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[#LeCanapéRouge] Pepecy Ogouliguende, Députée de la Transition

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00:00...
00:00Mesdames et messieurs, bienvenue sur le canapé rouge du Gabon Média Time.
00:21Votre rendez-vous incontournable pour décrypter l'actualité politique, économique et sociale du Gabon.
00:26Aujourd'hui, nous avons l'honneur de recevoir Mme Pépesio Goulinguende, Né Mavikana, députée de la transition, leader de l'association civile et surtout grande défenseuse de l'inclusion des femmes dans tous les pans de la vie publique au Gabon.
00:42Alors que le pays vient d'entrer dans la Ve République, avec l'élection du nouveau président de la République, quelle place accorder à la femme ?
00:50L'honorable Pépesio Goulinguende nous donnera son regard sur la question.
00:55Mme Pépesio Goulinguende, bonsoir.
00:59Bonsoir, monsieur.
00:59Merci d'avoir accepté notre invitation.
01:02C'est moi.
01:02Comme il y a des traditions sur le canapé rouge du Gabon Média Time, la première question que je vais vous poser est celle de savoir comment vous vous portez en ce début de Ve République ?
01:13Je me porte très bien et je vous remercie pour cette invitation.
01:18Et comme tous les Gabonais qui ont plébiscité le président de la République, Brice Cottero Liguinguema, je suis très heureuse de ce que nous sommes en train progressivement de mettre en place les institutions qui vont animer la Ve République avec les hommes qui vont porter justement la vision.
01:42Alors comment avez-vous vécu, pour revenir spécifiquement à la cérémonie d'investiture du président Brice Cottero Liguinguema, comment l'avez-vous vécu ?
01:51Je dirais que c'était d'abord une cérémonie très émouvante parce que nous sortions de la transition et personnellement je pouvais réaliser combien Dieu nous a fait grâce
02:06de rentrer dans la transition dans un climat de paix et d'en sortir également dans ce climat de paix et l'adhésion des populations, ces populations qui ont fait le déplacement pour le stade de l'amitié d'Angonje des 6 heures,
02:27pour ne pas rater ce moment historique. Et ce que je retiens également c'est l'homélie du Monseigneur qui a posé les bases de la République dont nous rêvons,
02:43une république de justice, une république de responsabilité et le discours du chef de l'État qui est revenu sur le sentiment que nous devons avoir
03:00ou alors le sens de l'engagement que ce n'était pas seulement une célébration d'une victoire mais véritablement un engagement pour la renaissance du Gabon.
03:12Donc nous avons tous reçu le signal que nous devons contribuer à écrire l'histoire de cette cinquième république.
03:21Alors nous entrons des pleins pieds dans notre entretien. Le lundi 5 mai dernier, la présidence de la république a décliné la liste des membres du gouvernement.
03:29C'est une équipe de 30 membres dont 10 femmes qui composent cette équipe, soit près de 30% telles que demandées par la loi sur la parité.
03:41Comment interprétez-vous ce signal donné par le président de la république ?
03:46C'est avec beaucoup de satisfaction que nous femmes nous avons accueilli le respect de la loi sur les quotas
03:56qui fixent à 30% minimum le quota de femmes dans les différentes responsabilités.
04:04Et là, si on inclut le vice-président du gouvernement, nous sommes à 32,25% de femmes.
04:13Donc c'est déjà une très bonne chose de voir que nous respectons les textes tout en espérant qu'effectivement,
04:21donc tout ce qui va se faire, nous allons à la fin de ce septennat atteindre la parité, donc 50-50 mai.
04:30Pour les femmes, c'est vraiment une note positive de ce qu'enfin nous allons pouvoir jouir de nos droits.
04:42Parce que nous avons des conventions internationales qui ont été ratifiées, nous avons des textes nationaux.
04:48Et là, progressivement, nous sommes en train de voir qu'il y a un effort sur le respect des normes en matière d'inclusion des femmes.
04:57Alors, dans le détail, on constate que plusieurs d'entre elles occupent des postes régaliens.
05:04Nous pensons notamment à l'éducation nationale, à la défense nationale et aux très stratégiques ministères de la planification
05:11ou encore de la fonction publique.
05:14Que faut-il comprendre dans cette nouvelle orientation, surtout lorsqu'on sait qu'au début de la transition,
05:19il a été reproché au président, Oligin Guéma, de ne pas trop accorder de l'importance à la femme dans les grandes sphères de décision ?
05:30C'est vraiment une longue responsabilité qui a été accordée aux femmes.
05:37Peut-être parce que les femmes sont reconnues comme...
05:41On dit souvent qu'elles sont le socle de la société, qu'elles sont des bonnes organisatrices,
05:45parce que là, il s'agit justement de réorganiser le fonctionnement de l'État.
05:53Nous avons des défis et dans le projet de société du président,
05:59parmi les six piliers, pour moi, il y a deux qui sont vraiment fondamentaux,
06:04que ce soit la gouvernance, les institutions et le capital humain.
06:09Et nous voyons qu'effectivement, nos sœurs qui ont été nommées dans le gouvernement,
06:17notamment le ministère de la fonction publique,
06:19et l'un des ministères avec le ministère de la réforme,
06:23et le plan vont jouer un rôle important.
06:26Le problème du Gabon, ce ne sont pas que les hommes,
06:30c'est aussi la désorganisation de l'État, si on peut dire.
06:36Pendant longtemps, on a assisté à des réformes, on a créé des structures,
06:41on a créé des agences, sans forcément faire un travail de cohésion.
06:50Et aujourd'hui, on se retrouve avec des administrations parfois qui font la même chose
06:54et qui grèvent le budget de l'État.
06:57Donc, il y a un travail de réorganisation, un travail de rationalisation
07:02qu'il va falloir faire, et je salue vraiment l'arrivée de notre ministre du Plan,
07:08qui a travaillé à la Banque mondiale,
07:10qui pourra justement partager cette expérience
07:14pour que nous puissions faire un travail de cohérence,
07:19un travail de cohérence entre tous les acteurs chargés de la gouvernance dans ce pays.
07:26Donc, c'est une loup de responsabilité et tout le monde doit pouvoir les accompagner
07:35pour qu'on puisse avoir un État mieux organisé,
07:39et également en matière de capital humain.
07:42Nous oublions souvent que l'éducation, elle n'est pas que formelle.
07:45Nous avons l'éducation formelle, non formelle et informelle.
07:49Et là, il va falloir mettre l'accent sur d'autres programmes,
07:54justement, en matière d'éducation informelle et formelle.
07:57Et dans plusieurs pays, pour avoir été formé dans certaines institutions aux États-Unis
08:03en charge de la gouvernance, la question du capital humain,
08:06il y avait un programme qui s'appelait le Millennium Corporate Challenge,
08:11qui était justement chargé d'accompagner les États dans des piliers bien précis.
08:18Et le capital humain, investir dans l'humain, les questions de leadership,
08:23les questions de civisme, les questions de citoyenneté,
08:26doivent prendre aussi de l'ampleur.
08:30Parce que nous devons savoir qu'avant d'être un dirigeant ou alors un responsable,
08:39nous sommes d'abord citoyens.
08:41Et si nous avons ces valeurs de citoyenneté,
08:44si nous avons des valeurs en matière de sens de l'intérêt général,
08:49qu'est-ce que c'est que le service public,
08:51qu'est-ce que c'est qu'être citoyen,
08:53nous pourrons effectivement avoir une cinquième république
08:57complètement différente de ce que nous avons vécu jusqu'à présent.
09:01Alors, autre fait assez important lors de l'annonce de ce nouveau gouvernement,
09:07l'entrée de l'ancienne candidate à la présidentielle,
09:10Zenaba Shaminga.
