est-ce que les Européens doivent faire de plus pour dissuader toute tentative de guerre à nouveau en Europe ?
02:23Moi, je n'ai pas envie d'être plus ukrainien que les Ukrainiens.
02:26Il y a M. Zelensky qui aussi, me semble-t-il, on peut discuter de plein de choses.
02:30Il revient en raison de la guerre, il n'y a pas eu d'élection.
02:31Il me semble être un représentant quand même des intérêts ukrainiens.
02:34Et je pense qu'il y a une négociation qui doit s'engager.
02:37Qu'est-ce qu'on est prêt à concéder ou pas ?
02:39Il y aura sans doute... Je ne crois pas que ce soit des positions d'un côté ou de l'autre
02:42les plus ultimatistes qui vont l'emporter.
02:44Après, il va falloir voir de quelle manière...
02:47Parce qu'à la fois, il y avait une grandeur, un discours grand russe assez xénophobe de la part de Poutine,
02:53mais aussi une rationalité où il ne souhaite pas qu'il y ait des bases militaires
02:56qui s'installent aux portes de la Russie.
02:58Et nous aussi, on peut peut-être éviter de venir chatouiller cet empire menaçant aux frontières de la Russie.
03:04Moi, je suis pour qu'on discute de part et d'autre.
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