00:00Oui, bonsoir. Il mesurait 2,17 mètres, donc un beau bébé.
00:05Vous l'avez relâché, on est d'accord ?
00:08On les relâche à chaque fois, évidemment en prenant énormément de précautions dans la pêche pour ne surtout pas les abîmer.
00:14On voit sur la vidéo, il n'est même pas sorti de l'eau, mais ce qu'on ne voit pas, c'est qu'on a aussi des hameçons spéciaux qui ne les blessent pas, etc.
00:21Pour vraiment en prendre soin, parce que ça permet de les étudier et d'en savoir plus sur eux.
00:25Justement, dans la vidéo de Jamel Debbouze qu'on vient de voir, on suit vos péripéties, hier soir en l'occurrence.
00:31Et Jamel n'est pas le seul à halluciner, beaucoup de monde vous entoure, en plus il faisait beau hier soir, beaucoup de monde sur les quais de Seine à Paris.
00:39Vous observez vous-même régulièrement les poissons de la Seine pour documenter leur évolution.
00:44D'abord, je pense que c'est la question que se pose tout le monde, c'est dangereux, vu la taille, ça peut faire frémir.
00:50Alors déjà, il faut se rassurer, même si ça nous évoque les monstres marins dans notre imaginaire, c'est pas du tout dangereux pour l'homme.
00:59Ça n'a pas de dents, c'est plus des sortes de râpes, donc ça ne peut pas nous attaquer techniquement et ce n'est pas du tout agressif.
01:06Ça vit en général au fond de l'eau, il monte rarement en surface et ça n'est qu'un poisson parmi les dizaines d'espèces qui vivent maintenant dans la Seine.
01:13Mais il y a beaucoup de silure dans la Seine ?
01:15Il y a beaucoup de silure, il est au sommet de la chaîne alimentaire et en plus, il se mange eux-mêmes.
01:22Donc ça régule les populations, mais ça fait que c'est un poisson qui s'adapte à énormément de milieux, de situations.
01:29Et c'est un poisson qui est très abondant dans la Seine, il y en a plusieurs milliers rien que dans Paris.
01:33Mais il y a aussi une quarantaine d'autres espèces grâce aux efforts d'assainissement de l'eau, pas que pendant les JO, mais sur des décennies auparavant.
01:44Et grâce aux efforts des fédérations de pêche qui ont entrepris énormément de travaux pour permettre à des espèces qui avaient disparu à cause des pollutions industrielles de se réimplanter dans la Seine, de se reproduire, de créer des zones de reproduction, etc.
01:56Et aujourd'hui, on a même des poissons assez sensibles à la qualité de l'eau, comme le chabot, la loche, ou des espèces protégées comme le brochet.
02:04Même des poissons migrateurs comme les alos qui remontent depuis l'océan pour se reproduire dans la Seine.
02:10Ou d'autres comme les anguilles qui repartiront se reproduire jusque dans la mer des Sargasses, donc 6000 km de distance de migration depuis la Seine jusqu'au Caraïbe pour se reproduire.