09:13Quel regard portez-vous sur cette nomination ?
09:17Je dirais que ça, c'est le pouvoir discrétionnaire du chef de l'État.
09:22Est-ce qu'il faut qu'on soit candidate aux élections pour pouvoir être promis ?
09:28Je pense que c'est une opportunité aussi, c'est un défi pour elle
09:31parce qu'elle a partagé un certain nombre d'idées innovantes
09:38dans son projet de société.
09:40Nous lui souhaitons vraiment bon vent,
09:42qu'elle puisse traduire ce qu'elle a partagé comme information
09:46dans l'exercice de ses fonctions.
09:50Elle arrive dans le gouvernement,
09:53ce ne sera pas facile parce que le gouvernement
09:55a ses réalités qui sont complètement différentes du secteur privé.
10:01Donc, il va falloir qu'elle s'entoure,
10:05d'abord qu'elle-même,
10:06qu'elle puisse faire un effort
10:09pour s'adapter rapidement au monde de l'administration
10:13et apporter ce qu'elle peut avoir comme solution innovante.
10:19C'est très important parce que l'entrepreneuriat
10:22est l'alternative à l'administration.
10:27C'est aussi un secteur qui est miné par l'informel.
10:31C'est un secteur dans lequel les femmes qui sont sans emploi
10:35peuvent également se réaliser, et les jeunes.
10:39Donc, nous lui souhaitons beaucoup de courage
10:42parce que le peuple sera d'autant plus exigeant
10:49du fait qu'elle a voulu être présidente.
10:54Donc, on suppose qu'elle a des aptitudes,
10:57elle a tous les moyens pour réussir.
11:00Mais bon, on lui souhaite beaucoup de courage.
11:02Cette équipe gouvernementale aura la lourde responsabilité
11:13de préparer les échéances électorales
11:16du dernier trimestre de cette année.
11:18En quoi les femmes de cette nouvelle équipe gouvernementale
11:21seront-elles indispensables ?
11:22Sur le plan politique, par exemple.
11:23Les femmes, à mon humble avis, doivent exercer
11:32ce qu'on appelle le leadership transformationnel.
11:35Il faut qu'elles sachent qu'elles sont dans ce gouvernement
11:39à double titre.
11:41Elles sont là, effectivement, pour mettre en œuvre
11:43la vision du chef de l'État traduite.
11:47Cette vision a été traduite par le projet de société.
11:51Donc, ça, nous avons les grandes lignes.
11:54Nous espérons, dans les prochaines semaines,
11:56avoir un plan stratégique opérationnel
11:59qui nous donnera un peu plus de visibilité
12:01pour chaque domaine.
12:03Mais je pense que leur valeur ajoutée serait d'abord
12:05de jouer leur rôle régalien de membre du gouvernement,
12:10mais d'avoir également à cœur la condition de la femme.
12:14C'est-à-dire que dans chacun des départements,
12:18quelles sont les préoccupations des femmes,
12:22quels sont les besoins spécifiques des femmes
12:24et de leur mieux faire passer,
12:28que ce soit les réformes, que ce soit les plaidoyers.
12:31Nous pensons qu'elles devraient aussi être des alliées
12:34pour les organisations des femmes
12:36pour faire passer un certain nombre de réformes
12:41ou alors un certain nombre de plaidoyers.
12:43Donc, vraiment, ce ne sera pas facile.
12:47Ce ne sera pas facile.
12:48Cinquième République, c'est un nouveau départ.
12:51Et j'écoutais encore des hommes politiques d'autres pays
12:56qui parlaient de cette question vraiment d'organisation
13:01du fonctionnement de l'État.
13:03Et en tant que bonne mère, bonne épouse pour certaines,
13:07et socle de la société,
13:09il va falloir s'asseoir chacune dans son département
13:14et voir ce qu'elles peuvent apporter à la nation,
13:17mais également comment elles peuvent porter la voix des femmes
13:21et impacter positivement la condition des femmes.
13:26Alors, le chef de l'État a reçu récemment
13:29les responsables des partis politiques.
13:31L'objectif est de travailler sur la nouvelle loi
13:33sur les partis politiques
13:34et le redécoupage électoral.
13:36En ce début de Ve République,
13:40on constate encore malheureusement
13:41que très peu de femmes sont à la tête des formations politiques.
13:45Ne croyez-vous pas que les travaux qui seront engagés
13:48en vie de réformer les partis politiques
13:49ne prennent pas suffisamment en compte
13:52le rôle des femmes,
13:53surtout en leur absence ?
13:57Peut-être pas en leur absence.
13:58Je sais qu'il y a quelques femmes
14:00qui sont à la tête des partis.
14:02mais au-delà de la présence de ces femmes,
14:06c'est d'abord de traduire l'article 15 de la Constitution
14:10qui parle de l'égal accès des hommes et des femmes
14:12aux mandats électoraux, responsabilités politiques et professionnelles.
14:16A ce titre, pour atteindre cet égale accès,
14:21tout commence prioritairement par l'organisation des partis politiques.
14:27Dans les réformes, il faut tenir compte de l'inclusion des femmes
14:31dans les instances décisionnelles des partis.
14:35Parce que jusqu'à présent,
14:36avec le regard de citoyenne que j'ai,
14:41on observait un peu comme une classification des femmes dans les partis
14:48où elles étaient le plus souvent dans une instance
14:52et on les voyait beaucoup plus comme des outils de propagande.
14:56Je pense qu'il y a beaucoup de matière,
14:58il y a des compétences
14:59et c'est l'occasion dans ces réformes
15:02de tenir compte de la représentativité des femmes
15:06conformément aux textes en vigueur.
15:08Donc dans les instances décisionnelles,
15:09on devrait pouvoir retrouver au minimum les 30%
15:13et même qu'au dialogue national,
15:16nous avions acté pour 40%.
15:18Et si on veut s'arriver aux standards internationaux
15:21et surtout aux conventions
15:23que nous avons ratifiées,
15:25les conventions internationales,
15:27nous devions désormais parler de parité.
15:30Donc ça doit commencer dans les partis
15:32qu'on puisse tenir compte de cette exigence de parité.
15:36Et je pense que dans les réformes également,
15:39il serait bon d'intégrer les programmes de mentorat.
15:42Il faut savoir que le parti politique,
15:43au-delà du fait qu'il veuille briguer un mandat
15:47ou l'exercice du pouvoir,
15:49ce sont également les partis politiques
15:52qui contribuent et participent à l'animation de la vie politique.
15:56Et les partis politiques contribuent également
15:58à structurer l'opinion publique.
16:01Donc c'est important d'amplifier les programmes de citoyenneté,
16:07d'éducation de masse
16:08et pourquoi pas prévoir des programmes de mentorat.
16:12Il faut qu'il y ait des structures de formation en politique
16:16dans les partis avec des programmes de mentorat
16:18pour accompagner les femmes et les jeunes.
16:21Et il faut savoir que dans la réforme également,
16:24les récentes réformes de notre Constitution,
16:30l'article 7 prévoit la société civile
16:33comme un acteur également de la démocratie participative.
16:37Donc dans ces réformes,
16:39les partis politiques doivent tenir compte
16:41de ces dispositions.
16:44L'inclusion des femmes,
16:46quel serait le rôle ou les relations
16:48avec également peut-être la société civile,
16:51mais il faut tenir compte de ces acteurs-là
16:52et également des jeunes.
16:54Alors, vous avez récemment dressé plusieurs propositions
16:57en vue de renforcer la place de la femme
16:59dans la vie publique.
17:01Vous proposez notamment la mise en place
17:03d'un Conseil national de la femme.
17:06En quoi cet organe serait-il novateur
17:08et comment envisagez-vous sa déclinaison
17:10dans le paysage politique ?
17:12Le Conseil national de la femme a été
17:15l'une des recommandations du dialogue national inclusif
17:19parce que nous avons constaté qu'au Gabon,
17:22nous n'avons pas une structure,
17:24je peux dire fêtière,
17:25qui fédère les femmes issues de tous horizons.
17:30Alors que dans la pratique,
17:31chaque fois qu'il y a des grands plaidoyers
17:32ou qu'il y a des questions d'intérêt général
17:37concernant la femme,
17:38nous arrivons à nous retrouver autour d'une table
17:41des femmes issues de la société civile,
17:44du monde politique, du gouvernement,
17:47la femme rurale, et ainsi de suite.
17:49Mais nous n'avons pas un cadre dédié
17:51de réflexion, d'échange, de proposition.
17:56Et en nous inspirant de l'expérience d'autres pays,
17:59de la même manière qu'il existe
18:00un Conseil national de la jeunesse dans ce pays,
18:03nous avons proposé la création
18:05de ce Conseil national de la femme
18:07qui serait une institution
18:09qui aurait en son sein une maison nationale de la femme
18:15avec des démembrements à l'échelle provinciale.
18:19Et cette maison aurait pour objectif
18:21de former, de renforcer les capacités des femmes.
18:24Vous savez que non seulement en parlant précisément
18:27de la politique,
18:29nous savons que c'est un monde
18:31dominé par les hommes.
18:34Donc il faudrait vraiment accompagner les femmes,
18:37renforcer leurs capacités
18:38pour savoir comment elles pourraient également
18:41jouer un rôle important
18:43et surtout influencer positivement
18:45tout ce qui se passe dans le monde politique.
18:48Nous aurions également,
18:49au sein de ce Conseil national de la femme,
18:52un observatoire des droits de la femme
18:55pour faire ce monitoring,
18:57ce suivi, cette évaluation,
18:59de la mise en œuvre des textes
19:01et proposer des textes
19:04pour améliorer vraiment la condition de la femme.
19:07Donc cette instance serait
19:09une sorte de laboratoire
19:13et dans la promotion des droits des femmes,
19:17c'est aussi une structure
19:18qui pourrait permettre de mobiliser les financements.
19:21Il s'agit des programmes
19:23de renforcement des capacités,
19:25il s'agit des programmes d'autonomisation
19:26qui seront mis en œuvre,
19:27il s'agit de véritablement implémenter,
19:32ça pourrait être un acteur majeur
19:34de la politique du genre au Gabon
19:36et nous savons que pour implémenter des programmes,
19:42il faut des ressources.
19:43Et ce Conseil national de la femme
19:44pourrait être un outil de mobilisation des ressources
19:47de la part des partenaires internationaux
19:49parce qu'ils seraient rassurés
19:52qu'ils donneraient leur financement
19:55ou leur appui technique
19:56à une structure qui est reconnue par l'État.
20:00Il y a des actions ponctuelles
20:01qui se font avec certaines associations
20:04ou réseaux de femmes,
20:06mais les montants ne sont pas suffisamment importants.
20:10Mais un Conseil national de la femme
20:13pourrait permettre de renforcer les capacités des femmes,
20:16d'avoir un interlocuteur institutionnel des pouvoirs publics
20:21et également un outil de mobilisation de financement.
20:25Et in fine, ça pourrait contribuer
20:27à l'amélioration de la condition de la femme.
20:30Donc ça fait partie des recommandations
20:33qui sont faites à l'échelle internationale
20:35et les pays qui les ont implémentés
20:37ont vu des résultats probants
20:41parce qu'il s'agit d'avoir désormais
20:43des résultats concrets,
20:45non pas une gouvernance
20:47au niveau des hautes sphères du pays
20:58ou du pouvoir, autant pour moi,
21:01mais nous voulons avoir des résultats concrets.
21:05C'est-à-dire que chaque Gabonais,
21:06où qu'il soit, doit pouvoir être impacté
21:11par ce qui se fait.
21:12Voilà pourquoi le Gabon, dans l'urgence,
21:15et on parlait tout à l'heure de certains ministères,
21:17le ministère de la Réforme,
21:19des institutions a un rôle également important
21:22parce qu'il va falloir réorganiser
21:24la gouvernance du pays,
21:26il va falloir mettre en œuvre des réformes.
21:30Au-delà des réformes politiques,
21:32les réformes concernent le secteur économique,
21:34concernent le secteur social,
21:37concernent également le secteur de la gouvernance
21:39dans son entièreté.
21:41Parce que les deux premiers piliers des pouvoirs,
21:43pour la petite expérience que j'ai eue
21:45dans les différentes formations dans le monde,
21:48nous avons l'administration,
21:49qui doit être performante,
21:51et pour qu'elle soit performante,
21:52il faut qu'elle soit mieux organisée.
21:54Nous avons également l'humain,
21:56qui est l'acteur majeur,
21:57avec des valeurs,
21:58des valeurs concernant le sens de l'intérêt général,
22:04l'action publique.
22:05Qu'est-ce que c'est que l'action publique ?
22:07Autrefois, nous parlions uniquement d'administration.
22:10Aujourd'hui, on met la performance de l'action publique.
22:13Est-ce qu'aujourd'hui, le citoyen peut dire,
22:16oui, j'ai été dans telle administration,
22:18j'ai été bien reçu,
22:19j'ai pu avoir satisfaction
22:22ou alors j'ai eu l'information que je voulais.
22:24Donc je vais également profiter de l'occasion
22:28pour demander à nos plus hautes autorités
22:32d'adhérer à un programme,
22:35à une initiative qui s'appelle
22:36Partenariat pour un gouvernement ouvert,
22:39mettre l'accent sur les questions de transparence,
22:42l'information également sur les questions
22:45de bonne gouvernance,
22:47la lutte contre la corruption
22:48qui est vraiment un cancer
22:51pour plusieurs États.
22:54Dans le nôtre, nous avons encore la dernière notation.
22:56Et la notation du PNUD
22:59en matière de développement humain,
23:01j'invite les pouvoirs publics
23:02à aller voir ce qui a été dit.
23:04Les défis sont nombreux.
23:06La question de la lutte contre la pauvreté,
23:08elle concerne essentiellement les femmes.
23:12Les trois quarts des pauvres sont des femmes
23:13avec tout ce qu'il y a comme déclinaison.
23:15Donc nous pensons que la question de la femme,
23:18si on a résolu une partie importante
23:23des problèmes des femmes,
23:25nous allons véritablement avoir un impact sur la société
23:29parce qu'elles sont pour la plupart
23:30à la tête des familles.
23:33Si on parle des familles monoparentales,
23:35elles élèvent des enfants.
23:37Elles sont à la base de l'éducation.
23:39Elles sont, elles sont, elles sont.
23:40Et je pense que si on arrive à améliorer
23:42leurs conditions de vie,
23:45nous aurons fait un pas supplémentaire
23:47dans cette cinquième république.
23:49Alors, pour rester sur cette question,
23:51quelle politique publique
23:54pouvez-vous suggérer
23:57pour véritablement impulser
23:59une réelle promotion des droits de la femme ?
24:03Vous savez qu'une politique publique,
24:06ce n'est pas une idée ou un programme.
24:09Et ça, c'est l'une des faiblesses.
24:12Le nouveau vice-président du gouvernement
24:17a travaillé dernièrement sur cette question.
24:22Le Gabon, on n'a pas de politique publique
24:24au sens scientifique du terme,
24:28si je peux m'exprimer ainsi.
24:30Donc, ça, c'est l'un des défis.
24:33Nous devons élaborer des politiques publiques
24:35parce que la politique publique
24:37prend en compte
24:38tous les pans d'une question.
24:42Vous voyez, lorsqu'on aborde
24:43la question des droits des femmes,
24:45en fait, les femmes,
24:47les droits des femmes concernent
24:49tous les secteurs
24:51de la vie publique.
24:54Donc, il va falloir s'asseoir
24:55pour voir qu'est-ce qu'on met en cohérence.
24:58Je vous ai dit au début
24:59que nous avions eu plusieurs programmes,
25:02nous avons eu plusieurs réformes,
25:05mais il n'y a pas eu un travail
25:07de mise en cohérence.
25:08Aujourd'hui, le Gabon a plusieurs textes
25:12qui concernent les femmes.
25:15Mais ces textes n'ont jamais été appliqués,
25:18quasiment.
25:19Donc, elles ne pouvaient pas être impactées.
25:23Nous avons eu un plan décennal
25:25d'autonomisation de la femme gabonaise.
25:27Ça aurait pu être un outil important
25:29en dix ans
25:30qui aurait pu permettre
25:32de transformer la vie des femmes.
25:34Malheureusement,
25:35ce plan n'a jamais été financé
25:36alors qu'il y avait un budget.
25:38Et ce plan a été élaboré
25:42avec les deniers publics.
25:45Donc, au-delà du financement
25:47international,
25:48il y a eu des données publiques.
25:53Donc, c'est ton argent,
25:54c'est mon argent.
25:55Il n'y a pas de raison
25:56de ne pas en tenir compte.
25:58Certainement, moi,
25:59je demanderais de faire un bilan.
26:01Un bilan aujourd'hui,
26:02une évaluation
26:03de ce plan décennal d'autonomisation.
26:06Qu'est-ce qui a été fait ?
26:07Je pense qu'en termes de réformes,
26:09j'aurais dit qu'il y a eu des choses
26:10qui ont été faites.
26:11Mais là, nous voulons maintenant
26:12des actions directes
26:13et nous voulons la mise en œuvre
26:15de ce qui a été mentionné
26:18dans ce plan décennal
26:21d'autonomisation de la femme gamonaise
26:22qui concernait tous les pans
26:24de la société politique,
26:25économique, sociale, culturelle,
26:28environnementale.
26:29Nous avions également
26:30un plan d'action nationale
26:32pour la paix de la résolution 1325
26:34du Conseil de sécurité des Nations Unies
26:37qui reprenait
26:39certains axes stratégiques
26:40qui pouvaient impacter
26:42vraiment le quotidien des femmes.
26:44Donc, j'inviterais,
26:45nous avons également
26:46la stratégie d'investissement
26:47humain du Gabon.
26:49Je pense que
26:50si l'on prend le temps
26:53de faire une évaluation
26:56de tout ce que nous avons eu
26:58comme réformes,
26:59nous avons eu des grandes réformes,
27:00nous avons eu McKinsey
27:01qui est venu au Gabon,
27:02qui a été payé
27:03par l'État gabonais
27:05pour faire un travail.
27:07Donc, faisons un effort
27:09en toute humilité
27:10de reprendre
27:13toutes ces réformes,
27:16toutes ces stratégies,
27:17tous ces programmes
27:18pour voir
27:19qu'est-ce qui peut être bon
27:21pour la Ve République,
27:23qu'est-ce qui a marché,
27:24qu'est-ce qui n'a pas marché
27:25et pourquoi.
27:27Si nous ne faisons pas
27:28ce travail véritablement
27:30de bilan,
27:32pas de la transition,
27:33parce que la transition
27:35avait un objectif bien précis
27:36et l'objectif a été atteint,
27:39c'était de réformer
27:40les institutions,
27:43surtout les réformes juridiques
27:44pour organiser
27:45de nouvelles élections.
27:46Et à ce niveau,
27:47je pense qu'on peut dire
27:4810 sur 10
27:49parce que nous sommes
27:50dans la Ve République.
27:51Mais la Ve République
27:52doit être un moment aussi
27:54où on s'arrête
27:55pour faire un bilan,
28:00un bilan de tout ce qui a été fait
28:01jusqu'au 30 août 2023,
28:05prendre ce qui est bon,
28:06et définir vraiment,
28:09on a aussi un document
28:10de prospective.
28:11Donc, il faut s'arrêter.
28:12Il faut s'arrêter.
28:14Si on se met en mode
28:15de pilotage automatique,
28:18nous risquerons d'avoir
28:20des surprises désagréables.
28:22Je voudrais également rajouter
28:24la question de l'information
28:28de l'éducation populaire.
28:31Vous savez, aujourd'hui,
28:34nous sommes confrontés
28:37à d'énormes problèmes
28:38que certains pensent
28:40que tout peut se résoudre
28:41du jour au lendemain.
28:43Il faut qu'on prenne le temps
28:44d'expliquer aux populations
28:46comment le processus
28:48de changement va se faire,
28:51quel est l'effort
28:52que chacun devra fournir,
28:54comment chacun pourra contribuer
28:56dans les femmes,
28:58dans l'écriture de l'histoire
28:59de cette cinquième république.
29:01C'est très important.
29:02À partir de ce moment,
29:04ça évitera aux gens
29:05d'avoir des attentes
29:07tellement importantes
29:10en un temps record.
29:11Non, nous sommes dans
29:12un processus de changement.
29:13Le président hérite d'un pays,
29:16je vous parlais du rapport
29:17du PNUD,
29:19qui nous montre
29:21que le Gabon a reculé
29:24en matière de développement humain,
29:26pas pendant la transition,
29:28mais avant la transition.
29:30Donc, c'est pour dire
29:31que nous devons prendre
29:33tous ces éléments
29:33et écouter également.
29:37Nous avons eu
29:37le dialogue national inclusif.
29:39Beaucoup de choses
29:39ont été dites.
29:40Il faut les relire
29:42et tenir compte
29:44de toutes ces informations,
29:47tous ces éléments,
29:49faire intervenir certainement
29:50des personnes
29:51qui pourraient apporter
29:52également un regard futuriste
29:54parce que nous sommes aussi
29:55en train de nous projeter
29:57dans les 20, 30, 40, 50 prochaines années.
30:01C'est ce que les autres font.
30:03Il y en a qui sont même
30:04déjà dans les 100 prochaines années.
30:06Mais nous pensons
30:07que nous avons là l'opportunité
30:08de réécrire l'histoire du Gabon.
30:11Quand le président américain,
30:14un des présidents américains
30:16avait parlé d'aller sur la lune,
30:20à l'époque,
30:20personne ne pouvait imaginer
30:21que c'était possible,
30:22mais aujourd'hui,
30:23nous sommes en train de le vivre.
30:24Donc, c'est un peu cette dynamique
30:26que nous devons avoir
30:27au niveau du Gabon.
30:28Mais ce n'est pas du ressort
30:29uniquement du gouvernement.
30:32Il faut aussi qu'on sorte
30:33de ces anciens paradigmes
30:35où on pensait
30:36que c'est le gouvernement
30:37qui est omniscient,
30:38qui peut tout faire.
30:39Ce n'est pas ça.
30:40Et le président nous parle
30:41d'inclusion,
30:42d'inclusivité
30:43parce qu'il considère
30:45que chaque Gabonais
30:46peut contribuer
30:48au développement du pays.
30:51maintenant,
30:52comment définir les règles,
30:54comment définir
30:55les rôles
30:56des uns et des autres.
30:57Là,
30:58les partis politiques
30:59ont commencé.
31:02Il faut que les autres acteurs
31:03également soient
31:04mis à contribution
31:05pour que nous définissions
31:07ensemble
31:07ce que nous devons faire,
31:09ce que nous voulons,
31:10quels sont nos objectifs
31:11prioritaires
31:12et le rôle
31:13que chacun devra jouer
31:14dans l'atteinte
31:16vraiment de ces objectifs.
31:17Alors,
31:18nous entrons
31:18de plein pied
31:19dans la dernière partie
31:20de notre émission.
31:21Malheureusement,
31:21le temps passe très vite.
31:23Le président de la République
31:24a prôné durant sa campagne
31:26l'inclusivité
31:27de toutes les composantes
31:28de la société.
31:30Au-delà de l'aspect politique
31:31et institutionnel,
31:32comment rendre audible
31:34la voix des femmes ?
31:36Rendre audible
31:37la voix des femmes ?
31:38Je disais déjà,
31:38si nous avons
31:39notre Conseil national
31:40de la femme,
31:42les femmes pourraient être
31:43en un lieu
31:44et parler d'une même voix.
31:45C'est important
31:47d'avoir ce cadre
31:51de concertation,
31:53d'échange,
31:54de réflexion.
31:55Nous pensons également
31:56que désormais au Gabon,
32:00on devrait appliquer
32:01les textes.
32:04Les femmes ont bénéficié
32:07d'un certain nombre
32:07de réformes.
32:09Il ne faudrait plus
32:09que la femme soit prise
32:11comme un accessoire
32:13où parfois on se dit
32:14« Ah, mettez quand même
32:15les femmes ! »
32:16On a oublié les femmes.
32:18Non, qu'on permet
32:19dans la Ve République
32:20à la femme
32:21de déployer son plein potentiel.
32:23C'est aussi
32:24une responsabilité
32:25que nous prenons
32:27devant l'histoire
32:28de notre pays.
32:28Voilà pourquoi
32:29dans nos plateformes
32:31nous avons démarré
32:32des programmes
32:32de renforcement
32:33des capacités
32:34et des cadres
32:36d'échange
32:37et de discussion.
32:38Mais nous souhaiterions
32:40que ce soit
32:40à l'échelle nationale,
32:42que la femme rurale,
32:43en fait la femme gabonaise
32:44où qu'elle soit,
32:46qu'elle soit en milieu rural,
32:47qu'elle soit au quartier,
32:49qu'elle soit dans une ONG,
32:51qu'elle soit au gouvernement,
32:53qu'elle soit une actrice
32:55vraiment de changement.
32:58Et qu'est-ce qui pourrait
33:00également être fait
33:01pour les femmes ?
33:02Le financement
33:03des associations.
33:04Nous pensons
33:05que les femmes
33:05sont très présentes
33:06dans les associations,
33:08dans tout ce qui est
33:09société civile.
33:10et si la société civile
33:12est financée,
33:14chaque Gabonais
33:15pourra jouer
33:16sa partition
33:17avec des mécanismes
33:19de renouvelabilité,
33:20bien sûr,
33:21avec des cahiers
33:21de charges.
33:22Ça se fait
33:23dans plusieurs pays.
33:24Aujourd'hui,
33:24si la Chine
33:25a pu réduire
33:26le taux de pauvreté,
33:28c'est parce que
33:29la société civile
33:30travaille de concert
33:31avec le gouvernement
33:32et que la société civile
33:34réalise même
33:35des prestations
33:36pour le compte
33:37du gouvernement.
33:38envoyé dans le domaine
33:39du VIH,
33:41SIDA par exemple,
33:43il y a des organisations
33:44qui sont chargées
33:45de faire des visites
33:46à domicile,
33:47qui font du counseling
33:48avec les malades
33:51et tout.
33:52Donc,
33:53nous pensons
33:54que les financements,
33:56il faudrait faire
33:57un travail également
33:58de rationalisation
33:59des dépenses
34:02de l'État
34:03et voir comment
34:05dégager des ressources
34:06pour que tous
34:07les Gabonais
34:07puissent bénéficier
34:09de ces ressources
34:11pour pouvoir
34:12accomplir
34:13des missions,
34:15des missions
34:15qui vont dans
34:16le sens
34:17du développement.
34:18Donc,
34:18c'est vraiment
34:19important qu'aujourd'hui,
34:21chaque Gabonais
34:22soit mis
34:23à contribution
34:23dans les femmes.
34:25Et les femmes
34:25sont déjà présentes
34:27sur le terrain.
34:28Il y a des milliers
34:29d'organisations,
34:31il y a des milliers
34:32d'initiatives
34:34émanant des femmes
34:35mais qui ne sont pas
34:36prises en compte
34:37par les gouvernants.
34:39Donc,
34:39l'inclusion doit se traduire.
34:41Nous parlons
34:41de décentralisation
34:42aujourd'hui.
34:44Nous pensons également
34:45que les femmes
34:46doivent faire l'objet
34:48d'un regard particulier
34:50pour pouvoir bénéficier
34:52de toute cette expertise
34:53et de leur permettre
34:54de faire encore
34:55davantage
34:56pour la construction
34:57de la Vème République.
34:59Mais nous remercions
35:00déjà le président
35:01qui aujourd'hui
35:03nous montre
35:04qu'il peut être
35:05un allié
35:06vraiment pour les femmes.
35:07C'est un signal
35:08très fort.
35:09Nous avons plusieurs
35:09institutions,
35:11nous avons
35:11plusieurs administrations,
35:16nous avons
35:16plusieurs initiatives.
35:18C'est aussi
35:19de repenser
35:20la gouvernance.
35:21Nous parlons
35:21aujourd'hui
35:21d'une gouvernance
35:22participative.
35:24Il faut qu'elle
35:24soit réelle.
35:26Il ne faut pas
35:27que tout le monde
35:27rêve soit
35:28d'être ministre
35:29ou d'être
35:30maudite
35:30pour se sentir
35:32concerné
35:33par le développement
35:34du pays,
35:35chaque Gabonais
35:35où qu'il soit.
35:37Et ça,
35:37c'est le défi.
35:38Comment réinventer
35:39une gouvernance
35:40participative ?
35:43Et les pays
35:43qu'il s'agisse
35:44de Singapour,
35:46aujourd'hui,
35:47certains pays
35:47de l'Afrique,
35:48de l'Ouest,
35:49qui ont
35:49de bons résultats,
35:52c'est parce
35:53qu'ils ont
35:54exploité
35:55justement
35:56cette ressource.
35:58Il y a aussi
35:59un défi
36:00par rapport
36:00aux quartiers
36:01sous-intégrés.
36:02Il faut des programmes
36:03spécifiques,
36:04comme dans d'autres
36:05pays,
36:05pour transformer
36:06le développement
36:07communautaire.
36:08Les femmes
36:09peuvent jouer
36:10un rôle important,
36:11les jeunes,
36:12dans la question
36:13du développement
36:13communautaire.
36:14Et quand on parle
36:15de développement
36:15communautaire,
36:16on touche
36:17directement les Gabonais
36:18où qu'ils soient.
36:19nous avons vu
36:20certaines ruelles
36:22en béton,
36:23l'éclairage solaire
36:25dans certains quartiers,
36:26comment tout de suite
36:27ça a transformé
36:27la vie de ces gens.
36:29L'habitat,
36:30l'habitat.
36:30En tout cas,
36:31tous les pans
36:32de la société
36:32sont prioritaires,
36:34mais commençons
36:35par mieux réorganiser
36:37le fonctionnement
36:39de notre
36:40administration.
36:43Et également,
36:44comment
36:44impliquer
36:47toutes les composantes
36:49de la société.
36:50Alors,
36:50on se rend compte
36:52que dans notre pays,
36:53la question des violences
36:54faites aux femmes
36:54est toujours aussi
36:55prégnante.
36:56En tant que députée
36:57de la transition,
36:58y a-t-il eu des avancées
36:59sur la question
37:00tout au long
37:01de cette transition
37:02qui s'est achevée
37:03le 3e ?
37:03Durant la transition,
37:08nous avons capitalisé
37:10la loi.
37:11Il y avait une loi
37:12sur les violences
37:13qui avaient déjà été
37:14prises par le...
37:17qui avaient été adoptées
37:18par le Parlement
37:19de la 13e législature
37:21et nous avons contribué
37:23à mettre en oeuvre
37:24vraiment cette loi,
37:25à la vulgariser.
37:27Mais une fois de plus,
37:28la question de la violence
37:29est multidimensionnelle.
37:32Nous avons même
37:32les violences étatiques
37:33parce que le fait
37:34de ne pas respecter
37:35des dispositions
37:37qui sont prévues
37:38par les textes
37:38au profit des femmes,
37:39c'était aussi considéré
37:40comme une violence.
37:42Vous avez des droits,
37:43mais vous ne pouvez pas
37:44y accéder.
37:45nous avons les violences
37:46physiques,
37:48les violences sexuelles
37:49et toutes ces violences
37:50ont aussi comme source
37:52pour la plupart
37:54le manque d'autonomisation
37:56économique des femmes.
37:58Le fait
37:58qu'elles aient
37:58des difficultés financières,
38:00on le dit souvent
38:01que lorsqu'une femme
38:02va dans un mariage alimentaire,
38:04c'est-à-dire qu'elle va
38:05en couple
38:07parce qu'elle veut
38:08satisfaire des besoins primaires,
38:11elle veut avoir un toit,
38:12elle veut avoir de quoi manger,
38:15elle aura du mal
38:16à faire valoir ses droits
38:17parce qu'elle est
38:18en position de dépendance.
38:20Et là,
38:20nous attendons
38:20les activités
38:24de la banque
38:25pour l'entrepreneuriat
38:27et pour le commerce
38:28et l'entrepreneuriat
38:28du Gabon
38:29pour véritablement
38:30booster
38:31l'autonomisation
38:33économique des femmes.
38:34Nous avons
38:34les pesanteurs culturels
38:36parce que
38:36dans notre culture,
38:39l'homme
38:39a eu toujours
38:41ce pouvoir
38:43de domination.
38:44Donc,
38:44comment rééquilibrer
38:46les choses
38:47en leur disant
38:48qu'aujourd'hui,
38:50les femmes
38:51et les hommes
38:51ont les mêmes droits
38:53et doivent avoir
38:54accès
38:55aux mêmes opportunités.
38:56Ça aussi,
38:57il y a un rapport
38:57de force.
38:58Donc, il y a
38:58tout un travail
38:59de rééducation
39:00des masses.
39:01Voilà pourquoi
39:01je disais
39:02qu'on parle,
39:04lorsqu'on parle
39:04d'éducation,
39:05il n'y a pas
39:05que l'éducation
39:06formelle,
39:07l'école,
39:07il y a aussi
39:08toute cette éducation
39:10informée.
39:11Donc, il va falloir
39:12rééduquer
39:13les hommes
39:14et les femmes
39:15pour faire comprendre
39:17que nous avons
39:18les mêmes droits.
39:20Et il y a un programme
39:21dénommé
39:22la masculinité positive
39:24qui est un outil
39:26mis à la disposition
39:28des gouvernants
39:31et des associations
39:32pour accompagner
39:33ce changement.
39:34N'oublions pas,
39:35ça c'est un plan
39:36qu'on n'a pas
39:36suffisamment abordé
39:37la question
39:38du changement
39:39de mentalité.
39:41C'est vraiment
39:41un élément
39:42fondamental
39:43dans notre
39:44cinquième république.
39:46Quels sont
39:46les objectifs ?
39:48Qu'est-ce que
39:48nous voulons ?
39:49À partir de ce moment,
39:51quels sont les moyens
39:52dont nous avons besoin ?
39:53Et la mentalité
39:54fait partie
39:55de cela.
39:56Donc,
39:57les violences,
39:58c'est tout un
39:59programme.
40:00Nous avons
40:00le Centre
40:01de lutte contre
40:03les violences
40:03faite aux femmes
40:04qui est fonctionnel
40:07mais qui rencontre
40:10des difficultés
40:11et nous pensons
40:12que lors,
40:13dans la
40:14cinquième république,
40:15il va falloir
40:15décentraliser cette...
40:17avoir des services
40:18déconcentrés
40:19autant pour moi,
40:19excusez-moi,
40:20des services déconcentrés
40:22sur l'ensemble
40:22du territoire.
40:23Mais c'est beaucoup
40:24plus aussi un problème
40:25de sensibilisation,
40:28d'éducation,
40:29d'éducation
40:30des hommes
40:31et des femmes
40:32au nouveau paradigme.
40:35Et ça,
40:35malheureusement,
40:36nous assistons
40:37à des cas
40:38de féminicide
40:39mais nous faisons
40:40confiance à la justice
40:41mais il y a un travail
40:43à faire en amont.
40:43Il faut vraiment
40:44reformater les mentalités
40:46dans tous ces domaines
40:48pour que nous puissions
40:50aussi bien réduire
40:51le taux de violence
40:53mais également apporter
40:54des changements notoires.
40:55Mais il faut savoir
40:55que ce n'est pas
40:56un phénomène
40:57gabonais,
40:59ce n'est pas un phénomène
41:00gabonais
41:01même s'il est très présent
41:02c'est une question mondiale
41:04et nous faisons confiance
41:06au pouvoir public
41:07et avec les plaidoyers
41:09des femmes
41:10qui sont derrière
41:11il y a des réformes
41:12qui sont en cours.
41:14Nous avons vu
41:15le ministre de la justice
41:16et le ministre
41:18de la femme
41:19travailler sur la question
41:21de l'assistance judiciaire
41:24pour voir comment
41:25les femmes
41:25peuvent se faire
41:26accompagner par l'État
41:28pour les procès.
41:29mais il y a
41:31un travail à faire
41:32en amont.
41:33Alors,
41:33selon vous,
41:34quelle politique
41:35ambitieuse
41:35devrait être menée
41:36concrètement
41:37pour une protection
41:39renforcée
41:39des femmes vulnérables ?
41:43Je pense que
41:44il faut tout
41:46revoir.
41:49Il faut des mécanismes
41:50d'abord
41:51de formation.
41:56Il faut que la femme
41:57soit d'abord informée
41:58sur ses droits.
41:59Et beaucoup de femmes,
42:00malheureusement,
42:01ne connaissent pas
42:01leurs droits.
42:03Il faut également
42:04que ces femmes
42:05soient accompagnées
42:06dans ce changement
42:08de paradigme.
42:09Nous avions une société
42:10qui a été bâtie
42:12sur des normes,
42:13sur des pratiques.
42:15On avait donné
42:16un rôle spécifique
42:17aux femmes,
42:17à un autre homme.
42:19Et aujourd'hui,
42:20il y a comme
42:20une révolution silencieuse
42:22où on se dit
42:22l'homme et la femme
42:24ont accès
42:25aux mêmes droits
42:27et aux mêmes opportunités.
42:29On sait qu'une femme
42:30restera toujours
42:30une femme,
42:31un homme également.
42:32Mais en termes
42:32de droits et d'opportunités,
42:34il y a cette égalité.
42:35Donc,
42:36il faut des programmes
42:37d'accompagnement,
42:38des programmes aussi
42:39de mentorat
42:40chez les femmes
42:41parce qu'il y a aussi
42:43ce plafond
42:43de verre sociétal.
42:46Ce n'est pas facile
42:47de s'affranchir
42:48de certaines habitudes,
42:50de certains comportements,
42:52de certaines perceptions.
42:54Et vous savez
42:55que la société
42:56ne fait pas de cadeaux.
42:58Vous savez,
42:58des femmes leaders
42:59comme nous,
43:00parfois vous êtes stigmatisés
43:01par la société
43:02en disant
43:03« bon,
43:03est-ce qu'elle est mariée ?
43:05Est-ce qu'elle a des enfants ? »
43:06Oui,
43:06nous sommes des femmes
43:07qui,
43:09grâce aux formations,
43:11grâce au programme
43:13de mentorat
43:13et d'accompagnement,
43:14nous arrivons
43:15à gérer
43:16notre statut
43:17de femme,
43:18notre statut
43:19d'épouse,
43:20notre statut
43:20de mère,
43:21notre statut
43:21de leader.
43:23Voilà,
43:23mais ça demande
43:24justement des programmes.
43:25Et ça,
43:26il n'y a pas
43:26de programme au Gabon
43:28allant dans ce sens.
43:29Il faut vraiment mettre,
43:31nous avions
43:31dans nos cadres
43:32traditionnels
43:33des cercles
43:36qui étaient dédiés
43:37pour l'éducation
43:38des femmes,
43:39l'éducation des hommes.
43:40Il faut qu'on reprenne
43:41justement aussi
43:42ces aspects.
43:43L'Afrique aussi
43:44a des choses
43:45à apporter
43:46dans ces changements
43:48sociétaux.
43:49Donc,
43:50on peut tirer
43:51dans notre tradition
43:52ce qui était bénéfique
43:54et rééduquer
43:55les hommes,
43:56rééduquer
43:56les femmes.
43:58Je parlais
43:58de l'autonomisation
44:00économique.
44:01Il faudrait
44:01que nous ayons
44:02davantage
44:03des programmes
44:04pour renforcer
44:05le pouvoir
44:05économique
44:06des femmes.
44:07Si les femmes
44:08n'ont pas
44:08de ressources,
44:09elles auront
44:10du mal
44:11à jouer
44:11d'abord
44:12leur partition
44:13et à mettre
44:14en œuvre
44:15des initiatives
44:16pour accompagner
44:17d'autres femmes.
44:18Donc,
44:19tous ces aspects,
44:20vulgariser
44:21les textes
44:22pour que les femmes
44:23puissent être informées
44:24sur leurs droits
44:25et des mécanismes
44:26d'accompagnement.
44:27Également,
44:28en matière politique,
44:30vous savez que c'est
44:30en politique
44:31qu'on décide.
44:32C'est en politique
44:33qu'on arrive également
44:34à accéder
44:35aux postes décisionnaires
44:37parce qu'une instance
44:39comme le Parlement
44:40est chargée
44:41soit de faire
44:43des propositions
44:44de loi
44:45ou adopter
44:46les droits.
44:46Donc,
44:46c'est un cadre
44:48important
44:49pour aussi
44:49influencer
44:50les politiques publiques
44:52ou les grandes décisions.
44:53Donc,
44:54il faut que les femmes
44:54soient dans les sphères
44:55décisionnelles.
44:56Nous avons,
44:57en plus du Conseil national
44:59de la femme,
44:59nous avions demandé
45:00qu'il y ait
45:01la budgétisation
45:02sensible aux gens.
45:03Le plan d'acte
45:04national
45:05des Sénats
45:06l'OTAN,
45:07pour moi,
45:07des femmes,
45:08n'a pas pu être
45:09implémenté
45:09parce qu'il n'y avait
45:10pas d'argent.
45:11Or,
45:11si nous avons
45:12une budgétisation
45:13sensible aux gens,
45:14nous saurons que
45:15dans tout ce qui est
45:17en train d'être fait,
45:18quelle est la place
45:19des femmes,
45:20est-ce qu'il y a
45:20des ressources
45:21nécessaires ?
45:22Et c'est un outil
45:23qui a permis
45:24à plusieurs pays
45:25de faire
45:26des bons
45:27supplémentaires.
45:28Le Gabon
45:29ne peut pas...
45:30Les femmes au Gabon
45:31bénéficient
45:32d'un cadre juridique
45:33vraiment
45:34assez
45:35novateur
45:36et je le dis
45:37souvent,
45:38s'il y a
45:38quelque chose
45:38de positif
45:39pour le président
45:40sortant
45:41Ali Bongo,
45:42c'était vraiment
45:43les réformes
45:43en matière
45:44des droits
45:44des femmes
45:44et nous avons
45:46durant la transition
45:47assisté
45:48à la mise
45:49en œuvre.
45:50Nous avons
45:50aujourd'hui
45:5125%
45:52de femmes
45:53à l'Assemblée
45:54nationale.
45:56La dernière
45:56législature
45:57était à 15%,
45:58donc c'est
45:58une avancée.
45:59Nous avons
46:00dans le gouvernement,
46:02le dernier gouvernement
46:03de la transition,
46:04il y avait
46:0531%
46:05de femmes.
46:06Aujourd'hui,
46:06nous sommes
46:06à 32%.
46:07ce sont des signaux
46:09qui montrent
46:10que nous sommes
46:10progressivement
46:11en train
46:12de respecter
46:14nos textes
46:16et d'avancer.
46:17Mais il faudrait
46:18qu'il y ait
46:19cette concertation
46:21permanente,
46:22permanente
46:23pour voir
46:23est-ce qu'on avance,
46:25est-ce qu'on n'avance pas
46:26et qu'est-ce qu'on fait
46:28vraiment pour s'adapter.
46:29Mais à l'horizon,
46:30à l'horizon,
46:31nous voulons avoir
46:31cette parité.
46:32parité dans les textes
46:34est-ce qu'on dit
46:34l'égal accès.
46:36Est-ce qu'un jour,
46:37ça c'est le rêve
46:38de toute femme
46:39qu'en matière
46:39de droits
46:39et d'opportunités
46:40qu'on puisse avoir
46:42les mêmes chances
46:44comme on le dit.
46:45Alors nous arrivons
46:46au terme
46:46de notre entretien,
46:48bien malheureusement,
46:50nous ne pouvions pas
46:52vous avoir
46:52et nous avons
46:53une question
46:54très importante,
46:55très essentielle
46:56même pour une personnalité
46:57politique.
46:59À quelques mois
47:00de l'élection,
47:01des élections
47:02législatives
47:03et locales,
47:04envisagez-vous
47:05montrer l'exemple
47:06en vous portant
47:06par exemple
47:07candidat
47:07aux législatives
47:09ou en conduisant
47:10une liste
47:11aux municipales.
47:13Ça c'est vraiment
47:14une question,
47:16c'est la question
47:17piège de l'émission.
47:20Bon,
47:20pour avoir
47:20vécu
47:23l'expérience
47:23du Parlement
47:24donc,
47:25à travers
47:25ma présence
47:27à l'Assemblée nationale,
47:29je voudrais déjà
47:29remercier
47:31le président
47:31pour cette opportunité.
47:33J'ai vu
47:34l'importance
47:35d'être
47:35dans
47:36un Parlement
47:38et je vais
47:40peut-être
47:41oser franchir
47:43le pas
47:43mais je ne suis pas
47:45la seule femme.
47:46Il y a beaucoup
47:47de femmes
47:47qui vont ambitionner
47:49de vivre
47:50cette expérience
47:51et on verra bien.
47:53C'est
47:54Ok.
47:54Alors,
47:55Madame Pébé
47:55Siogoulou Nguéde,
47:56nous vous remercions
47:57pour cet échange
47:58éclairant
47:58sur les enjeux
47:59politiques actuels
48:00du Gabon
48:00et plus particulièrement
48:02la place de la femme
48:03dans la société gabonaise.
48:05Avant de conclure,
48:06quel message souhaitez-vous
48:07adresser aux Gabonaises
48:09et aux Gabonais
48:09en cette période
48:10cruciale,
48:12on va dire ?
48:14Aux Gabonaises d'abord,
48:15je vais terminer
48:17ma pensée.
48:20Nous attendons
48:20la suite
48:21du RDB.
48:24J'ai été
48:25coordinatrice provinciale
48:27de Lougo-Maritime.
48:28Ça a été
48:28une expérience riche.
48:30J'ai vu des femmes,
48:30des jeunes,
48:31des personnes
48:31qui ne s'étaient jamais
48:32intéressées à la politique
48:33vraiment s'engager
48:34pour la victoire.
48:36Donc,
48:37pour accompagner
48:38le chef de l'État
48:39dans cette
48:41grande vision
48:43de ce futur
48:45également
48:45dont nous rêvons,
48:46je vais oser
48:48me présenter
48:49aux élections
48:50et je lance
48:51un appel
48:51à toutes les femmes
48:52que
48:53le nouveau
48:57code électoral
48:58prévoit
48:5930%
49:00de femmes
49:01dans les listes.
49:02C'est une opportunité
49:03à saisir.
49:03Nous avons eu
49:04
49:04quelque chose,
49:06un acquis
49:07et il serait bon
49:08que les femmes
49:09osent,
49:11qu'elles soient jeunes
49:12ou d'un certain âge,
49:13qu'elles osent
49:14saisir
49:14cette opportunité.
49:16pour tous
49:18les Gabonais
49:18en général,
49:20j'appelle
49:21chaque Gabonais
49:24à donner
49:25le temps,
49:28le temps
49:28aux dirigeants
49:29qui sont en train
49:30progressivement
49:31d'être désignés
49:33à pouvoir
49:34s'organiser
49:36au mieux
49:37pour avoir
49:38des résultats
49:39durables.
49:40Nous parlons
49:41aujourd'hui
49:42d'un retour
49:42à l'ordre
49:43constitutionnel
49:44durable.
49:44nous avons
49:45franchi
49:46un pas
49:47mais il y a
49:48encore
49:48des préalables.
49:49Donc,
49:50soyons
49:51assez,
49:53restons connectés,
49:55continuons
49:56d'exercer
49:58ces ailes
49:58patriotiques,
49:59continuons
50:00à faire
50:01confiance
50:01au président
50:03Brice Clotaire
50:04Oli Ingema
50:05ainsi
50:05qu'aux dirigeants
50:07qu'il est en train
50:09de nommer
50:10progressivement.
50:11Ne soyons pas
50:12passifs,
50:13jouons notre
50:14partition
50:14et nous
50:16sollicitons
50:17également
50:18de la part
50:18des gouvernants
50:19de prendre
50:21en compte
50:21tous les Gabonais
50:23où qu'ils soient,
50:24de réinventer
50:26la gouvernance
50:27du Gabon
50:27pour que
50:28comme dans
50:29un stade
50:30tous les
50:32joueurs
50:35sont
50:35concernés
50:37par le match
50:37quel que soit
50:38leur positionnement.
50:39Je ne connais pas
50:40très bien
50:40le football
50:41mais ce n'est pas
50:43parce que
50:43tu n'es pas
50:44buteur
50:45ou je ne sais pas
50:45comment on les appelle
50:46non,
50:47vous voyez que
50:47tout le monde
50:48est concentré
50:49parce qu'il s'agit
50:50d'une équipe.
50:51Donc soyons
50:52vraiment cette équipe
50:53autour du président
50:54de la République
50:56et pour les dirigeants
50:58également,
50:59il faudrait intégrer
51:00les nouveaux paradigmes.
51:02L'inclusion
51:03signifie
51:04ne laisser
51:05personne de côté.
51:06Toutes les compétences,
51:07toutes les intelligences
51:08peuvent être
51:09mises à contribution.
51:11Nous ne sommes plus
51:11dans une gouvernance
51:12du haut vers le bas.
51:14La norme
51:15aujourd'hui
51:15au niveau mondial
51:17c'est du bas
51:17vers le haut.
51:18Donc il faudrait
51:19qu'on apprenne
51:20à écouter.
51:21qu'on apprenne
51:21à consulter.
51:23Voilà l'une
51:24des particularités
51:27de l'évaluation
51:28des politiques publiques
51:29c'est que
51:30les citoyens
51:31sont associés
51:32en amont.
51:33C'est-à-dire que
51:33lorsqu'on veut
51:34élaborer une politique
51:35publique,
51:35on consulte
51:36les populations.
51:38Pendant,
51:38les populations
51:39également ont un rôle
51:40et après.
51:41Donc on est sûr
51:42qu'en amont
51:42les populations
51:44ou les citoyens
51:45ont été impliqués.
51:47Pendant la mise
51:47en œuvre,
51:48il y en a qui
51:49pourront être
51:50des acteurs,
51:50les autres vont exercer
51:51le contrôle citoyen
51:52de l'action publique
51:53et après on va se dire
51:55bon,
51:55on avait décidé
51:56de construire une route,
51:57oui.
51:58Est-ce que cette route
51:58a changé
52:00la condition
52:02des populations ?
52:03Est-ce que
52:04les objectifs
52:05économiques
52:06que nous étions
52:07assignés
52:07ont été atteints ?
52:08Parce qu'il s'agit
52:09aussi de ça.
52:10Construire des infrastructures,
52:11oui,
52:12mais il faudrait
52:12que ces infrastructures
52:14aient des résultats
52:16également
52:16en matière
52:17de qualité de vie.
52:18Donc,
52:19même dans les dépenses,
52:20il faudrait
52:20que nous ayons
52:22la culture
52:23des dépenses
52:23productives.
52:25Qu'est-ce que ça
52:26va nous apporter ?
52:27Que ce soit
52:27en termes de fonctionnement
52:28ou en termes
52:29d'investissement.
52:31Donc,
52:31c'est vraiment
52:32un nouveau mot
52:32de gouvernance
52:33et j'invite
52:34tous les Gabonais
52:35à prendre conscience
52:38de tous ces défis
52:40que nous puissions,
52:42quand il faut
52:43être indulgents,
52:44il le faut.
52:45Quand il faut
52:46être actif,
52:48il faut également
52:49l'être.
52:51Et nous avons vécu
52:53dans une période
52:54de frustration
52:55où les uns
52:56et les autres
52:57sont restés
52:57beaucoup plus
52:58dans l'esprit critique.
53:00Mais à cette critique,
53:01nous pouvons rajouter
53:02la construction.
53:03Nous n'avons
53:04qu'un seul Gabon.
53:05et ce Gabon,
53:06c'est le Gabon
53:07de nous tous.
53:08Donc,
53:08nous ne devons pas
53:10avoir la culture
53:11de jeter la pierre.
53:13Quand il faut
53:13dire des choses,
53:14on peut le dire
53:15dans des termes
53:17de courtoisie,
53:19mais nous devons
53:20également savoir
53:21que nous sommes
53:22des acteurs,
53:24nous sommes
53:24une chaîne
53:25à plusieurs maillons
53:26et chacun de nous
53:27est un maillon
53:28qui peut apporter
53:30quelque chose
53:31dans le développement
53:32du Gabon.
53:33Madame Bébessine,
53:34vous voulez l'idée
53:34et merci
53:35d'avoir accepté
53:38votre invitation
53:38et bonne continuation.
53:40Merci,
53:41merci à vous également
53:42et félicitations
53:43pour votre belle émission.
53:46Merci.
53:46– Sous-titrage Société Radio-Canada
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